Chapitre 851
Chapitre 849 – Le fils du traître
Tout commença pendant les réparations du rempart. De fortes pluies inondèrent les taudis.
Les habitants étaient sur le point de se noyer dans les eaux de pluie.
Pire encore, par de telles journées, les monstres connus sous le nom d’âmes noyées rôdaient souvent aux abords de la ville.
Il y avait beaucoup à faire.
Le seigneur cherchait à sauver ceux qui couraient un danger immédiat, qu’ils soient pauvres ou non. Mais les choses se déroulaient-elles aussi bien qu’il l’aurait souhaité ?
Supposons qu’ils aient sauvé ceux qui étaient tombés à l’eau.
Où logeraient-ils ?
Comment les nourrirait-on ?
Une atmosphère étrange planait sur la ville, mêlée aux eaux de pluie qui montaient. L’angoisse grandissait. Si la mort était de toute façon inévitable, ne valait-il pas mieux devenir voleur ? Ces propos circulaient parmi les pauvres, et certains habitants prirent les armes.
« Donnez-moi dix soldats et le pouvoir de superviser les réparations du rempart pendant une seule journée. »
Edin Molsan arriva alors.
C’était un homme aux cheveux blonds trempés, avec une blessure à la joue qui n’avait pas complètement cicatrisé et laissait encore paraître une faible trace de sang.
« Qu’est-ce qui vous fait croire que je devrais accepter ? »
Le seigneur était un homme compatissant et inquiet, mais pas un imbécile. Il ne pouvait pas faire aveuglément confiance à quelqu’un qui débarquait de nulle part.
« La perte de ces dix soldats ne provoquera pas de catastrophe immédiate, n’est-ce pas ? Tout ce qu’il me faut, ce sont vingt bras et vingt jambes pour suivre mes ordres, et une seule journée pour tromper tout le monde. » Edin ne laissa rien paraître. Il exposa calmement son plan.
« Si je vous trompe, vous pourrez me couper la tête ensuite. J’ai ici une enfant que je chéris plus que moi-même. Je ne l’abandonnerai pas. Vous pouvez la garder ici jusqu’à ce que j’aie terminé. »
Il avait laissé au château une jolie jeune fille, en prétendant qu’elle était sa sœur.
Le seigneur ne le savait pas encore, mais Edin avait placé sa sœur dans l’endroit le plus sûr d’une ville où une émeute risquait d’éclater.
Il avait vraiment bien réfléchi.
« Très bien. »
Le seigneur avait peu d’options. Crossguard était plus proche de la Garde-frontière que d’Aspen, et dépendait davantage de l’aide de la Garde-frontière que de celle de sa patrie.
En outre, des raisons politiques rendaient difficile toute demande d’assistance à la patrie. *Si je laisse les choses en l’état…*
Crossguard elle-même serait détruite.
Il leur fallait des architectes et de la main-d’œuvre. Beaucoup.
Retarder les travaux d’une journée empêcherait-il les émeutes ? C’était peu probable. Mais il ne voyait pas d’autre solution viable. Alors, il hocha la tête.
« Faites comme bon vous semble. »
Edin choisit aussitôt dix soldats.
Tous avaient une épouse et des enfants dans la ville.
Il savait choisir ses hommes.
Comme le seigneur l’apprit par la suite, Edin s’était jeté dans la tempête sans hésiter, comme si le soulèvement était imminent.
Il avait interrogé ceux qui pouvaient communiquer, puis répondu à leurs questions.
Pendant ce temps, la pluie montait toujours et menaçait de leur arriver aux mollets.
À la tête de ses dix soldats, il usa de la force et tua cinq personnes.
Tous les pauvres en furent témoins.
C’étaient des membres de guildes criminelles ou les instigateurs du soulèvement.
Mais une fois embrasée, la colère ne retomba pas.
La pluie torrentielle continuait de s’abattre ; ceux qui restaient sur place allaient sûrement mourir.
Parmi eux, Edin en convainquit plusieurs de démolir une partie du rempart du château, alors en réparation.
« Bon sang, le seigneur va tous nous faire tuer. »
L’homme qui représentait les pauvres prit la parole. C’était lui qui finirait par arrêter l’émeute et aiderait à abattre le rempart du château.
« Si je dois mourir, eh bien, je mourrai. C’est moi qui suis responsable des réparations aujourd’hui. »
Edin fit délibérément s’effondrer une partie du rempart, puis rassembla des gens pour creuser un canal d’évacuation.
Il fallut une journée entière pour que l’eau s’écoule.
Sans surprise, des corps noyés émergèrent parmi les décombres du rempart.
Une brèche s’était ouverte dans le rempart censé tenir les monstres à distance. Bien qu’il eût travaillé sans relâche toute la journée, Edin empoigna son épée.
« Que tous ceux qui savent se battre avancent. Demanderez-vous de l’aide au seigneur, Del ? — Oui. »
Ce jour-là, ils avaient risqué leur vie. Le soldat Del se mit en mouvement, faisant confiance à Edin.
Certains font leurs preuves en empoignant une épée et en protégeant tout le monde.
D’autres les font par leurs paroles éloquentes et leurs actes.
Edin fit les siennes en risquant sa vie et en suant aux côtés des soldats. Il gagna leur confiance.
À ne considérer que le résultat, il n’y avait rien d’extraordinaire.
Les noyés étaient plus faciles à gérer que les eaux de pluie. Crossguard n’avait pas d’architectes, mais elle disposait de troupes en abondance.
Ouvrir une brèche dans le rempart pour évacuer l’eau était simple, et l’armée empêcha les noyés d’entrer par l’ouverture.
Bien sûr, c’était plus facile à dire qu’à faire : se déplacer aussi vite et convaincre les gens en si peu de temps relevait de l’exploit. Edin y parvint.
Edin, qui avait combattu en première ligne, revint avant le seigneur du château.
« La brèche dans le rempart, c’est ma responsabilité. Si vous avez besoin d’une tête, prenez la mienne. »
Le seigneur ne fit pas couper la tête d’Edin, qui était entré les pieds gonflés et à vif après avoir pataugé dans l’eau.
Par la suite, il continua d’aider le seigneur. Il conseilla de ne purger les guildes criminelles qu’après avoir assaini les taudis, et insista pour faire venir le Temple de l’Abondance.
Tout cela — l’aide de la Garde-frontière, les accords commerciaux avec la caravane Rockfreed et les villes marchandes — était son œuvre.
S’il fallait marcher sur un fil au-dessus d’un précipice, qu’il en soit ainsi. Edin faisait des choses que le seigneur n’aurait jamais imaginées.
« Ce n’est pas parce que notre patrie refuse de nous aider que nous allons laisser mourir de faim les gens qui vivent derrière ces murs. » Il avait raison.
Même si tout cela devait plus tard devenir une faiblesse politique et finir par lui coûter la vie, le seigneur ne chassa pas Edin. Il n’avait pas le choix.
En échange, il avait assuré l’avenir des habitants de la ville. Il n’avait aucun regret.
* * *
Enkrid posa sa question et attendit la réponse.
Vu le contexte, il avait compris.
Ce n’était pas l’œuvre du seigneur.
Au vu des égards qu’il avait eus pour Edin, la conclusion s’imposait.
Le seigneur ferma brièvement les yeux, puis les rouvrit. Il avait toujours su que ce jour arriverait. Pourtant, il n’avait aucun regret. Sans l’aide d’Edin, le nombre de morts dans la ville aurait été plusieurs fois supérieur.
« C’est moi qui lui ai demandé. Edin Molsan a agi sur mes ordres, en tant que seigneur. »
La loyauté — non, le remboursement d’une dette. Le seigneur considérait tous ceux qui vivaient derrière les murs de la ville comme sa famille. Pauvre ou noble, chacun lui était précieux. C’était un croyant fidèle, qui suivait à la lettre les enseignements du temple.
Tandis qu’Enkrid fixait le seigneur du château en silence, les deux gardes se tenaient tendus, sans même cligner des yeux. Avaient-ils fait entrer le fils d’un traître ? En vérité, hormis le seigneur du château et quelques autres, personne ne connaissait la véritable identité d’Edin.
Toc, toc.
On frappa à la porte de la salle de réception, rompant le bref silence.
La porte s’ouvrit aussitôt dans un grincement.
« Excusez-moi un instant. »
C’était Edin Molsan. Le fils du traître.
Il entra dans des vêtements propres, comme s’il s’était lavé entre-temps. Il avait déjà deviné ce qui se passait à l’intérieur.
Le seigneur avait le cœur trop tendre pour gouverner. Il lui manquait la cruauté nécessaire pour tuer et gravir les échelons. Il ne savait même pas trahir la confiance de quelqu’un.
C’était justement pour cela que les deux mercenaires derrière lui n’avaient pas fui, même quand on les avait traités de traîtres : ils avaient serré les dents et tenu bon. Ils restaient fidèles au seigneur.
« Miséricorde. »
Edin prit la parole. Il allait expliquer ce que signifiait réellement le mot « miséricorde » : épargner sa sœur, et reconnaître la sincérité du seigneur.
Si Enkrid était bien celui qu’il connaissait, il lui accorderait au moins cela.
Ce qu’Edin n’avait pas compris, c’était qu’Enkrid était assez fou pour faire reculer d’horreur le plus ordinaire des lunatiques.
« Accordé. »
Enkrid trancha.
Pris au dépourvu par cette déclaration abrupte, Edin s’interrompit au beau milieu de son explication et se tut.
Qu’est-ce qui venait d’être accordé, au juste ?
Krais avait dit qu’Enkrid était meilleur que lui pour saisir le véritable sens des paroles et déchiffrer les intentions d’autrui.
C’était vrai.
Dans certaines circonstances, Enkrid surpassait réellement Krais.
Il venait de lire une partie des pensées d’Edin. Il n’avait même pas eu besoin de l’aide du Dragonkin.
« Qu’est-ce que tu faisais, ces derniers temps ? » demanda Enkrid.
Edin fronça les sourcils et répondit :
« J’extrayais du minerai de fer dans les monts Demp et je vagabondais un peu partout.
Je traînais aussi dans la région de l’Est. » Enkrid hocha la tête.
Edin était un homme retors. Un administrateur exceptionnellement compétent, qui savait aussi agir avec détermination.
Un homme pareil ne pouvait-il donc pas trouver un endroit où survivre ?
Alors, pourquoi était-il ici ?
Pourquoi le fils d’un traître était-il ici ?
« Viens à la Garde-frontière. Je te trouverai une place. »
« … Qu’est-ce que tu veux dire ? »
Edin Molsan était un homme frappé par le malheur.
Il avait agi désespérément sous l’autorité de son père pour protéger sa sœur et lui-même, et ce n’est qu’après lui avoir échappé qu’il avait enfin découvert le rêve qu’il désirait vraiment poursuivre.
Il voulait déployer ses capacités et cherchait instinctivement les endroits où elles seraient nécessaires.
Crossguard était petite.
Il avait résolu la plupart des problèmes de la ville.
Et pourtant, il ressentait toujours une soif insatisfaite.
Il courait chaque matin et chaque soir.
C’était en partie pour calmer son agitation, mais aussi pour ne pas laisser passer l’occasion lorsque ses capacités seraient requises, quand une telle occasion se présenterait — même si elle ne durait qu’un instant fugace.
« Travaille là-bas », dit Enkrid.
Il était évident qu’il n’y avait plus rien à faire pour Edin à Crossguard. La ville était stable, et il n’avait plus qu’à courir.
Ce n’est pas ici que tu pourras déployer tout ton potentiel. Voilà ce que sous-entendait Enkrid.
Le sourcil d’Edin tressaillit sans relâche. Shinar manifesta un intérêt inhabituel.
Les actes d’Enkrid avaient toujours un sens, mais celui-ci lui semblait différent.
C’était une fée, mais elle comprenait les humains. Cet homme était le fils d’un traître. Le royaume ne lui serait pas favorable.
Luagarne gonfla elle aussi légèrement les joues.
Elle aussi comprenait les intrigues politiques dans une certaine mesure. Elle en avait été témoin en protégeant la reine. Pourtant, aucune des deux ne s’avança. Si Enkrid le voulait, elles se contenteraient d’observer. Comme toujours, sa résolution était ferme et sa détermination inébranlable.
« Très bien. »
Le Dragonkin murmura.
Les paroles d’Enkrid étaient désormais empreintes d’une pureté de volonté sans précédent.
« Accordez-nous simplement une journée », dit Edin.
« Nous ne resterons qu’une nuit. »
Enkrid parla sans quitter Edin des yeux.
Le seigneur du château ne comprenait pas tout à fait ce qui se passait, mais il en saisissait l’essentiel. Il répondit : « Très bien. »
On attribua à Enkrid la meilleure chambre du seigneur du château. Il emprunta aussi son terrain d’entraînement. Edin voulait faire ses preuves et montrer de quoi il était capable. D’une certaine façon, son tempérament rappelait celui du défunt comte Molsenn.
*Mais il sait dans quelle direction aller.*
Enkrid se plongea dans ses pensées sans même dégainer son épée. Comme c’était amusant : tout finissait par se ramener à l’escrime.
*Condensation.*
Il s’agissait d’attendre. Et si l’on ajoutait la condensation à la technique d’Explosion ponctuelle ? Comprimer, puis relâcher.
Attendre l’occasion qui se présenterait un jour.
*Et si je créais moi-même cette occasion ?*
C’était précisément ce qu’avait fait Edin, en s’occupant de Crossguard. *Attendre, l’épée calculatrice au poing.*
Frapper d’un coup d’épée rapide, après l’avoir comprimé.
Un geste simple. C’est ma technique d’épée ; il ne me reste qu’à l’intégrer à mon éclair.
C’était juste après s’être entraîné à l’épée avec une telle intensité qu’il en était revenu profondément absorbé. Deux femmes l’attendaient devant sa porte.
L’une avait des cheveux blond doré et des yeux verts ; l’autre, des cheveux blond doré délavés. « Je l’ai surprise en train d’essayer d’entrer sans permission dans la chambre d’un inconnu », expliqua Shinar.
« Vous étiez déjà dans cette chambre », répliqua sèchement la femme.
Shinar devait déjà attendre à l’intérieur. Ce n’était pas bien grave.
« Je ne connais pas votre nom, mais je sais qui vous êtes. »
Enkrid s’approcha. Elle lui arrivait à peine à la poitrine. Il n’était pas grand. Elle leva la tête pour croiser son regard.
Le fils n’était pas le seul à ressembler à son père.
« Je vous en prie, emmenez Edin. »
C’était la fille du comte Molsenn.
La sœur qu’Edin protégeait.
Ne s’étaient-ils pas déjà rencontrés, lorsqu’elle était déguisée en homme ?
Debout, elle raconta tout ce qui s’était passé depuis. Elle parla de son travail de mineuse dans les monts Demp, de la chasse dont elle avait été la cible, et du moment où elle avait failli mourir en aidant quelqu’un.
Edin ne s’était pas contenté d’errer. Il avait découvert le monde.
Naurillia et Aspen, le continent, deux cités-États qui se targuaient de leur divinité et de leur commerce ; le petit pays au-delà de l’Ouest, qui survivait à peine et était défendu par un seul chevalier ; l’Empire à l’Est et les confins du Sud.
Enkrid l’écouta debout.
C’était une histoire intéressante.
Elle confirmait aussi ses soupçons. Edin était un homme qui brûlait d’exploiter tout ce qu’il avait en lui.
« Les talents sont toujours trop rares. En ce moment, j’en manque moi-même cruellement. » C’était ce que Krais répétait sans cesse.
Il plaisantait autrefois en disant qu’avec seulement deux hommes de plus, aussi avisés que lui, il pourrait conquérir le continent.
*Alors, si j’emmène Edin, ça veut dire qu’il en conquérera la moitié ?* Enkrid décida de ce qu’il dirait à Krais à son retour.
« Edin n’a pas à être lié à moi. Si nécessaire, j’assumerai les crimes de mon père et je mourrai. »
Cette femme aussi avait l’esprit vif.
Elle voulait dire qu’elle reviendrait en tant que fille du traître et ferait face au jugement de la Famille royale.
En laissant complètement Edin en dehors de tout ça.
Une paire de frère et sœur intéressante. Cela montrait aussi clairement que les actes d’Edin n’étaient pas uniquement les siens.
Enkrid modifia ce qu’il comptait dire à Krais.
*Tu ne comptais quand même pas conquérir le continent en ouvrant un salon ?* Oui, présentons les choses ainsi.
Pas la moitié, mais le continent tout entier.
Le lendemain matin, Edin vint le voir.
« Vous avez oublié qui est mon père ? »
demanda-t-il sans préambule.
« Non. »
répondit Enkrid.
Ce jour-là encore, les trois membres de races différentes observaient les deux hommes avec intérêt.
« Ça va poser problème. »
Il avait les yeux cernés et la peau sèche, comme s’il n’avait pas dormi de la nuit.
Enkrid hocha la tête.
N’importe qui le penserait. Enkrid proposa sa solution.
« Krais s’en chargera. » Il faisait comme bon lui semblait.
Il pouvait laisser les autres régler les conséquences.
Il l’avait appris lors de sa visite à la Guilde Gilpin, il y a longtemps, et avait fait de même lorsqu’il avait affronté la Salamandre, à l’époque où l’état de Shinar était encore inconnu.
Cette fois encore, c’était pareil.
Enkrid aimait bien cet homme.
C’était tout.
Non, il aimait bien les deux frère et sœur.
« Il est temps de rencontrer l’homme qui rêve de conquérir le continent. »
Enkrid prit la parole, et Edin plongea un instant son regard dans ses yeux bleus.
Il avait entendu des propos étranges sur une conquête du continent ou quelque chose du genre, mais il les ignora et répondit :
« Je suis le fils d’un traître. — C’est déjà un meilleur surnom que « briseur de cœurs ». » Enkrid lança une plaisanterie.
C’est ainsi que les frère et sœur Molsan rejoignirent le groupe.
* * *
« Alors, il ne vient pas ? »
demanda le messager après avoir attendu une journée entière. Il avait bien mangé et bien dormi, mais Sir Enkrid n’était toujours pas arrivé.
« … Je suppose qu’il viendra. Ce n’est pas Ragna, après tout. Il s’est perdu ? » Krais ne savait pas quoi ajouter.
Il lui avait seulement demandé d’inspecter la ville pendant une demi-journée, tout au plus. Qu’est-ce qu’il avait bien pu encore faire ?
***
Si la série vous plaît et que vous souhaitez lire les prochains chapitres en avance, rendez-vous sur https://payhip.com/Samowek
Les 100 prochains chapitres – 25 € [N’hésitez pas à m’écrire sur Discord pour toute information]
[MEILLEURE OFFRE DE LA BOUTIQUE] – 50 € – Tous les chapitres traduits – Dernier chapitre WN : 1002 + des chapitres quotidiens du lundi au vendredi pendant un mois.
-CHEVALIER – Prix : 20 € – Chapitres 942 à 1002 + des chapitres quotidiens du lundi au vendredi pendant un mois
TOUTES LES INFORMATIONS CONCERNENT UNIQUEMENT LE DERNIER CHAPITRE DISPONIBLE ICI SUR WEBNOVEL
***
Si la série vous plaît et que vous souhaitez lire les prochains chapitres en avance, rendez-vous sur https://payhip.com/Samowek
Les 100 prochains chapitres – 25 € [N’hésitez pas à m’écrire sur Discord pour toute information]
[MEILLEURE OFFRE DE LA BOUTIQUE] – 50 € – Tous les chapitres traduits – Dernier chapitre WN : 1002 + des chapitres quotidiens du lundi au vendredi pendant un mois.
-CHEVALIER – Prix : 20 € – Chapitres 942 à 1002 + des chapitres quotidiens du lundi au vendredi pendant un mois
TOUTES LES INFORMATIONS CONCERNENT UNIQUEMENT LE DERNIER CHAPITRE DISPONIBLE ICI SUR WEBNOVEL