Chapitre 49
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Traducteur/éditeur : Mordor
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◈ Échapper à la Flèche en difficulté infernale ◈
Chapitre 49
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Dans les films et les jeux de zombies, on trouvait généralement toutes sortes de zombies.
Bien sûr, il y avait ceux qui traînaient les pieds, mais aussi les zombies qui marchaient, ceux qui couraient…
Des Tanks, des Chasseurs, des Sorcières, et même des zombies capables d’utiliser des pouvoirs psychiques ou des arts martiaux. Il en existait de toutes sortes.
Les fantômes étaient des monstres tout aussi variés que les zombies.
Alors, à quoi ressemblaient les monstres fantomatiques de la Tour ?
Imaginez le pire genre de créature qu’on puisse concevoir.
Leur résistance physique allait de soi, tout comme leur capacité à voler à toute vitesse. Ils étaient même assez intelligents pour agir en équipe et profiter des ouvertures des Chasseurs.
Le Manager, le boss fantôme du Centre commercial souterrain du septième étage, avait encaissé des dizaines de tirs d’une arme visant son point faible. Quant aux attaques capables de traverser les obstacles, c’était le strict minimum.
Heureusement, ceux qui nous faisaient face ne semblaient pas aussi redoutables.
Ils étaient tout de même assez nombreux.
Au moins dix.
Par précaution, je prévins Yuki à l’avance.
« Ne ménage pas tes munitions ! »
« Compris ! »
Ffffou !
L’un d’eux fondit sur moi sans un bruit.
D’un geste bref et efficace, je le tailladai de ma dague.
Pssht !
Il se dispersa aussitôt comme de la fumée.
Mais un autre se rua sur moi sans la moindre peur.
Ils avaient un objectif précis : récupérer la corne que je leur avais volée.
Je l’abattis à son tour.
Bang !
Yuki tira au fusil à pompe depuis le côté.
Elle avait l’occasion d’en toucher environ trois d’un seul coup, alors elle ne se retint pas.
Les fantômes semblaient peu résistants aux attaques physiques. Ils se dispersaient presque aussitôt…
Puis, peu après, ils réapparurent au loin, surgissant des ombres.
« Ah, chef d’équipe ! Ils reviennent à la vie ! »
Un mécanisme d’immortalité ?
J’aurais préféré qu’ils ne donnent pas ce genre de mécanisme à de simples monstres de base.
Ils étaient apparus au moment où j’avais ramassé la corne. C’était donc une sorte de monstre lié à une quête ?
Mais quand ils revenaient sans cesse par groupes de dix, je ne voyais pas comment les appeler autrement que des monstres de base.
Ils ont vraiment fait en sorte que ce soit pénible.
En temps normal, j’aurais sans doute dû les repousser tout en transportant la corne, puis m’échapper du village de pêcheurs.
Mais j’avais l’Outil rituel du prêtre de la mort.
Ceux que ma dague frappait ne pouvaient pas réapparaître.
Comme je le pensais. Elle a le pouvoir d’empêcher la résurrection.
Cette dague rendait toute vie à sa place légitime.
Y compris les vies factices comme les leurs.
Les fantômes sentirent le pouvoir de la dague, tremblèrent et crièrent :
« N’hésitez pas ! Attaquez tous en même temps ! »
Ils fondirent tous ensemble sur nous, s’offrant en cibles faciles.
Je tirai avec mon arme, comme Yuki.
BAAAM !
Peut-être parce qu’il s’agissait de la version à canon scié, mais le coup de feu fut assourdissant.
Le canon était si court que les gaz de poudre, principale source du bruit, s’échappaient à une pression bien plus élevée.
Mais c’était efficace.
Quand je tirai à la chevrotine, trois ou quatre fantômes disparurent en un instant.
Pssht !
J’abattis le dernier à la dague, puis ouvris le fusil pour le recharger.
Clic !
Le fusil à pompe reprit sans problème sa forme initiale.
La charnière que j’avais installée fonctionnait à merveille.
Du beau travail.
Je l’avais testé plusieurs fois après l’avoir modifié…
Mais le voir fonctionner comme prévu en plein combat, c’était autre chose.
La modification n’avait rien de particulièrement compliqué. Inutile de me rengorger.
Je me fis cette remarque, puis abattis les autres.
Frouish !
Leur nombre diminua rapidement et ils se méfièrent de ma dague. Plus aucun n’osa s’approcher.
« Argh, le trésor de notre village… ! »
Fffuit !
Je lançai ma dague et tuai celui qui n’arrêtait pas de radoter.
Fouu !
Puis je rappelai la dague dans ma main.
C’était la première fois que je l’utilisais en combat réel, mais elle se révélait plus efficace que prévu.
« Aaaah ! »
[Vous avez apaisé tous les habitants du Village de pêcheurs contaminé. À votre évasion, vous obtiendrez une récompense supplémentaire…]
« Hein ? »
J’avais aussi validé un succès sans le vouloir.
En lisant le message, je vis qu’une Carte de compétence avait été ajoutée à la récompense de fin !
« Waouh, ils distribuent des Cartes de compétence comme ça au neuvième étage… ? »
« J’ai hâte de voir ce qu’on va obtenir. »
Une fois tous les monstres éliminés, je remarquai des cristaux éparpillés dans les environs.
Les petits Cristaux d’âme que j’avais vus la veille.
C’était vraiment le butin principal du neuvième étage.
« Je vais tout ramasser. »
Je pourrais seulement ensuite fouiller les autres bâtiments.
[Compétence Estimation transcendée. Compétence Expert du butin activée.]
J’avais trop souvent utilisé la Main de Dieu. J’avais donc prévu d’économiser autant que possible mes compétences de Transcendance pendant l’exploration…
Mais il fallait bien s’en servir dans un coin pareil, idéal pour récolter des ressources.
Heureusement, je repérai une arme à feu dans un coffre, à l’intérieur d’une maison abandonnée toute proche.
Je m’y précipitai et l’ouvris.
« Hein ? »
Mais…
L’arme à feu trouvée sur place ne ressemblait pas du tout à ce que j’avais imaginé.
Elle avait l’air d’un vieux fusil, mais son canon était étrangement étroit.
Il était si étroit que je me demandai si une balle pouvait seulement passer correctement dedans.
En voyant les munitions posées à côté, je poussai un petit grognement.
« Ah, ne me dis pas que… »
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« C’est du calibre .22… Un Ruger 10/22. »
Des cartouches .22 Long Rifle.
Plus communément appelées .22 LR.
Malgré leur nom, elles étaient minuscules et pas très longues.
C’était l’exemple classique d’une cartouche de petit calibre au pouvoir d’arrêt très faible.
Même les cartouches de 9 mm Parabellum que j’utilisais dans le Nightfall étaient environ trois fois plus puissantes.
« Alors… c’est mauvais ? »
« C’est la cata. »
Les munitions de calibre .22 étaient si petites et légères qu’on plaisantait en disant que les gens se mettaient en colère quand on leur tirait dessus avec.
Au moins, il y avait une quantité convenable de munitions. C’était déjà ça.
Le fusil, lui, était dans un état lamentable.
Même s’il avait été rangé dans un coffre, l’humidité l’avait à moitié pourri.
Les pièces métalliques avaient également besoin d’être réparées.
Mais c’était toujours mieux que rien.
Je me forçai à voir le bon côté des choses et ramassai la corne.
« On a récupéré presque tout le butin. Je vais bientôt les appeler. »
« Oui ! »
Le troisième membre de notre équipe avait déjà été choisi.
Je pensai à Sang Hajun et soufflai dans la corne.
Bwooooo !
Un portail dimensionnel s’ouvrit devant nous dans un grondement grave et majestueux, et Sang Hajun arriva.
Au même instant, la corne se brisa en mille morceaux.
« Hajun ! »
« Beau travail, chef d’équipe. J’ai tout vu depuis la Zone interétages. »
Hajun nous salua en prenant le fusil Ruger.
Nous quittâmes le village de pêcheurs et discutâmes en retournant au camp.
« Ils servent à manger, là-bas ? »
« Oui, mais c’est mauvais. »
« Dommage… »
La présence d’un membre supplémentaire dans l’équipe me rassurait énormément.
Hajun bougeait comme s’il n’avait pas passé deux mois loin de nous.
Il s’était aussi bien débrouillé pendant l’entraînement.
Alors que nous ramassions de la nourriture dans les environs en regagnant le camp…
Mes sens détectèrent quelque chose d’étrange.
« Hum ? Venez voir un instant. »
Entre l’épave et le village de pêcheurs, une petite statue de pierre se dressait au milieu de la jungle.
Elle avait une apparence très inhabituelle.
On aurait dit que la personne représentée et tout ce qui l’entourait avaient été pétrifiés ensemble, puis préservés ainsi.
Je me rappelai ce que Queenbell Hartman m’avait dit en me donnant des informations sur le neuvième étage.
« Il a dit qu’il y avait un temple et quatre statues au neuvième étage. Ça doit être l’une d’elles. »
« C’est la clé pour ouvrir le temple ? »
Il avait dit que le temple s’ouvrirait une fois les quatre statues manipulées…
Mais « manipuler » était un terme bien vague.
Qu’est-ce qu’on était censés faire exactement ?
J’utilisai toutes les compétences à ma disposition pour examiner la statue.
Elle représentait un homme en train d’arracher l’écorce d’un arbre.
L’homme semblait être un Chasseur.
Il portait du matériel d’exploration et tenait une arme.
« Une statue de Chasseur ? C’est inattendu. »
« Chut. Le chef d’équipe se concentre. »
La statue ne comportait aucune pièce mobile.
On ne pouvait pas l’activer en appuyant sur un bouton ou quelque chose du genre.
J’examinai de près les détails incroyablement réalistes de la statue.
« Cet homme… il est mort de faim ? »
« Hein ? Pourquoi tu penses ça ? »
« Il a les joues creuses et le ventre rentré. En plus, il arrache l’écorce d’un arbre. »
« Ah, maintenant que tu le dis, on voit ses os sous sa peau ! »
N’importe qui aurait compris qu’il était au bord de la famine.
Recroquevillé devant l’arbre, il n’avait même pas l’air d’avoir la force de bouger.
Hajun avança prudemment une hypothèse.
« C’est peut-être un Chasseur qui est mort ici et s’est transformé en statue ? »
« … C’est vraiment triste, dit comme ça. »
Mourir de faim, seul, dans un endroit pareil… C’était horrible à imaginer.
Je déposai une partie de la nourriture que nous avions ramassée sur la pierre, devant lui.
Il y en avait au moins assez pour faire un repas à une personne.
Hajun regarda la nourriture et me demanda :
« … Qu’est-ce que tu fais ? »
« Une offrande. »
Et alors…
Flash !
Une faible lueur émana de la statue, qui se transforma bientôt en fumée avant de disparaître.
[Statue de l’homme affamé démantelée. Jusqu’à votre évasion du neuvième étage, la consommation d’endurance et la faim seront légèrement réduites.]
« Hein, c’est… »
Alors, voilà ce que signifiait « manipuler » les statues.
On aurait dit qu’il avait mangé à sa faim avant de partir.
Qui aurait cru que la culture traditionnelle coréenne nous serait utile ici ?
« J’ai entendu dire que la vague coréenne avait le vent en poupe, ces derniers temps… »
J’avais vraiment l’impression de devenir un Prêtre de la mort.
« Beau travail, chef d’équipe. Ah, il y a une proie là-bas. C’est un cerf ? »
Hajun désigna un endroit au-delà des herbes.
Si c’était un cerf, nous aurions de quoi manger pendant environ une journée, tous les trois.
On pourrait en manger davantage si l’on ne tenait compte que de la quantité de viande…
Mais avec ce temps, la viande risquait de pourrir.
Nous ne savions pas non plus comment la conserver, et nous avions déjà beaucoup trop de choses à faire.
« J’y vais. Hajun, retourne au camp avec Yuki et surveille les environs. »
« D’accord. »
Le camp était installé dans un arbre, au sommet d’une colline…
Si Hajun installait sa caméra à bille de verre, nous pourrions surveiller les lieux à distance.
Fffou !
J’accélérai et chassai le cerf.
Je ne pouvais pas utiliser ma dague pour chasser.
Il était déjà arrivé plusieurs fois qu’un cadavre se change en fumée ou en poussière.
À la place, j’aiguisai rapidement une branche et m’en servis comme d’une lance de jet.
« Kriii ! »
Grâce à la force monstrueuse d’un Chasseur, elle atteignit un point vital sans difficulté.
Comme pour le lapin que j’avais dépecé la veille, je suspendis le cerf à un arbre pour le saigner alors que son cœur battait encore. Puis je lui retirai la peau et récupérai la viande.
Il pesait plus de cinquante kilos. Ce ne fut pas une mince affaire.
« Hop ! »
[Compétence Technique physique transcendée. Compétence Force inhumaine activée.]
En temps normal, c’était Yuki qui s’occupait de la découpe et de la cuisine…
Mais j’avais un peu appris en la regardant pendant l’entraînement.
Peut-être parce que c’est un animal sauvage… Celui-ci a à peine de graisse, lui aussi.
Ce n’était clairement pas une nourriture capable de nous sustenter sur le long terme.
« Yuki, j’ai rapporté du cerf. »
« Oh. Je le fais cuire tout de suite ? »
« Oui. »
Il nous restait encore une montagne de travail.
Hajun avait déjà installé la caméra.
Après lui avoir montré comment poser le plancher de la cabane, j’inspectai le Ruger 10/22.
Hajun avait emporté des outils d’entretien pour armes à feu dans ses bagages.
[Compétence Œil de désassemblage activée.]
Grâce à cette compétence, je repérai aussitôt les problèmes de chaque pièce.
La rouille pouvait être enlevée…
Mais le vrai problème venait des pièces internes.
Heureusement, la culasse était en relativement bon état.
Le canon et le chargeur, en revanche, étaient dans un état déplorable.
« Ouah, cette arme est complètement fichue. »
Les rayures du canon étaient si usées qu’il valait mieux les limer entièrement.
Je me mis au travail avec une lime ronde.
Au fait, ces outils étaient eux aussi en Ultra-alliage.
Le plus pénible, c’était de déployer tous ces efforts pour remettre en état une arme de calibre .22.
« Si j’avais su, j’aurais simplement apporté une arme en état de marche… »
Hajun avait bien d’autres choses à prendre qu’une arme à feu.
L’Élixir céleste, une potion d’urgence, mais aussi un outil multifonction, des instruments de mesure, du sel et bien d’autres choses.
Rac, rac.
Je me concentrai et m’aidai de mes compétences pour terminer le canon en moins d’une heure.
J’avais limé presque toutes les rayures, transformant le canon en canon lisse…
Mais vu son état, c’était la meilleure solution.
Le chargeur était encore pire.
Le fusil Ruger utilisait un chargeur rotatif de dix cartouches.
Les balles étaient si petites que le chargeur ressemblait à un taille-crayon…
Et, comble de malchance, la pièce la plus importante et la plus précise de son mécanisme était cassée.
« Hajun, charge une cartouche à la fois directement dans la chambre et utilise-le comme ça, sans le chargeur. Je le réparerai plus tard si on a le temps. »
« Merci. »
Hajun prit le fusil sans se plaindre.
Même du calibre .22 pouvait tuer si on atteignait correctement quelqu’un à la tête.
Si un monstre plus coriace apparaissait, il nous faudrait fuir.
« Ah, et le canon est lisse. Je ne peux pas garantir la précision au-delà de cinquante mètres. »
« J’attendrai qu’ils s’approchent pour tirer. »
Avait-il appris à voir le bon côté des choses pendant sa convalescence ?
Cela dit, si un membre de ton équipe s’était donné tout ce mal pour réparer ton arme, il fallait être inhumain pour se plaindre.
Après le déjeuner, Yuki et Hajun tressèrent un toit avec des troncs et des feuilles pour nous protéger de la pluie.
Pendant qu’ils s’en occupaient, je rapportai du bois pour construire les murs.
Nous étions tous des Chasseurs compétents, alors nous avancions vite.
Nous finirions peut-être le camp bien plus tôt que prévu.
Et puis…
« Kiiiaaaah !! »
Un cri strident retentit quelque part.
Je me levai aussitôt et attrapai ma dague et mon arme.
« Ah ! »
« Q-Qu’est-ce qu’il y a ? »
Les deux autres, qui tressaient le toit, se redressèrent aussi en sursaut.
Ils avaient l’air sincèrement perplexes.
Ce qui me laissa encore plus perplexe.
« Comment ça, qu’est-ce qu’il y a ? Vous n’avez pas entendu le cri ? »
« Quel cri ? Je n’ai rien entendu… »
répondit Yuki.
Étais-je le seul à l’avoir entendu parce que mes sens étaient plus développés que les leurs ?
Pourtant, ce cri avait été assez fort.
Hajun vérifia aussitôt la caméra à bille de verre, mais il n’y avait rien dans la direction que je lui avais indiquée.
« Je ne vois rien… »
« C’était une hallucination auditive ? »
« … On est sur l’Île des âmes endormies. C’est possible. »
C’était vrai.
À la réflexion, il était impossible que le neuvième étage nous laisse camper tranquillement.
Il devait bien y avoir quelque chose pour tourmenter les Chasseurs.
Une malédiction qui s’accumulait automatiquement avec le temps, comme le Gel de l’âme du sixième étage.
Mal à l’aise, je posai le toit terminé sur la charpente, une section après l’autre.
Même avec mes compétences de Transcendance, installer la poutre faîtière m’avait demandé un effort insensé…
Mais ça en avait valu la peine.
À peine avions-nous fini de poser le toit que la pluie se mit à tomber à verse, comme si elle nous avait attendus.
« Ah, rentrons ! »
« Attends un peu. Il faut encore monter un mur… »
Une fois un mur érigé avec le bois préparé, le bâtiment commença enfin à ressembler à une vraie construction.
Je fis brûler davantage d’Herbe répulsive pour les insectes et m’allongeai, épuisé.
C’était le paradis.
« Il est encore tôt, mais… je vais me reposer. »
« Mm, d’accord. »
Yuki semblait étrangement heureuse, encore une fois.
Elle avait l’air comme ça chaque fois qu’elle entrait dans la Tour.
Bien sûr, je n’étais pas en position de parler.
Nous étions à deux doigts de la mort.
Peut-être était-ce pour ça que je me sentais si intensément vivant.
Mon cœur avait-il toujours battu aussi fort ?
Mes muscles criaient et mes os craquaient.
Même si mon corps s’affaissait d’épuisement, tous mes sens restaient aiguisés et en alerte.
Une sensation que je ne connaîtrais jamais en dehors de la Tour.
Ah, maintenant que j’y pense, je n’ai probablement pas besoin d’avoir mal aux muscles.
Combien de temps dormis-je au son de la pluie, en sentant la chaleur de Yuki contre moi ?
Quand je rouvris les yeux, il était déjà au milieu de la nuit.
Je sentis plusieurs présences s’approcher silencieusement du camp à travers l’obscurité.
La présence d’ennemis m’avait réveillé.
Mes Sens complets les avaient clairement repérés.
Ce n’était ni une hallucination ni une hallucination auditive.
Mon sommeil profond avait été interrompu, mais je ne ressentais ni agacement ni colère.
Même ça, c’était un luxe, à présent.
Je n’avais qu’à accepter que ce qui devait arriver était arrivé.
Je réveillai Hajun et Yuki, puis sortis ma dague et mon arme.
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