Chapitre 849
Chapitre 847 – Inspection
« Au fait, où est Sir Enkrid, l’ami proche du roi, le Tueur de démons, le Héros de la nation, le gardien de la Garde-frontière, le Chevalier Démoniaque, le briseur de cœurs et le commandant de l’Ordre des Chevaliers Fous ? » demanda le messager.
Krais regarda le messager, qui reprenait son souffle après avoir débité tous ces titres depuis l’autre côté de la table, et se dit : *Il n’est pas essoufflé, au moins ?*
Il y avait là quelques surnoms qui ne plairaient pas au commandant.
Et il manquait « Tueur de Beelrog ».
Était-ce encore trop tôt pour le révéler ?
Peut-être.
S’ils devaient affronter le Sud, mieux valait ne pas dévoiler toutes leurs forces.
À vrai dire, une guerre commençait bien avant le premier choc des épées sur le champ de bataille.
*Me cacher.*
Et cerner l’ennemi.
Le Sud était un volcan prêt à entrer en éruption à tout instant.
Leur roi cherchait constamment querelle, et le Royaume démoniaque se trouvait également pris entre Naurillia et Lihin-Stetten.
*Alors, ce combat est-il inévitable ?*
Ou était-ce la volonté de quelqu’un ?
D’un point de vue politique, il aurait été juste de dire, comme Krang, que la situation était incompréhensible. Mais Krais n’était pas un homme d’État.
À vrai dire, il ne s’était jamais considéré comme tel.
Il se figura donc le roi du Sud.
Que voulait-il ?
*Désire-t-il unifier le continent ? Impossible à savoir.*
Imaginer les desseins d’un homme qu’il ne connaissait pas ne rimait à rien.
Il ne pouvait que les deviner.
Certains étaient prêts à tout sacrifier pour leurs rêves.
Krais en avait vu un de près.
*Si son but diffère de celui du commandant…*
Que ce rêve soit juste ou non, même si des gens mouraient en chemin et que les habitants du continent étaient condamnés à vivre dans la souffrance…
*Quand ils le veulent, ils avancent. C’est ainsi que sont les gens.*
C’était ainsi que Krais voyait les choses.
Cette guerre dépendait en grande partie des intentions du roi du Sud.
C’était sa déduction.
« Quand vous le rencontrerez, contentez-vous de l’appeler Sir Enkrid. Je ne l’ai jamais vu apprécier qu’on le surnomme “briseur de cœurs”. »
« Vraiment ? »
« Le commandant est actuellement en inspection. »
Il prit une gorgée de thé.
Son geste avait quelque chose de détendu.
La Salamandre avait fait des ravages, et une organisation de magiciens appelée Astrail avait pris la ville pour cible.
Peu de gens ignoraient ces faits.
Nombreux étaient ceux qui avaient assisté au combat de leurs propres yeux.
Au point d’en être inspirés et d’écrire des chansons ?
C’était Krais lui-même qui avait engagé plusieurs bardes.
*Ils doivent être inquiets.*
C’était normal.
Ils avaient beau être rassurés, certains avaient assisté au combat avec leurs enfants, leur épouse ou leurs parents derrière eux.
Krais avait jugé qu’il fallait les réconforter.
Le meilleur moyen était d’envoyer Enkrid parcourir la ville.
Rien n’était plus efficace que de montrer aux habitants qui veillait sur eux.
Il lui suffisait de se promener dans la ville et de s’arrêter ici et là pour que beaucoup se sentent soulagés.
Ce sentiment gagnerait vite du terrain et apporterait à toute la ville un peu de stabilité.
Voilà ce qu’avait calculé Krais.
Et il se trompait rarement dans ses calculs.
« Il y a plusieurs choses à faire, pour diverses raisons », dit-il sans entrer dans les détails.
Le messager ne lui avait sans doute pas demandé de se mettre immédiatement en route.
S’il était resté, c’était simplement pour transmettre le message de Krang en personne.
« Je vois », acquiesça le messager.
Krais tourna les yeux vers la fenêtre.
Les terres reconquises et leurs habitants.
Au-delà de la fenêtre s’étendaient les maisons, les terres et la ville où vivaient ces gens.
*La guerre.*
Le continent était toujours en guerre.
Récemment, ils s’étaient battus avec acharnement contre Aspen, juste derrière la frontière.
Les escarmouches avec le Sud étaient elles aussi incessantes.
*Faut-il vraiment se battre ?*
Ne pouvait-on pas départager les vainqueurs autrement ?
*Par exemple, en organisant un concours de danse dans un salon ?*
Et si c’était trop injuste, ne pouvait-on pas choisir plusieurs épreuves ?
Une pensée vaine.
On ne pouvait pas se disputer l’hégémonie d’une nation de cette façon.
*Mais…*
Et tous ces gens qui mouraient à la guerre ?
Les ressources étaient limitées : si quelqu’un mangeait à sa faim, quelqu’un d’autre mourait de faim.
Il le savait.
C’était un principe que Krais avait appris dès l’enfance.
*La guerre est-elle donc la seule solution ?*
Il n’avait pas envie d’acquiescer.
Pourtant, il connaissait cette réalité depuis longtemps.
*On dirait que j’ai moi aussi mis un pied dans le rêve du commandant.*
Un chevalier rêvait de voir la guerre prendre fin et le Royaume démoniaque disparaître.
Un homme souhaitait vivre comme le héros de cette chanson.
Krais connaissait cet homme.
C’est pourquoi, même si la perspective de la guerre l’inquiétait, il ne se laisserait pas emporter ni ébranler.
*Non. Même si je vacille un peu, tant que je ne m’effondre pas, ça va, non ?*
Il était perdu dans ses pensées quand…
« Je vais attendre », dit le messager, le tirant de sa brève rêverie.
Krais détourna les yeux de la fenêtre et lui répondit : « Je vous en prie. Il sera là dans la journée. »
Il affichait toujours un air détendu.
Le messager le regarda, impressionné malgré lui.
Le mot « guerre » et les mouvements du Sud ne lui faisaient même pas sourciller.
En réalité, les choses étaient un peu différentes.
Krais réprimait de justesse la vague d’inquiétude qui montait en lui.
*Je pourrais bien m’effondrer une fois, du moment que je me relève.*
Il poursuivit le fil de ses pensées.
Nurat, qui avait remarqué l’inquiétude de son compagnon, l’observait attentivement depuis l’embrasure de la porte.
Quand le messager serait parti, il ferait sans doute encore une plaisanterie sur le fait de s’enfuir.
Son compagnon tenait bon en parlant ainsi.
Nurat le savait.
À ses yeux, il n’était donc pas étonnant que le messager le regarde avec admiration.
Si les gens voyaient Enkrid et se sentaient rassurés en le qualifiant de héros, Nurat, elle, appelait son compagnon son héros et le respectait.
***
« Hé, espèce de sa… Non, maintenant que tu es commandant des chevaliers, je suppose que je ne peux plus te parler comme ça. »
Martai avait autrefois été une ville voisine de la Garde-frontière et un symbole de sa lutte de pouvoir avec Aspen.
Désormais entièrement soumise à Naurillia, elle était devenue l’une des villes fortifiées de la Garde-frontière.
Le seigneur de la ville était Torres, un ancien membre de la fière Garde-frontière.
Un combattant qui maîtrisait à la perfection le Couteau de peau, une technique consistant à dissimuler une dague dans sa manche.
Mais à présent, tout le monde aurait reconnu qu’il était bel et bien un seigneur.
Il avait pris un peu de poids et avait une femme et un enfant.
« Parle-moi comme avant », dit Enkrid.
« Ça ne te dérange pas ? »
« Je me souviens de Torres, le Tueur de la Frontière, pas de Torres et sa bedaine. »
Cette plaisanterie lancée avec désinvolture fit sourire Torres.
*Ce salaud n’a pas changé d’un poil.*
« Alors, qu’est-ce qui t’amène ? »
« Une promenade. »
« Ça aurait pu être un rendez-vous si nous n’étions que tous les deux », lança l’elfe juste derrière lui.
Torres se tourna vers elle.
Était-ce bien la même Commandante de la Compagnie elfe que la dernière fois ?
*Elle semble s’être un peu adoucie.*
Elle avait déjà fait beaucoup de plaisanteries à l’époque, mais elle semblait être devenue encore plus exubérante.
Enfin, quelque chose avait dû se passer pendant qu’il ne la voyait pas.
Torres était un adulte.
Il savait que chacun avait ses propres histoires.
« Vous prendrez un verre ? »
Un vieux compagnon d’armes.
Ils avaient jadis combattu sur le même champ de bataille.
C’est pourquoi Enkrid se sentait à l’aise avec cet homme.
« Volontiers. »
Il n’appréciait pas particulièrement l’alcool, mais savait lever son verre avec un compagnon.
Ce n’était pas un alcool fort.
La femme de Torres apporta elle-même une bouteille de vin et en servit à chacun.
Enkrid avait entendu dire qu’elle était la fille d’un maître brasseur.
Le vin était excellent.
Il était modérément astringent et acidulé, et un arôme fruité se mêlait à sa douceur.
Torres remplissait consciencieusement son rôle de seigneur.
Il savait pourquoi Enkrid était venu à l’improviste.
Celui-ci avait traversé la ville sans se cacher, s’affichant au grand jour dès son arrivée.
Ceux qui l’avaient aperçu devaient déjà répandre la nouvelle : le commandant de l’Ordre des Chevaliers Fous était à Martai.
Malgré ses exploits et tout ce qu’il possédait, Enkrid sortait rarement.
*Il doit s’entraîner du matin au soir.*
C’était bien le cas.
Enkrid passait le plus clair de son temps à tenir son épée, à la brandir et à entraîner son corps.
« Le nom des Tueurs de la Frontière appartient au passé. Il n’existe plus. Mais pour une unité comme celle-là, c’est la meilleure retraite qu’on puisse espérer. »
Après avoir mouillé ses lèvres avec trois verres de vin, Torres parla en mâchant des pommes de terre frites coupées en fines tranches.
Des unités représentant leur région, comme les Tueurs de la Frontière ou les Chiens Gris, avaient toujours existé.
Même après leur disparition, on en formait rapidement de nouvelles.
« Tu sais ce que ça signifie d’être envoyé dans les missions les plus dangereuses du champ de bataille, pas vrai ? » demanda Torres.
Bien sûr, Enkrid le savait aussi.
Un endroit dangereux impliquait un risque de mort élevé.
Alors…
« Une unité de combat comme celle-là finit par disparaître après la mort de la plupart de ses membres. Puis, quelque temps plus tard, on en forme une nouvelle. »
Rien n’était éternel en ce monde.
La durée de vie d’une unité militaire, utilisée comme un pion dans les guerres, était particulièrement courte.
« C’est grâce à toi », dit Torres.
S’il avait continué à vivre comme avant, il aurait fini par tomber au combat.
Torres avait maîtrisé la technique qui consistait à dissimuler une dague dans sa manche.
Pourquoi ?
Pour survivre.
Et tous les membres de la Garde-frontière qui s’étaient battus pour survivre partageaient le même sentiment.
Grâce à cet homme, une nouvelle vie leur avait été offerte.
« Pour quelqu’un qui dit ça, ton unité a fière allure. »
Sur le chemin, Enkrid avait aperçu les soldats qui remplissaient le terrain d’entraînement.
« … Tu crois vraiment que c’est à toi de dire ça ? »
Torres avait vu l’armée permanente de la Garde-frontière.
Autrefois, les Tueurs de la Frontière ne recrutaient que des soldats ayant atteint un rang élevé, ou davantage, selon le système de notation des soldats du Royaume de Naurillia.
Mais qu’en était-il de l’armée permanente, aujourd’hui ?
Un soldat assez doué pour se faire connaître dans une ville, même s’il n’était pas considéré comme un combattant d’envergure continentale, n’était qu’un simple soldat parmi les autres.
Quelques soldats du niveau d’un écuyer étaient également dispersés dans les rangs.
*Mais qu’est-ce que tu fabriques ?*
On aurait vraiment pu se le demander.
***
Enkrid quitta son vieux compagnon et partit de Martai.
« À ce grand chevalier ! »
Torres leva son verre en direction de l’homme qui s’éloignait.
Derrière lui, les forces de sécurité de Martai, composées d’anciens membres des Tueurs de la Frontière, lui rendirent les honneurs militaires.
Ils portèrent la main gauche à leur taille et inclinèrent la tête.
Ces hommes devaient leur nouvelle vie à cet homme.
***
Le ciel était haut ce jour-là.
Il y avait peu de nuages et une brise fraîche soufflait.
L’air était d’une pureté revigorante.
« Il fait beau », dit Shinar.
Le Dragonkin se contenta d’observer la scène en silence. Luagarne, qui gonflait continuellement les joues, déclara : « Je suis contente pour toi. »
Enkrid ressentait-il autre chose ?
Non, c’était pareil.
Il était heureux.
Il venait de voir la vie de ceux qui se tenaient derrière lui couler comme un fleuve majestueux.
Cette inspection devait rassurer tout le monde, mais c’était le cœur d’Enkrid lui-même qui s’était gonflé, comme les joues de Frog.
« Oui, la journée n’est pas mauvaise. »
Au moment où ils quittèrent la ville, un cheval sauvage surgit au galop du chemin sûr qui longeait la route.
Hiiii !
Il avait les yeux de couleurs différentes.
Enkrid l’avait baptisé Indomptable, mais ses amis l’appelaient Drôle d’yeux.
« Je ne t’ai pas oublié. Pas du tout », dit Enkrid en lui caressant la crinière.
Drôle d’yeux tenta plusieurs fois de lui mordre la main.
Le claquement de ses dents était plutôt menaçant.
« Curieux. Très curieux. »
L’intérêt du Dragonkin s’étendait aussi au cheval.
Pour lui, cet homme et tout ce qui l’entourait étaient une source de stimulation.
Si un érudit de l’Empire ou d’un royaume avait étudié les Dragonkin et assisté à la scène, il en serait resté bouche bée.
Un Dragonkin était par nature un observateur impassible et stoïque du monde.
C’était le surnom qu’on leur donnait, une autre façon de les désigner.
Et ce Dragonkin…
« Les gens se font souvent mordre par les chevaux ? »
… s’intéressait même à un cheval.
Une bête qui avait transcendé son sang de monstre.
La pureté de sa Volonté était exceptionnellement élevée.
« Non. C’est une marque d’affection. Hum… »
Tandis qu’Enkrid parlait, le cheval lui mordit le dos de la main.
Les marques de ses dents étaient nettes.
« Il mord », dit le Dragonkin en lisant dans l’esprit du cheval.
Si un être avait une Volonté bien définie, rien n’empêchait le Dragonkin de lire ses pensées, même s’il s’agissait d’un animal.
*De la frustration.*
De l’étouffement.
Il en percevait des bribes.
Si ces émotions n’étaient que de petits points, la joie que le cheval éprouvait en le voyant était un soleil immense qui les recouvrait tous.
« Pourquoi ton dos a l’air encore plus douloureux ? »
Enkrid venait d’apercevoir une ecchymose bleue sur le dos de Drôle d’yeux.
Le gonflement était également plus important.
Hiiii !
Drôle d’yeux secoua simplement le corps comme si de rien n’était.
« Viens avec nous. »
Enkrid prit Drôle d’yeux comme compagnon et se dirigea vers la ville de Rockfreed.
Là, il rencontra la seigneure de la ville, également dirigeante de la Guilde marchande : Leona.
« Que nous vaut l’honneur de votre visite dans notre humble ville ? »
Leona avait un talent remarquable pour les remarques sarcastiques.
« Oui. Ça me fait plaisir de te voir aussi. »
Leona esquissa un sourire en entendant la réponse d’Enkrid.
*Ce salaud n’en fait toujours qu’à sa tête.*
Mais c’était plutôt charmant.
Si cet homme n’avait pas été le commandant de l’Ordre des Chevaliers Fous, mais un simple soldat…
*J’aurais sérieusement essayé de le séduire.*
Le Dragonkin lut ses pensées.
« Elle a des arrière-pensées. Cette femme te veut. »
À ces mots, Leona rougit brièvement et Shinar tressaillit de la paupière.
Il était rare de voir la paupière d’une elfe tressaillir.
« Où crois-tu regarder ? Sa fiancée, la Fleur d’Or, est là. »
L’elfe n’éprouvait aucune honte à se désigner ainsi.
Leona secoua la tête.
« Ce n’est pas ça. »
La ville des elfes était l’un des principaux clients de la Guilde marchande.
Les nombreux produits qu’ils fabriquaient étaient appréciés dans tout le continent.
Les deux parties avaient toujours entretenu de bonnes relations, loin des regards indiscrets.
Leona pouvait donc entendre la plaisanterie que Shinar venait de lancer et la laisser passer.
« Son charme démoniaque est le problème », fit claquer Shinar avec sa langue.
Il était rare de voir une elfe claquer ainsi de la langue.
La suite ne fut qu’un échange de paroles sans importance.
Les principaux habitants de Rockfreed avaient eux aussi affronté la menace précédente. À présent, ils voyaient Enkrid parcourir les rues aux côtés de leur seigneure, avec qui il semblait si proche.
« C’est Krais qui a eu l’idée de venir ici, pas vrai ? Il a vraiment la tête bien faite. »
Après avoir brièvement discuté avec Leona, Enkrid poursuivit sa route jusqu’à Cross Guard.
Puisqu’il était déjà en chemin.
Et dans la ville où il arriva, il rencontra quelqu’un à qui il ne s’attendait pas.
***
Si vous aimez la série et souhaitez obtenir les prochains chapitres en avance, rendez-vous sur https://payhip.com/Samowek
100 prochains chapitres – 25e [N’hésitez pas à m’envoyer un message sur Discord pour toute information]
[MEILLEURE OFFRE DE LA BOUTIQUE] – 50e – Tous les chapitres traduits – Dernier WN-1002 + des chapitres quotidiens du lundi au vendredi pendant un mois.
-CHEVALIER – Prix : 20e – Chapitres 942-1002 + des chapitres quotidiens du lundi au vendredi pendant un mois
TOUTES LES INFORMATIONS CONCERNENT UNIQUEMENT LE DERNIER CHAPITRE DISPONIBLE ICI SUR WEBNOVEL
***
Si vous aimez la série et souhaitez obtenir les prochains chapitres en avance, rendez-vous sur https://payhip.com/Samowek
100 prochains chapitres – 25e [N’hésitez pas à m’envoyer un message sur Discord pour toute information]
[MEILLEURE OFFRE DE LA BOUTIQUE] – 50e – Tous les chapitres traduits – Dernier WN-1002 + des chapitres quotidiens du lundi au vendredi pendant un mois.
-CHEVALIER – Prix : 20e – Chapitres 942-1002 + des chapitres quotidiens du lundi au vendredi pendant un mois
TOUTES LES INFORMATIONS CONCERNENT UNIQUEMENT LE DERNIER CHAPITRE DISPONIBLE ICI SUR WEBNOVEL