Chapitre 636
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Échapper à l’Hôtel Mystère ◈
Épisode 635 : Le plus ancien des souhaits (16) Fin
──────
「Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 234
Emplacement actuel : recherche…
Conseil du Sage : 0」
— Han Ga-in
« Tu es mon ultime épreuve ! »
Aleph affichait une détermination inébranlable.
Je sentis la dureté de son regard et me demandai quelle fissure avait changé « moi » en « nous ».
La plus grande fissure était sans doute A-ri, morte là où elle était tombée sur le sol en ruine du Domaine sacré.
Pour le dire plus simplement, c’était notre vision des compagnons qui nous avait séparés, Aleph et moi.
Plus nous découvrions les secrets de l’Hôtel et du monde, plus un vide sans fond nous tourmentait.
Qu’était l’existence, au juste ? Quelle différence y avait-il entre une personne et un être qui n’en était pas une ?
Prenons les êtres que nous appelions des PNJ, ceux que nous n’hésitions pas à blesser dès que nous jugions cela nécessaire.
Leur corps, leur esprit, même leur âme, n’étaient pas si différents de ceux des humains.
Alors, pourquoi n’étaient-ils pas humains ?
Parce que leur existence était brève ?
Dans ce cas, une personne atteinte d’une maladie incurable n’était-elle pas humaine ?
Je le savais.
Toutes ces questions étaient secondaires. Il y avait une autre raison, la véritable.
Nous devions les considérer comme des PNJ. Nous devions pouvoir leur faire du mal si nécessaire pour résoudre les salles maudites.
Nous n’y croyions que parce que nous y étions obligés.
…
Nos corps, nos esprits et nos âmes s’éloignaient peu à peu de l’humanité.
S’il nous restait un dernier fragment de conscience ou d’humanité, c’étaient peut-être nos compagnons.
Je me rappelai Song-i disant que nous étions la seule vraie famille qui restait au monde.
Peut-être avais-je pensé la même chose, en secret.
Et nous n’étions pas les seuls.
La Clairvoyance avait demandé qu’on sauve Ryan.
Dans un moment de faiblesse, Sagesse l’Ancien avait cherché un compagnon inconnu de son passé.
Quand mes pensées en arrivèrent là, Aleph eut un sourire amer.
« Tu restes prisonnier de pensées creuses. »
« … »
« Tu es mon ultime épreuve. La faiblesse que je n’ai pas réussi à surmonter, la preuve de mes origines misérables. »
Avec quelque chose qui ressemblait à de la tristesse, je marmonnai : « C’est toi qui n’as pas réussi à surmonter ta faiblesse. Tu n’as pas vaincu ta peur, et tu es le pire des pécheurs : tu as littéralement détruit le monde. »
Une peur indescriptible.
Tout avait commencé par là.
Quand j’avais entrevu pour la première fois les souvenirs de mon époque en tant que Chercheur, j’ignorais quelle était cette peur.
À présent, je le savais.
« … Si on peut la surmonter, alors ce n’est pas une peur. Tu me reproches un problème que je suis déjà en train de dépasser. »
Je connaissais Aleph mieux que quiconque au monde, et Aleph me connaissait tout aussi bien.
C’est pourquoi, au lieu de nier l’existence de cette peur, Aleph affirma qu’elle était déjà en train d’être surmontée.
« Allons jusqu’au bout ! »
— Fwoosh… !
* * *
L’affrontement de nos pouvoirs commença pour de bon !
Que signifiait l’apparition d’une fenêtre de statut pour Aleph comme pour moi ?
Cela signifiait qu’aux yeux de l’Hôtel, aucun de nous n’était une imposture.
Le Soleil sacré et le Livre de l’Avatar, nos deux Héritages, étaient parvenus au même verdict.
Ils flottaient au cœur de notre affrontement, affirmant chacun leur présence sans prendre parti pour l’un ou l’autre.
Un phénomène que j’avais déjà connu dans la salle 207 se reproduisit.
La puissance des Héritages serait répartie équitablement entre nous.
Battez-vous.
Le vainqueur obtiendrait tout.
C’était tellement digne de l’Hôtel que je ris sans le vouloir.
Mais tout n’était pas à égalité. La Couronne.
La Couronne n’était pas un Héritage, à la base. Elle n’avait donc aucune raison de se plier au jugement de l’Hôtel. L’Hôtel ne l’avait pas non plus liée à ses règles.
J’ignorais si la Couronne était douée d’intelligence, mais si c’était le cas, elle aurait peut-être dit ceci :
« La causalité qui m’a mise entre les mains d’Aleph, c’est Aleph qui l’a créée. »
« Tu n’es qu’une illusion créée par la Deuxième Phrase du Grimoire, le démon intérieur d’Aleph. »
— Grondement !
Dès que notre affrontement commença, je fus repoussé et désarçonné.
C’était comme lorsque j’avais combattu une autre version de moi-même dans la salle 207.
Nous utilisions des outils et des principes similaires, mais les différences sur le reste étaient bien trop grandes !
Avant, j’avais été dépassé par les capacités mentales de l’autre. Cette fois, c’était la présence de la Couronne qui faisait pencher la balance.
Pour le dire simplement, nos niveaux et nos compétences étaient comparables, mais mon adversaire était le seul à disposer d’une réserve de mana infinie.
Aleph puisait sans cesse sa force dans les âmes innombrables englouties par la Lune.
Comment ça s’était passé, déjà ?
Ah oui, l’autre avait compris que c’était un faux touché par le Praticien et s’était suicidé !
Cette fois, impossible de connaître la même fin.
Aleph n’était pas un faux, et il le savait.
Même si ce combat me désavantageait de façon écrasante, son issue ne se joua pas en un instant, car l’essentiel ne se résumait pas à savoir qui était le plus fort.
Aleph et moi n’étions pas des personnes complètement différentes.
Nous étions un arbre né d’une même racine, séparé pour une raison ou une autre.
En gros, c’était une discussion mouvementée entre moi et un autre moi que j’essayais de convaincre !
C’est pourquoi Aleph me cria, presque avec désespoir :
« Regarde ! »
À cause de notre affrontement, le Domaine sacré sombra de nouveau dans le chaos.
Seung-yeop et Mi-ro s’étaient évanouis depuis longtemps. Emportés par les remous, ils étaient projetés contre tout ce qui se trouvait sur leur chemin. Le bras de Seung-yeop était déjà cassé.
Quant à A-ri, qui agonisait à terre, elle semblait sur le point de rendre son dernier souffle.
Si elle s’accrochait encore à la vie, c’était uniquement grâce à la ténacité du Sang ancien. Mais même la puissance d’un Héritage avait ses limites.
« … »
Aleph me montrait mes compagnons en danger pour me menacer ?
Non.
Aleph croyait que j’étais la faiblesse intérieure de son être, un démon intérieur.
À quoi bon se menacer soi-même ?
« Qu’est-ce que tu vois ? »
Aleph posa la question, et je répondis :
« Je vois mes compagnons au bord de la mort. »
« Et ? »
« Je vois le chagrin qui bouillonne dans ton cœur. »
Aleph ne chercha pas à cacher sa peine et murmura : « Je comprends la part de toi qui tient à tes compagnons. Je comprends que tu te sois séparé de moi parce que tu ne pouvais pas supporter cette douleur. »
« … »
« Mais ce n’est qu’une étape que “nous” devons dépasser. Ce n’est que de la faiblesse. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être faibles ! »
Sa voix donnait l’impression qu’Aleph essayait de me convaincre, ou plutôt de se convaincre lui-même.
Aleph aimait aussi ses compagnons, mais était convaincu qu’il fallait effacer tout ce qui risquait de devenir une faiblesse pour suivre la voie noble.
« Tu le sais, n’est-ce pas ? Tu le sais mieux que quiconque. Les liens de ce monde sont désespérément creux. Souviens-toi de la vérité derrière les souvenirs de ceux que nous croyions être notre famille ! »
Ce que j’avais découvert au terme du « voyage dans les souvenirs » que j’avais fait avec Song-i et Mi-ro.
J’avais été un Regressor avant même d’arriver à l’Hôtel.
J’avais eu d’innombrables parents et frères et sœurs, et, bien sûr, ils changeaient à chaque fois.
Les gens que je considérais comme ma « vraie famille » n’étaient qu’un mélange des souvenirs d’au moins plusieurs milliers de familles.
Comme le lien qui unissait Sang-hyeon à Maman, j’avais mêlé les souvenirs de mes vies successives et pris cette foule de vies pour une seule.
C’est pour cela qu’Aleph dit :
« Tu n’es qu’une facette de ma vie. Un minuscule fragment du chemin que j’ai parcouru, un rêve éphémère. »
Les liens de ce monde n’étaient que des rêves creux, et « Han Ga-in » n’était qu’une partie de ce rêve.
« Il est temps de te réveiller. »
— Un pas !
Un pas, puis un autre.
Aleph s’approcha en souriant.
Il avait l’air fier, comme s’il venait enfin de surmonter l’ultime épreuve que le destin avait dressée devant lui.
Je sentis le désir désespéré qui animait Aleph.
Son aspiration à fuir un destin misérable et à devenir un Être supérieur.
Je sentais cette aspiration. C’est pourquoi je parlai avec une pointe de pitié :
« Je te montre la lune, mais tu ne regardes que mon doigt. »
Pour la première fois, Aleph pencha la tête, comme s’il trouvait cela étrange.
« Je croyais que c’était une hallucination auditive. Ne me dis pas que c’est toi qui as dit ça ? »
La première fissure qui nous avait séparés, Aleph et moi, avant qu’A-ri ne me réveille alors qu’elle perdait son sang.
La petite erreur irréversible d’Aleph, ou peut-être sa limite.
Les mots suivants me vinrent naturellement.
« Tu as tant rêvé du Nirvana, tu voulais tellement devenir un Être supérieur… »
« Quoi… »
« Tu ne comprends absolument pas le sens de cette voie. »
Je plongeai les yeux dans ceux d’Aleph, écarquillés de surprise, et réfléchis au but de l’Hôtel, puis à celui du Bouddha.
« Aleph, sais-tu quel est le but de l’Hôtel ? »
« … »
« Tu ne le savais pas avant, et tu t’en fichais sans doute. Mais maintenant, tu en as une vague idée, non ? »
Cette mystérieuse expérience que j’avais vécue sur l’île de Jeju.
Quelqu’un, probablement un Ascendant du passé, m’avait dit ceci.
Quelqu’un, quelque part dans le monde, voulait créer le paradis.
Pour y parvenir, cette personne avait créé un million d’enfers.
C’était un souvenir extraordinairement mystérieux, que je ne pourrais jamais oublier.
Bien sûr, Aleph le savait aussi.
« … Créer le paradis. »
« Celui qui pleure pour les trois mille mondes cherche le Salut de toute chose. Personne ne sait ce que cela signifie, ni comment y parvenir. »
« Pourquoi tu me parles de ça, tout à coup… »
Aleph semblait vouloir mettre fin à la conversation.
Mais sa voix tremblait déjà.
Aleph n’était pas stupide. Il avait dû deviner ce que j’allais dire.
C’est pourquoi la conversation ne s’arrêta pas.
« Aleph, à quoi as-tu pensé tout à l’heure ? »
La même pensée traversa nos deux esprits en un instant.
* * *
Grâce à la Première Phrase, j’avais acquis la capacité de m’emparer du corps de n’importe qui.
Avec la Deuxième Phrase, j’avais même dépassé l’Unicité de l’esprit.
Alors, qu’était la Troisième Phrase ?
J’avais dépassé les limites du corps et de l’esprit. Il ne me restait donc qu’à dévorer les âmes !
* * *
« S’emparer des corps, dépasser les limites de l’esprit, puis dévorer les âmes ? Tu ne fais que tout voler ! »
« … »
« Comment la voie de celui qui sauve les trois mille mondes pourrait-elle être une voie de vol ? »
Comment quelqu’un qui voulait créer le paradis aurait-il pu nous transmettre le principe du voleur ?
Aleph répliqua :
« Absurde ! L’Hôtel regorge de pouvoirs qui font du mal aux autres ! Même la Main avide d’Eun-sol est un pouvoir qui, par nature, nuit aux autres… »
« Ce ne sont que les enfers qui jalonnent le chemin. Pour le Bouddha, l’enfer est une étape vers le paradis, une simple partie de l’immense processus des Six Voies de la Renaissance. »
Pense à ces millions d’enfers créés en vue du paradis final.
Si tel était le principe du Bouddha, le principe de l’Hôtel, alors les pouvoirs dits « inférieurs » pouvaient très bien être mauvais.
Ils n’étaient qu’une étape sur la voie du paradis.
Mais…
« Si le principe que nous avons obtenu, toi et moi, se rapproche vraiment de l’ultime… »
« … »
« Alors il devrait au moins laisser entrevoir un fragment du paradis. »
S’il s’agissait d’un pouvoir supérieur, proche de la destination recherchée par le Bouddha…
Il devrait en montrer au moins une trace.
« Cette voie ne peut pas être du vol, au minimum. »
Aleph recula d’un pas.
« … Aucun être ne connaît la volonté du Bouddha ! Même le Prisonnier l’ignore. Comment peux-tu parler comme si tu savais tout ? »
Un argument agnostique des plus classiques.
Il n’était pas dénué de sens, pourtant.
« Tu as raison. Tout ce que j’ai dit sur le Bouddha n’est que spéculation et illusion. Alors, parlons plutôt du Seigneur. »
« Quoi ? »
« Le Seigneur de la salle 104 ! Un Être supérieur qui a atteint le stade 3 en tant qu’Entité de convergence des âmes. Un être parvenu au sommet de la voie que tu rêvais d’emprunter. Tu vas le nier aussi ? »
« … »
« À quoi ressemblait le Seigneur ? Tu crois qu’il nous ressemblait, maintenant ? »
Le Seigneur de la salle 104.
Une Entité de convergence des âmes de stade 3, un Prisonnier incompréhensible qui avait englouti un nombre presque infini d’âmes.
Même la notion de soi était différente de celle d’un humain.
S’il arrachait une partie de lui-même, il la considérait comme lui-même.
Si un être qui lui ressemblait naissait, il le considérait lui aussi comme lui-même.
Une idée incompréhensible, un principe incompréhensible.
La raison pour laquelle cela était possible…
— Fwoosh !
Le paysage du Domaine sacré se mit à changer.
Était-ce parce que j’étais plus fort qu’Aleph ? Non.
C’était parce qu’Aleph aussi se laissait convaincre par mes paroles.
Que nous le voulions ou non, nos cœurs convergeaient lentement vers un même point et, l’espace d’un instant, touchaient un royaume véritablement lointain.
Un immense tourbillon.
Une unique Singularité qui attirait à elle le monde entier !
Contemplant cette scène lointaine, je chuchotai à Aleph :
C’était l’Éveil que j’avais vaguement connu autrefois, et l’histoire de la « faiblesse » qu’Aleph connaissait aussi au fond de lui, mais qu’il avait tenté de fuir.
« Pourquoi le Roi démon de la salle 206 se comportait-il comme un dieu ? »
« … »
« Pourquoi un dieu agit-il comme un dieu ? »
Les humains ne protégeaient pas les fourmis. Alors pourquoi le Roi démon prenait-il soin de ses fidèles ?
Ce n’était pas un calcul.
Ce n’était pas un échange.
Les simples fidèles humains n’avaient pas plus d’importance pour le Roi démon que les humains n’en avaient pour les fourmis.
« Parce qu’il ne peut pas les distinguer de lui-même. Parce que cela n’a aucun sens de le faire. »
« … »
« Pourquoi distinguer ce qui est moi de ce qui ne l’est pas ? Parce qu’il y a une Frontière entre les deux. »
La Frontière séparant le soi du non-soi.
« Une fois cette Frontière franchie, il n’y a plus d’autre. »
Pour un véritable Être supérieur, il n’existait pas d’autre.
Toute chose était soit lui-même, soit quelque chose qui allait devenir une partie de lui-même.
La seule différence était de savoir si elle se trouvait plus près ou plus loin de la Singularité.
— Grondement… !
Depuis la Singularité qui attirait toute chose nous parvint le grondement lointain des Cieux étoilés.
Certains l’appelaient « dieu » ou « Être supérieur » et l’adoraient.
Il n’y avait ni toi ni moi.
Il n’y avait ni soi ni non-soi.
Même la distinction entre le corps, l’esprit et l’âme ne valait rien.
Le désir, la pensée, et même la volonté, n’étaient que des illusions passagères.
« Tu comprends, maintenant ? »
« … »
« S’emparer des corps avec la Première Phrase ? Dévorer les esprits avec la Deuxième Phrase, les âmes avec la Troisième ? »
« … »
« Ce n’est pas ça. Le vrai sens, c’est… »
Pour la première fois, Aleph répondit :
« La disparition de la Frontière. »
« … »
« Il n’y a pas de Frontière entre ton corps et le mien. Il n’y a pas de Frontière à l’intérieur ou à l’extérieur de l’esprit. Alors… »
« Sache qu’en dessous du ciel, il n’y a que toi. »
« Sache qu’en dessous du ciel, il n’y a que toi. »
Il n’existait qu’une seule Singularité au monde.
Quand j’avais vaguement compris ce principe dans la salle 206, je me l’étais formulé ainsi :
Un véritable dieu était un phénomène.
Le mouvement. La gravité. Les lois de l’univers.
Si c’était cela, la grandeur, alors ce n’était probablement pas ce que je voulais !
« Ce que je sais, tu le sais aussi. Tu savais déjà tout ce que je te montre, n’est-ce pas ? »
« … »
« Ce n’est pas que tu ne savais pas. Tu ne voulais pas savoir. Tu as rêvé pendant des éons de devenir un Être supérieur, mais la véritable nature d’un Être supérieur, que tu avais vaguement comprise à l’Hôtel, était trop éloignée de ce que tu imaginais. »
« … »
« Alors tu as détourné le regard. Voilà ta faiblesse. »
Je lui rendis les paroles qu’Aleph avait prononcées au début.
« Surmonte ta faiblesse. Et accepte-la. Je ne fais pas partie de ta vie, et je ne suis pas non plus un rêve creux. »
« … Alors, qu’es-tu ? »
« Ton but. Ton idéal. L’être que tu voulais devenir. C’est pourquoi je suis ta Singularité. »
Je souris doucement, puis murmurai à cet attachement que je gardais pour le passé :
« Aleph. »
« … »
« Tu veux toujours devenir “ça” ? »
J’entendis la résolution de quelqu’un se briser.
J’entendis le plus ancien des rêves s’évanouir.
« Ha ha ! Enfin, nous sommes d’accord. »
Ces derniers mots étaient sans doute adressés à lui-même.
— Ploc !
Un petit carnet sans titre tomba de quelque part.
La dernière trace, la dernière peur, de quelqu’un qui n’était plus là.
« … »
Il y avait longtemps, un Chercheur senior était animé d’un profond dévouement à l’humanité.
Au terme d’un processus mystérieux, il avait acquis un savoir incompréhensible.
Ce savoir expliquait pourquoi la Première Civilisation avait dû créer l’Arche !
Une peur trop grande pour un esprit humain fragile.
Un principe désespérant qui rendait vaine toute la gloire bâtie par l’humanité.
Cette peur avait été le commencement de tout.
…
Quand j’avais entrevu pour la première fois les souvenirs de mon époque en tant que Chercheur, j’ignorais quelle était cette peur.
À présent, je le savais, sans même avoir besoin d’ouvrir ce carnet.
« A-ri, A-ri ! Ça va ? »
« Ouh… ! »
« Sortons d’abord d’ici ! »
« Haa… C’est quoi, ce carnet par terre… Hein ? Pourquoi tu le brûles ? »
« … »
« Ga-in ? »
« Allons-y. La Sainte Mère pourra nous prodiguer les premiers soins. »
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>