Chapitre 171
Livre 2 : chapitre 106 — Sceau impérial divin qui réprime le Ciel
Résidence Gu :
Trois jours s’étaient écoulés depuis le retour du groupe de Gu Hai.
À la passe de Hulao, les artisans travaillaient jour et nuit. Le vacarme de leurs activités résonnait, tandis que la poussière et la fumée s’élevaient.
Un groupe de gardes se tenait devant une grande salle de la résidence Gu.
Gu Hai était assis à la place d’honneur, dans la salle. Une tasse de thé à la main, il observa d’un œil plissé Meng Tai, installé sur un siège d’invité et à peine soutenu par le dossier.
« Vous me détestez, n’est-ce pas ? demanda Meng Tai, sa tasse de thé à la main, en fusillant Gu Hai du regard.
— Ce n’est pas ça. Je vous l’ai déjà dit : je vous trouve toujours aussi détestable, froid, insensible, sinistre et impitoyable. Vous êtes prêt à tout pour parvenir à vos fins. Ha ! Malheureusement, vos efforts ont échoué parce qu’il vous a manqué une dernière poussée. Personne n’a pitié de vous ! » répondit Gu Hai en secouant la tête.
« Alors, pourquoi voulez-vous quand même me rallier à vous ? Vous voulez fonder un royaume et faire de moi votre fonctionnaire ? » Meng Tai regarda Gu Hai avec incrédulité.
« Je fonde un royaume, pas un clan. La situation à laquelle je vais faire face sera écrasante. Des fonctionnaires tous unis et d’accord ? Ha ! Un tel royaume ne réalisera rien de grand. C’est comme un cheval : un cheval vigoureux ne court pas forcément vite. Mais si un frelon le pique à la croupe, il s’élancera de toutes ses forces. Mon royaume accueillera les gens les plus talentueux. Mais le talent ne suffit pas. Il faut aussi que je les guide… et qu’un frelon les aiguillonne ! » Gu Hai prit une gorgée de thé.
« Un frelon ? » Meng Tai afficha son incrédulité.
Meng Tai avait déjà deviné que Gu Hai voulait fonder un royaume. Il était évident que celui-ci chercherait quantité de talents pour en faire des fonctionnaires. Mais l’idée de s’adjoindre un individu aussi destructeur que lui laissait Meng Tai perplexe.
Un frelon ? Il voulait se servir de moi comme d’un fouet pour stimuler les fonctionnaires ?
« L’image n’était peut-être pas très bonne. Prenons-en une autre : l’effet du poisson-chat. Avez-vous déjà vu un pêcheur en mer ? » Gu Hai regarda Meng Tai.
[Note du traducteur : l’effet du poisson-chat désigne l’influence d’un concurrent puissant, qui pousse les plus faibles à s’améliorer. L’expression vient d’une histoire norvégienne : un capitaine de navire parvenait à ramener des sardines vivantes, plus précieuses que les sardines congelées. De son vivant, il garda sa méthode secrète. Après sa mort, on découvrit un poisson-chat dans le bassin. Les sardines, cherchant à échapper à ce prédateur, s’agitaient davantage, ce qui les maintenait en vie.]
Meng Tai secoua la tête. C’était un cultivateur. Pourquoi s’intéresserait-il à ces pêcheurs du peuple ?
« Le monde des mortels regorge de principes à comprendre. Par exemple, lorsqu’un pêcheur prend la mer et attrape une grande quantité de thons, ceux-ci meurent asphyxiés avant son retour à terre, et il ne peut donc pas les vendre très cher. Il se trouve que les thons aiment rester immobiles. Ils épuisent ainsi lentement l’oxygène du bassin et finissent par suffoquer. Mais si l’on y ajoute un poisson-chat, la situation change. Les poissons-chats aiment bouger ; celui-là remue l’eau du bassin. Les remous y renouvellent l’oxygène. Les thons sont encore vivants lorsque le pêcheur atteint le rivage ! » expliqua Gu Hai.
Meng Tai ne comprenait pas ce qu’était l’oxygène, mais il saisissait l’idée générale.
« Vous craignez qu’en grandissant, votre royaume ne devienne une mare stagnante, qui perdrait peu à peu sa vitalité ? Vous voulez que je joue le rôle du méchant et que je remue l’eau ? Vous… vous ne voyez pas un peu trop loin ? Vous songez déjà à l’équilibre entre les fonctionnaires ? Vous en êtes encore très loin ! » Meng Tai fixa Gu Hai, stupéfait.
« Pas tant que ça. Je suis sur le point de fonder un royaume ! » répondit Gu Hai en prenant une gorgée de thé.
La paupière de Meng Tai tressaillit. À présent, il ne se tourmentait plus au sujet du niveau de cultivation de Gu Hai. Celui-ci était bel et bien au Royaume du Noyau d’or. Même si sa cultivation n’égalait pas la sienne, Meng Tai était convaincu qu’il disposait de nombreux moyens de le tuer s’ils en venaient réellement aux mains.
Meng Tai redoutait même de se battre contre Gu Hai. Il n’avait jamais éprouvé cela auparavant.
« Je comprends, maintenant ! Je comprends ! Vous voulez fonder un royaume, puis me confier les affaires intérieures. Je ferai ce qui vous est difficile de faire ? Je porterai la rancœur et la peur des fonctionnaires et des citoyens, pendant que vous jouirez du soutien de tous ? » Meng Tai fusilla Gu Hai du regard.
« Je vais créer un service appelé la Garde à l’uniforme brodé. Elle aura le droit de juger, d’emprisonner, de torturer, d’enquêter et d’arrêter. Vous serez chargé de maintenir l’ordre, d’enquêter, d’interroger et d’appréhender les gens, ainsi que de m’aider à surveiller les fonctionnaires et le royaume. Vous espionnerez aussi les autres royaumes. La Garde à l’uniforme brodé sera ma garde personnelle ; vous ne répondrez qu’à moi ! » déclara Gu Hai.
[Note du traducteur : la Garde à l’uniforme brodé était la police secrète impériale au service des empereurs de la dynastie Ming. Vous pouvez en apprendre davantage dans cet article de Wikipédia : https://en.wikipedia.org/wiki/Embroidered_Uniform_Guard.]
« La Garde à l’uniforme brodé ? » La paupière de Meng Tai tressaillit.
À la brève description de Gu Hai, Meng Tai comprit naturellement l’étendue des pouvoirs que lui conférerait un tel titre. Personne ne serait au-dessus de lui, à part l’empereur. De plus, ses prérogatives seraient démesurées.
Gu Hai, lui, restait assis, buvant tranquillement son thé.
« Ha ! Vous n’avez pas peur que je me rebelle ? Je pourrais vous trahir, ou saisir une occasion de vous tuer et de prendre votre place. » Meng Tai plissa légèrement les yeux en fixant Gu Hai.
« Cela fait partie de votre caractère. Bien sûr que j’y ai pensé. Vous ne pouvez plus retourner à la Salle d’élite et votre réputation est déjà au plus bas. Vous pourriez tenter de faire cavalier seul. Malheureusement, malgré votre intelligence et votre perspicacité, vous ne connaissez pas les rapports de force généraux. Sans moi, vous n’accomplirez pas grand-chose. Quant à savoir si vous oserez vous rebeller… Ha ! Si j’ose vous employer, c’est que je ne crains pas votre rébellion. Mais avant de passer à l’acte, vous feriez bien de réfléchir au prix à payer ! » répondit Gu Hai avec indifférence.
Les paupières de Meng Tai tressaillirent violemment.
« Sans moi, vous seriez mort depuis longtemps. Mais je sais que vous ne garderez pas cette faveur en mémoire. Je n’ai pas besoin que vous vous en souveniez. Ma patience a ses limites. Vous avez trois jours pour vous faire à votre nouvelle identité et à votre nouvelle fonction. J’espère voir du changement d’ici là ! » Gu Hai posa sa tasse, se leva, puis se dirigea vers les portes.
« Je… je n’ai pas encore accepté de devenir votre fonctionnaire ! » cria Meng Tai, furieux.
Gu Hai s’arrêta et se retourna vers Meng Tai. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, mais il ne répondit rien. Puis il reprit sa route et sortit de la salle, laissant Meng Tai seul, le visage agité de tressaillements.
Vous êtes donc si sûr de m’avoir à votre merci ?
Après avoir quitté la salle, Gu Hai se rendit dans une autre. Long Wanqing, le Vénérable Liu Nian et l’Homme sans naissance s’y trouvaient, apparemment en pleine discussion.
À l’arrivée de Gu Hai, les trois s’interrompirent.
« Senior Homme sans naissance, avez-vous découvert quelque chose sur le cadavre de Ding Rui ? » demanda Gu Hai, curieux.
L’Homme sans naissance secoua la tête. « Li Haoran a détruit les trois âmes spirituelles de Ding Rui. Je n’ai donc rien pu obtenir. »
Gu Hai fronça légèrement les sourcils. C’était ce que Shangguan Hen avait dit à l’époque.
Comment Shangguan Hen le savait-il ?
« C’est vraiment dommage », dit Gu Hai en secouant la tête.
« Gu Hai, nous allons repartir. Je dois faire mon rapport à mon grand-père. Vous venez avec nous ? À notre retour, je pourrai faire inscrire votre nom au quartier général de la Salle d’élite. Vous pourrez ainsi recevoir la providence », dit Long Wanqing, le regard plein d’espoir.
Gu Hai secoua de nouveau la tête. « Je vais fonder mon royaume dans un mois. J’ai trop de choses à faire, je ne peux pas partir. »
« Très bien… » Long Wanqing soupira doucement.
« Dans un mois ? Nous n’aurons peut-être pas le temps de rentrer », dit le Vénérable Liu Nian avec regret.
Gu Hai acquiesça, puis finit par demander : « Maître de salle, je ne vous l’ai jamais demandé, mais qui est votre grand-père maternel… ? »
« Vous ne connaissez pas mon grand-père maternel ? » Long Wanqing parut quelque peu surprise.
Même le Vénérable Liu Nian écarquilla les yeux, tant cela lui semblait incroyable.
« Je n’y ai jamais prêté attention », répondit Gu Hai en secouant la tête.
« Maître de division Gu a vraiment l’esprit ouvert. Il est vrai qu’il ne sert à rien de s’en préoccuper trop tôt », acquiesça le Vénérable Liu Nian, le regard chargé d’émotion.
« Connaissez-vous la dynastie céleste Qian ? » demanda Long Wanqing.
« L’une des trois dynasties célestes du Continent divin ? J’en ai entendu parler », répondit Gu Hai en hochant la tête.
« Mon grand-père maternel est le maître de la dynastie céleste Qian. Celle-ci se trouve au nord du Continent divin. Sa position est celle de Qian, qui représente le Ciel ! » dit Long Wanqing avec assurance.
[Note du traducteur : Qian désigne ici le premier des soixante-quatre hexagrammes et représente le Ciel. Qian est également le premier des huit trigrammes. Sur un diagramme des hexagrammes ou des trigrammes, Qian correspond aussi au nord.]
« La dynastie céleste Qian ? » Gu Hai haussa les sourcils.
« Notre Salle d’élite, le Bataillon de la Stratégie divine et quelques autres organisations sont des services des affaires extérieures de la dynastie céleste Qian, chargés de certaines de ses affaires mineures. Depuis ma mère, le Maître de la Salle d’élite porte le titre de marquis. La Salle d’élite est l’un des dix grands services des affaires extérieures. Malheureusement, elle a décliné sous ma direction », dit Long Wanqing avec un léger soupir.
Gu Hai acquiesça.
« L’Homme sans naissance compte repartir avec moi pour rencontrer mon grand-père maternel. Nous partons tout de suite. Après l’avoir rencontré et avoir examiné les documents relatifs à ces deux lettres, nous viendrons vous tenir au courant », dit Long Wanqing, qui semblait peiner à quitter Gu Hai.
« Très bien », acquiesça Gu Hai.
Après avoir pris congé, Long Wanqing et les autres montèrent à bord du navire volant et s’éloignèrent à toute vitesse.
Après leur départ, Gu Hai donna quelques instructions à ses hommes, puis entra en retraite dans la Pagode céleste. De nombreux experts en gardaient les abords, tandis qu’il s’installait à l’intérieur.
Gu Hai posa devant lui la Chronique de la dynastie céleste.
« Le sceau impérial est la tête, le royaume le réceptacle divin. Ancrer les bénédictions du royaume et établir son règne ! Pour stocker la veine du dragon dans le Jade qui attire le dragon, il faut le sang comme guide, la conscience comme âme et un trésor enchanté comme fondement ; tout cela doit fusionner. Un bon trésor donnera un puissant sceau impérial. Un mauvais trésor donnera un sceau impérial faible. Une fois la fusion achevée et la forme obtenue, il faut lui présenter des offrandes. Après la fondation du royaume, la providence le tempérera, renforçant à la fois le sceau impérial et le trésor. »
Gu Hai relut ce passage plusieurs fois.
Il observa le Jade qui attire le dragon dans sa main. Selon la Chronique de la dynastie céleste, il lui fallait encore un trésor enchanté à fusionner avec le jade. Ensuite, il devrait le guider avec son sang et y insuffler sa conscience.
Tout cela allait fusionner pour former le sceau impérial ?
Quel trésor devrais-je utiliser ?
Les espaces de stockage de Li Haoran et de Ding Rui contenaient nombre de trésors. Pourtant, aucun ne retenait l’attention de Gu Hai.
Après un moment de réflexion, Gu Hai porta la main à son front.
Bzzz !
La pierre de go noire qui se trouvait dans l’espace de son front et l’avait transporté de la Terre jusqu’ici en sortit en flottant.
Gu Hai tint la pierre de go noire en silence.
« Plus le trésor enchanté est puissant, plus le sceau impérial l’est aussi ? Je me demande ce qui se passerait si je fusionnais cette pierre de go noire avec le sceau impérial », murmura-t-il d’une voix grave.
Gu Hai tendit la main et se coupa le bout d’un doigt. Son sang enveloppa la pierre de go noire, qu’il approcha lentement du Jade qui attire le dragon.
Bzzz !
Dès que le Jade qui attire le dragon entra en contact avec le sang, il sembla s’animer et se mit à l’absorber avidement. Au même moment, neuf minuscules têtes de dragons de jade poussèrent sur le jade. Elles montraient crocs et griffes, se précipitant pour dévorer la pierre de go noire.
Bzzz !
La pierre de go noire émit soudain une lumière noire qui remplit instantanément l’intérieur du Jade qui attire le dragon.
« Grrr ! »
La veine du dragon contenue dans le Jade qui attire le dragon sembla effrayée par cette lumière noire et poussa un rugissement terrorisé.
Gu Hai plongea aussitôt sa conscience dans le Jade qui attire le dragon en suivant le sang.
Peu après la fusion du sang et de la pierre de go noire avec le Jade qui attire le dragon, sa conscience s’y relia. Gu Hai acquit peu à peu la capacité de contrôler le jade.
Le Jade qui attire le dragon, jusque-là sphérique, prit lentement une forme cubique. Au-dessus du cube, neuf dragons s’enroulèrent autour de la pierre de go noire, l’air féroce.
Au moment où la pierre de go noire fusionna avec le Jade qui attire le dragon, elle le teinta entièrement de noir. Un sceau impérial noir encore rudimentaire venait de naître.
Glouglou… !
À mesure que le sang s’écoulait dans le sceau impérial aux neuf dragons, des caractères rouge écarlate apparurent sur sa base.
« Par ordre du Ciel, longue vie à l’empereur ! »
Bzzz ! Bzzz ! Bzzz !
Sous le contrôle de la conscience de Gu Hai, le sceau impérial continua de prendre forme, diffusant un éclat semblable à celui du jade.
Peut-être parce que la pierre de go noire était d’une valeur inouïe, le sceau sembla peser des dizaines de tonnes dès qu’il fut formé.
Boum !
Le sceau impérial tomba et s’écrasa sur le sol devant Gu Hai.
Grondement… !
Un fracas retentit soudain.
La gigantesque Pagode céleste se mit à s’effondrer sous le choc du sceau impérial.
« Quoi ? » Le visage de Gu Hai changea et il tendit la main pour rattraper le sceau impérial.
Peut-être parce que Gu Hai avait lui-même forgé le sceau impérial, il parvint à arrêter sa chute, non sans peine.
La Pagode céleste, en revanche, n’eut pas cette chance. Quand elle s’effondra soudainement, tous les habitants de la résidence Gu changèrent d’expression.
« Père adoptif ! » cria Gu Qin au loin.
« N’approchez pas ! » lança une voix puissante depuis les décombres.
Gu Qin, Shangguan Hen, Chen Tianshan et les autres s’arrêtèrent, le visage stupéfait.
Gu Hai se retrouva prisonnier d’un espace confiné, au fond des décombres.
Mais cela ne le dérangea pas. Il testa plutôt de nouveau le sceau impérial en l’appuyant contre le sol.
Boum !
Une puissante pression vers le bas projeta des nuages de poussière dans toutes les directions. La force ébranla le terrain autour de la résidence Gu comme lors d’un violent séisme.
Les gens à l’extérieur affichèrent des mines horrifiées. Ils ne savaient pas ce que Gu Hai faisait là-dessous.
Sur la base du sceau impérial de jade noir, les mots « Par ordre du Ciel, longue vie à l’empereur ! » brillaient en rouge écarlate. Gu Hai, satisfait, déclara d’une voix grave : « À partir d’aujourd’hui, tu t’appelleras Sceau impérial divin qui réprime le Ciel. Tu réprimeras le monde pour moi ! »
Bzzz !
Le Sceau impérial divin qui réprime le Ciel, noir comme l’encre, frémit comme pour répondre à Gu Hai.
Gu Hai souleva doucement le Sceau impérial divin qui réprime le Ciel et le porta à son front.
Bzzz !
Comme la pierre de go noire qui le composait en partie, le Sceau impérial divin qui réprime le Ciel pénétra étrangement dans l’espace de son front.
Lorsque la pierre de go noire en était sortie, les fragments de cristal blanc s’étaient agités, comme s’ils voulaient s’échapper.
Boum !
L’apparition soudaine du Sceau impérial divin qui réprime le Ciel réprima les fragments de cristal blanc ; ils se calmèrent aussitôt.
Le Sceau impérial divin qui réprime le Ciel flottait au-dessus d’eux, dominant le monde. En dessous, les quelque trente mille puzzles de go continuaient de fusionner comme auparavant.
Une fois le Sceau impérial divin qui réprime le Ciel dans l’espace de son front, Gu Hai y plongea sa conscience.
« Grrr ! »
La veine du dragon rugissait dans le Sceau impérial divin qui réprime le Ciel. Mais la pierre de go noire était d’une puissance effroyable : elle réprimait directement la veine du dragon, qui ne pouvait pas résister. Celle-ci rugissait de douleur. Pourtant, lorsque la conscience de Gu Hai s’y déversa, elle sembla aussitôt s’apaiser.
« La pierre de go noire est vraiment un trésor enchanté extraordinaire. Qui aurait cru qu’en la fusionnant avec le Sceau impérial divin qui réprime le Ciel, je pourrais raffiner la veine du dragon avec une telle facilité ? En moins d’un an, je pourrai la raffiner entièrement et la laisser se nourrir dans le sol. » Gu Hai parut satisfait.
Boum !
Un grand fracas retentit tandis que Gu Hai repoussa les rochers effondrés autour de lui. Puis il se fraya lentement un chemin hors des décombres.