Chapitre 609
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’hôtel mystérieux ◈
Épisode 608 : Le Monde volé (23)
──────
「Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 235
Emplacement actuel : 1 Uisadang-daero, district de Yeongdeungpo, Séoul
Conseil du Sage : 3」
- Han Ga-in
--- Grondement… !
Sagesse l’Ancien apparut au milieu de violentes secousses qui ébranlèrent l’air.
Le demi-dieu bleu jade tenait une lance de lumière. Dès que je la vis, je compris.
Au premier coup de lance, tous les bâtiments des environs disparaîtraient sans laisser de trace.
Je levai silencieusement les yeux vers Sagesse l’Ancien.
Sagesse l’Ancien baissa silencieusement les yeux vers moi.
Il pouvait me tuer d’un simple geste.
Pourtant, je savais qu’il ne le ferait pas.
Il était temps de rompre le silence.
« Ça faisait longtemps. »
「Toi.」
Je lui parlai, les yeux brillants, comme si nous allions nous battre.
« Je crois que tu vas mourir aujourd’hui. Qu’en penses-tu ? »
Même à moi, cette phrase parut étrange.
「Cette conversation risque d’être longue…」
Sagesse l’Ancien ne nia pas mes propos insensés.
On aurait dit qu’il était venu en ayant déjà envisagé la possibilité de mourir aujourd’hui.
--- Ding !
Une cloche tinta avec clarté, et le paysage autour de nous se mit brusquement à changer.
Je savais que ce n’était pas une attaque, alors je ne résistai pas.
Une conversation privée devait se tenir dans un endroit sûr.
* * *
「Emplacement actuel : Recherche…」
Une vaste plaine couverte de champs de blé doré s’étendait devant moi.
Le paysage était si beau, presque céleste, que mon regard s’y attarda naturellement.
Puis j’entendis quelqu’un parler.
Sagesse l’Ancien n’était plus un demi-dieu bleu jade. Il avait pris l’apparence d’un homme d’âge mûr vêtu simplement.
« C’est beau, n’est-ce pas ? »
Un homme blanc qui semblait avoir la cinquantaine, ou presque.
À en juger par son apparence, il venait probablement d’Anatolie.
« On dirait le paradis. »
« Pas tant que ça… »
« C’est ton apparence d’origine ? »
« Oui. »
Après un bref silence, Sagesse l’Ancien me posa une question qui ressemblait à une provocation.
« La Chouette t’a beaucoup parlé de moi ? »
« Comme tu le sais, les questions directes sont interdites. »
« Alors il te suffit de demander indirectement. J’ai toujours pensé que cet oiseau étudiait les failles dans les règles de l’Hôtel plus assidûment que quiconque. »
J’étais d’accord avec lui, et je ris sans même m’en rendre compte.
« C’est vrai. »
« Comment as-tu su que je viendrais dans le monde réel aujourd’hui ? Tu as demandé quelque chose comme : “Combien de temps faut-il à un demi-dieu dont la Lune a vaporisé trente pour cent du corps pour se remettre ?” »
« J’ai posé la question de façon plus détournée. »
Nous en avions tous les deux assez des questions indirectes, mais la Chouette avait fini par me répondre.
« Alors elle t’a répondu. Quel oiseau sans principes. »
« En posant mes questions, je me suis fait une réflexion. Tu as dû apprendre pas mal de choses sur moi de la même manière. »
« Je l’admets. Quand j’ai demandé : “Comment un humain peut-il gagner les faveurs de la Lune ?”, elle m’a donné une réponse très détaillée. »
« Quel oiseau sans principes. »
« Mais grâce à ça, toi et moi discutons en ce moment, non ? »
« Ah ! Bien sûr ! Le maître de la Sagesse est vraiment le plus grand des dieux. »
« Je vais répondre à ta question de tout à l’heure. Tu as dit que tu pensais que j’allais mourir aujourd’hui ? »
« Je me trompe ? »
« … Je pense aussi que c’est possible. »
C’était une conversation pour le moins étrange.
Quelqu’un d’autre aurait pu croire que deux fous discutaient, mais nous savions tous les deux la vérité.
Cette conversation était parfaitement logique : nous avions chacun choisi cette voie pour atteindre nos objectifs respectifs.
C’était le genre d’échange qui n’était possible qu’entre deux personnes dotées de la Sagesse.
« Je vais commencer. Je suis plus jeune. »
« Vraiment ? »
« Plus jeune que toi. »
« Très bien. Je t’écoute. »
« Comme tu le sais, je possède actuellement un pouvoir inhabituel. Il fait que les gens autres que mes compagnons oublient périodiquement certaines informations à mon sujet. »
« … »
« Ça n’a pas marché sur toi. »
« Exact. »
« De plus, ton pouvoir est démesuré. Je considère Justice comme la bénédiction la plus puissante physiquement, mais même la Sainte Mère, qui possède Justice et au moins deux Héritages, ne peut que te retenir. »
« … »
« Enfin, tu apparais rarement dans le monde réel. Et on ne dirait pas non plus que la Tablette de pierre t’attaque. »
Le Rêve ne fonctionnait pas sur lui.
Une puissance écrasante.
Sa réticence à apparaître dans le monde réel.
Une seule réponse expliquait tous les mystères qui entouraient Sagesse l’Ancien.
« Tu es une Arche, pas vrai ? »
Une Arche achevée devenait indépendante de la Boucle.
C’était pour cela que le Rêve, qui n’agissait qu’au sein d’une seule Boucle, ne pouvait l’atteindre.
Sa puissance terrifiante et la difficulté qu’il avait à apparaître dans le monde réel étaient également des caractéristiques d’une Arche achevée.
« Disons que je suis à moitié une Arche. »
« À moitié ? »
« Je n’ai pas de Miroir. Il y a longtemps, j’ai combattu une petite Arche et détruit son Miroir. »
« Si tu vaincs une Arche, tu peux t’unifier à elle ? Comme tu l’as fait maintenant ? »
« Disons que je le dois à mon Héritage. Je n’ai pas besoin d’en dire davantage, si ? »
Cette fois, Sagesse l’Ancien prit la parole.
« Tu as obtenu une réponse. À mon tour, maintenant. »
« Je n’ai fait que confirmer ce que je savais déjà. C’est étrange de dire que j’ai obtenu quelque chose… »
« Moi aussi, je veux seulement confirmer ce que je sais déjà. »
« … Vas-y. »
« Pendant que je me remettais de mes blessures, je n’ai cessé d’y penser. Qu’avais-tu en tête en provoquant tout ça ? »
« … »
« Tu n’es pas idiot. Pourquoi avoir réveillé la Lune, un démon que personne ne peut maîtriser ? »
« … »
« Au début, j’ai cru que tu étais vraiment tombé sous l’emprise de la Lune. »
« Tu ne le crois plus ? »
« Non. Après y avoir bien réfléchi, j’ai compris quelque chose. Ce que tu fais en ce moment, je l’ai souvent fait à l’Hôtel, autrefois. »
« … »
« Quand tu ne sais pas quoi faire, tu commences par tout détruire. Alors chacun révèle la carte qu’il gardait cachée. »
« … »
« On peut faire ça à l’Hôtel. Pourquoi ? Parce que les participants ont une Prochaine chance. »
« … »
« Tu as une Prochaine chance. C’est bien ça ? Tu peux remonter le temps ? »
Devais-je essayer de le tromper ?
Je me ravisai.
Il posait la question en connaissant déjà la réponse. Un mensonge éhonté n’aurait fait que me rendre ridicule.
« C’est ça. À mon tour. »
« Je t’écoute. »
Nous avions chacun découvert l’un des grands secrets de l’autre.
Pour être précis, nous étions arrivés ici en les connaissant déjà.
« Ancien, ton objectif. »
« … »
« Pendant un moment, j’ai cru que tu cherchais simplement à faire gagner les Pilleurs. Puis quelque chose d’intéressant s’est produit il y a quelques jours. »
« … »
« Le troisième étage de l’Hôtel Pionnier a commencé à se former. J’ai demandé à la Chouette quelles étaient les conditions pour que le troisième étage se forme, et elle m’a répondu qu’il apparaîtrait quand nous semblerions prêts à nous y attaquer. »
« … »
« On s’est demandé si c’était suffisant. Mais l’Hôtel estime qu’on a une chance. »
« Hum… »
Incapable de se retenir, Sagesse l’Ancien laissa transparaître ses sentiments contradictoires.
« À ce moment-là, je me suis souvenu de ce que les Silencieux m’avaient dit autrefois. De leur jugement à ton sujet. »
« … Qu’est-ce qu’ils ont dit ? »
« Tu faisais partie des Silencieux. Un perdant. Tu as échoué à l’épreuve et tu n’as plus été capable d’apparaître dans le monde réel. »
« Ha ! »
« Tout n’est peut-être pas vrai, mais au moins une partie semble exacte. »
« Laquelle ? »
« Tu considères déjà toute la réalité comme vide de sens. »
Sagesse l’Ancien avait parcouru la Boucle sans fin, jusqu’à en venir à considérer toute la réalité comme un rêve vain.
« Pourquoi quelqu’un comme toi soutiendrait-il les Pilleurs ? Pour la survie de l’humanité ? »
« … »
« Bien sûr que non. Tu n’as qu’un seul objectif. Tu veux retourner à l’Hôtel ! Je me trompe ? »
Cette réalité futile n’était rien d’autre qu’une vaste prison.
Sagesse l’Ancien voulait s’évader de cette prison et retourner à l’Hôtel !
Peu de temps auparavant, j’avais éprouvé ses sentiments de première main et les avais compris.
« Tu as appris d’une manière ou d’une autre quelles étaient les conditions pour former le troisième étage. La Chouette te l’a dit ? »
« … »
« Qu’est-ce que ça veut dire, être prêt à s’attaquer au troisième étage ? Ça veut dire régler les problèmes de la réalité. »
L’Hôtel considérait même la réalité comme un immense scénario.
Seules les règles différaient quelque peu de celles des salles maudites du premier et du deuxième étage.
Cela signifiait que les travaux en cours à l’Hôtel Delight ne s’achèveraient pas simplement avec le temps.
Ils ne prendraient fin qu’une fois les problèmes de la réalité correctement résolus !
« Une fois que j’ai compris ça et observé tes actes, beaucoup de choses sont devenues claires. »
« … »
« Pourquoi soutiens-tu les Pilleurs ? Parce que tu penses que c’est le moyen d’arrêter la Lune. »
S’allier aux Pilleurs pour faire tomber la Lune, voilà la réponse que nous avions récemment trouvée, celle qui valait trente points.
Ne serait-il pas plus étrange que Sagesse l’Ancien n’ait pas trouvé, en d’innombrables éons, la réponse que nous avions découverte en moins d’un an ?
Sagesse l’Ancien avait tenté de réussir l’épreuve de la réalité.
« Ha… Tu as appris tant de choses sur moi. »
Sagesse l’Ancien poursuivit dans un soupir.
« Je vais te poser une question pour en avoir le cœur net. Je veux comparer ta réponse à la mienne. La réponse que tu as trouvée, c’est aussi la victoire des Pilleurs, n’est-ce pas ? »
« Je n’ai pas encore trouvé de meilleure réponse. »
« Les Pilleurs doivent l’emporter. Le Bureau de gestion ne peut pas affronter la Lune, et si la Lune gagne, l’humanité disparaîtra. Il n’y a pas d’autre solution. »
Pour le moment, j’étais arrivé à une conclusion similaire.
« J’ai… consacré à la création de la situation actuelle un temps que tu ne peux même pas imaginer. »
« … »
« À l’origine, les Arches des Pilleurs au-delà de la Frontière étaient occupées à se battre entre elles. »
Les Pilleurs étaient un groupe condamné à se diviser tôt ou tard.
Ils convoitaient même les mondes les uns des autres. Ils étaient donc aussi des ennemis jurés.
« Je les ai réunis en une seule force. »
« … »
« Je les ai convaincus de mettre leurs vieilles rancunes de côté et de s’opposer d’abord à la Lune. »
« … »
« Tu crois que c’était facile ? »
« Bien sûr que non. »
Si ça avait été facile, le monde entier aurait cessé de se battre depuis longtemps pour unir ses forces et glorifier l’humanité.
« Tu crois que le Bureau de gestion a découvert toutes les méthodes pour ralentir la croissance de la Lune ? »
« … »
« Tu crois qu’une Jeune Arche commence à agir d’instinct pour arrêter la Lune dès sa naissance ? Tout ça, ce sont des mensonges que j’ai inventés. »
Sagesse l’Ancien se lamenta sans s’arrêter.
Peut-être était-ce parce qu’il avait rencontré la seule personne capable de comprendre sa souffrance.
Ce qu’il voulait dire était simple.
J’ai travaillé si dur pour résoudre les problèmes de la réalité.
J’ai moi-même conçu le plateau que tu as sous les yeux.
Mais…
« Pourquoi ? »
« … »
« Pourquoi le troisième étage n’est-il pas apparu pour moi ? »
« … »
« Tous ces efforts étaient-ils ridiculement insuffisants ? N’étaient-ils même pas proches de suffire pour surmonter le désespoir abominable qu’est la Lune ? »
« … »
« C’est possible. Pour Celui qui pleure sur les trois mille mondes, un chercheur errant dans l’éternité à la recherche d’un seul paradis ! Mes efforts doivent vraiment lui sembler insignifiants. Alors, j’accepterai de ne pas avoir été à la hauteur. »
Au fil des éons, Sagesse l’Ancien avait accepté une triste vérité.
Aux yeux de l’Hôtel, mes efforts avaient été pitoyablement insuffisants.
Même avoir enduré les longues années nécessaires à la création d’une force capable d’affronter la Lune n’avait pas suffi.
Voilà pourquoi il ne supportait pas de voir le troisième étage de l’Hôtel Pionnier se former maintenant !
« Ha… »
Une fois encore, j’aperçus ses émotions à nu.
Elles formaient un tourbillon de joie et de désespoir, d’envie et de jalousie.
Le fruit du désir de Sagesse l’Ancien, accumulé au fil des éons.
« Je t’envie. »
« … »
« Comment ne pas t’envier, alors que tu as accompli en un peu plus d’un an davantage que moi pendant toutes ces longues années ? »
« Tu vas me tuer pour ça ? »
Un instant, Sagesse l’Ancien parut soudain vieux.
Son corps avait toujours l’apparence d’un homme approchant la cinquantaine, comme il sied à un être immortel, mais peut-être son cœur s’était-il brisé.
« Qu’est-ce que ça changerait, si je te tuais ? L’Hôtel me construirait un troisième étage ? Ça peut sembler étrange de dire ça aujourd’hui, mais à mon époque, ce n’était pas un hôtel. C’était une “École”. »
« Ah oui ? »
« Toutes sortes d’idées m’ont traversé l’esprit. J’ai même eu la pensée puérile que le dieu de l’univers te favorisait. »
Le vieil homme secoua lentement la tête.
Comme s’il voulait chasser ses émotions bouillonnantes pour prendre une décision rationnelle.
« C’est absurde. Aux yeux de Celui qui pleure sur les trois mille mondes, nous ne sommes que des insectes… »
« … »
« Pourquoi nous favoriserait-il l’un plutôt que l’autre ? »
« … »
« Il a simplement regardé ce misérable insecte que je suis et s’est dit : Celui-là sera toujours bon à rien même dans dix millions d’années. Puis il t’a observé pendant deux cents jours environ et s’est dit : Avec un peu de temps, celui-là pourrait accomplir quelque chose. »
À cet instant, je ressentis une admiration sans bornes.
Il avait passé des dizaines de milliers d’années à poursuivre son objectif, pour finalement apprendre que quelqu’un qui s’y était consacré à peine plus de six mois lui était supérieur ?
Je n’arrivais pas à imaginer accepter un tel jugement.
Même si celui qui l’avait rendu était le seul dieu suprême de l’univers !
« À ton avis, pourquoi ? »
« J’y ai réfléchi sans arrêt. »
« … »
« Si tu avais trouvé une approche complètement différente de la mienne, je me serais dit : Ah ! Je faisais fausse route. »
« … »
« Mais quand je regarde ce que tu fais, ton approche ressemble à la mienne. »
Sagesse l’Ancien et moi étions arrivés à des conclusions similaires.
Pour arrêter la Lune, le pouvoir des Pilleurs était indispensable.
« Alors pourquoi est-ce que j’ai tort, et toi raison ? »
« … »
« Il y a une différence essentielle entre nous. »
« … »
« Une différence que je n’aurais jamais pu combler, même en persévérant encore plus longtemps. »
« … »
« À ton avis, quelle est cette différence ? »
Je connaissais la réponse.
Lui aussi.
Nous savions tous les deux que l’autre connaissait la réponse.
« Notre relation respective avec la Lune. »
« La Lune tient à toi. Tu l’as libérée pour la première fois, puis tu l’as libérée à nouveau cette fois-ci. C’est normal. Moi, je n’y arriverai jamais, peu importe le temps que j’y consacre. »
Voilà ce qui nous distinguait fondamentalement, Sagesse l’Ancien et moi.
Cela signifiait-il que la Lune était un problème insoluble pour Sagesse l’Ancien, incapable de s’attirer son affection ?
Je ne le pensais pas.
Si je possédais l’arme qu’était l’amour de la Lune, Sagesse l’Ancien avait celle d’avoir commencé bien plus tôt.
Il devait exister des approches que seul Sagesse l’Ancien pouvait adopter.
Autrefois.
Sagesse l’Ancien avait laissé passer cette occasion.
L’approche qui s’offrait à présent était impossible pour Sagesse l’Ancien et ne pouvait être empruntée que par moi.
Autrement dit, Sagesse l’Ancien ne pourrait jamais atteindre le troisième étage par ses propres moyens.
« Maintenant, tu dois voir une dernière chose, puis remonter le temps. »
« Je crois savoir de quoi il s’agit. »
« Va voir la Lune. Découvre le plus grand secret caché par le Seigneur écarlate. »
La main du vieil homme se mit à luire d’un éclat bleu-vert.
« Deux obstacles te séparent encore du dernier secret. »
« … »
« D’abord, ta relation avec la Lune s’est détériorée pendant ton combat contre la Sainte Mère. Ensuite, ta Clairvoyance a été réduite de moitié. »
« … »
« On dirait que ma mort peut régler les deux problèmes. »
« … »
« Dis ceci à la Lune : tu voulais me tuer dès que tu avais obtenu le Miroir. Tu as emprisonné la Sainte Mère parce qu’elle s’y serait opposée. »
« … »
« Elle ne te pardonnerait pas si tu lui apportais la tête d’un Pilleur ? Après tout, elle tenait à toi au départ. »
« … Tu l’as écrit dans ta fenêtre de statut, n’est-ce pas ? L’Éveil que j’ai vécu à l’instant, même après avoir remonté le temps… »
« Arrêtons de nous faire des remarques aussi élémentaires. »
« Merci. »
« Pourquoi me remercier ? Je veux simplement atteindre le troisième étage… »
Alors que ce pouvoir à l’éclat inquiétant se dirigeait vers Sagesse l’Ancien lui-même, je posai une dernière question.
« C’est vraiment une question sans importance. »
« … »
« L’autre jour, dans l’Arche, quand tu as essayé de me tuer. Tu as vraiment vu par la Clairvoyance que je devais mourir ? »
« Pfft ! »
« Hein ? »
« Tu croyais encore à ce mensonge ? »
« … Alors pourquoi as-tu essayé de me tuer… »
« Petit morveux inexpérimenté ! Comment oses-tu te montrer aussi insolent ! »
--- Grondement !
Le royaume céleste de Sagesse l’Ancien se mit à s’effondrer.
Tandis que je stabilisais mon corps chancelant, je repensai à notre conversation du jour.
Je savais ce que penserait Sagesse l’Ancien.
Sagesse l’Ancien savait ce que je penserais.
Nous avions parfaitement compris les pensées l’un de l’autre. Et nous étions arrivés à une conclusion étrange : le suicide de Sagesse l’Ancien.
…
Il ne restait qu’une seule Sagesse sous le ciel.
Une fois encore, ma conscience s’étendit dans un royaume au-delà de l’humanité !
Notes de bas de page :
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