Chapitre 7
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel Mystérieux ◈
Épisode 6 : Chambre 101, la Salle maudite – Étrange Famille
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[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 2
Emplacement actuel : Niveau 1, devant la chambre 101 (???)
Conseil du Sage : 3]
Quand tout le monde se rassembla devant la chambre 101, une atmosphère tendue s’installa parmi nous.
Quel genre de monstre nous attendait à l’intérieur ? Ce ne pouvait quand même pas être quelque chose que même Jin-cheol ne pourrait pas battre, si ?
À vrai dire, si le monstre à l’intérieur était trop fort pour Jin-cheol, on se ferait tous massacrer sur-le-champ.
J’avais moi aussi pris un poignard, mais…
Je ne pensais pas que le fait d’en tenir un ferait soudain de moi un combattant.
Tout le monde devait penser la même chose, car les regards revenaient sans cesse vers Jin-cheol.
Ça sautait aux yeux. Il était notre force, notre poing, celui en qui nous avions le plus confiance.
En plus d’être fiable, il avait l’air d’être quelqu’un de bien. S’il n’avait pas été avec nous, à quel point tout ça aurait-il été plus effrayant ?
Peut-être conscient que tous les regards étaient braqués sur lui, Jin-cheol se racla la gorge et s’avança vers la porte de la chambre 101.
« Bon, allons-y. Je passe devant. Ne vous inquiétez pas trop. Ce n’est qu’une idée, mais… si cet hôtel tenait vraiment à nous tuer tous, il n’aurait pas besoin de se compliquer autant la tâche. Il pourrait simplement arrêter de nous nourrir et nous laisser mourir de faim. Ou mettre du poison dans notre nourriture, et on mourrait tous sans pouvoir rien faire, non ? »
Il adressa un sourire gêné à tous ceux qui le regardaient, puis poursuivit :
« Regardez comment il nous a traités jusqu’ici. Il nous donne de bons repas et de grands lits pour qu’on puisse bien se reposer. Et ce n’est pas tout. Il a envoyé des alertes à Ga-in pour le prévenir des dangers, il a fourni à Eun-sol une fausse appli Coupang au cas où il nous manquerait du matériel, et il m’a rendu un peu plus fort. »
« Alors peut-être qu’à sa manière, il veut sincèrement qu’on surmonte les dangers et qu’on trouve des trésors ? »
« Exactement. Je ne sais pas pourquoi il fait ça. Mais, au moins, il n’essaie pas de nous tuer sans raison. C’est ma conclusion. Tout ce discours sur les “chers clients” n’est pas complètement bidon. Même s’il y a un monstre à l’intérieur, je ne pense pas qu’un truc absurde va surgir et nous tuer tous en une seconde. »
S’il voulait que ça se termine comme ça, il aurait pu empoisonner notre nourriture au lieu de se compliquer la vie.
Ça se tenait. Je ne l’avais pas remarqué avant, mais Jin-cheol était étonnamment réfléchi.
C’est vrai. Cet hôtel n’était pas un endroit conçu pour nous tuer.
Il devait bien y avoir ici des dangers que nous pouvions surmonter d’une manière ou d’une autre !
Cette pensée me détendit.
[Je comprends un peu mieux l’hôtel.]
Puis, au moment où nous ouvrîmes la porte et entrâmes dans la chambre, je compris instinctivement quelque chose.
L’ordre dans lequel nous étions entrés dans cette chambre n’avait aucune importance.
* * *
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 2
Emplacement actuel : Niveau 1, chambre 101 (Salle maudite – Étrange Famille)
Conseil du Sage : 3]
J’avais fait un drôle de rêve.
On aurait dit un cauchemar, mais je ne m’en souvenais pas très bien.
Rien d’étonnant à ça. En général, on se souvenait mal de ses rêves une fois réveillé.
Je secouai la tête et oubliai cette histoire.
Je sentis ma conscience replonger dans le monde des rêves…
--- Boum !
« Han Ga-in, tu ne vas vraiment pas te lever ? Le soleil est déjà haut dans le ciel ! Si tu continues comme ça, tu vas finir par te transformer en vache. En vache !!! »
Je sursautai au son de sa voix, assez forte pour me faire siffler les oreilles.
« Ah ! Maman, arrête de crier, bon sang ! »
« Essaie de te lever à l’heure, pour une fois. Comme ça, je n’aurai pas besoin de crier ! Tu as quel âge, pour que ta mère soit encore obligée de te réveiller ? Allez, viens prendre ton petit-déjeuner ! Tout le monde a déjà fini de manger ! »
Encore dans le brouillard, je me lavai, m’habillai et me dirigeai vers la table.
* * *
En marchant vers la table, je regardai ma famille et lui adressai la parole.
Une impression lointaine m’envahit l’esprit.
Les plans que j’avais faits, mes compagnons, ma situation actuelle.
Tout ce savoir s’effaça comme du sable qui glissait entre mes doigts.
…
Ma conscience s’éleva dans les airs et s’évapora lentement.
…
Juste avant que « moi » ne disparaisse, je pensai :
« Est-ce que le simple fait de parler à ma famille était une erreur ? »
Puis je perdis « moi-même ».
* * *
J’avais l’impression d’avoir retrouvé quelqu’un qui m’avait terriblement manqué.
C’était à cause du cauchemar de la veille ? Quelle pensée étrange.
En réalité, non seulement ma famille n’avait pas fini de manger, mais elle n’avait même pas encore touché à ses cuillères.
Maman disait toujours que tout le monde avait déjà mangé pour me réveiller, alors qu’elle n’avait même pas encore ouvert le cuiseur à riz. Je n’avais aucune idée de pourquoi.
« Bâillement ! À cause de toi, j’ai cru que mes oreilles allaient tomber aussi. Tu n’as qu’à te lever tout de suite au lieu d’attendre que maman t’appelle cinq fois. »
« Hé, j’ai fait un drôle de rêve hier. J’ai super mal à la tête. Mais pourquoi t’es pas au lycée ? C’est normal, pour une élève de première, de se lever en même temps que moi ? »
« Oppa. On dit que les gens qui vivent comme des grosses feignasses finissent par perdre la notion du temps, et tu en es la preuve. On est dimanche, et demain c’est férié. Tu as oublié qu’on part en voyage aujourd’hui ? »
« Sérieusement ? Pourquoi je ne me souviens de rien ? »
« Tu vis comme un ours, alors qu’est-ce que tu veux savoir ? Tu as de la chance qu’une université t’ait accepté, vraiment ! Dépêche-toi de manger et termine tes bagages ! »
Je poursuivis cette conversation chaotique tout en avalant mon repas aussi vite que possible.
On partait en voyage aujourd’hui ?
Même si je m’étais laissé aller depuis la fin des examens d’entrée à l’université, j’avais vraiment ignoré jusqu’au jour même qu’on partait en famille ?
Je me remis un peu en question.
Mais qu’est-ce que ma petite sœur était en train de manger ?
« Hie-yeon ? C’est… quoi, ça ? Tu manges vraiment ça ? »
« De quoi tu parles ? Les vers à soie sont considérés comme un aliment santé, maintenant, alors maman en met toujours dans le riz. Pourquoi tu racontes des bêtises comme ça ? »
Du riz aux vers à soie.
À bien y penser, c’était devenu à la mode récemment, comme aliment bien-être, non ? J’avais encore oublié.
En baissant les yeux, je vis de fraîves larves de vers à soie se tortiller dans mon riz, à moi aussi.
Pour une raison quelconque, je n’avais pourtant pas faim.
« Maman ! Je vais faire mes bagages. »
« Tu ne manges pas ? Tu as quel âge, pour faire encore le difficile ? »
« C’est pas ça. Je n’ai encore rien préparé, alors j’ai plein de choses à mettre dans ma valise. »
« Franchement, je t’avais dit de préparer tes affaires hier soir… Allez, va t’en occuper ! »
Je me dirigeais vers ma chambre pour faire mes bagages quand je m’arrêtai net une nouvelle fois.
Où est-ce qu’on allait déjà ? C’était dingue, je n’avais aucun souvenir. Est-ce que je faisais de la démence à vingt ans ?
Perplexe, je retournai au salon. À un moment, papa avait fini de manger et s’était installé sur le canapé, en mâchant quelque chose qui gigotait.
Une larve.
Ça devait être un autre aliment bien-être à la mode, probablement.
« Papa ! On va où, aujourd’hui ? »
« Ta mère n’arrête pas de crier depuis ce matin, alors il y avait bien une raison. Tu ne sais rien, hein ? »
« Je te demande où on va. Sérieusement, papa, tu râles aussi naturellement que tu respires. »
« On ira à l’arboretum ce matin pour profiter de la forêt. À midi, on mangera du canard grillé dans le coin, puis on ira dans une station de ski le soir. On skiera demain matin. Prépare bien tes affaires. Il fait froid en ce moment. »
« D’accord. »
Je retournai dans ma chambre et commençai à faire mes bagages.
J’y entassai des vêtements de sport pour l’arboretum, des sous-vêtements et une doudoune pour la station de ski. Sans m’en rendre compte, une demi-heure passa.
Quand je sortis reprendre mon souffle, ma sœur me tendit une paire de ciseaux aussi grande que mon avant-bras.
« C’est quoi, ça ? »
« On va à l’arboretum. Qu’est-ce que tu vas faire sans ciseaux ? Tu as encore oublié ? »
Ah oui, c’est vrai. Les ciseaux étaient indispensables dans un arboretum !
Une fois nos bagages prêts, nous partîmes et arrivâmes à l’arboretum.
Je me souvenais qu’il fallait au moins trois heures de voiture quand j’étais petit.
On était arrivés à l’arboretum trois secondes après avoir franchi la porte ?
Les autoroutes avaient dû devenir drôlement rapides, ces derniers temps.
Une ambiance joyeuse régnait dans l’arboretum.
Des champs verdoyants, de belles fleurs, et même des chants d’oiseaux !
De nombreuses familles se promenaient, ravies de profiter de l’endroit.
Des ciseaux. Oui, des ciseaux. Les gens se mirent à tailler gaiement les plantes avec leurs ciseaux. J’avais encore oublié.
Un arboretum, ce n’était pas un endroit où l’on venait respirer l’air de la forêt et couper des plantes ?
Pourquoi les gens élevaient-ils du bétail ?
Pour le manger.
Les gens élevaient tout pour le « consommer ».
Naturellement, on faisait pousser les plantes pour les couper.
Pour la première fois depuis longtemps, je retrouvai mon âme d’enfant et me mis à tailler à tout-va.
En face de moi, Hie-yeon riait en mettant en pièces des muguets.
Quel moment paisible ! Comme ce serait merveilleux si de tels instants pouvaient durer éternellement.
En face de moi, maman arrachait des vers de terre.
La trouvant ridicule, je m’approchai et lui dis ce que j’en pensais.
« Maman ! Tu n’es pas une mendiante, pourquoi tu ramasses des trucs dans la terre pour les manger ? Achète-les au supermarché, c’est tout. »
« Exactement. Tu es parfois tellement ridicule. On a déjà deux sacs de vers de terre du supermarché à la maison, alors pourquoi tu ramasses des trucs comme ça pour les manger ? »
« Pff… Pourquoi tu ne recraches pas d’abord le scarabée que tu mâches ? Et si je dis des choses aussi lamentables, c’est parce qu’aucun de vous ne s’occupe du ménage. Si on en ramasse un peu à la fois comme ça, on n’aura qu’à acheter deux sacs au supermarché au lieu de trois. Si on économise le prix d’un sac et qu’on continue comme ça pendant dix ans… »
« Ah, maman recommence à nous faire la morale. Tout ça, c’est à cause d’Oppa. Allez, Oppa, viens couper des arbres avec moi. »
C’était ma faute. J’avais dit un truc inutile et donné à maman une occasion de râler !
Je m’enfuis et passai une agréable matinée à couper des arbres avec ma sœur.
À l’heure du déjeuner, nous allâmes dans un restaurant de canard réputé du coin.
Une nouvelle chose étrange se produisit. Dès que la famille se rassembla et dit : « Allons déjeuner tous ensemble ! », nous arrivâmes au restaurant trois secondes plus tard.
Le monde avait vraiment fait des progrès !
En entrant dans le restaurant, nous fûmes accueillis par une forte odeur de sang, tandis que des canards criaient dans cette ambiance charmante.
Des plumes flottaient partout.
Quelle atmosphère agréable.
L’endroit avait une si bonne ambiance que notre famille y venait une ou deux fois par an, sans faute.
Une fois installés, un employé nous apporta, comme toujours, deux canards vivants.
Je tressaillis et hésitai un instant.
D’habitude, on mangeait le canard vivant ?
« Hie-yeon ? C’est… ça ne te paraît pas un peu mal préparé ? Ce n’est pas du canard, c’est juste un canard. »
« Sérieusement, arrête de montrer à quel point tu n’y connais rien. Qui se contente de faire rôtir la viande d’un canard, de nos jours ? Le canard frais, c’est à la mode. On le dévore tout frais. »
Ah, j’avais encore dit quelque chose d’ignorant.
Ma famille m’avait beaucoup fait la morale aujourd’hui. Le monde avait vraiment évolué pendant le peu de temps que j’avais passé à glander après les examens d’entrée à l’université.
Mais quand même, comment j’étais censé manger un canard vivant ?
Je craignais qu’ils me traitent d’ignorant si je posais la question, alors je regardai autour de moi.
Un couple qui avait l’air heureux tenait un canard par les pattes et mordait d’abord dans sa tête.
Ce n’était pas dangereux ? Le bec du canard n’arrêtait pas de picorer la bouche de la femme.
Alors que je regardais la scène, inquiet, papa intervint :
« Ça, ce genre de truc… mordre dans la tête sans prévenir, c’est dangereux et pas très beau à voir. Les jeunes d’aujourd’hui… Enfin, j’imagine que c’est leur façon de s’amuser, à leur âge. »
« Tu étais un gentleman, toi, quand tu étais célibataire ? »
« Bien sûr, j’étais un homme très passionné, quand j’étais célibataire. Chaque fois que je prenais le bras de madame Yu-jeong… »
« Oh là là ! Il y a des choses qu’on ne devrait pas raconter devant les enfants ! »
« Hahaha, qu’est-ce que je ne peux pas raconter ? Les enfants sont grands, maintenant. Bref, Ga-in. La bonne manière de manger du canard, c’est de lui trancher la gorge avec une fourchette, de le piquer et d’aspirer d’abord son sang. Même les célébrités à la télé le mangent poliment comme ça, de nos jours. »
Pour une raison quelconque, je n’avais pas envie de déjeuner non plus. Je me contentai de fixer le canard avant de me lever.
Heureusement, peut-être ? Tout le monde était trop occupé à se débattre avec son canard pour me faire des remarques.
Nous terminâmes le déjeuner et nous levâmes de table.
Nous étions censés profiter librement de la station jusqu’au dîner, puis manger au buffet le soir.
Et demain, il y aurait le ski que j’attendais avec impatience.
Soudain, j’eus l’impression d’avoir oublié quelque chose.
Quelque chose de vague sembla scintiller au bord de ma vision.
Ce n’était probablement rien. Je devais être un peu fatigué.
* * *
[La contamination mentale a atteint un niveau dangereux. Cessez immédiatement tout contact et toute communication avec votre famille.]
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