Chapitre 45
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Traducteur/éditeur : Mordor
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◈ Échapper à la Flèche en difficulté Enfer ◈
Chapitre 45
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Prêtre de la mort.
Même dans la Tour, où plusieurs factions avaient vu le jour, je n’avais jamais entendu ce nom.
Par précaution, je passai au peigne fin toutes les informations disponibles sur le jeu Évasion de la Tour, à l’intérieur comme à l’extérieur…
Mais je ne trouvai aucune faction ni aucune créature appelée le Prêtre de la mort.
Et pourtant, on m’avait envoyé un cadeau.
« Le Prêtre de la mort… serait une faction extérieure à la Tour, plutôt qu’une faction qui s’y trouve ? »
Voilà pourquoi je n’avais rien trouvé à son sujet dans la Tour.
À bien y réfléchir, j’avais récupéré ma dague sur le cadavre d’un chasseur, pas d’un monstre.
« Il y a aussi des tarés, dehors ? »
J’avais cru que les Goblin Merchants étaient ce qu’il y avait de plus étrange.
Un profond malaise m’envahit.
Toc. Toc.
Je fouillai soigneusement le colis et la boîte en bois…
Mais il n’y avait ni lettre ni quoi que ce soit d’autre.
La seule chose qu’elle contenait, c’était le masque.
Un masque blanc et fin.
Il n’arborait pas la moindre expression, pas le moindre motif.
« Le porter ne va pas me tuer, au moins ? »
C’était sans aucun doute un artefact de grande qualité…
Mais son aura était très différente de l’énergie magique sinistre qui émanait de la dague.
[Masque du prêtre de la mort : la mort peut prendre n’importe quel visage.]
Même après avoir utilisé à nouveau Estimation, je ne parvins pas à découvrir ses effets précis.
Tous les artefacts du Prêtre de la mort avaient des descriptions étranges.
Rien de très clair à première vue.
On aurait même dit que la compétence Estimation les traitait différemment.
« Mais surtout, comment ont-ils trouvé mon adresse ? C’est qui, ces types, bon sang ? »
C’était un immeuble réservé aux membres de l’Association des chasseurs. Ils avaient peut-être réussi à trouver l’adresse générale d’une manière ou d’une autre.
Mais ils n’auraient pas dû connaître l’étage exact.
Cela dit, je me faisais aussi livrer des choses. Peut-être que c’était si facile que ça ?
Les données personnelles des citoyens coréens n’étaient sans doute pas si privées.
« Ah, j’en sais rien. Je ferais mieux de me reposer un peu. »
Je rangeai soigneusement le masque dans le débarras, puis filai me coucher.
« Ouf… »
Le lit était inutilement grand et moelleux.
Chaque fois que je rentrais de la Tour, je me disais qu’aucun autre meuble de la maison ne justifiait autant son prix.
Pas que je l’aie payé de ma poche.
Je dormis comme une masse et ne me réveillai que le lendemain, peu avant midi.
Après ma douche, je réfléchissais à ce que j’allais manger pour le petit-déjeuner quand Yuki frappa à ma porte.
« Oh, Yuki. »
« Bonjour, Bienfaiteur ! »
Je ne m’en étais rendu compte qu’à cet instant.
Elle continuait à m’appeler Bienfaiteur quand nous étions seuls ?
C’était un peu gênant.
Yuki ne prêta aucune attention à ma réaction et entra, suivie par une rangée de clones.
Comme elle l’avait dit la veille, chacun de ses clones portait des vêtements différents.
« J’ai entendu parler d’un bon café qui sert le brunch dans le coin. Ça te dirait d’y aller ensemble ? »
Elle partait donc du principe qu’on passerait notre jour de congé ensemble ?
Elle connaissait même les cafés à brunch.
Elle s’adaptait vraiment très bien à la vie en Corée.
En tant que chef d’équipe, ça me rassurait beaucoup.
« Au fait, quelle tenue préfères-tu ? »
« Elles sont toutes jolies… mais si je devais en choisir une, je dirais celle-là. »
Pour être honnête, je n’avais pas vraiment regardé les vêtements. J’avais choisi le corps original de Yuki.
Elle n’aurait pas mis sur elle-même la tenue dans laquelle elle se sentait le plus en confiance ?
Yuki congédia alors ses clones.
Frouf !
Les vêtements qu’ils portaient tombèrent par terre.
Ils les avaient donc bel et bien portés.
Je croyais qu’ils ne faisaient que reproduire leur apparence, comme d’habitude.
Yuki fit réapparaître ses clones et leur demanda de ramasser les vêtements.
Puis elle se dirigea droit vers la grande poubelle dans un coin du salon.
« Yuki, ce n’est pas un panier à linge. C’est une poubelle. »
« Je sais. »
Elle comptait jeter tout ce que je n’avais pas choisi ?
Elle me faisait encore paniquer dès le matin.
Je réussis de justesse à l’arrêter en changeant de sujet.
« Au fait, qu’as-tu fait de l’argent gagné en vendant ton or ? Tu aimes faire les magasins de vêtements ? »
« Ah ! Tu veux venir voir chez moi ? »
Le visage illuminé, elle me fit descendre à l’étage inférieur.
Chaque logement occupait un étage entier, ce qui laissait pas mal d’espace à aménager comme on le voulait…
Yuki avait transformé une pièce en dressing.
Où que je pose les yeux, il y avait des armoires, des portants et des étagères d’exposition.
« Ça te plaît ? »
« Waouh, on dirait que tu as déménagé un magasin entier ici. »
« Il n’y a qu’une seule taille, par contre. J’ai fait venir cette partie directement du Japon. »
Présenté comme ça, l’ensemble avait fière allure.
Je devrais apprendre à dépenser mon argent, moi aussi.
Yuki avait reçu environ trente pour cent des bénéfices de la vente de l’or gagné lors de la première conquête du huitième étage.
J’avais voulu lui en donner la moitié, mais elle avait refusé jusqu’au bout.
À titre indicatif, l’Association des chasseurs devait nous rembourser séparément tout l’argent dépensé pour acheter de la technologie à la boutique.
Ils avaient dit que le prix était dérisoire pour une technologie aussi avancée.
Nous avions aussi convenu de toucher des redevances lorsque cette technologie serait réellement commercialisée.
Je ne savais pas très bien ce que ça voulait dire, cela dit.
Après y avoir réfléchi, je la ramenai à l’étage et lui montrai le masque.
« Qu’est-ce que tu en penses ? »
« Hmm. Il est élégant. On te l’a livré ? »
« Ouais. Je ne sais même pas qui l’a envoyé. Même la compétence Estimation ne m’indique pas les détails… »
« Je pourrais essayer de le faire porter à un clone ? »
Yuki fit une proposition inattendue.
À bien y réfléchir, sa Technique de clonage permettait aussi d’utiliser de l’équipement.
C’était vraiment une compétence à tout faire.
« Mais si ça te fait du mal… »
« Ça n’arrivera pas. Ce n’est qu’un clone. »
Elle m’arracha le masque des mains et le posa aussitôt sur un clone.
« Hein ? »
Quelque chose clochait.
Le clone n’arrivait pas à utiliser correctement l’artefact…
Mais ce n’était pas un échec complet.
« Ah, je crois que j’ai compris. »
« Quoi ? Tu n’arrivais même pas à t’en servir correctement. »
« L’énergie qui se dégage de ce masque m’est très familière. Elle ressemble étrangement à celle d’un clone. Je crois que c’est un artefact de déguisement. »
« Un déguisement ? »
[Masque du prêtre de la mort : la mort peut prendre n’importe quel visage.]
Je vois.
Il pouvait emprunter le visage de quelqu’un d’autre ?
On aurait dit un artefact conçu uniquement pour les assassinats.
On enfilait le Masque du prêtre de la mort pour s’infiltrer, on poignardait quelqu’un avec la dague, et il ne restait probablement même pas de cadavre.
« … Ça n’a aucun sens. Pourquoi m’envoyer un truc pareil ? »
Quel que soit l’angle, ce n’était pas le genre d’artefact qui faisait du mal à son porteur.
Je rangeai le masque et quittai l’appartement avec Yuki.
Si j’y réfléchissais trop longtemps, elle finirait par s’inquiéter pour rien.
« Allons prendre un brunch. Mais qui est-ce qu’on pourrait inviter… »
Puisqu’on sortait, autant convier quelqu’un d’autre.
À vrai dire, je voulais éviter autant que possible de me retrouver seul avec Yuki.
Go Jiho et Han Juwon passaient sans doute du temps avec leur famille en ce moment.
Sang Hajun préférerait sûrement traîner seul chez lui.
Il ne restait que Kim Yuna.
Je m’apprêtais à la contacter quand Yuki m’attrapa le poignet pour m’arrêter.
« Ah, j’ai déjà demandé à Yuna. Elle a dit qu’elle voulait juste se reposer seule aujourd’hui. »
« Tu lui as déjà demandé ? Tu as été rapide. »
Les femmes ne laissaient vraiment rien au hasard.
Impressionné, je sortis de l’appartement.
Yuki et moi prîmes tranquillement le chemin du café à pied.
C’était vraiment tout près.
L’endroit avait l’air cher au premier coup d’œil.
Nous commandâmes quelques plats inconnus et nous installâmes…
Il y avait plusieurs autres chasseurs dans les environs.
J’avais assez d’expérience à présent pour les reconnaître au premier regard.
Par habitude, je parcourus mon application de messagerie.
« Ils ont commencé à produire un prototype de réacteur à énergie dimensionnelle. »
« J’espère que ça va marcher. »
« … Yuki, tu ne me détestes plus trop, maintenant ? »
« Tu me poses cette question beaucoup trop souvent, ces derniers temps. »
Yuki gloussa.
Bien sûr, je n’arrivais pas à oublier ce qui s’était passé dans le Mini-donjon, la Prison des liens.
« J’avais du mal à maîtriser mes émotions, moi aussi, à ce moment-là. »
« Ah bon ? »
« Oui. Je ne pensais qu’à tout ce que je détestais chez toi, Bienfaiteur… »
C’était donc comme ça que ça fonctionnait ?
Notre conversation dériva naturellement vers les donjons.
« Tu crois qu’il est impossible de conquérir seule le Mini-donjon de la Prison des liens ? »
« Je ne pense pas. Tu pourrais ouvrir les deux poignées en même temps, toute seule. »
« Ah, c’est vrai ? »
« Même si les chasseurs qui souffrent de haine envers eux-mêmes auraient peut-être un avantage… »
« Le neuvième étage aura-t-il des restrictions comme le huitième ? »
Nous étions tous les deux en train de manger et de discuter tranquillement quand je vis une foule se rassembler dehors, de l’autre côté de la fenêtre.
Au début, je crus qu’il y avait une sorte d’événement…
Mais ce n’était pas le genre d’événement que j’imaginais.
Les chasseurs autour de nous commencèrent peu à peu à s’énerver.
« Ah, ces types sont encore là. »
« Qu’est-ce qui se passe ? »
« Il y a un groupe qui s’appelle l’Association des amis de la Tour. Ils aiment les amis de la Tour. C’est une association de protection des monstres. »
« Quoi ? Ils sont cinglés ? »
« … »
Yuki et moi échangeâmes un regard silencieux.
La Corée était si sûre que toutes sortes de dingues pouvaient y faire leur apparition.
« Pourquoi ils viennent faire tout ce boucan ici ? »
« Il y a beaucoup de chasseurs qui vivent dans le coin. Et c’est un quartier riche, alors c’est un bon endroit pour attirer l’attention. »
« C’est vrai. S’ils faisaient ça dans un quartier vraiment mal famé, ils se feraient tabasser. »
Nous décidâmes de partir.
« Yuki, on va où, maintenant ? »
« J’ai entendu dire qu’il y avait plein de boutiques éphémères un peu plus loin. »
« Ah, bonne idée. »
Elle avait répondu sans hésiter, comme si elle avait préparé ses réponses à l’avance.
C’était facile de sortir avec elle.
C’est alors qu’une des femmes d’âge mûr, dehors, qui brandissait une pancarte en criant, m’attrapa.
Je m’étais fait avoir comme un bleu.
« Excusez-moi ! Vous êtes un chasseur célèbre, n’est-ce pas ? »
« Hein ? »
Ça me semblait un peu bizarre de nier que j’étais un chasseur célèbre, ici.
J’étais le chef de l’Équipe Alpha, l’une des équipes représentatives de Corée.
Et le premier chasseur de rang EX au monde.
« Vous avez la bonne personne. »
« Bienfaiteur, qu’est-ce que tu fais… »
Yuki s’emporta et voulut intervenir…
Mais les manifestants furent plus rapides.
La femme me fourra un micro dans la main et demanda : « Comment pouvez-vous tuer sans pitié même les petits monstres encore jeunes ? »
« Hein ? Ah… ça ? »
C’était effectivement difficile.
Les jeunes monstres étaient petits et rapides, donc difficiles à viser.
Mais ils étaient relativement moins résistants.
« Vous pouvez utiliser des armes légères ou des grenades. »
« Non ! Ce n’est pas ce que je vous demandais ! »
La femme et les autres manifestants s’emportèrent.
Ma réponse ne leur avait pas plu, apparemment.
Cela dit, il fallait quand même économiser les grenades.
« Comment pouvez-vous faire quelque chose d’aussi cruel ? »
Ce n’est qu’alors que je compris que quelque chose clochait.
« … Pourtant, eux aussi nous tirent dessus, non ? »
« Hé ! Arrêtez de dire des bêtises aux chasseurs ! »
Les chasseurs qui nous observaient depuis le café sortirent pour m’encourager.
Mais la femme ne se laissa pas démonter.
« Il doit bien y avoir des monstres qui ne tirent pas ! Des plus mignons ! »
« … Des monstres mignons ? Les scorpions du deuxième étage, vous les trouvez mignons ? »
Je posai sérieusement la question à Yuki, qui répondit en soupirant.
« Ça dépend du point de vue. Peut-être. »
« Je parle des monstres qui apparaissent en dehors de la Tour ! »
En regardant de plus près les bannières qu’ils brandissaient…
Elles étaient couvertes d’images de monstres plutôt mignons, des renards et de petits animaux, par exemple.
Il y avait donc des monstres de ce genre à l’étranger aussi ?
La barrière protégeant la Corée fonctionnait si bien qu’aucun monstre n’y apparaissait. Je ne le savais donc pas.
« Je n’ai jamais chassé de monstre en dehors de la Tour. »
Après ma réponse honnête, les manifestants parurent enfin satisfaits.
« Vous voyez ? Il n’y a pas besoin de les tuer aussi en dehors de la Tour, si ? »
« Eh bien… tant qu’ils ne viennent pas jusqu’en Corée. Mais qu’est-ce que vous comptez faire, au lieu de tuer les monstres ? »
« Bonne question. Notre Association des amis de la Tour essaie d’obtenir des autorisations pour garder de petits monstres inoffensifs… »
Des autorisations pour les garder ?
Ils voulaient élever des monstres comme animaux de compagnie ?
Quel objectif ambitieux.
J’étais sincèrement impressionné.
« Alors vous allez leur mettre une laisse et une muselière pour les promener ? »
« C’est ça. Pour l’instant, on les appelle des monstres, mais ils pourraient devenir les nouveaux compagnons de l’humanité… »
« Vous allez les apprivoiser avec des friandises, réclamer leur affection et les affamer s’ils ne vous obéissent pas ? »
« … Pardon ? »
Pourquoi étaient-ils si surpris ?
C’était bien ça, un animal de compagnie, non ?
« Vous allez les enfermer dans des cages étroites, leur couper les cordes vocales, les faire stériliser… puis les abandonner quand vous en aurez assez. »
Ne serait-il pas plus charitable de les tuer proprement ?
Ces gens-là étaient impitoyables, malgré leur apparence.
Les chasseurs auraient peut-être quelques leçons à tirer d’eux.
« Waouh, c’est impressionnant. J’espère vraiment que l’humanité pourra un jour utiliser les monstres comme esclaves. »
« Pas des esclaves, des animaux de compagnie ! »
« Ah, oui. Des animaux de compagnie. C’était le principe. Désolé. »
Je leur fis mes adieux chaleureusement, puis partis.
Les chasseurs qui filmaient la scène derrière nous applaudirent, eux aussi, l’air satisfait.
Après avoir consulté son smartphone, Yuki déclara : « Comme je le pensais… ils importent des animaux de compagnie. Il semble aussi qu’il y ait des gens qui espèrent obtenir des subventions publiques. »
« Vraiment ? »
J’avais entendu dire que les poussettes pour chiens se vendaient mieux que celles pour bébés, de nos jours.
Apparemment, nous n’étions pas les seuls à gagner de l’argent grâce aux monstres.
« Tout le monde travaille dur… Nous aussi, on devrait s’y mettre. »
« Digne de notre chef d’équipe. »
Yuki gloussa, puis le service de recherche et développement de l’Association des chasseurs me contacta.
J’avais brièvement discuté avec eux de la Radio de la Tour auparavant…
Mais c’était la première fois qu’ils m’appelaient directement.
Je décrochai. Un chercheur enthousiaste s’écria : [Chasseur ! Nous avons réussi à produire un prototype à partir du plan que vous nous avez apporté ! L’énergie dimensionnelle infinie est désormais entre nos mains !]
« Oh, super. Et maintenant, on en fait quoi ? »
[On fait bouillir de l’eau et on met des turbines en mouvement.]
Ah, je vois.
Au fond, c’était à peu près la même chose.
Je décidai de passer plus tard pour voir ça de mes propres yeux, puis fis le tour des boutiques éphémères avec Yuki.
Un journal télévisé familier passait près de l’espace où étaient exposés les prototypes des boutiques.
La nouvelle semblait assez grave : pas mal de gens s’étaient rassemblés devant l’écran.
[Le plus grand monstre jamais apparu, qui a émergé à Vladivostok, n’a toujours pas de méthode de neutralisation connue…]
« Quoi ? C’était à Vladivostok ? C’est quand même assez près de la Corée, non ? »
À en juger par la carte, c’était effectivement tout près.
La Russie était si immense que j’avais cru qu’elle se trouvait pratiquement dans un autre monde.
L’écran montra alors l’énorme monstre.
La dague à ma taille se mit à trembler violemment.
« Euh… »
« Qu’est-ce qui ne va pas, Bienfaiteur ? »
« Ah, rien. »
On aurait dit que la dague ne supportait pas l’existence même de cette chose.
Je resserrai bien le lien de son fourreau, puis me rendis à l’Association des chasseurs pour voir le prototype.
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