Chapitre 279
Livre 3 : Chapitre 99 — Chaque parole frappe l’esprit
« Ha ha ! Tu ne veux pas te battre à mort, mais tu m’as tendu un piège ? » Une lueur de rage passa dans les yeux d’Ao Shun.
Ao Shun déchira sans détour le voile de fraternité qu’Ao Sheng avait tissé et le mit au défi de s’expliquer.
Les dragons gardèrent le silence, dans l’attente de la réponse d’Ao Sheng, à l’intérieur du Palais céleste.
Tu prétendais éprouver une profonde affection pour ton frère aîné. Qu’il s’agisse de me ravir ma place de prince héritier, passe encore, mais tu as même tendu un piège à ton frère. Voilà donc ce que tu appelles de l’affection fraternelle ?
Le Palais céleste et ses alentours sombrèrent dans le silence.
D’innombrables cultivateurs de la Mer des Mille Îles retinrent leur souffle. Le prochain souverain de la race des dragons était en jeu. Personne n’osa interrompre les deux princes qui se faisaient face.
Après un moment de silence, la voix d’Ao Sheng retentit de nouveau depuis le Palais céleste.
« Ha ! » soupira Ao Sheng.
Dans les airs, Ao Shun plissa légèrement les yeux.
« Frère impérial, crois-tu vraiment que je t’ai tendu un piège ici ? Si j’avais voulu te piéger, serais-je venu seul ? » soupira Ao Sheng.
Les dragons étaient perplexes. Ao Shun ne comprenait pas non plus. Les cultivateurs alentour semblaient tout aussi surpris.
La voix d’Ao Sheng retentit. « Frère impérial, tu n’es pas fait pour être prince héritier. Père impérial ne t’a jamais rien reproché et t’a laissé mener les dragons. Pourtant, tu as agi au détriment de notre race. Pour assurer sa prospérité, je t’ai remplacé comme prince héritier. »
« Ha ha ha ha ! Quelle belle façon de prétendre ne pas vouloir du trône ! Je ne suis pas fait pour ce rôle, mais toi, si ? » railla froidement Ao Shun.
« Puisque tu me poses la question aujourd’hui, je vais t’expliquer pourquoi tu n’es pas fait pour ce rôle ! » La voix d’Ao Sheng était pleine d’assurance.
« Ah ? » Ao Shun fixa froidement le Palais céleste.
« Frère impérial, ne refuse pas de l’entendre, une fois que je t’aurai expliqué. Ha ha ! Commençons par les dragons que tu as amenés. Est-ce ceux en qui tu as le plus confiance ? Te sont-ils tous loyaux, prêts à mourir pour toi ? » La voix d’Ao Sheng résonnait avec mépris.
« Bien sûr ! Ce sont tous mes subordonnés. Ils me sont naturellement loyaux ! » répondit froidement Ao Shun.
« Et si je te disais que ce n’est pas le cas ? » demanda calmement Ao Sheng.
« Hein ? » Ao Shun plissa légèrement les yeux.
La voix d’Ao Sheng retentit de nouveau. « Sais-tu combien d’entre eux j’ai placés là ? Sais-tu qu’ils ne sont là que pour te surveiller ? »
« C’est impossible. Tu as saboté tous ces dragons et les as changés en dragons pécheurs ! » rétorqua aussitôt Ao Shun. Pourtant, il se sentit soudain inexplicablement mal à l’aise.
« Vraiment ? Ha ! Il n’est plus nécessaire de garder cela secret. Après aujourd’hui, ils pourront reprendre la place qui leur revient ! » lança Ao Sheng.
À peine sa voix eut-elle retenti qu’un dragon blanc s’envola soudain du groupe.
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-moi ! » Le dragon blanc s’envola aussitôt vers le Palais céleste. Dans les airs, il semblait se ranger du côté d’Ao Sheng et s’opposer à Ao Shun.
« Ancien Bai ? » Les dragons s’agitèrent.
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-moi. Je vous remercie d’avoir reconnu mes talents ! » Un dragon bleu s’envola à son tour et se posta près du dragon blanc.
« Chef Lan ? » Les dragons furent horrifiés.
[Note du traducteur : Ancien Bai et Chef Lan peuvent se traduire littéralement par Chef Blanc et Chef Bleu.]
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-moi ! »
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-moi ! »
De nombreux autres dragons s’envolèrent à leur tour pour s’opposer à Ao Shun.
Dans le Palais céleste, Gu Qin était exalté. Son Père impérial avait vu juste : le prince héritier Ao Sheng avait préparé un coup. Il n’aurait pas pu laisser Ao Shun sans surveillance. Il avait forcément placé des hommes auprès de lui pour le surveiller. C’était bien le cas. Mais Gu Qin n’avait pas imaginé qu’ils seraient si nombreux. Ao Sheng avait envoyé tant d’espions !
De nombreux dragons quittèrent le sol et s’envolèrent, prenant le parti opposé à celui d’Ao Shun.
L’expression d’Ao Shun se fit de plus en plus laide.
Les cultivateurs alentour en restèrent bouche bée. La scène était trop étrange. Le prince héritier Ao Sheng avait envoyé tous ces dragons, les avait fait passer pour des dragons pécheurs afin qu’ils espionnent Ao Shun ?
La politique au sein de la race des dragons était d’une complexité redoutable.
——
Au loin, là où se trouvait Sima Changkong :
« Monseigneur, le prince héritier Ao Sheng a envoyé ces dragons surveiller Ao Shun ? Et ils se sont montrés dès qu’il le leur a demandé ? » s’émerveilla l’un de ses subordonnés.
Sima Changkong secoua pourtant la tête et répondit avec un sourire amer : « As-tu remarqué les mots exacts employés par Ao Sheng ? Il ne leur a pas demandé de sortir. Ils l’ont fait de leur propre chef. »
« Hein ? » Ses subordonnés en furent quelque peu surpris.
« La voix d’Ao Sheng disait seulement qu’il y en avait parmi eux, pas qu’ils devaient tous sortir », expliqua Sima Changkong en secouant la tête.
« Quelle différence cela fait-il ? » Ses subordonnés étaient perplexes.
« Une grande différence. Et s’il n’y en avait eu aucun ? Dans ce cas, cela n’aurait eu aucune importance. » Sima Changkong secoua la tête.
« Mais il y en a ! »
Sima Changkong plissa légèrement les yeux et secoua la tête. « Les paroles d’Ao Sheng étaient vagues et laissaient les deux possibilités ouvertes. Il a simplement orienté la situation dans un sens précis et creusé un trou où les dragons se sont jetés d’eux-mêmes. »
« C’est impossible, non ? Comment les dragons pourraient-ils… »
« C’est parce que Gu Hai a bien raconté l’histoire précédente. Avec les quatre étapes, il a convaincu les dragons qu’Ao Sheng était à l’intérieur. Ils croient donc tous qu’il s’agit bien d’Ao Sheng. Cela lui a permis de poursuivre la seconde phase de son plan », déclara sérieusement Sima Changkong.
En effet, peu après, deux chefs entraînèrent trois cents dragons hors du groupe et s’envolèrent pour rejoindre le camp adverse, celui d’Ao Shun. Leurs yeux exprimaient des regrets, mais aussi une résolution sans faille.
C’étaient des hommes d’Ao Sheng.
Ao Shun avait amené plus de trois mille dragons subalternes et mille dragons. En un clin d’œil, trois cents dragons avaient rejoint le camp adverse.
Ao Shun afficha une expression abominable. « Petit Bai, Petit Lan. Très bien ! Très bien ! Très bien ! Vraiment très bien ! Moi qui vous faisais tant confiance… Vous… vous… vous avez osé… ! »
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-nous. Les innombrables mérites que Petit Lan et moi avons acquis avant de devenir chefs, nous les devons au prince héritier. Nous n’avons agi ainsi que pour gagner votre confiance », répondit sérieusement Ancien Bai.
« Humph ! » Ao Shun laissa échapper un reniflement furieux, le cœur rempli d’amertume.
« Frère impérial, ne te mets pas en colère. Le pire reste à venir. Ce n’était que la première vague. Crois-tu qu’il y en aura une deuxième ? » La voix d’Ao Sheng retentit de nouveau.
Bzzz !
Les dragons échangèrent des regards, le visage bouleversé.
Il y a encore des ennemis parmi nous.
« C’est impossible ! Tous ceux qui restent me sont loyaux ! » répondit froidement Ao Shun.
« Vraiment ? Dois-je les interroger ? » La voix d’Ao Sheng était parfaitement calme.
Les dragons se turent brusquement, mais tous frissonnèrent.
« La deuxième vague ? Voyons… qui vais-je interroger ? Très bien, demandons à ces dragons subalternes. On dirait que mon frère impérial ne les a jamais considérés comme des membres de sa race, mais seulement comme de la chair à canon. Croyez-vous qu’ils vous seront loyaux ? Dragons des inondations, baxia, je vous donne une chance, une seule. Vous pouvez vous ranger du côté de mon frère impérial et devenir mes ennemis, ou vous ranger du mien et devenir les siens. Décidez-vous. Si vous me choisissez, toutes vos fautes passées seront oubliées. Si vous choisissez mon frère impérial… Ha ! Inutile de vous faire un dessin. Vous avez compris ! » La voix d’Ao Sheng était d’un calme absolu.
À peine Ao Sheng eut-il fini de parler qu’un dragon des inondations s’écria : « Prince héritier Ao Sheng, je veux abandonner ma mauvaise conduite et suivre la bonne voie ! »
« Prince héritier Ao Sheng, on m’y a forcé ! » cria un baxia.
« Prince héritier Ao Sheng, je veux vous jurer fidélité ! »
De nombreux dragons subalternes s’exclamèrent aussitôt. Ils quittèrent rapidement les autres dragons et rejoignirent ceux qui avaient déjà changé de camp, prenant parti contre Ao Shun.
« Vous tous ! Vous tous ! Vous tous ! Bande de salauds ! » rugit Ao Shun en les fusillant du regard.
Les innombrables cultivateurs qui assistaient à cette scène stupéfiante en restèrent bouche bée. C’était complètement insensé.
Les trois mille dragons subalternes avaient tous changé de camp en un clin d’œil ? Non, il en restait encore trois cents, mais pas un de plus.
Les deux mille sept cents autres s’étaient rangés du côté d’Ao Sheng.
Auparavant, Ao Shun disposait d’une grande armée. Mais la situation se renversa en un clin d’œil : ses forces devinrent bien moins nombreuses que celles du camp adverse.
Il ne restait à Ao Shun que sept cents dragons et trois cents dragons subalternes.
——
Au loin, Sima Changkong esquissa un sourire amer. « Ao Shun tient habituellement les dragons subalternes à l’écart. Naturellement, ils ne lui sont pas loyaux. Quelle excellente pression psychologique ! Elle accable non seulement Ao Shun, mais aussi tous les autres dragons. »
——
Ao Shun fixa l’autre camp, furieux.
« Frère impérial, quoi qu’il arrive, nous sommes frères. Des frères ne se battent pas à mort, n’est-ce pas ? » La voix d’Ao Sheng retentit de nouveau.
Ao Shun serra les dents et fixa froidement le Palais céleste.
« Des frères ne se battent pas à mort ? C’est ainsi que tu comptes t’y prendre contre moi ? » demanda froidement Ao Shun.
« Même si je m’en prends à toi, il y a des limites, n’est-ce pas ? Sinon, que répondrais-je à Père impérial ? » répondit Ao Sheng.
L’expression d’Ao Shun s’assombrit.
« Si je t’ai tant parlé, c’est pour te faire comprendre une chose : tu n’es vraiment pas fait pour être prince héritier. Ce n’était que la deuxième vague. Crois-tu qu’il n’y en ait pas une troisième parmi les dragons derrière toi ? » La voix d’Ao Sheng retentit de nouveau.
« C’est impossible. Tous ceux qui restent sont mes hommes de confiance ! » répondit froidement Ao Shun.
« Ceux en qui tu as confiance ne te sont pas forcément loyaux. Que dirais-tu de ceci ? Je vais les faire sortir pour que tu voies clair ! » La voix d’Ao Sheng retentit.
Ao Shun frissonna et eut la chair de poule.
Impossible ! C’est impossible !
Les cultivateurs alentour en restèrent bouche bée. « Il y en a encore ? »
Pourtant, Sima Changkong sourit et déclara : « D’un côté, il accule son adversaire et le pousse à bout. De l’autre, il le calme pour l’empêcher de perdre la tête. Ha ha ! C’est comme une prostituée qui réclamerait un monument à la chasteté. La manœuvre fonctionne plutôt bien, cela dit. Au moins, Ao Shun n’est pas aveuglé par la rage et ne s’est pas précipité dans le Palais céleste. »
« Hein ? Monseigneur, qu’est-ce que vous dites ? » demanda l’un de ses subordonnés, perplexe.
Sima Changkong secoua la tête sans expliquer.
« La troisième vague ? Ah ? Frère impérial, tu crois que les dragons pécheurs sous tes ordres te sont loyaux. Mais sais-tu que quelques mots de ma part pourraient suffire à les faire changer de camp ? Je vais maintenant donner à tous les dragons qui restent l’occasion d’expier tes fautes. Si vous rejoignez mon camp sur-le-champ et considérez le traître comme votre ennemi, toutes vos fautes passées seront effacées. Vous cesserez d’être des dragons pécheurs et retrouverez votre identité d’autrefois, ainsi que tout ce que vous possédiez auparavant ! »
Lorsque la voix d’Ao Sheng retentit de nouveau, les dragons derrière Ao Shun changèrent aussitôt d’expression.
« Prince héritier Ao Sheng, est-ce vrai ? » s’exclama soudain un dragon jaune.
« Mes paroles n’ont-elles donc aucun poids ? » La voix d’Ao Sheng retentit de nouveau.
« Si, bien sûr ! Pardonnez-moi, j’ai parlé trop vite. Je… je le veux ! » s’écria aussitôt le dragon jaune.
« Chef des dragons jaunes, vous… ! » rugirent les dragons derrière Ao Shun, furieux.
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-moi. J’ai une famille et je veux rentrer chez moi. Pardonnez-moi ! » Le dragon jaune s’éleva aussitôt au-dessus du Palais céleste et rejoignit Ancien Bai et le chef Lan.
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-moi. La dynastie royale Ying est sur le point d’être détruite. Vous suivre ne m’apportera aucun avenir. Je ne veux plus me battre. Je veux rentrer chez moi, pardonnez-moi ! » Un dragon vert s’envola lui aussi.
« Le chef des dragons verts ? »
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-moi ! »
« Prince héritier Ao Shun, pardonnez-moi ! »
Les dragons hésitèrent longuement, puis une troisième vague s’envola.
Leurs chefs entraînèrent quatre cents dragons de plus du côté d’Ao Sheng.
Cette fois, Ao Shun ne se mit pas en colère. Il était déçu.
Ao Shun avait amené plus de mille dragons et trois mille dragons subalternes. À présent, seuls trois cents dragons et trois cents dragons subalternes lui restaient fidèles. Tous les autres avaient rejoint Ao Sheng pour s’opposer à lui.
Suis-je donc un si grand raté ?
Quelques mots d’Ao Sheng ont suffi pour les retourner contre moi. Suis-je vraiment si peu fait pour être prince héritier ?
« Frère impérial, tu comprends, maintenant ? Combien de ces dragons te sont loyaux ? Crois-tu être encore digne de devenir prince héritier de la race des dragons ? » demanda calmement Ao Sheng.
« Ah ! Mon bon petit frère, tu… tu as tout manigancé à la perfection ! » Ao Shun serra les dents, le visage déformé par la colère.
« Frère impérial, ne t’inquiète pas. Il ne t’arrivera rien. Je ne te ferai pas grand-chose. Que des frères s’entretuent ? Ha ha ! Je ne peux pas faire ça. Et Père impérial ne voudrait pas le voir. Toutefois, Père impérial ne se mêle de rien. Dans la race des dragons, il ne peut y avoir qu’une seule voix. Mais tous ceux qui t’ont poussé à te rebeller devront être punis, comme Liao Ya tout à l’heure. »
« Tu veux tuer mes subordonnés ? » lança Ao Shun, furieux, en le fusillant du regard.
« Frère impérial, ils t’ont induit en erreur. Cette bande de traîtres doit mourir ! » dit froidement Ao Sheng.
Les écailles des dragons derrière Ao Shun se hérissèrent. La rage brûlait dans leurs yeux, et ils semblaient refuser de se laisser faire. Féroces et agressifs, ils étaient sur le point d’attaquer.
« Rugissement ! »
Les dragons qui venaient de trahir Ao Shun rugirent, comme pour défendre le prestige du prince héritier Ao Sheng, et fusillèrent l’autre camp du regard.
En face, les trois cents dragons et trois cents dragons subalternes restants ne pouvaient rivaliser avec le groupe rassemblé au-dessus du Palais céleste. Leur aura fut aussitôt écrasée.
À l’entrée du Palais céleste, Gu Qin esquissa un léger sourire. En un clin d’œil, ils étaient passés de la défensive à l’offensive.
« Ao Sheng, ne te réjouis pas trop vite. Tu crois que je n’ai plus aucun autre allié ? » lança froidement Ao Shun, le regard furieux.
« Frère impérial, tu parles de ceux qui te soutiennent dans la race des dragons, n’est-ce pas ? Ha ha ! Tu ne crois tout de même pas que je serais venu ici aujourd’hui sans avoir d’abord nettoyé les hautes sphères de notre race ? » répondit calmement Ao Sheng.
Ao Shun tressaillit et demanda : « Qu’as-tu dit ? »
Ao Sheng répondit pourtant sans se troubler : « Si tu ne me crois pas, appelle-les. Voyons si l’un de tes subordonnés se trouve parmi les dragons venus avec moi. S’il y en a ne serait-ce qu’un seul, je partirai sur-le-champ. Qu’en dis-tu ? »
L’expression d’Ao Shun changea. Il tourna la tête vers la mer alentour. Plus de dix mille dragons étaient cachés sous la surface. Il devait bien s’en trouver un qui le soutenait en secret.
« Oncle Lin ! Oncle Lin ! Montre-toi ! » rugit Ao Shun.
La mer resta calme. L’expression d’Ao Shun changea.
« Oncle Gen ! Oncle Gen ! J’ai entendu dire que tu avais rassemblé une équipe et que tu attendais le bon moment pour m’aider à rétablir mon pouvoir. Tu as aussi dit que ton équipe avait déjà infiltré les différentes factions de la race des dragons. Montrez-vous ! Sortez ! Que tous ceux qui me soutiennent se révèlent ! Ha ! » rugit Ao Shun en rejetant la tête en arrière.
Sa voix se répandit sur la mer alentour et agita légèrement les eaux.
Pourtant, la mer resta silencieuse. Aucun dragon ne se manifesta pour soutenir Ao Shun.
La froide réalité le frappa de plein fouet.
Le visage livide, Ao Shun se retourna et fixa le Palais céleste, stupéfait et horrifié.
Qu’est-il arrivé aux dragons qui me soutenaient ? M’ont-ils trahi ? Ao Sheng les a-t-il capturés ? Les a-t-il tués ?
Le désespoir envahit Ao Shun.
Les dragons qui avaient rejoint Ao Sheng poussèrent aussitôt un long soupir de soulagement, glacés d’effroi.
Quelle chance ! Heureusement que je n’ai pas choisi le mauvais camp. Sinon, ça aurait été terrible. Le prince héritier Ao Sheng est terrifiant.
——
Au loin, Sima Changkong esquissa un sourire amer et dit : « Cette deuxième phase raconte une histoire terrifiante : chaque parole frappe l’esprit. On dirait qu’Ao Shun a peur. »