Chapitre 655
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 654 : Chambre 301, Salle maudite — « De l’origine des espèces » (1)
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「Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 2
Emplacement actuel : Chambre 301, Salle maudite — « De l’origine des espèces »
Conseil du Sage : 1」
- Han Ga-in
.
..
...
Je me réveillai dans une chambre luxueuse.
Tous les compagnons autour de moi affichaient un air perplexe.
Jin-cheol prit la parole, décontenancé.
« Ça a déjà commencé ? Tout le monde arrive au même endroit en entrant dans la chambre 301 ? »
« … »
J’avais cru un instant que l’épreuve de la chambre 301 avait déjà commencé et que c’était là mon point de départ, mais je me trompais.
« Je ne crois pas. Pas encore. »
« Regardez tous ça ! »
Une petite table se trouvait au milieu de la pièce. A-ri désignait quelque chose posé dessus.
« Il y a un registre d’entrée. »
Un registre d’entrée.
Le terme était assez clair pour que tout le monde comprenne immédiatement.
Seules les personnes inscrites dans ce registre pouvaient entrer.
Grand-père hocha la tête en parlant.
« Ils avaient dit qu’à partir du troisième étage, on pourrait choisir qui entre. C’est donc ce qu’ils voulaient dire… Hein ? »
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Regardez. Il y a déjà deux noms inscrits. »
Comme l’avait dit Grand-père, deux noms figuraient déjà en haut du registre.
① Yoo Song-i
② Lee Eun-sol
Nos regards se croisèrent. Eun-sol exprima alors une idée qui nous était venue à plusieurs.
« En voyant le nombre de salles à l’aube, on s’y attendait. On dirait qu’au moins deux vœux sont mêlés pour former un seul scénario. La première salle… »
Song-i termina sa phrase.
« On dirait que mon vœu et le tien sont liés, Eun-sol. »
« Oui. Je ne m’y attendais pas. Tu crois qu’il y avait un lien entre nos histoires ? »
« Euh… Le lien entre la benjamine d’une famille de chaebol en danger et un golden retriever qui parle ? »
« Ça n’a encore moins de sens. Ga-in, un titre de salle est apparu ou quelque chose comme ça ? »
« Oui. C’est “De l’origine des espèces”. »
De l’origine des espèces.
C’était le titre du livre écrit par Charles Darwin, le père de la théorie de l’évolution. Il était donc très connu.
Mais ce seul indice ne suffisait évidemment pas à deviner le scénario.
« De l’origine des espèces ? Je suis de plus en plus perdue. Bon, assez discuté dans le vague. Réfléchissons plutôt aux noms à inscrire dans le registre. »
La question de savoir quels noms inscrire dans le registre d’entrée revenait à décider qui entrerait dans la chambre 301.
Sang-hyeon souleva un point tout à fait raisonnable.
« Vu la situation, seuls ceux qui sont absolument indispensables devraient entrer, pas tout le monde. »
« Ça me semble juste. Le Gestionnaire nous a aussi dit de réfléchir au nombre de personnes approprié. »
« Ga-in ne serait-il pas indispensable ? Pour sa force comme pour sa capacité à comprendre le scénario. »
« C’est vrai, non ? On inscrit le nom de Ga-in en premier ? »
Au moment où ils allaient écrire mon nom, un malaise m’envahit. Je levai la main.
« Je ne crois pas que ce soit aussi simple. »
« Hum ? »
« Si seul un nombre déterminé de personnes entre, qu’arrive-t-il aux autres ? »
« … »
« Ils attendent dehors en mangeant et en s’amusant ? »
Tout le monde secoua aussitôt la tête.
J’avais beau y réfléchir, l’Hôtel n’était pas le genre d’endroit à faire ça.
« Je ne crois vraiment pas. »
« Ceux qui restent doivent avoir un rôle à jouer, eux aussi. »
« … Je crois que je vois où tu veux en venir. »
Il s’agissait de répartir les rôles.
Nous devions séparer le groupe entre ceux qui entreraient dans la chambre 301 et ceux qui resteraient dehors pour remplir une autre mission.
Ce serait une erreur d’entrer dans la chambre 301 simplement parce que j’étais une ressource utile.
Et si j’étais plus utile dehors ?
« Comment on décide ? »
Song-i me regarda comme si elle avait mal à la tête.
« Oppa, on devrait utiliser le dernier Conseil du Sage ? »
Je réfléchis un instant à sa proposition, puis secouai la tête.
« Non. Même si on l’utilise dans une situation comme celle-ci, on n’obtiendra qu’une réponse qui joue sur les mots. »
« Hein ? Ah, parce qu’on n’a pas assez d’indices ? »
« Exactement. »
Je me rappelai ce que la Chouette m’avait dit, il y a longtemps, sur la nature de la Sagesse.
« Choisir correctement quand on ne sait rien, ce n’est pas de la Sagesse. Même un sage a besoin d’un minimum d’informations pour prendre une décision raisonnable. »
Tomber juste par chance alors que nous n’avions presque aucune information, ce n’était pas de la Sagesse. Il existait un autre pouvoir pour ça.
Mon regard se posa naturellement sur Seung-yeop.
« Seung-yeop, viens ici. »
« Hyung ? »
--- Déchiiir !
Je déchirai la feuille vierge au bas du registre, puis la divisai en huit morceaux.
J’écrivis les noms des huit compagnons autres que Yoo Song-i et Lee Eun-sol, dont l’entrée était déjà confirmée.
Seung-yeop avait compris ce que je faisais, mais il semblait un peu mal à l’aise.
« Tu veux que j’utilise la Chance céleste pour tirer au sort, c’est ça ? »
« Oui. »
« … Hyung, tu le sais, mais la Chance céleste a un temps de recharge vraiment long. »
« Je sais. D’habitude, plus de dix jours. Parfois, presque un mois. »
« Ça ne pose pas de problème de l’utiliser maintenant ? »
Si nous utilisions la Chance céleste maintenant, nous ne pourrions pratiquement plus nous en servir dans la Salle maudite.
Je comprenais son inquiétude, mais à mes yeux, c’était le moment le plus important.
« Je crois que c’est le moment le plus crucial. Quelqu’un n’est pas d’accord ? »
Tout le monde hocha la tête, apparemment du même avis que moi.
Une question me traversa alors l’esprit.
« On devrait aussi écrire le nom de Pero ? »
Comme s’il attendait qu’on en parle, le perroquet perché sur l’épaule de Song-i poussa un cri strident.
Song-i tapota doucement Pero et secoua la tête.
« L’Hôtel ne considère pas Pero comme un objet ? Si on doit inscrire son nom dans le registre d’entrée, il faudrait aussi écrire les noms de nos combinaisons de protection et de nos bottes ailées. Ce serait bizarre… Ah ! Ah ! Ne me mords pas ! J’ai dit, ne me mords pas ! »
« … »
« Je ne te traitais pas d’objet ! C’est le classement de l’Hôtel… Arrête de me mordre ! »
Tandis que Song-i luttait avec Pero, je m’adressai à Seung-yeop.
« Bon, ferme les yeux et tire au sort. »
« C-combien je dois en tirer ? »
A-ri intervint derrière nous.
« C’est à toi d’en décider aussi ! »
Grand-père ajouta son conseil.
« Ne te prends pas la tête. Tire juste ce que ta main attrape ! »
Comme toujours, Seung-yeop s’approcha de la table les yeux fermés, l’air incertain.
« … »
Au lieu de tirer aussitôt, il resta immobile un instant.
À sa manière, il semblait se demander si c’était vraiment la bonne chose à faire.
« Pfiou… J’en sais rien ! »
« Oui, vas-y, tire. »
« D’accord. »
Seung-yeop tendit la main, qui balaya le vide.
« Hein ? Je réessaie. »
--- Boum !
La fois suivante, sa main heurta la table.
Comme il avait fermé les yeux dès le départ, il ne semblait pas savoir où se trouvaient les papiers.
Seung-yeop fronça légèrement les sourcils et s’apprêtait à tendre de nouveau la main.
« Arrête ! »
Plusieurs voix s’élevèrent en même temps, comme un éclair.
Nos regards se croisèrent dans ce bref instant.
Nous étions tous arrivés à peu près à la même conclusion et savions que les autres aussi.
La Chance avait déjà fait son choix.
Si Seung-yeop se saisissait de force d’un papier, il ne ferait que fausser ce choix.
« Hein ? Je ne savais plus où étaient les papiers… »
« Non, ça suffit. Reviens ! »
Le garçon revint, toujours aussi perplexe, comme s’il ne comprenait pas ce qui se passait.
Eun-sol, elle, affichait une expression extrêmement complexe.
« Donc, pour ce premier essai, Song-i et moi devons entrer seules, sans emmener personne ? »
« Faisons comme ça. »
« … Je pensais qu’on devrait au moins emmener Jin-cheol. »
« Moi, noona ? »
« Je me disais qu’il nous fallait au moins quelqu’un qui sache se battre. Et j’ai déjà pensé que mes pouvoirs et ceux de Jin-cheol se combinaient plutôt bien. »
« Euh… C’est vrai. »
Lee Eun-sol manquait de force physique, tandis que Cha Jin-cheol était vulnérable aux attaques mentales.
Leurs pouvoirs formaient effectivement une combinaison intéressante, mais cela n’avait plus d’importance.
La Chance avait choisi de ne choisir personne.
Finalement, Eun-sol et Song-i se tinrent devant le registre d’entrée, l’air inquiet.
« On doit juste le dire ? Qu’on va entrer toutes les deux ? »
« Probablement… De toute façon, l’Hôtel nous observe. »
Les yeux de Song-i tremblèrent légèrement.
Son visage était plein d’appréhension.
En la voyant, Eun-sol sourit.
On aurait dit qu’elle estimait devoir se donner du courage, en tant qu’aînée.
« Bon, allons-y ! L’Hôtel doit penser que nous deux, ça suffit. N’aie pas peur. »
« … Unni, tu trembles encore des mains. »
« Ah… J’imagine que c’est encore trop pour moi. Euh, Song-i. Si tu ne peux pas me faire confiance, fais confiance au Ticket. »
Le Ticket de souhait était l’une des récompenses que nous avions reçues après avoir franchi la salle de l’Épreuve du deuxième étage, dans la chambre 207.
Il pouvait servir dans la Salle des Miroirs à exaucer un vœu ou à récupérer un Héritage auquel nous avions renoncé.
Mais surtout, il pouvait ramener quelqu’un à la vie.
Contrairement aux premier et deuxième étages, il était clair qu’au troisième étage, tout le monde n’entrerait pas à la fois dans la Salle maudite.
Certains mourraient peut-être tandis que d’autres survivraient.
À moins d’un imprévu, nous avions donc décidé de garder le Ticket comme ultime garantie.
« Le Ticket ! C-c’est rassurant. »
« Tu ne me fais pas confiance ? »
« Non, ce n’est pas ce que je… »
« On entre. On y va ! »
À l’instant où Eun-sol déclara qu’elles entreraient, une lueur mystérieuse les enveloppa. Puis Eun-sol et Song-i disparurent.
Toutes deux étaient entrées dans la chambre 301.
Et alors…
--- Boum !
Une immense porte apparut dans le vide, là où il n’y avait rien auparavant.
« … »
Comme si elle nous invitait, nous autres, à la franchir.
« Allons-y. On dirait qu’on a quelque chose à faire là-bas. »
« Oui. »
Un lieu familier se trouvait de l’autre côté de la porte.
« L’Observatoire ? »
« C’est bien l’Observatoire. »
--- Clac !
Un bruit retentit, comme si la porte venait de se verrouiller.
Jin-cheol courut jusqu’à l’entrée de l’Observatoire, incrédule, mais comme on pouvait s’y attendre, la porte ne s’ouvrit pas.
« C’est verrouillé. »
À présent, je comprenais les grandes lignes du fonctionnement.
« Je vois à peu près comment marche le troisième étage. Seuls ceux dont le nom figure dans le registre d’entrée entrent. Les autres restent dans l’Observatoire. »
« On ne peut pas quitter l’Observatoire pendant l’épreuve de la Salle maudite ? »
« C’est ça. C’est pour cette raison qu’il y a tout le nécessaire, des chambres aux salles de bains et aux toilettes, sans oublier une table qui produit de la nourriture. »
Un bruit retentit, comme s’il nous attendait.
--- Vrrrr…
Sang-hyeon contempla le télescope au centre de l’Observatoire, l’air pensif.
« On dirait le bruit d’un appareil qui règle sa mise au point, non ? »
« … C’est vrai. »
Quand le bruit s’arrêta, je m’approchai lentement du télescope.
Cette fois, aucune alerte de danger ne m’ordonna de cesser d’observer.
* * *
- Yoo Song-i
Un lit douillet.
Je me réveillai, Happy en train de me lécher.
« … »
En baissant les yeux, je vis Happy, si adorable que c’en était insupportable.
« … Bonjour, Happy. »
- Ouaf !
Happy ressemblait à s’y méprendre à une boule de barbe à papa toute duveteuse.
Au moment où je tendis instinctivement les bras pour le serrer contre moi…
« J’ai peur. J’ai mal. Je souffre. Sortez-moi de là. »
« Aïe ! »
En me rappelant cette voix fantomatique glaçante, je repoussai Happy sans réfléchir.
- Ouaf ?
Happy me regarda avec méfiance, l’air perplexe. Je me sentis un peu coupable.
« … Désolée. »
Yoo Song-i, garde ton calme, surtout dans un moment pareil !
Je pris une profonde inspiration et regardai autour de moi.
J’étais dans l’appartement 203 du bâtiment 8 de la résidence Seocho Blue Damien, où j’avais vécu depuis mon enfance.
J’avais à peu près la même apparence que d’habitude.
Dans le rêve lié à mon Premier Vœu, j’avais l’air d’avoir six ou sept ans, non ?
J’avais craint de me retrouver à cet âge, si impuissante, dans la Salle maudite aussi, mais heureusement, ce n’était pas le cas.
Ensuite, je pris le chien dans mes bras et me concentrai.
« Happy, ne bouge pas. »
- Ouaf ! Ouaf !
Happy se tortilla, comme s’il était contrarié, mais c’était tout.
Je n’entendais aucune voix particulière.
« … Désolée, mais ta grande sœur doit en avoir le cœur net. »
Je glissai un doigt dans la gueule du bichon maltais qui se débattait.
Si Happy avait pu parler, il aurait sans doute dit : « Cette folle a enfin perdu la tête ! »
Happy se contenta de refermer les mâchoires sur mon doigt.
« Aïe ! Aïe ! Ouvre la gueule ! »
J’avais un mal de chien, mais j’en étais sûre, maintenant.
La Télépathie, qui me permettait de lire les intentions des Entités du Chaos, ne fonctionnait pas.
Happy m’avait mordu le doigt sans hésiter.
L’Affinité ne fonctionnait pas.
Autrement dit, Happy était toujours un chien ordinaire.
J’entendis alors une voix familière de l’autre côté de la porte.
« Song-i ! Il y a un problème ? »
« … »
« Si tu es réveillée, lave-toi et viens prendre le petit-déjeuner ! »
« … Maman. »
En proie à une émotion indescriptiblement complexe, j’entrai dans la salle de bains et me lavai rapidement.
La mélancolie qui m’avait envahie dès que j’avais entendu la voix de maman s’intensifia quand l’eau chaude de la douche coula de mon cou jusqu’à ma taille.
« Ah. »
Dans le miroir, mon reflet semblait légèrement incomplet.
L’effet du Rêve du papillon ne s’étendait pas à la Salle maudite ?
« … Arrête de penser à des bêtises. »
* * *
- Je vais tout casser !
À peine sortie de la salle de bains, je m’apprêtais à entrer dans le salon quand j’entendis la voix d’une bête.
Heureusement, ce n’était pas un phénomène étrange lié au scénario.
Il arrivait déjà que Pero dise des choses que j’étais la seule à entendre.
Pero était enfermé dans une cage avec des perroquets ordinaires — ou particulièrement stupides, à ses yeux. À en juger par tout ce boucan, Pero semblait prêt à se transformer en Perroquet grotesque et à réduire la cage en morceaux d’ici une minute.
Ça irait, non ?
Pero ne faisait que dire ça.
Il était assez intelligent pour supporter de rester enfermé un petit moment.
- Si tu n’ouvres pas tout de suite, je casse tout !
Ça irait, non ?
Une voix s’éleva derrière moi.
« Song-i, je t’ai dit de venir manger quand tu aurais fini de te laver. Qu’est-ce que tu fais devant la cage ? »
Je me retournai à ces mots et croisai le regard de maman.
« … »
Je me figeai.
À l’instant où nos regards se croisèrent, je le sus, tout simplement.
Cette personne, cette femme…
« Tu es vraie. »
« Quoi ? »
« T-tu es vraiment ma mère ! »
« Oh là là, écoute-moi ça. Il y aurait aussi une fausse maman ? »
Notes :
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