Chapitre 83
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Échapper à l’hôtel mystérieux ◈
Épisode 82 : C’est la fête (4) - Boutique de souvenirs
──────
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 25
Lieu actuel : Niveau sous-sol, Randonnée
Conseil du Sage : 3]
- Han Ga-in
« Attrapez-la ! Attrapez-la ! »
Des cris affolés retentirent.
« Aaaaaah ! »
Un hurlement résonna sur toute la montagne.
…
Mais qu’est-ce qui se passait, tout à coup ?
La fille qui venait de surgir de nulle part sur la montagne se mit soudain à courir, et nous nous lançâmes à sa poursuite, pris de panique.
Même en la poursuivant, je me posais des questions. Pourquoi fuyait-elle en nous voyant ? Pourquoi la poursuivions-nous avec tant d’acharnement ? Je n’avais aucune idée de ce qui se passait, mais il fallait d’abord la rattraper !
Le terrain était déjà assez accidenté. En quittant le sentier pour courir sur un sol inégal et entre les arbres, nous fûmes vite couverts de terre. Si nous avions porté des vêtements ordinaires, ils auraient sûrement déjà été déchirés.
« Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? »
La voix d’Eun-sol me parvint de quelque part. Elle avait dû nous voir courir et nous rejoindre en cours de route.
« Aaaaaah ! »
Non, arrête de crier ! Qu’est-ce qui lui prenait ? Tu nous fais passer pour des méchants !
Heureusement, la fille qui fuyait n’avait pas les capacités physiques d’A-ri, qui était à moitié surhumaine. Grand-père, en revanche, se déplaçait comme un maître légendaire des arts martiaux. Il lui fallut moins de dix minutes pour la rattraper.
Le cri furieux de Grand-père retentit dans la montagne.
« Pourquoi tu t’enfuis ?! »
« Pourquoi vous me poursuivez ?! »
« Tu t’es enfuie, alors je t’ai poursuivie ! »
« Vous m’avez poursuivie, alors je me suis enfuie ! »
…
C’était ridicule. À bien y réfléchir, c’était nous qui avions tort. Une fille croise un vieil homme et un jeune homme dans la montagne, leur sourit, puis le jeune homme se met soudain à crier tandis que le vieil homme lui fonce dessus comme un forcené. Qui ne prendrait pas la fuite ?
* * *
Quand Eun-sol arriva enfin sur les lieux, en plein chaos, la fille l’attrapa par le col et éclata en sanglots.
Pourquoi continuait-elle à nous faire passer pour les méchants ?
« Hé, hé ! Ça suffit. Je ne sais pas si tu es une PNJ ou quoi, mais arrête de jouer la comédie. »
À ces mots, son visage s’éclaira comme par magie et elle lança d’un ton taquin : « C’était si évident que ça ? »
Grand-père la regarda, abasourdi.
« Évident ou pas, qu’est-ce qu’une gamine ordinaire ferait dans un endroit pareil ? Alors, quel est ton rôle ? »
« Je travaille dans la boutique de souvenirs ! »
Maintenant qu’elle le disait, la tenue de la fille lui donnait l’air d’une employée d’un site touristique, habillée en costume traditionnel pour attirer les clients. Elle se releva d’un air tout à coup enjoué et nous guida quelque part.
« Vous pouvez me rencontrer quand vous vous promenez dans l’hôtel en étant moins de la moitié du groupe ! »
Moins de la moitié ?
« Ça ne devrait pas être moins de la moitié. Nous étions cinq à entrer dans la montagne. »
« Ah. »
Eun-sol sembla comprendre quelque chose.
« Eun-sol ? »
« Seung-yeop m’a dit qu’il était trop fatigué, alors je lui ai dit de rentrer se reposer. Song-i s’est arrêtée quelque part en chemin aussi, et je l’ai dépassée. Je suppose qu’ils sont tous les deux repartis. »
« Ha ! Vous autres, les jeunes, vous êtes déjà trop malins pour votre propre bien ! »
« Grand-père, de nos jours, si vous entraînez des jeunes en montagne sans prévenir, c’est normal qu’ils s’enfuient. Ga-in et moi, on est impressionnants de ne pas avoir pris la fuite. »
« Ça ne vous donne pas l’impression qu’on va recevoir quelque chose ? On dit que si l’on écoute les anciens, des gâteaux de riz nous tombent dans la bouche même quand on dort. »
« À vous entendre, on croirait que vous nous avez emmenés ici parce que vous saviez qu’il y avait une boutique de souvenirs… »
Après environ trente minutes de marche, une boutique apparut soudain là où sa présence, au milieu d’une montagne, semblait impossible.
L’intérieur était exactement comme on pouvait s’y attendre d’une boutique de souvenirs. On y trouvait toutes sortes d’articles habituels : des poupées, des cartes postales, des jouets et des vêtements simples.
L’employée prit la parole d’un ton enjoué.
« Toute personne qui trouve la boutique recevra un souvenir ! Choisissez uniquement un article pour vous. Vous ne pouvez pas choisir de cadeau pour quelqu’un qui n’est pas là. »
Je m’en doutais, mais je demandai confirmation.
« Ce ne sont pas des objets ordinaires, si ? »
« Vous seriez déçus s’ils étaient ordinaires, pas vrai ? Bien sûr, ce sont des articles exclusifs à l’hôtel ! Vous pourrez vérifier leurs fonctions exactes après les avoir reçus. »
…
Qu’est-ce que je devais choisir ?
J’avais l’impression que chaque objet avait une fonction spéciale différente, mais je n’avais aucune idée de celui qu’il fallait prendre. Eun-sol s’approcha et me donna un petit coup.
« Je n’en ai aucune idée. Sers-toi de ton conseil. »
« Il ne me répondra pas correctement dans une situation où je ne sais rien. »
« Sers-t’en quand même. »
Je me concentrai un instant et demandai ce que je devais choisir.
[Veuillez choisir un objet familier.]
« Ça dit de choisir quelque chose de familier. »
« C’est beaucoup trop vague. Il y a plein de choses familières. »
« Quand je pose une question sans rien savoir, j’obtiens des réponses aussi lamentables. »
« Raaah, Seung-yeop aurait dû être là. S’il avait activé Chance au bon moment, il aurait choisi les trois meilleurs objets de la boutique ! »
« Alors tu aurais dû l’emmener de force pour l’empêcher de partir. »
« Si on l’avait emmené, la boutique ne serait probablement pas apparue. »
Nous en discutâmes, mais aucun de nous ne parvint à savoir quoi choisir. Je décidai tout de même de prendre le conseil comme point de repère.
« Un objet familier. »
Avant d’arriver à l’hôtel, ce qui avait compté le plus dans ma vie, c’étaient les examens d’entrée à l’université, et j’avais passé le plus clair de mon temps à étudier dans des livres. Si je devais choisir quelque chose de familier, ce serait du matériel d’écriture.
J’avais beaucoup utilisé la Dague depuis mon arrivée à l’hôtel, mais il n’y avait rien de semblable dans la boutique. Je finis par prendre un stylo. Les lettres HP y étaient imprimées en gros. Était-ce l’abréviation de Hôtel Pionnier ?
En me retournant, je vis qu’Eun-sol avait choisi un badge où figuraient aussi les lettres HP.
« J’ai choisi quelque chose de facile à transporter. »
Grand-père avait trouvé un gant quelque part.
« Il a l’air assez cher, non ? Je l’ai choisi parce qu’il était agréable au toucher. »
Nous nous retrouvâmes tous les trois devant l’employée, un stylo, un badge et un gant à la main.
« Vous êtes sûrs de vouloir ces objets ? »
« Quoi, vous avez autre chose à nous recommander ? »
« Tous les objets de notre boutique sont exclusifs à l’hôtel ! Ils sont tous excellents, alors je vous les recommande tous ! »
« Il vous a fallu tout ce temps pour nous dire que vous ne pouviez rien nous conseiller. Je garde ce gant. »
« J’ai choisi le stylo aussi. »
« Je prends le badge. »
L’employée applaudit doucement, puis désigna la porte. J’allais sortir quand je m’arrêtai.
…
Cette employée était elle aussi une PNJ. Peut-être l’une des personnes qui avaient échoué après avoir connu l’hôtel avant nous.
Y avait-il quelque chose que je pouvais lui demander ?
« Vous ne pouvez rien me dire sur l’hôtel ? »
Le visage souriant de la jeune fille se figea instantanément, comme de la glace.
« … »
« Je ne sais même pas quoi demander. N’importe quoi, même un détail. À la limite, vous pourriez me dire votre vrai nom. »
« C’est justement l’une des choses auxquelles je ne peux absolument pas répondre. »
… Je me rappelai la conversation que j’avais eue avec le docteur Kim Sang-hyeon, il y a longtemps. Il avait laissé entendre que tant que mon esprit resterait intact, je ne pourrais pas avoir une conversation normale.
L’employée ne pouvait-elle pas parler en dehors de son rôle ?
Elle fixa le vide un instant, puis prit la parole.
« Les deux autres. »
« Quoi ? »
« Grand-père et la jeune femme ont déjà reçu leurs objets. Pourquoi ne partent-ils pas ? »
Ça sortit de nulle part. L’employée demanda soudain à Grand-père et à Eun-sol de partir, sans s’adresser à moi. Ils eurent l’air perplexes, mais obéirent et sortirent.
Nous restâmes seuls, l’employée et moi, dans la boutique.
« Tu veux partir, n’est-ce pas ? »
« Bien sûr. Qui voudrait rester éternellement dans un hôtel aussi étrange ? »
« Il y a plusieurs Issues de secours dans l’hôtel. Tu en as déjà découvert un bon nombre. »
« Plusieurs. »
Elle me fixa droit dans les yeux en disant cela.
Je compris instinctivement. L’employée savait que, parmi mes compagnons, j’étais celui qui connaissait le plus d’Issues de secours !
« … »
« Tu dois te demander s’il existe un moyen de partir tous ensemble, et pas seulement pour une personne en particulier. »
« Est-ce le cas ? »
« Le troisième étage. »
« Le troisième étage ? »
« Il y a, au troisième étage, un passage que tout le monde peut emprunter pour partir, sans condition. Inutile de terminer les chambres du troisième étage. Il suffit de l’atteindre. En pratique, dès que vous franchissez la salle de la Porte au deuxième étage, vous pouvez tous partir. »
Mon cœur se mit à battre à tout rompre.
Quand j’avais appris l’existence de l’Issue de secours par l’ascenseur, je l’avais instinctivement gardée pour moi. Je ne pouvais nier qu’une part égoïste et mesquine de moi avait voulu emprunter cette voie seul.
Mais une issue qui ne permettait qu’à une seule personne de s’échapper aurait inévitablement semé la discorde. Il fallait cacher jusqu’à son existence.
Il existait un moyen de nous échapper tous ensemble. Ce seul fait me réchauffa le cœur.
L’employée baissa la tête, comme si elle n’avait pas l’intention d’en dire davantage.
Pourquoi ne me l’avait-elle dit qu’à moi ?
J’allais le lui demander, mais je m’arrêtai. Son air entendu m’avait déjà donné la réponse.
Peut-être que les informations sur l’évasion n’étaient données qu’à ceux qui en savaient déjà plus que les autres.
— Clic !
J’ouvris la porte et sortis de la boutique. Quand je me retournai, elle avait disparu, comme si elle n’avait jamais existé. Même si je revenais plus tard avec mes compagnons, nous ne retrouverions probablement jamais la boutique.
Grand-père et Eun-sol, qui m’avaient attendu dehors, me demandèrent de quoi nous avions parlé. Je leur répétai exactement ce que j’avais entendu : il existait un moyen pour tout le monde de s’échapper une fois arrivés au troisième étage.
J’inventai une explication : l’employée ne me l’avait sans doute révélé qu’à cause de ma bénédiction, la Sagesse.
* * *
Quand nous quittâmes la zone Randonnée et arrivâmes à la chambre 105, nous trouvâmes Seung-yeop et Song-i, qui étaient rentrés les premiers et se reposaient. Ignorant ce qui s’était passé, ils s’approchèrent avec un air vaguement coupable et expliquèrent qu’ils étaient redescendus parce qu’ils avaient trop mal aux jambes.
Grand-père, Eun-sol et moi restâmes un instant sans voix.
Comme ces deux-là étaient partis, nous avions rencontré une PNJ qui n’apparaissait que lorsque moins de la moitié du groupe était présente et obtenu un trésor par hasard. Devrions-nous les remercier ?
…
Après une brève discussion, l’ambiance changea complètement. Nous trois, qui avions récupéré un trésor, ne pouvions cacher notre joie et nous mîmes plutôt à réconforter les deux autres, tandis qu’eux se roulaient par terre.
Ils se roulaient littéralement par terre.
Pour Seung-yeop, passe encore, mais Song-i n’était-elle pas trop âgée pour ça ?
« Qu’est-ce que vous faites, tous les deux ? Vous êtes en primaire ? Vous boudez ? »
« Je suis vraiment en colère ! Vous êtes partis quelque part sans même penser à nous appeler ! »
« Hé, vous avez disparu d’un coup. Comment on aurait pu vous appeler ? »
« Grand-père aurait pu nous appeler par la fenêtre de discussion ! »
J’y avais pensé, moi aussi. Mais j’avais décidé de ne pas les appeler, de peur que la boutique disparaisse si Song-i ou Seung-yeop se montrait.
Après avoir pris le temps de les réconforter, nous nous empressâmes tous de tester les fonctions des trois nouveaux objets.
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord à l’adresse <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>