Chapitre 4
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : Mordor
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Échapper à la Tour en difficulté Enfer ◈
Chapitre 4
──────
Voyons le bon côté des choses.
Si je m’échappais du septième étage, je deviendrais le premier Chasseur au monde à posséder une compétence de rang EX.
Les Chasseurs recevaient des Compétences de base en s’échappant de la Tour, et leur rang dépendait de l’étage où ils étaient entrés.
Mais aucun Chasseur n’était jamais entré au septième étage et n’en était ressorti vivant.
Pas même avec du matériel adapté et une équipe de Chasseurs chevronnés.
Qu’un débutant s’échappe du septième étage, c’était absurde, pour commencer.
J’y réfléchissais tout en esquivant les balles.
J’avais fait trop de bruit à l’hôpital.
On aurait dit que tous les Chasseurs et les monstres du coin s’y étaient rassemblés.
Ratatatat !
Ils tiraient au moindre bruit.
Je ne me souvenais pas que c’était aussi terrible dans le jeu.
[Niveau de la compétence Détection passé à 8.]
« Grrr… »
Je sentis des monstres devant moi.
Je ramassai un gros éclat de verre et le lançai dans la ruelle d’en face.
Crac !
« Kyaaa ! »
Ils se précipitèrent droit vers le bruit.
Mais la Détection repérait toujours plus de monstres et de Chasseurs.
Fichons le camp.
J’avais déjà récupéré le butin essentiel.
Je courus vers la Sortie descendante la plus proche.
Je ne voulais pas passer une minute de plus au septième étage.
Il y avait une station de métro près de l’hôpital.
C’était un endroit dangereux, mais je ne pouvais pas faire le difficile. Rien n’était plus dangereux que cet hôpital, pour l’instant.
Même en courant à perdre haleine, je m’efforçai de faire le moins de bruit possible.
[Niveau de la compétence Furtivité passé à 7.]
Les petites frappes avaient souvent l’habitude de camper près d’une sortie, mais il aurait fallu être complètement idiot pour faire ça au septième étage.
Quiconque était capable d’entrer au septième étage était sûrement bien équipé, possédait de nombreuses compétences et avait de bonnes réserves de consommables.
S’il le voulait, il pouvait bombarder les environs de grenades.
Aucun butin ne valait plus que sa vie.
« Huf, huf… »
À bout de souffle, je descendis sur le quai du métro.
En suivant les rails, je pourrais atteindre la Zone interétages.
C’est alors que je détectai un gobelin à proximité.
Il s’est séparé de son groupe ?
Il ne m’avait pas encore repéré, mais il me barrait la route. Impossible de passer tranquillement à côté.
J’avais jeté le pistolet cassé un peu plus tôt.
Je n’avais plus qu’un poignard comme arme.
J’avais ramassé le butin à la hâte sans vraiment l’examiner, mais rien d’autre ne ressemblait à une arme.
Le gobelin, lui, avait un fusil.
On aurait dit un fusil à double canon bon marché, et je n’avais aucune armure digne de ce nom. Rien ne pourrait l’arrêter.
… Je n’ai pas le choix.
Vu la peur qu’avait éprouvée le Dresseur de molosses infernaux, ce poignard était clairement plus puissant qu’il n’en avait l’air.
Je le serrai fermement et lançai une pierre de l’autre côté.
Toc !
« Hein ? »
Je bondis sur le gobelin, pris au dépourvu.
« Kyaaaak ! »
Je frappai dans la précipitation et ratai légèrement ma cible.
La lame s’enfonça tout de même dans son bras.
Je le saisis à la gorge et tentai de retirer le poignard, mais son corps devint soudain tout mou.
« Hein ? Quoi ? »
Il faisait le mort ?
Je l’avais poignardé au bras. Il n’était quand même pas assez idiot pour tenter un truc pareil ?
Ou alors, il avait fait une crise cardiaque ?
Le cadavre du gobelin se dispersa alors comme de la fumée.
« Euh… »
C’était probablement un pouvoir du poignard.
C’est une sorte d’objet qui tue d’un seul coup ?
Un objet qui tuait instantanément et ne laissait même pas de cadavre.
C’était sans aucun doute utile, mais pourquoi fallait-il que ce soit un poignard ?
Je devais m’approcher suffisamment pour les poignarder.
Outil rituel du prêtre de la mort.
Il existait d’innombrables factions dans Évasion de la Tour.
Il y en avait surtout beaucoup au septième étage, mais je n’avais jamais entendu parler d’un personnage ou d’une faction appelé le Prêtre de la mort.
Descendons d’abord.
Je ramassai le fusil à double canon et poursuivis ma route dans l’obscurité, le long des rails.
Bientôt, un escalier de pierre abrupt apparut.
« Oui ! »
J’avais réussi à m’échapper du septième étage.
Il y avait eu quelques imprévus, mais tout avait fini par s’arranger, d’une manière ou d’une autre.
« Haa… »
Je continuai à descendre l’escalier, jusqu’à ce que la Zone interétages apparaisse enfin.
C’était une sorte d’aire de repos entre les étages.
Un espace privé où personne d’autre ne pouvait s’introduire.
Bien sûr, je ne pouvais pas y rester éternellement.
Il y avait une limite de deux heures, et je serais expulsé dès qu’elle serait écoulée.
C’était l’une des rares fonctionnalités bienveillantes et pleines de considération d’Évasion de la Tour.
Ils ne pourraient pas nous laisser nous reposer huit heures ?
Pas le temps d’hésiter.
Dès que j’entrai dans l’étroite Zone interétages, je cherchai le marchand.
Le Marchand interétages.
Un Goblin Merchant qui faisait des profits indécents entre les étages.
Ses prix étaient de véritables arnaques.
Il achetait pour une bouchée de pain et revendait à prix d’or.
Mais, pour l’instant, c’était une précieuse source de ravitaillement.
Une voix s’éleva d’une boutique remplie de bric-à-brac.
L’entrée était étroite et l’endroit couvert de barbelés, ce qui lui donnait l’air d’un prêteur sur gages.
« Vous cherchez quelque chose ? »
« Laissez-moi une minute. »
Sous la faible lueur d’une ampoule, je vidai mon sac à dos.
Je ne pris le temps d’examiner le butin ramassé plus tôt qu’à ce moment-là.
Les trois crânes de Cerbère furent les premiers à attirer mon attention.
C’était un matériau courant, qui pouvait se vendre.
Je les vendis sans hésiter.
« Je vais commencer par vendre ça. »
« Six cents pièces d’or. »
« Ça me va. »
Inutile de marchander.
Ce salaud ne baisserait pas son prix d’une seule pièce.
Je sortis ensuite une cape à capuche.
C’était l’objet lâché par le Dresseur de molosses infernaux.
[Capuche de l’Enfer]
Augmente le niveau de la compétence Furtivité et offre une chaleur et une défense considérables.
Comme je n’avais pas d’armure convenable, j’allais la garder.
Le Goblin Merchant m’examina enfin attentivement.
« Toi… Tu es un débutant qui n’a même pas de Compétence de base. Et tu es entré au septième étage ? »
« … Je suis entré après avoir bu. »
« Pouahaha ! Cet humain est un idiot ! Et tu as quand même tué le Dresseur de molosses infernaux ? »
Je fis comme si je ne l’avais pas entendu et continuai à examiner le butin.
[Cœur inextinguible]
C’était la raison pour laquelle j’avais tué le Dresseur de molosses infernaux.
Il le lâchait à coup sûr, alors il était naturellement apparu.
Il me permettrait de supporter le froid du sixième étage.
Plus besoin de dépenser une fortune dans une Tenue thermique.
Malheureusement, il n’y avait rien d’autre de valeur.
Après avoir vendu tous les objets divers, j’examinai les marchandises du marchand.
« Vous avez des Vêtements pour le froid ? Quelque chose à peu près à ma taille. »
Le Marchand interétages vendait des objets achetés aux Chasseurs ; il n’aurait donc peut-être pas ce que je cherchais.
Il devait quand même avoir des Vêtements pour le froid.
Pas mal de Chasseurs descendus du septième étage avaient dû lui en vendre.
« Tu es venu du septième étage sans Vêtements pour le froid ? Tu es vraiment entré ivre. Tiens, humain. Avec les gants et les bottes, ça fera trois cent treize pièces d’or. »
Quel sale type.
Plus de la moitié de l’argent gagné en vendant les crânes de Cerbère avait disparu.
Mais je n’avais pas le choix.
« Je peux les essayer avant de les acheter, pas vrai ? »
« Non. Humain, tu pues. Va d’abord te laver là-bas. »
C’était justement pour ça que j’avais acheté de nouveaux vêtements.
La puanteur.
J’avais roulé dans une fosse pleine de cadavres, et l’odeur s’était incrustée dans mes habits.
Elle était si atroce qu’on pouvait me repérer de loin.
J’achetai même du savon, me lava à fond et revins.
Heureusement, les vêtements m’allaient suffisamment bien.
« Je les prends. »
« Autre chose ? »
Le sixième étage était recouvert d’une épaisse couche de neige, alors je n’avais pas à me soucier de l’eau potable.
J’avais ramassé un peu de nourriture la veille.
« Vous avez un pistolet avec silencieux ? Quelque chose autour de deux cents pièces d’or. »
« Pour deux cents pièces d’or ? Humain, tu as moins de conscience qu’un gobelin. Tu comptes vendre cette cape ? »
« Non. De toute façon, vous ne m’en proposeriez pas grand-chose. »
Elle augmentait le niveau de ma compétence Furtivité.
Impossible de la vendre.
Il me faudrait plutôt renoncer à une arme.
J’avais déjà le poignard.
Dans Évasion de la Tour, le combat était toujours la dernière option.
C’était seulement parce qu’il devenait bien trop souvent inévitable.
« Avec deux cents pièces d’or, tu n’achèteras pas une arme de la Tour. Celle-ci en coûte trois cents. »
Il me montra un pistolet de fabrication soviétique muni d’un silencieux.
Après un instant de réflexion, je lui tendis le fusil à double canon qui avait appartenu à son congénère.
« Vous me l’échangez contre ça et tout l’argent qu’il me reste ? »
« D’accord. Cette arme n’a pas de sûreté, alors fais attention. »
Le Goblin Merchant me le dit dès qu’il eut pris le fusil et l’argent.
Il était fou ou quoi ?
Je n’en avais pas la moindre idée dans le jeu.
« Hé, vous auriez pu me le dire avant. »
« C’est ta faute si tu ne le savais pas. »
Bon, il n’avait pas tort.
L’ignorance était le plus grand péché du monde.
Et elle entraînait le châtiment le plus sévère.
Je renonçai à discuter et déroulai mon sac de couchage.
Au moins, il avait rempli le chargeur du pistolet.
« Prévenez-moi quand il restera cinq minutes. »
« Humain, c’est vraiment la première fois que tu viens ? »
Je dormis profondément pendant le temps qu’il me restait.
C’était un moment précieux où je n’avais pas à grelotter de froid ou d’angoisse.
Je n’avais pas vraiment dormi au septième étage.
Je me réveillais plusieurs fois par heure, de peur que quelqu’un ne débarque.
Le Goblin Merchant offrait un service étonnamment correct.
« Humain ! Réveille-toi ! Plus que cinq minutes ! »
« Ah, merci. »
Je rangeai vite le sac de couchage et me relevai.
Une tenue complète de Vêtements pour le froid et le Cœur inextinguible.
J’étais prêt à m’échapper du sixième étage.
Malheureusement, je ne pouvais pas non plus utiliser la Sortie directe du sixième étage pour quitter la Tour.
Il fallait un objet spécial pour utiliser la Sortie directe du sixième étage.
Même les Chasseurs en activité en possédaient rarement un.
J’avais vu les infos. Les États-Unis en avaient acheté un à prix d’or.
Si je sortais avec un objet pareil, je serais à l’abri du besoin pour le restant de mes jours.
Ah, penser à Vie d’Évasion me mit soudain de mauvaise humeur.
Pauvre type.
Pas étonnant que sa copine l’ait largué.
« Plus qu’une minute. À la prochaine, humain. »
« D’accord. »
Le Goblin Merchant avait-il toujours été du genre à dire au revoir comme ça ?
Flash !
L’instant d’après, je tombai au beau milieu d’un champ de neige.
Un vent glacial me fouetta aussitôt.
Je relevai précipitamment ma capuche, mais le froid traversait encore mes vêtements.
Quand on descendait à un autre étage, on y atterrissait toujours de cette façon ; il y avait donc peu de chances qu’un autre Chasseur ou un monstre m’attaque immédiatement.
Mais un problème inattendu se posa.
Où est-ce que j’ai atterri, bon sang ?
Je savais que j’étais au sixième étage, mais je n’avais aucune idée de l’endroit exact.
La surface du sixième étage était entièrement recouverte de neige, ce qui rendait ma position difficile à déterminer.
Il y avait peu de repères remarquables, en plus.
J’ai dû atterrir près du bord de la carte.
Dans Évasion de la Tour, je pouvais repérer ma position moins d’une seconde après avoir atterri.
Pas ici.
Aucun panneau ne m’indiquait les points cardinaux, alors je me mis à avancer à l’aveuglette.
Le froid était pire que je ne l’avais imaginé.
Sans une tenue complète de Vêtements pour le froid, je n’aurais pas tenu cent mètres.
Au moins, la neige épaisse empêchait qu’on repère mes traces.
Ça devrait aller si je continue comme ça, pour l’instant.
Le sixième étage se divisait en deux grandes zones : la surface et le sous-sol.
La carte s’inspirait d’une mine abandonnée.
La majeure partie du butin se trouvait dans le sous-sol, sombre et dangereux.
La surface avait beaucoup moins à offrir, mais elle était aussi bien plus sûre.
Mon objectif était de m’échapper ; naturellement, je resterais à la surface.
Les passages souterrains étaient peu nombreux. Si quelque chose arrivait, je ne pourrais pas éviter les ennemis.
Cliquetis.
Le pistolet à ma ceinture ne cessait de trembler, ce qui me rendait nerveux.
Comme il n’avait pas de sûreté, chaque pas me donnait l’impression de jouer aux dés.
Mais je ne pouvais pas non plus m’en débarrasser.
Si je devais affronter un autre Chasseur, il me rassurerait bien davantage qu’un poignard.
Combien d’heures avais-je marché ainsi ?
[Niveau de la compétence Marche forcée passé à 1.]
C’était une compétence qui s’activait quand l’endurance atteignait sa limite.
Alors que je croyais avoir les pieds gelés et ne plus pouvoir avancer, je découvris une petite cabane.
Elle était trop petite et banale pour servir de repère, mais je pourrais m’y reposer un moment.
Au moins, j’ai trouvé quelque chose. Je crois que j’ai pris la bonne direction.
La tempête de neige limitait ma visibilité ; j’avais peut-être dépassé des repères sans les voir.
Après avoir vérifié les environs, j’ouvris la porte, entrai et sortis le Cœur inextinguible.
Le cœur dégageait une douce chaleur.
« Fss… »
Je le serrai plus fort et il se mit à brûler.
Mes mains et mes pieds gelés se réchauffèrent en un instant.
Il était assez chaud pour cuisiner.
Il ne produisait pas de fumée ; il était donc totalement écologique et ne risquait pas de me trahir.
« De la nourriture… Il ne m’en reste presque plus. »
Comme ce n’était pas un endroit propice à la récolte, il n’y avait pratiquement pas de butin.
C’était sans doute pour ça que je n’avais encore croisé aucun autre Chasseur.
Tout en mangeant le peu de nourriture qu’il me restait, j’y réfléchis.
Mes réserves de nourriture étaient dangereusement basses.
À ce rythme-là, je n’atteindrais pas le cinquième étage.
Est-ce que je devrais piller le Village minier ?
C’était l’un des rares endroits où l’on pouvait se ravitailler à la surface du sixième étage.
J’y trouverais sûrement de la nourriture.
Il y aurait peut-être aussi des médicaments et d’autres provisions.
Je ne fouillerai que les abords, puis je filerai vite.
Après avoir établi mon plan, je m’endormis, complètement épuisé.
Mais seulement quelques heures plus tard.
Grincement !
Des pas crissèrent derrière la porte.
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>