Chapitre 66
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Traducteur/éditeur : Mordor
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◈ Échapper à la Tour en difficulté Enfer ◈
Chapitre 66 : Épisode 66
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La cabane d’Orca avait été construite pour être extrêmement défendable.
Il y avait toutes sortes d’obstacles et de barricades.
On aurait vraiment dit le travail d’un chasseur.
On dirait que l’endroit est vide depuis un moment. Ils sont partis en voyage ?
Après avoir rapidement inspecté l’intérieur, où subsistaient encore de vagères traces de vie, je pris position pour défendre les lieux.
Même s’il s’agissait d’une équipe de chasseurs du quatorzième étage, je n’avais pas l’intention de me laisser abattre sans combattre.
J’allais leur montrer ce que pouvait faire l’obsession de l’humanité pour les moyens de tuer quelqu’un en appuyant sur un bouton.
Fouu !
Peu après, l’équipe de chasseurs hommes-lézards remonta l’escalier souterrain.
C’était le comte Kwatum ?
Le comte Kwatum était sans aucun doute un homme-lézard à l’allure noble. Sa peau blanche le faisait ressortir immédiatement.
Même sans le comparer aux critères des hommes-lézards, il était plutôt beau.
À côté des autres hommes-lézards, la différence sautait aux yeux.
S’ils étaient parvenus au quatorzième étage, ils n’avaient sans doute pas encore cessé de progresser.
« Hein ? C’est… »
« Ces salauds de tarés. Ils sont entrés chez Orca ? »
« Qu’est-ce qu’on fait ? »
Les autres hommes-lézards échangèrent des chuchotements, puis interrogèrent le comte.
Orca était vraiment une célébrité du onzième étage.
Non seulement ils reconnurent aussitôt l’endroit, mais ils s’en méfiaient visiblement. Si Orca avait été une proie facile, il n’aurait pas survécu aussi longtemps.
« … Inutile de faire une bêtise pareille et d’affronter Orca dans la forêt. Nous allons nous retirer pour l’instant. »
Ils battaient déjà en retraite au moindre signe de danger.
Des lâches.
Pourtant, quand ils se retirèrent vraiment, je fus envahi par un sentiment de mépris envers moi-même.
Nous devions fuir devant des gens comme eux parce que nous ne pouvions pas les battre.
Et puis… le fait qu’ils renoncent si facilement n’augurait rien de bon non plus.
Nous avions peut-être fui les chiens sauvages pour nous jeter dans la gueule du tigre.
Les membres de l’équipe, qui n’avaient pas encore bien compris la situation, se mirent à parler à toute vitesse.
« Ils sont partis ? On est où ? »
« Je crois que c’est la maison d’un chasseur appelé Orca. »
« Quoi ? C’était la maison d’un chasseur ? »
Je voulais partir tout de suite.
Un chasseur dérangé qui avait atteint le quinzième étage ne ferait probablement pas de cadeau aux intrus.
Mais les hommes-lézards pouvaient nous attendre dans les environs.
« On dirait qu’ils vont attaquer le temple si on attend un peu… »
« La sortie est loin d’ici, non ? »
« Oui, il nous reste du chemin. »
Nous avions déjà récupéré assez de butin ; nous n’avions donc aucune raison de regretter de partir sur-le-champ.
Tandis que j’hésitais, je sentis une présence dans la forêt, derrière la cabane.
La propriétaire ?
Fallait-il partir maintenant ?
L’autre partie ne nous laissa pas beaucoup de temps pour décider.
Boum !
Des pas lourds.
On aurait plutôt dit ceux d’un animal que d’un chasseur.
Je fis aussitôt une remarque à Kaellis.
… Orca n’était pas un elfe ?
Kaellis m’avait dit qu’Orca était une connaissance, alors j’avais naturellement supposé que c’était un elfe.
Kaellis n’avait pas vraiment l’air assez sociable pour s’entendre avec des chasseurs d’autres races.
[Orca était druide à l’origine, et possède donc la capacité de se transformer.]
Tu pourrais me le dire avant, la prochaine fois ?
Ayant repéré notre présence, Orca rôdait dans la cour arrière.
Il était inutile de courir, maintenant.
Nous ne ferions que lui paraître plus faciles à chasser.
Je m’avançai lentement dans la forêt, derrière la cabane, et regardai Orca.
« … »
Orca s’était transformée en un ours gigantesque.
Un seul regard suffisait pour comprendre que ce n’était pas un monstre ordinaire.
[C’est un ours à peau de pierre. Les armes de ta race ne seront pas très efficaces contre lui.]
Même si je savais que je ne devais pas laisser paraître la moindre hostilité, mon instinct de survie activa de lui-même la compétence Quatre Saisons.
Mes sens s’aiguisèrent d’un coup, et je perçus l’état de mon adversaire.
Hein ? Quelque chose cloche…
L’ours semblait étrangement instable.
Je me demandai s’il avait été empoisonné, mais…
Un chasseur ayant atteint le quinzième étage pouvait-il vraiment être affecté par du poison ?
Les elfes devaient bien connaître les plantes, notamment les herbes antidotes.
« Grrr… »
Ce grondement n’avait pas la moindre trace de raison.
L’ours se rua sur moi.
Fouu !
Ghk !
Par réflexe, j’activai les Bottes de la Bourrasque pour esquiver.
Comme nous étions au onzième étage, elles se rechargeaient vite.
Aux étages inférieurs, ça aurait été dangereux.
Même si je m’étais tenu sur mes gardes, j’avais failli rater le bon moment.
Les autres ne pouvaient pas tirer sur l’ours sans risquer de me toucher.
« C-capitaine ! »
« Ne tirez pas ! Tout le monde, reculez ! »
Fouu !
L’ours changea de direction avec une agilité stupéfiante et balança une patte avant.
J’accélérai et esquivai de nouveau.
Je n’avais pas la moindre ouverture pour riposter avec ma dague.
En plus, quelque chose me semblait bizarre depuis tout à l’heure.
Même quand il attaquait, cette chose vacillait légèrement.
En y regardant de plus près, je vis que l’ours avait le regard complètement fou.
Ce serait… ?
J’avais déjà vu des symptômes pareils, c’était certain.
Ma main gauche fouilla rapidement dans ma Bourse de sous-espace.
J’y gardais mes médicaments d’urgence.
Fchit.
Je lançai une fiole de potion dans la gueule de la bête qui chargeait.
Crac !
L’ours, aussi gros qu’une maison, la mâcha et l’avala sans cérémonie.
Le bruit du verre qui se brisait entre ses dents était atroce.
« Q-qu’est-ce que vous lui avez donné ? »
« Une Potion de vie spirituelle. »
C’était une potion à base d’Herbe nourricière des esprits, qui purifiait la corruption mentale.
J’en avais emporté une, au cas où.
Comme je possédais la compétence Sang immortel, les attaques mentales représentaient une menace bien plus grande pour moi.
Je l’avais préparée moi-même, alors ses effets devraient être plutôt bons…
Un ours n’avait pas besoin d’une dose plus forte, si ?
Heureusement, le corps de l’ours fut secoué violemment et ses yeux retrouvèrent leur état normal.
« Guhk… ! »
L’ours roula une fois sur le sol, puis rapetissa progressivement et reprit sa forme d’elfe.
Kaellis s’exclama depuis l’intérieur de moi.
[C’était l’Érosion de l’âme ?!]
Quelque chose du même genre, probablement.
Je l’avais remarqué dès notre arrivée dans le Labyrinthe souterrain.
Le onzième étage avait lui aussi un effet de zone semblable à celui du neuvième.
Bien sûr, par rapport à l’Érosion de l’âme du neuvième étage, ce n’en était qu’une version légère.
Elle n’aurait guère d’effet si quelqu’un ne restait pas longtemps dans le Labyrinthe souterrain.
Mais Orca était restée trop longtemps au onzième étage.
Sa cabane se trouvait aussi juste devant l’escalier menant au Labyrinthe souterrain.
Après avoir été exposée pendant des décennies à l’énergie maligne qui s’en échappait, elle avait fini par en manifester les symptômes.
Les membres de l’équipe écoutèrent mes explications, l’air incrédule.
« Cette énergie s’est accumulée dans le corps d’Orca pendant des décennies… Mais un seul brin d’Herbe nourricière des esprits n’aurait pas suffi à régler le problème ? »
« L’Herbe nourricière des esprits ne pousse pas au onzième étage. »
« Ah bon ? »
L’Herbe nourricière des esprits était en gros une mauvaise herbe ; elle poussait donc facilement à l’état sauvage.
Mais il lui fallait tout de même des conditions favorables pour survivre.
« La colonie d’Herbe nourricière des esprits qu’on a trouvée au neuvième étage était exposée au soleil. Ici, la lumière du soleil est trop faible. »
« Ah, je vois. Au onzième étage, il n’y a du soleil qu’aux abords du temple, et même là, seulement brièvement. »
C’était pour ça que la forêt était si lugubre. On se demandait comment les arbres pouvaient pousser sans recevoir de véritable lumière du soleil.
Les symptômes étaient apparus si lentement qu’Orca n’avait probablement jamais compris qu’il s’agissait de l’Érosion de l’âme.
Elle avait sans doute cru devenir folle à force de vivre seule trop longtemps.
« Waouh, dit comme ça, c’est vraiment effrayant. »
Quand Yuki dit cela, tout le monde acquiesça.
« Les maladies mentales, ça fait peur… »
« … Pourquoi vous me regardez tous en disant ça ? »
« Guhk. »
À ce moment-là, Orca avait enfin repris ses esprits et s’était relevée.
Nous aurions pu la tuer comme ça, mais je n’en avais pas particulièrement envie.
Peut-être parce qu’Orca était druide, mais elle ne portait aucun équipement convenable.
De toute façon, la plupart ne lui auraient probablement servi à rien sous sa forme animale.
La personne qui apparut était une grande elfe.
Pour quelqu’un qui vivait dans la forêt, elle était plutôt robuste.
Elle portait des vêtements faits de matières naturelles, comme le cuir et les lianes, mais ses cheveux étaient si longs qu’on distinguait à peine son visage.
« Orca était une femme ? »
« Qui êtes-vous ? Qu’est-ce que vous avez fait, à entrer chez moi par effraction… ? »
« Euh… bonjour. »
Quand je la saluai maladroitement, un éclat féroce brilla entre ses cheveux emmêlés.
« Cette technique que vous avez utilisée… elle appartient à Kaellis. Quelle relation avez-vous avec lui ? »
Quoi ?
Elle ne l’avait aperçue qu’une fois, tout à l’heure… et elle n’était même pas dans son état normal à ce moment-là.
Elle l’avait reconnue immédiatement ?
Comme on pouvait s’y attendre d’une chasseuse chevronnée, son sens de l’observation était impressionnant.
Dans la Tour, ne pas savoir observer, c’était mourir.
« … Je l’ai rencontré au neuvième étage, où il était gardien de l’île. Kaellis m’a demandé de vous transmettre ses salutations. »
« Je vois. En tant que gardien de l’île… »
L’expression d’Orca s’adoucit légèrement. Elle désigna la cabane.
« Entrez, pour commencer. Je vous recevrai comme mes invités. »
L’intérieur de la cabane était très propre.
On aurait dit qu’elle ne contenait que le strict nécessaire en matière de meubles et d’affaires personnelles.
Naturellement, la plupart des objets étaient faits à la main.
Sang Hajun avait l’air très impressionné.
« C’est ça, le minimalisme ? J’aimerais que ma maison soit comme ça, moi aussi. »
« Asseyez-vous, si vous le pouvez. »
Orca s’assit en parlant.
Elle faisait chauffer du thé dans une bouilloire.
« Ouf, quand on voit ça, c’est plutôt chaleureux. »
« Vivre aussi longtemps dans la Tour… c’est impressionnant. »
L’équipe finit par se détendre.
Orca semblait être une chasseuse incroyablement puissante. Les hommes-lézards de tout à l’heure n’oseraient donc probablement pas attaquer à la légère.
Elle avait déjà compris ce qui lui était arrivé.
« Dire que j’ai fini par souffrir de l’Érosion de l’âme… La période d’incubation était si longue que je m’en suis rendu compte trop tard. S’il y avait eu ne serait-ce que de l’Herbe nourricière des esprits sauvage, je l’aurais cueillie et mangée instinctivement. »
« Vous avez remarquablement bien vécu dans un endroit pareil. »
« À part les chasseurs qui me causent parfois des ennuis, je n’ai pas à me plaindre. Mais comment pourrais-je vous remercier… ? »
Je ne m’attendais pas à ce qu’elle aborde le sujet la première.
Peut-être était-elle du genre à ne pas supporter de devoir quelque chose à quelqu’un.
J’avais entendu dire que les chasseurs prenaient très au sérieux les dettes de gratitude comme les inimitiés.
Leur métier était probablement si extrême que cela.
« Comme vous le voyez, je ne roule pas sur l’or. Je ne garde que le strict nécessaire en équipement de chasse, celui dont je me sers moi-même. »
« Même après avoir vécu des décennies au onzième étage ? »
La remarque de Kim Yuna avait peut-être un peu froissé son orgueil.
Orca se défendit avec vigueur.
« Détruire la nature par avidité, ce n’est pas la voie d’un druide. »
« … Eh bien, l’intérieur suffisait à me le faire comprendre. »
« Et puis, les trésors d’une personne qui vit seule dans la forêt ne font que l’exposer aux convoitises des autres chasseurs. »
C’était vrai.
Je décidai de ne pas me montrer cupide sans raison.
Orca restait une chasseuse puissante.
Inutile de nous la mettre à dos.
« Ça me suffit que vous ayez fait fuir les hommes-lézards. »
« Ceux de tout à l’heure ? »
« S’ils nous attaquent de nouveau plus tard, pourriez-vous nous aider ? Au moins jusqu’à notre départ ? »
À la question de Yuki, Orca secoua la tête.
« Je ne veux pas me faire des ennemis parmi les hommes-lézards sans raison. Mais s’ils vous attaquent près de chez moi, je vous aiderai. »
« … On viendra se réfugier ici si ça arrive. »
Avoir une base restait une bonne chose.
Nous vérifiâmes notre équipement et prîmes un vrai repas.
Ce n’était que notre premier jour, nous avions donc encore largement de quoi manger.
Orca jeta un regard à nos provisions.
« Hmm… »
« Vous en voulez ? »
« Je vous serais reconnaissante de m’en donner un peu. »
J’en avais déjà fait l’expérience au neuvième étage : les aliments sauvages n’étaient pas fameux.
En mangeant ensemble, l’atmosphère se détendit un peu.
« En fait, j’élève un lapin… »
« Ces bêtes sont difficiles à dresser à la propreté. Votre race ressemble étonnamment aux elfes. »
Nous passâmes la nuit dans la cabane.
Orca avait peut-être elle aussi besoin de parler à quelqu’un, car la conversation avança assez vite.
« Mais pourquoi ne quittez-vous pas cet endroit, Orca ? »
« … Je pensais qu’il n’y avait plus de place pour moi dans le monde extérieur à la Tour. »
Elle nous répondit plus volontiers que prévu.
« Je n’ai pas pu empêcher le monde de changer, et je n’ai pas su m’adapter à ces changements. »
« C’est pour ça que vous avez cessé de gravir la Tour ? »
« La plupart de mes compagnons d’ascension ont pris leur retraite ou sont devenus de hauts nobles avant de se retirer. Un bon nombre ont été assassinés après s’être heurtés aux puissants en place. »
« … »
Après l’apparition de la Tour, de puissants chasseurs sont devenus rois et seigneurs… C’était sans doute une version excessivement simplifiée de l’histoire.
Si on creusait un peu, on découvrirait sûrement un passé sanglant.
« Alors, vous vous êtes retirée du monde. »
« Ça aussi… mais j’avais également des dettes. »
« … Quoi ? »
Les membres de l’équipe, qui se tapotaient le ventre après le petit-déjeuner, se figèrent complètement.
Une confession inattendue, sortie de nulle part ?
« Les achats à crédit sont plus dangereux qu’on ne le croit. J’ai emprunté quelques pièces d’or, mais en seulement une dizaine d’années, la dette a explosé… »
Les intérêts composés étaient fatals pour les elfes, qui avaient une notion du temps très différente.
Je la vis soudain d’un autre œil.
Elle était passée du statut de chasseuse fière ayant tourné le dos au monde à celui de débitrice ordinaire.
« Qu’est-ce qui vous a endettée ? »
« J’ai simplement misé sur les résultats des expéditions des chasseurs. Et la dette a continué de grossir petit à petit… »
Des paris ?
Le pire.
Elle n’avait pas dit que les druides ne cédaient pas à l’avidité ?
Peut-être avait-elle retenu la leçon après s’être fait avoir une fois.
Elle ajouta quelque chose, sans doute pour sauver son honneur.
« La raison décisive, c’était la guerre des Prêtres de la mort. »
Quoi ?
Les Prêtres de la mort avaient aussi fait la guerre ?
Ils se mêlaient vraiment de tout.
Elle devina ma réaction à mon seul visage.
« On dirait que vous n’en savez rien. Votre race n’est pas dans la Tour depuis longtemps, n’est-ce pas ? »
« Nous sommes l’avant-garde de notre race. Qu’était-ce, cette guerre des Prêtres de la mort ? »
« Il y a quelque temps, un Seigneur chasseur d’une race a proclamé sa domination éternelle et formé une alliance pour s’opposer aux Prêtres de la mort. Ces derniers étaient pratiquement les seuls à menacer les Seigneurs chasseurs. »
Ça semblait tout à fait plausible.
« Alors que les autres races commençaient à répondre favorablement… la guerre s’est terminée en une seule journée. »
« En une journée ? »
« Les Prêtres de la mort ont lancé une convocation. Ce fut la guerre la plus silencieuse et la plus rapide de toutes les dimensions. À l’aube, personne n’était encore en vie dans le palais royal. On dit qu’ils ont tué non seulement les serviteurs, mais aussi les chiens qu’ils élevaient. »
« … »
C’était plutôt barbare.
Les Prêtres de la mort n’étaient donc pas tous des gens bien ?
« Quel rapport avec votre retrait du monde ? »
« Les seigneurs, que cette guerre des Prêtres de la mort avait inquiétés, ont essayé de me forcer à rejoindre leurs rangs. Ils se sont servis de ma petite dette comme prétexte… Les Seigneurs chasseurs étaient derrière les créanciers ; il n’y avait vraiment aucun moyen d’y échapper. »
Les Prêtres de la mort avaient gagné la guerre…
Mais l’hostilité des seigneurs semblait n’avoir fait qu’empirer.
Je comprenais mieux pourquoi son choix du onzième étage m’avait paru étrange.
Était-elle venue ici pour éviter les seigneurs elfes ?
Sinon, elle se serait installée à un étage inférieur au dixième, où la vie était plus facile et plus sûre.
Orca hésita un instant avant de s’adresser à moi.
« Comment en sommes-nous arrivés à parler de tout ça ? Enfin, ce n’est pas comme si je n’avais rien à vous donner en échange. Je n’ai pas d’objet de valeur, mais j’ai des informations. »
« Des informations ? »
Je l’écoutai attentivement.
Orca avait déjà tenté de franchir le quinzième étage.
Pour nous, elle était la meilleure enseignante possible.
« On dirait que vous avez à peu près compris le mécanisme du onzième étage… mais il y a encore un mécanisme caché que même moi, je ne comprends pas entièrement. »
« Hein… Où se trouve-t-il ? »
Un mécanisme caché dans la Tour signifiait une récompense exceptionnelle.
« Il y a des dizaines d’années, alors que je parcourais le Labyrinthe souterrain, j’ai découvert une zone cachée. Par hasard, j’ai vu un chasseur y entrer et en sortir. »
« Alors… vous n’y êtes jamais entrée vous-même ? »
« C’est ça. La curiosité n’est pas bonne pour vivre longtemps. Si vous en avez l’occasion plus tard, vous pourriez aller y jeter un coup d’œil. »
J’écoutai avec la plus grande attention sa description de l’endroit.
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