Chapitre 639
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 638 : Un chemin pour tous (3) Fin
──────
- Aedia
« Explique-moi encore une fois. Pour que je puisse avoir confiance en moi ! »
Peut-être sentit-il ma détermination, car Ga-in me regarda un instant d’un air troublé.
« … D’abord, il n’y a que toi et moi comme candidats. »
« À cause de la Couronne. »
Pour contrôler la Lune, il fallait la Couronne. Seuls les membres de la Royauté — autrement dit, les Regressors de la Première Civilisation — pouvaient la porter.
Il n’y avait que deux personnes comme ça au monde : Ga-in, qui avait fusionné avec le Prince, et moi.
C’était assez simple à comprendre, et je l’avais accepté depuis longtemps.
« Ensuite, Aedia, tu as un potentiel immense dont tu n’as même pas conscience. »
J’étais déjà un peu abasourdie.
« La capacité à chérir et à aimer l’humanité pendant au moins plusieurs milliers d’années, et à endurer toutes les épreuves et toutes les difficultés. »
« Tu as vu dans la chambre 207 une possibilité de moi-même que j’ignore ? »
« Exactement. »
J’avais beau l’entendre, ça restait étrange.
J’étais bien là, et pourtant, il existait apparemment une autre moi dans une Salle maudite. Rien que ça, c’était absurde.
Cela dit, l’Hôtel lui-même était un endroit bizarre, alors je pouvais l’admettre.
Même si la moi de la chambre 207 était extraordinaire, en quoi cela me concernait-il, moi, ici ?
« Ça va peut-être te sembler étrange, mais cette Aedia et l’autre Aedia… »
« Se ressemblaient énormément ? »
« C’est ça. »
« J’ai encore du mal à l’accepter, puisque je ne l’ai pas vécu moi-même… mais soit. Pourtant, hier, tu m’as dit… »
« … »
« Tu as dit que la moi de la chambre 207 avait fini par perdre le contrôle, elle aussi. »
« Ah, je n’aurais pas dû te le dire. »
« Pardon ? »
« Non, laisse tomber. »
« … »
Pendant un instant, je fus trop stupéfaite pour répondre. Ga-in m’adressa un sourire espiègle.
« Qu’est-ce qu’il y a ? Continue. »
« … La grande Aedia que tu as vue a fini par craquer, elle aussi, après une longue période. Ce n’est pas étonnant. Les humains ont leurs limites, et… »
« Tu n’es pas humain. Tu es un Reptilien. Non, tu es un minéral ? »
« … Même les minéraux finissent par se réduire en poussière quand le temps s’écoule par dizaines de milliers d’années. »
« C’est vrai. »
« Il y a quelques jours, Sagesse l’Ancien t’a dit que si la personne qui porte la Couronne sombrait dans la folie, personne ne pourrait l’arrêter. »
« Qui surveille les surveillants ? C’est ça, le problème. »
« Qui me surveillera quand je porterai la Couronne ? »
« Premièrement, le butin qu’on a pris aux Pilleurs. »
Le Bureau de gestion veillait sur le monde.
Les Silencieux veillaient sur le Bureau de gestion.
Mais qui veillait sur les Silencieux ?
La réponse, c’était la Tablette de pierre du Silence.
La Tablette de pierre n’était pas apparue par hasard. Sa création répondait à une nécessité logique.
Cela signifiait que les Pilleurs possédaient eux aussi chacun un objet équivalent à la Tablette de pierre du Silence.
« “Serment inébranlable”, “Volonté de protection”, “Sceau de jade éternel”… »
« Ça suffit. Je les ai vus avec toi, je sais. »
« Il en restait environ huit en bon état. Fais un serment à chacun. »
« … »
« Trouve toi-même la formulation exacte. Promets que si tu t’écartes de la voie au service de l’humanité, ils te puniront. »
« … La formulation du serment n’est pas le problème. »
« Alors, c’est quoi ? »
« Est-ce qu’ils peuvent me punir ? Est-ce que des artefacts semblables à la Tablette de pierre peuvent vraiment me punir après que j’aurai porté la Couronne ? »
« Pour l’instant, oui, parce que tu… »
« Parce que même avec la Couronne, je ne serai pas aussi puissante que le Prince ou toi ? »
« Exact. Contradiction peut aussi veiller sur toi. »
« … »
Contradiction.
Une conscience insondable, apparue naturellement dans la Lune, où s’étaient rassemblées des âmes venues de siècles innombrables.
Un être né dieu.
D’un certain point de vue, Contradiction était la véritable conscience de la Lune.
« Aedia, je te garantis qu’une fois la Couronne en ta possession, tu n’auras pas le temps de t’inquiéter de la Corruption ou d’autre chose. »
« … »
« Tu seras trop occupée à essayer de maîtriser Contradiction. »
Porter la Couronne ne rendait pas tout le monde aussi puissant.
Le prince Emilio et Ga-in en étaient la preuve.
De son vivant, le Prince ne pouvait utiliser qu’une infime partie de la puissance infinie de la Lune.
Faute d’Éveil suffisant, il avait gaspillé presque toute sa force à contenir Contradiction.
L’homme devant moi, en revanche, n’avait aucune difficulté à maîtriser Contradiction.
Et moi ?
Je ne pouvais pas rivaliser avec Ga-in, et j’étais bien loin d’égaler le Prince.
Comme Ga-in l’avait dit, je passerais probablement presque tout mon temps à contenir la folie de Contradiction.
« Tu comprends ? »
« … »
Les trois raisons avancées par Ga-in.
Premièrement, seuls Ga-in et moi pouvions porter la Couronne.
Deuxièmement, d’après ce que Ga-in avait constaté dans la chambre 207, j’avais les qualités nécessaires.
Troisièmement, je n’avais ni l’Éveil de Ga-in ni celui du Prince de son vivant. Les Tablettes de pierre de substitution et Contradiction pourraient donc me contenir.
Tout cela semblait plausible.
Mais, comme c’était souvent le cas avec les arguments d’une personne rusée, il manquait l’essentiel.
« Toi. »
« Hmm ? »
« Pourquoi tu ne peux pas le faire ? »
« Regarde le troisième point. Les Tablettes de pierre de substitution et Contradiction peuvent te contenir, mais pas moi… »
« Arrêtons-nous là. Je n’ai peut-être pas ta Sagesse, mais j’ai beaucoup d’expérience. Ces trois raisons ne sont pas des mensonges, et elles sont logiques. Mais tu les as trouvées après avoir décidé de la conclusion, pas vrai ? »
« … »
« Le point de départ le plus important, c’est que toi, Ga-in, tu ne veux pas t’en charger. Il faut donc que quelqu’un prenne ta place, et cette personne, c’est moi. »
« … »
« Pourquoi tu ne veux pas le faire ? Je crois que je sais, maintenant. Tu… »
« Parce que je veux aller au troisième étage. »
« Comme Sagesse l’Ancien. »
« … »
« Porter la Couronne, c’est rester dans la réalité pour la surveiller éternellement. Si tu fais ça, tu ne peux pas aller au troisième étage. »
« C’est ça. »
Il l’avoua franchement, comme s’il n’avait aucune intention de le cacher.
Il voulait aller au troisième étage.
Pour y parvenir, il avait besoin que quelqu’un porte la Couronne et reste à sa place dans la réalité. Cette personne, c’était Aedia.
« Pourquoi tu veux aller au troisième étage ? »
« … »
« Au début, je me suis dit que tu trouvais peut-être la réalité insignifiante, comme Sagesse l’Ancien. Mais, quoi que j’en pense, ce n’est pas le cas. »
Trouver la réalité vide de sens était un trait commun à ceux qui s’étaient échappés de l’Hôtel et aux Regressors.
Mais cela variait d’une personne à l’autre.
Tout le monde ne considérait pas l’ensemble de la réalité comme un rêve creux, à la manière de Sagesse l’Ancien.
Tout le monde ne pensait pas non plus que seul l’Hôtel était le monde véritable, comme lui.
« La vie dont tu te souviens n’a pas l’air d’avoir duré aussi longtemps que celle de Sagesse l’Ancien, non plus. »
« C’est vrai. Les souvenirs d’Aleph comportent beaucoup de trous, et j’ai oublié la plupart des vies intermédiaires… Mais j’ai beaucoup de souvenirs de l’Hôtel. »
« Et vivre longtemps ne pousse pas tout le monde à penser comme Sagesse l’Ancien. »
« Comme toi ? »
« Comme moi. »
J’avais vécu aussi longtemps que Sagesse l’Ancien, et pourtant je ne pensais pas comme lui.
« À bien y réfléchir, c’était une autre raison importante. »
« Pardon ? »
« Aedia, tu n’avais pas l’air d’avoir envie d’aller au troisième étage. »
« Ça ne m’intéresse vraiment pas beaucoup. C’est plutôt toi qui m’étonnes, à être prêt à risquer ta vie pour y aller. »
« … »
« Tu as déjà obtenu l’immortalité et tu peux profiter de toutes les richesses et de toute la gloire du monde. »
« … »
« Pourquoi tiens-tu tant à aller au troisième étage ? »
Je voulais vraiment le savoir.
Je comprenais que Sagesse l’Ancien veuille atteindre le troisième étage. Il était usé par d’innombrables siècles d’existence.
Le temps avait dû passer en quantité suffisante pour le lasser du vide de la réalité.
Mais pourquoi Ga-in, dont l’esprit était encore si vif, voulait-il gravir les étages au péril de sa vie ?
Même en posant la question, je ne m’attendais pas à une réponse.
Je pensais qu’il allait encore éluder avec une remarque vague et énigmatique.
À cet instant, Ga-in m’examina d’un regard limpide.
« Ah ? »
« … »
« C’est la Clairvoyance, n’est-ce pas ? »
J’en avais fait l’expérience plusieurs fois ces derniers jours, mais même après tout ce temps, cette sensation glaciale ne s’estompait pas.
« … Aedia. »
« Tu as vu quelque chose ? Tu peux me le dire, ou pas ? »
« Je vais te révéler une chose que tu oublies normalement. »
« Pardon ? »
« Ton véritable corps se trouve ailleurs, sous terre. La toi qui est ici n’est qu’une sorte de double. »
« … »
Cette révélation soudaine me laissa sans voix un instant.
Le plus troublant, c’était à quel point je l’acceptais naturellement.
C’était quelque chose que je savais depuis le début.
D’habitude, je l’oubliais volontairement pour préserver mon identité.
« Pourquoi tu me dis ça tout à coup… »
L’explication commença sans préambule.
« La civilisation où le Prince et toi êtes nés a découvert un moyen de rassembler les âmes humaines pour créer une divinité artificielle. »
« C’est ça. »
« Ils ont dû lancer ces recherches pour une raison différente de celle qui motive les Arches aujourd’hui. Les archives ne faisaient aucune mention du Miroir. Sagesse l’Ancien avait supposé qu’ils essayaient peut-être de créer une arme puissante. »
« … »
J’étais un peu perplexe.
L’histoire était intéressante, mais je ne voyais pas le rapport avec son envie d’aller au troisième étage.
« Quel qu’ait été le but initial de ces recherches, elles ont fini par donner naissance à une Arche. »
« C’est ça. »
Au départ, ils avaient peut-être voulu mettre au point une arme, ou transformer la Royauté en dieux.
Mais au bout du compte, ils avaient combiné leurs recherches avec le Miroir que j’avais découvert et en avaient fait une Arche.
« De quoi fuyaient-ils ? »
« … »
« C’était une civilisation qui avait atteint un stade au-delà de tout ce que nous pouvons concevoir aujourd’hui. Ils ont fourni sans hésiter des millions, des dizaines de millions d’âmes à leurs recherches sur les Entités de convergence des âmes. Qu’est-ce que ça signifie ? »
« … Qu’ils avaient une conception des droits humains tellement déplorable qu’ils utilisaient des gens comme cobayes ? »
« Euh, oui, ça aussi. »
Pour la première fois, il eut l’air un peu déconcerté.
Il n’avait visiblement pas prévu que je parle des droits humains dans ce contexte.
« Je veux dire qu’ils devaient avoir une population immense. Peut-être plus de plusieurs centaines de milliards ? »
« … »
« Ils ont peut-être dominé plusieurs étoiles. »
« Pas plusieurs étoiles. Plusieurs dimensions. »
« Quoi ? »
« Leur technologie de création de dimensions de secours était très avancée. Quatre cent mille personnes vivaient dans chaque zone, à peine plus grande qu’un appartement. À l’époque, vivre sur la vraie Terre était un privilège réservé à l’élite. »
« Je l’ignorais. Mais qu’est-ce qu’une civilisation aussi remarquable pouvait bien craindre pour construire des Arches et s’enfuir ? »
« … Je ne sais pas. L’Hôtel m’a emmené avant ça. »
Après un silence, Ga-in évoqua quelque chose d’atroce, le regard perdu dans le vague.
« La Première Arche n’avait pas été construite pour rejoindre la Boucle suivante. »
« Pardon ? »
« Elle a échoué. Ils n’avaient pas la technologie nécessaire, alors ils sont seulement tombés dans la Boucle suivante. »
« Qu’est-ce que… »
« C’était écrit dans les archives qu’Aleph avait consultées. Ils avaient découvert une “épave” contenant une technologie extraordinaire. À l’intérieur, il n’y avait que des âmes terrifiées… »
Leur destination initiale se trouvait bien au-delà de la Boucle suivante.
Ils n’étaient tombés dans cette Boucle que parce que leur technologie ne suffisait pas.
Ce n’était pas une Arche.
C’était une épave.
…
…
…
* * *
Après le départ de Ga-in, je m’assis seule sur le canapé moelleux et caressai le bocal à poissons tout en réfléchissant.
Pourquoi une grande civilisation avait construit des Arches et pris la fuite.
Pourquoi Aleph avait sombré dans la folie et voulu devenir l’Être suprême.
Pourquoi Ga-in voulait aller au troisième étage.
« … »
Ce n’était pas une histoire si bouleversante.
C’était un assemblage d’idées qu’on pouvait imaginer en reliant les éléments déjà connus.
Du moins, en partie.
Peut-être que personne, ou presque, n’avait imaginé toutes ces choses en même temps.
Au lieu de me choquer, cette histoire me plongea dans le désespoir.
Il y avait un gouffre immense entre une sombre fantaisie et la découverte que cette fantaisie était la vérité du monde.
J’aurais voulu qu’il me le cache jusqu’au bout…
« … »
Un vide étourdissant.
Le Prince que j’avais servi toute ma vie s’était révélé être un homme qui nourrissait des faiblesses.
Puis Ga-in était apparu, avait refusé de porter la Couronne et s’en était allé.
Qui étais-je censée servir dans ce vide ?
Heureusement, son explication contenait la réponse.
Cette fois, il s’agissait d’un être véritablement grand.
« Je prie le plus grand être de l’univers. »
Je prie pour celui qui pleure sur les Trois Mille Mondes.
Même si nous tombons tous en enfer, puisse ton rêve finir par se réaliser.
J’espère de tout cœur que le Paradis naîtra au bout du chemin.
« … »
Cette prière me fit comprendre ce que je devais faire désormais.
Ga-in l’avait dit au début de notre conversation.
« Ton véritable corps se trouve ailleurs, sous terre. La toi qui est ici n’est qu’une sorte de double. »
Si le double était détruit avant que ses souvenirs soient synchronisés, le véritable corps ne saurait pas ce qui s’était dit pendant cette conversation.
Je devais consigner séparément ce que mon moi futur aurait besoin de savoir.
…
« Voilà, c’est fait. »
Certaines vérités ne devaient être connues que de ceux qui avaient besoin de les connaître.
Aedia devait-elle nécessairement en faire partie ?
Je décidai de m’offrir un Paradis de l’Ignorance.
— Crac !
* * *
「Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 255
Lieu actuel : avenue Uisadang-daero, arrondissement de Yeongdeungpo, Séoul
Conseil du Sage : 3」
- Han Ga-in
— Fffffff… !
Je regagnai la surface au petit matin, sous une pluie froide.
Un monde où les Pilleurs et les Arches avaient disparu.
Une Lune bleue brillait dans le ciel.
Grâce à elle, le monde me semblait un peu plus proche de celui dont je me souvenais.
Alors que je fixais le ciel, hébété, ma poche se mit à vibrer furieusement.
« C’est Song-i qui appelle. »
Les autres devaient probablement être près de Song-i, eux aussi.
J’avais envie d’entendre tout de suite la voix de mes compagnons, mais…
Je vais rester seul encore un peu.
« … »
Toutes ces choses si diverses et mouvementées qui s’étaient produites dans la réalité !
J’avais enfin l’impression que c’était terminé.
D’autres épreuves viendraient peut-être, mais au moins, elles ne dépendaient plus de moi.
J’étais heureux, et pourtant, je ressentais un léger vide.
Je voyais encore la Couronne vaciller dans mon esprit, comme si je pouvais tendre la main et saisir une couronne d’empereur.
Le temps finirait par apaiser ce regret qui persistait.
« … »
Je pensai à l’Aedia que la Clairvoyance m’avait montrée.
La Sainte Mère, qui avait toujours erré à la recherche d’un dieu, en avait trouvé un dernier : le Bouddha.
Puisqu’elle devait de toute façon servir quelqu’un, ne valait-il pas mieux servir l’être le plus grand qui soit ?
Je ne l’avais pas dit à la Sainte Mère, mais c’était l’une des raisons pour lesquelles je l’avais choisie.
Comme elle servait un dieu, je pensais qu’elle ne sombrerait pas complètement dans la Corruption.
Mais qui sait.
« Ouf… »
Pourquoi la Première Civilisation, Aleph, puis moi, avions chacun été submergés par une immensité insondable.
Un poisson qui avait passé toute sa vie dans un bocal apprit un jour une vérité terrifiante.
La première vérité, c’était que le monde où il vivait était un bocal…
La deuxième vérité, c’était ce qui se trouvait au-delà du bocal.
« … »
Je sentis la pluie s’abattre sur moi et tombai à genoux sans m’en rendre compte.
En cet instant, je ressentais peut-être la même chose que la Sainte Mère dans le ciel.
Je prie Celui qui est au-dessus de tout.
J’ai perdu mes deux parents dans un cycle sans fin.
Les êtres que je croyais être mes parents n’étaient que des illusions creuses.
Je suis donc orphelin.
Je ne suis pas quelqu’un dont les parents ont existé avant de disparaître ; je suis quelqu’un qui aurait tout aussi bien pu n’avoir jamais eu de parents.
Je suis un effet sans cause, un fruit sans racines.
Pourtant, après y avoir réfléchi, je compris que j’avais bien un parent.
Quelqu’un avait façonné mon corps, mon esprit et mon âme, encore et encore.
Alors…
« Pour la première et la dernière fois, je vais t’appeler ainsi. Père céleste, grand être qui pleure sur les Trois Mille Mondes. »
Après avoir pris une profonde inspiration, je murmurai ces mots au ciel.
« Je viendrai à ta rencontre. »
Après avoir prié et m’être relevé, je remarquai qu’un objet venait d’apparaître dans la poche qui était vide quelques instants plus tôt.
C’était une lettre qui brillait d’une lueur dorée.
* * *
Nous sommes heureux d’annoncer une bonne nouvelle à nos chers clients.
La construction du passage de liaison vers le troisième étage de l’Hôtel Pionnier est enfin terminée !
Vous rêvez de nouvelles aventures, de nouveaux trésors ou du véritable salut ?
Alors, le troisième étage est fait pour vous !
Nous vous attendrons.
- De la part de tout le personnel du Pionnier, toujours honnête et bienveillant
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>