Chapitre 641
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 640 : La voie de l’Ascension (2)
──────
「Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 358
Emplacement actuel : Hôtel Delight, arrondissement de Yeongdeungpo, Séoul
Conseil du Sage : 3」
— Han Ga-in
L’Hôtel Delight avait désormais des airs de repaire pour l’Hôtel Party.
En contemplant le bâtiment étincelant au cœur de Séoul, je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire amer.
Depuis qu’il était devenu le « passage de liaison vers le troisième étage du Pionnier », l’Hôtel Delight ne recevait plus de clients ordinaires.
Le Bureau de gestion avait classé le bâtiment tout entier en Zone de confinement.
C’était logique, mais difficile de qualifier d’hôtel un établissement qui n’accueillait personne.
Eun-sol l’avait plus mal vécu que je ne l’aurais cru.
N’avait-elle pas exigé de savoir ce qu’était devenu le projet d’en faire le meilleur hôtel de Corée ?
Le Pionnier n’accueillait pas non plus les gens ordinaires.
Ses cadres et ses employés proclamaient fièrement qu’il était le meilleur hôtel de l’univers. Ils ne voyaient donc sans doute rien d’anormal à la situation de l’Hôtel Delight.
Et puis, il n’était pas complètement dépourvu de clients.
— Ding !
Dès que j’ouvris les portes d’entrée, le hall familier de l’Hôtel Delight m’accueillit.
« Ah, ça faisait longtemps. »
Sang-hyeon se trouvait dans le hall.
« Pourquoi tu attends ici au lieu d’entrer ? »
« On m’a dit que les préparatifs de Mademoiselle Elena prenaient du temps. Comme tu le sais… »
« Sa rééducation n’est pas encore terminée. »
« Ça ne se termine pas en une nuit. »
Elena avait perdu son corps après avoir poussé l’Imagination sinistre à ses limites, et en avoir subi le contrecoup.
Une personne ordinaire serait morte sur le coup, mais Seung-yeop avait préservé la vie d’Elena en plaçant son âme dans la Boîte des âmes.
Cela faisait déjà deux semaines que le Bureau de gestion avait créé un nouveau corps pour Elena et y avait transféré son âme et sa conscience.
Depuis, Elena suivait une rééducation.
« Client, souhaitez-vous que je contacte l’agent Elena ? »
« … Non, ce n’est pas la peine. »
Après tout ce remue-ménage, l’identité de tous les membres de l’Hôtel Party, à l’exception de la mienne, avait été révélée.
En conséquence, on avait attribué le titre d’« agent » à tout le monde, sauf à moi, même si cela ne signifiait pas grand-chose.
Après tout, le Bureau de gestion ne nous avait confié aucune mission.
Comme l’avait dit A-ri, sa position revenait en gros à : « Allez au troisième étage, s’il vous plaît ».
Plus absurde encore que de l’appeler « agent Elena », il y avait la simple existence du personnel de l’hôtel.
Pourquoi un hôtel qui n’acceptait aucun client ordinaire grouillait-il d’employés ?
Parce qu’il accueillait des « clients spéciaux ».
« Ga-in. »
« Oui ? »
« Il y a quelques jours, j’ai parlé avec Eun-sol. Elle m’a dit que l’Hôtel Delight était pratiquement devenu une résidence de fonction du Bureau de gestion. »
« … C’est vrai. »
« Elle avait l’air très contrariée. »
« Eh bien, vu autrement, au moins, les étages au-dessus du sol sont redevenus un hôtel normal dès que les travaux du passage de liaison vers le troisième étage ont pris fin. »
« C’est vrai aussi. Pendant les travaux, des blocs de béton gros comme des maisons volaient dans tous les sens. Les agents du Royaume céleste… »
« Attends. »
J’interrompis doucement Sang-hyeon et jetai un coup d’œil au personnel qui se trouvait à proximité.
Au premier abord, ils avaient l’air d’employés d’hôtel ordinaires, souriant gentiment sans se douter de quoi que ce soit. Pourtant, jusqu’au dernier, ils travaillaient pour le Bureau de gestion.
Une voix retentit alors de l’autre côté du hall.
« Ne soyez pas indiscrets. Oubliez tout ce que vous avez entendu. »
Le regard des employés se vida aussitôt.
Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu cette bénédiction : la Communication, Psychologie des foules.
Ravi de retrouver cette capacité familière, je me retournai et aperçus Grand-père Mook-seong.
« C’est bon ? »
« Ha ha ! Je me demandais si je devais utiliser le Grimoire, mais c’est beaucoup plus pratique comme ça. »
« Bon, si tu ne parles que de l’étage céleste, ces gens en connaissent déjà les bases. »
« Mieux vaut rester prudent malgré tout. »
« C’est vrai. »
« Je ne crois pas que tu pouvais t’en servir comme ça avant. On dirait presque de l’hypnose, maintenant. »
« On s’améliore en l’utilisant. »
Après quelques salutations échangées à la légère, je me dirigeai avec Grand-père vers la chambre d’Elena.
* * *
« Doucement. Plutôt que d’aller vite, concentre-toi sur la précision ! »
« Mm ! »
« Bouge une partie de ton corps à la fois. »
« C’est difficile… Ah, nous avons de la visite. »
Elena, qui suivait sa rééducation sur une sorte de tapis roulant géant, nous accueillit.
La personne qui l’aidait à se rétablir m’était également familière : c’était Sophia.
Avant Elena, Sophia avait elle aussi vécu comme un fantôme dans la Boîte des âmes, puis transféré sa conscience dans un corps créé par le Bureau de gestion.
J’avais entendu dire qu’elle était récemment devenue chercheuse au Bureau de gestion.
« Ça faisait longtemps, tout le monde. »
Sang-hyeon s’approcha en se frottant le menton.
« Mademoiselle Sophia, à votre avis, Elena aura bientôt terminé sa rééducation ? »
« Ça dépend du critère retenu. Si vous voulez dire courir dans tous les sens… »
Pendant qu’ils discutaient, je m’approchai d’Elena et lui adressai un léger sourire.
Elle avait l’air épuisée, mais son visage s’adoucit lorsqu’elle me vit. Nos regards se croisèrent, et je remarquai un changement subtil.
« Elena, tu as vraiment rapetissé. »
« Ce corps est encore jeune. »
« Tu as retrouvé ta bénédiction ? »
« Bien sûr. »
« Une météorite va tomber demain. »
« … Quoi ? »
« Une bombe va bientôt exploser à l’Hôtel Delight. »
« Ah, c’est une blague ? »
« … »
Je l’avais taquinée pour voir la Détection des mensonges à l’œuvre, mais Elena ne comprit pas du tout. Je me sentis un peu gêné.
Je masquai mon embarras par un rire, puis lui demandai comment s’était passée sa rééducation.
Elena aborda alors soudain un sujet sérieux.
« Quand Jin-cheol est venu me voir récemment, j’ai remarqué quelque chose en discutant avec lui. Il semble très intéressé par l’idée d’acquérir un grand pouvoir. »
« C’est vrai. »
C’était vrai.
Jin-cheol s’était peu à peu désintéressé des richesses et de la gloire de ce monde. En revanche, son désir de progresser dans le surnaturel avait grandi.
Parfois, cela me rappelait Aleph et me mettait mal à l’aise. Mais Jin-cheol était quelqu’un de différent, et il avait ses compagnons à ses côtés. Je ne m’inquiétais pas trop.
« Le soir, quand je suis allongée dans mon lit, il m’arrive de penser à ce genre de choses. »
« À quoi ? »
« J’imagine que des ailes me poussent dans le dos. »
« … »
« J’imagine que je me transforme en oiseau et que je vole dans le ciel, ou que mes poumons deviennent des branchies pour que je puisse dériver dans les profondeurs de la mer. »
« … »
« Avant, j’aurais cru que je devenais un monstre. Maintenant… »
« Maintenant ? »
« J’ai l’impression d’être libre. C’est ça, se débarrasser de sa vieille carapace ? »
« Je ne sais pas. »
« Mais il y a une différence. Jin-cheol m’a dit qu’il irait au troisième étage pour acquérir un grand pouvoir. »
Je n’étais donc pas le seul à demander aux autres s’ils comptaient monter au troisième étage.
Jin-cheol s’intéressait lui aussi aux choix de ses compagnons.
À bien y penser, il m’avait dit récemment qu’il attendait que ses compagnons prennent leur décision.
« Moi, hum… Je ne crois pas être tout à fait comme Jin-cheol. »
« Je comprends. »
Elle avait découvert en elle un étrange désir de progresser, mais pas au point de monter au troisième étage pour cette seule raison.
Son état d’esprit ressemblait à celui de Jin-cheol, tout en étant différent.
« C’est plutôt… »
Elena jeta un regard vers Sang-hyeon et Grand-père Mook-seong.
Sang-hyeon discutait encore avec Sophia, tandis que Grand-père Mook-seong était sorti parler avec des employés du Bureau de gestion.
« Tu veux que je leur demande de partir ? »
« Ah ! »
« Vous vous connaissez depuis plus d’un jour ou deux. Il y a quelque chose que tu ne peux pas dire devant eux ? »
Han Ga-in : Grand-père, Sang-hyeon, vous pouvez sortir un instant ? Emmenez Sophia avec vous aussi.
Grand-père sortit avec un haussement d’épaules amusé, et Sang-hyeon emmena à son tour Sophia, un léger sourire aux lèvres.
Elena murmura bientôt :
« … Il m’arrive d’y penser. »
« À quoi ? »
« J’aimerais voir ma vraie famille. »
« … »
« Enfin, je ne crois pas que la famille créée par le Rêve du papillon soit réelle. »
« Je comprends. »
C’était en effet quelque chose qu’elle ne pouvait pas dire à la légère devant Grand-père et Sang-hyeon.
« Si je monte au troisième étage… »
« Si tu y montes ? »
« Je me demande si je pourrais retrouver ma vraie famille, disparue dans le cours du temps, et la rendre heureuse. Qu’en penses-tu ? »
« … Je ne sais pas. »
Un monde prisonnier d’une boucle sans fin.
La « vraie famille » d’Elena, qui avait disparu dans le cours du temps, dans un passé si lointain que personne ne pouvait le situer.
La retrouver et la rendre heureuse.
Était-ce possible au troisième étage ?
Même moi, je n’en savais rien.
Je pouvais tout de même lui dire une chose.
« Je pense quand même ceci : s’il n’y a qu’un seul endroit au monde où le souhait d’Elena peut se réaliser… »
« C’est l’Hôtel. »
« C’est l’Hôtel. »
C’était peut-être impossible.
Mais si cela pouvait arriver, l’Hôtel était le seul endroit où son souhait pouvait se réaliser.
* * *
— Clic !
Je n’avais pas fait plus de quelques pas après avoir refermé la porte de la chambre qu’il s’approcha de moi.
« Je réfléchis beaucoup au troisième étage. »
« … »
« Au cas où, je n’ai pas écouté ta conversation avec Elena. J’ai seulement entendu que tu demandais récemment à tes compagnons s’ils comptaient monter au troisième étage, et… »
Il semblait croire qu’Elena et moi avions parlé de cela, et il avait raison.
« Ha ha, je ne pensais pas que tu écouterais aux portes. Mais surtout, je voulais savoir ce que tu en pensais. »
« … Je n’ai jamais autant hésité. »
« Hésité ? »
« J’ai… »
« … »
« J’ai une femme et un fils. »
Seo Baram et Kim Jin-sol.
C’étaient la femme et le fils que Kim Sang-hyeon avait invoqués grâce au Rêve du papillon.
« Jin-sol vient à peine de commencer à préparer ses examens d’entrée à l’université. Il… »
« A besoin de son père. »
Si Sang-hyeon partait soudainement pour le troisième étage, qu’adviendrait-il de sa femme et de son fils, restés dans la réalité ?
Le Bureau de gestion pourrait assurer leur subsistance, mais l’argent ne remplacerait pas un père absent.
« J’ai aussi une autre chose en tête. »
« Laquelle ? »
« … Le serment que j’ai fait en sortant de la chambre 203. »
La puissance de la Clairvoyance s’agita en moi, et deux silhouettes me traversèrent l’esprit.
C’était une conversation que Sang-hyeon et A-ri avaient eue il y a longtemps.
* * *
« Ma famille, mon peuple… Aucun d’eux n’est sorti de la chambre 203. Je suis le seul à en être sorti. »
« Si je les oublie, toute preuve qu’ils ont existé dans ce monde disparaîtra à jamais. Le temps que nous avons passé à nous aimer et à prendre soin les uns des autres, la glorieuse histoire de la ville que nous avons bâtie dans ce désert… Tout ce qu’il en reste ne tient qu’à mes souvenirs. »
« Je suis un mari qui trompe sa femme, un père qui trompe ses enfants et un roi qui trompe son peuple. »
« Je leur ai promis le Salut un nombre incalculable de fois. Je leur ai promis qu’il existait un Paradis où coulaient le lait et le miel, et que si nous ne pouvions l’atteindre vivants, nous y arriverions même après notre mort… »
« Je savais trop bien que c’était un mensonge. Où trouver le Paradis dans cet Hôtel, et où trouver le Salut ? Je n’ai même pas pu me sauver moi-même. Comment aurais-je pu sauver ma famille et mon peuple ? »
* * *
« Ga-in, sais-tu qu’il existe deux voies pour ceux qui sont morts dans l’Hôtel ? La première, c’est la résurrection. Connais-tu l’autre ? »
« Le Bouddha. »
« Sais-tu qui t’a appris l’existence de cette voie ? »
« Toi, quand tu étais un PNJ. »
« C’est ça. À l’époque, j’étais le docteur de l’Hôtel. J’ai l’impression que j’en connaissais tous les secrets. »
« Parce que tu travaillais pour l’Hôtel. »
« Il y a le Salut dans l’Hôtel. Pas une vague chimère, mais quelque chose de suffisamment concret pour que je puisse l’affirmer avec certitude lorsque j’étais un PNJ. Quelque chose qui peut sauver une multitude de gens qui souffrent. »
« C’est logique. »
« À ton avis, où se trouve-t-il ? »
Nous avions découvert tous les secrets des premier et deuxième étages.
Pourtant, nous n’avions toujours pas trouvé de moyen de sauver beaucoup de gens, au lieu de ressusciter une personne en particulier.
« Au troisième étage. C’est forcément là. Si je veux tenir la promesse que j’ai faite à mon peuple autrefois, je dois monter au troisième étage. »
« … »
Je comprenais maintenant le dilemme de Sang-hyeon.
Son désir de ne pas abandonner sa femme et son fils bien-aimés s’opposait à celui de tenir la promesse de Salut qu’il avait faite à son peuple autrefois.
« Il m’est arrivé de regretter d’avoir fondé une famille… »
« Arrête-toi là. »
Il devait se dire qu’il n’aurait jamais dû fonder une famille grâce au Rêve du papillon.
C’était quelque chose qu’il ne devait surtout pas dire, pas maintenant.
« Désolé. Alors, Ga-in… »
« Oui ? »
« … Tu pourrais me donner un conseil ? »
La demande de Conseil du Sage de Sang-hyeon me laissa un instant sans voix.
Je voulais sincèrement lui offrir une réponse lumineuse, qui bouleverserait tout. Je voulais soulager la peine de mon compagnon.
Mais aucune réponse ne me vint.
« … Réfléchissons encore un peu tous les deux. »
* * *
Je marchais dans le couloir, l’esprit embrouillé, quand Grand-père Mook-seong apparut.
« Sang-hyeon a lui aussi beaucoup de choses en tête. »
« Et toi, Grand-père ? »
« Je n’y ai pas beaucoup réfléchi. »
« Quoi ? »
Comment pouvait-il ne pas y avoir pensé ?
Grand-père avait non seulement un fils et une belle-fille, mais aussi un petit-fils.
« Hé, son fils est encore au lycée, non ? Le mien a déjà passé la quarantaine ! »
« Ah. »
« À cet âge-là, si ton père meurt demain, tu te diras sûrement : “Bon, c’est la vie~.” »
« C’est impossible. Quelle absurdité… »
Ses propos extrêmes me surprirent un peu, mais je compris ce qu’il voulait dire.
Sang-hyeon ne pouvait pas partir facilement parce que son fils était adolescent, contrairement à Grand-père Mook-seong.
Ou peut-être essayait-il de s’en convaincre.
Ses paroles excessives faisaient peut-être partie de ses efforts pour se persuader.
« Je suis satisfait d’avoir réparé l’erreur que j’ai commise il y a longtemps. Ils s’en sortiront très bien, que je sois là ou non. Je ne m’inquiète pas trop pour mon fils ni pour mon petit-fils. C’est plutôt… »
« Plutôt ? »
« Ce que Mi-ro a dit me trotte dans la tête. »
« … »
« La réponse au monde envahi par le Chaos se trouvera au troisième étage. Ce sera peut-être ma dernière mission. »
« Je comprends. Grand-père, tu es… »
« Je suis ? »
« Un Agent du Royaume céleste, comme Mi-ro. »
« C’était censé être un compliment ? »
« Ha ha ! Alors, tu as recueilli l’avis de tout le monde ? »
« Il me reste à entendre celui d’Eun-sol. »
« Et la génération précédente ? »
« Je compte aller la voir bientôt. »
« Ah, d’accord. Je comprends. »
* * *
À ce stade, je fis un petit bilan des avis de mes compagnons.
Ceux qui avaient une raison de monter au troisième étage : moi, Cha Jin-cheol, Mi-ro, Elena et Kim Mook-seong.
Ceux qui attendaient de voir ce que choisiraient leurs compagnons : Kim A-ri et Yoo Song-i.
Au vu de la situation, ces sept-là monteraient probablement au troisième étage.
Ceux qui étaient attachés à la réalité : Kim Sang-hyeon et Park Seung-yeop.
Tous les deux semblaient en proie à un profond dilemme.
« Eun-sol… Je peux lui demander maintenant. »
Comme si elle m’avait attendu, Eun-sol accourut de loin.
« Eun-sol ! Ça faisait longtemps… »
Au moment où je m’apprêtais à la saluer, je compris à son expression qu’elle était terriblement alarmée.
« Eun-sol ? »
« Ga-in, où sont les autres ? »
« Pas loin. »
« C’est important, alors écoute-moi bien. »
Quelque chose d’important ?
« Depuis quelques jours, des lettres au sujet du troisième étage me suivent partout comme un harceleur. Alors, moi aussi, je me suis posé toutes sortes de questions. »
« Tout le monde se tracasse à ce sujet ces derniers temps. »
« Et j’ai compris quelque chose. Nous en savons beaucoup trop peu sur le troisième étage. »
« Euh… »
« Réfléchis. Quel genre d’endroit c’est, à quoi il sert, comment les choses s’y passent… Nous n’en savons pas la moindre chose, si ? »
« C’est vrai. »
« Peut-être que toutes nos inquiétudes actuelles ne veulent rien dire. »
« Hein ? »
« Les inquiétudes de Sang-hyeon en sont le meilleur exemple. Quand il découvrira ce qu’est vraiment le troisième étage et qu’il y réfléchira à nouveau, elles lui sembleront peut-être sans importance. »
« Comment… »
« Ce que je veux dire, c’est qu’il est étrange de décider si on y va ou non sans rien savoir du troisième étage. »
Elle n’avait pas tort.
C’était pour cette raison que j’avais utilisé plusieurs fois le Conseil du Sage, mais la Chouette refusait de répondre à toutes mes questions sur le troisième étage.
« … Ce matin, j’ai utilisé la Main avide. »
« Ah ? »
« Le Bureau de gestion s’est occupé du prix à payer. Ils veulent eux aussi que nous partions pour le troisième étage. »
Apprendre que le Bureau de gestion s’était chargé du prix à payer m’inspira beaucoup de choses, mais je ne posai pas d’autres questions.
Ils avaient peut-être mis en danger un condamné à mort coupable d’un crime grave.
Eun-sol avait sûrement bien réfléchi avant de faire ce choix.
« Alors ? »
« J’ai obtenu une réponse il y a peu. Bientôt… »
« Bientôt ? »
« … Ils disent qu’ils vont envoyer un guide. »
— Grondement !
Le tonnerre retentit.
J’entendis un immense marteau invisible frapper l’Hôtel Delight !
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