Chapitre 580
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’hôtel mystérieux ◈
Épisode 579 : Un voyage dans les souvenirs (3)
──────
- Mi-ro
Grincement !
Un bruissement.
Quelqu’un avançait furtivement.
Song-i sortait-elle de la chambre en cachette, sans m’en parler ?
« … »
Je me levai prudemment et me glissai moi aussi hors des couvertures.
En jetant un œil par l’entrebâillement de la porte déjà ouverte, je vis Song-i filer au loin.
Elle se dirigeait vers la chambre de l’un de nos autres compagnons.
« … »
Song-i n’aurait jamais fait une chose pareille, mais je ne pus réprimer ma curiosité. Je la suivis discrètement.
— Grincement !
Même si j’avais pensé qu’elle ne ferait jamais ça, Song-i entrait dans la chambre de Ga-in…
Peut-être discutaient-ils simplement de l’itinéraire du voyage ?
… Sans moi ?
Peut-être parlaient-ils de grands projets concernant le Bureau de gestion ou la Lumière qui annonce la fin ?
… Sans moi ?
Des idées étranges se bousculaient dans ma tête.
Je me dis qu’il valait mieux rebrousser chemin et retourner me coucher, mais je savais que je ne trouverais pas le sommeil.
N’y tenant plus, je m’approchai en silence de la porte et repérai une mince ouverture par laquelle elle était légèrement entrouverte.
C-ce n’est pas de l’espionnage !
C’est Song-i qui a mal fermé la porte !
Je vais juste vérifier ce que font ces deux-là.
…
Ah !
« Hiiii ! »
Au moment où un choc assez violent pour me faire éclater le cœur s’empara de mon âme !
Mon esprit s’embruma et le vertige me submergea.
* * *
「Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 115
Emplacement actuel : 42, Jangcheon 9-gil, Suncheon-si, Jeollanam-do
Conseil du Sage : 0」
- Han Ga-in
Au moment où une brume noir bleuté s’échappa du corps de Mi-ro, Song-i et moi nous écriâmes en même temps.
« Elle est là ! Elle est vraiment là, hein ? »
« Je crois que ça a marché ! »
Quel soulagement !
Mais fallait-il vraiment faire tout ce cinéma à chaque fois qu’on invoquait Mi-ro aux histoires de fantômes ?
« Waouh… C’est fascinant ? »
Mi-ro semblait à moitié consciente, tandis qu’une brume vivante se tordait autour d’elle.
Bientôt, l’étrange énergie se rassembla en un seul point et engloutit le corps de Mi-ro.
Environ trois secondes plus tard, le regard trouble de Mi-ro redevint lucide.
« … Qu’est-ce que vous faites tous les deux ? Ah-ha ! C’était une illusion. »
C’était ainsi que je rencontrai Mi-ro aux histoires de fantômes pour la première fois.
* * *
Avec le recul, nous savions depuis très longtemps que Mi-ro existait.
Après que les deux agents punis dans la chambre 102 nous eurent rejoints, plusieurs mois ne s’étaient-ils pas écoulés avant qu’A-ri ne s’ouvre vraiment à nous ?
Si je me souvenais bien, c’était le jour où Seung-yeop avait été ensorcelé par un étrange papillon.
Ce jour-là, A-ri et moi avions eu notre première conversation sincère dans le monde mental de Seung-yeop.
Quoi qu’il en soit, ma première impression de Mi-ro avait été désastreuse.
Même A-ri, qui voulait la sauver, ne niait pas que Mi-ro avait de sérieux problèmes de personnalité.
Les récits de Sang-hyeon après son arrivée nous avaient rendus encore plus méfiants.
Malgré tout, nous ne voulions pas perdre A-ri, alors nous avions accepté de ressusciter Mi-ro.
…
La Mi-ro ressuscitée était complètement différente de la Mi-ro sinistre dont nous nous méfiions. Elle ressemblait davantage à une jeune fille innocente.
À croire que je devais me demander comment le Bureau de gestion avait pu élever une fille pareille.
Bien sûr, cette jeune fille innocente portait toujours en elle l’obscurité appelée Mi-ro de Minuit, mais celle-ci ne suffisait pas à masquer sa propre innocence.
Puis, après tant d’événements, Mi-ro aux histoires de fantômes était apparue.
D’une certaine façon, elle était le résultat final auquel étaient parvenus l’Hôtel des Profondeurs marines ou Mi-ro de Minuit, dont nous nous étions méfiés si longtemps.
Mi-ro aux histoires de fantômes avait perdu beaucoup de choses.
Elle était devenue moins un être vivant qu’un démon, un esprit ou un « phénomène » ; le processus d’invocation était donc nécessaire.
Elle restait d’une force absurde, mais était bien plus faible qu’à son apogée, quand elle maniait la Bénédiction de Justice et trois Héritages.
Mais surtout, elle disait avoir perdu définitivement la Bénédiction de Justice.
Elle avait tellement faibli qu’elle n’était plus que l’ombre d’elle-même…
Et pourtant, elle avait atteint son objectif le plus important.
Elle avait enfin réussi à s’échapper dans la réalité, libérée des contraintes du temps.
Quoi qu’il en soit, si on ne la comparait pas à ce qu’elle avait été, elle demeurait un être d’une puissance écrasante.
* * *
Après avoir écouté Song-i et moi expliquer la situation un moment, elle répondit :
« Il y a trois questions. D’abord, ce que j’ai vu dans le passé et quel était précisément mon objectif, c’est ça ? La deuxième concerne les Régresseurs, et la dernière porte sur les conseils à vous donner pour la suite ? »
« C’est ça. »
« … »
Après un bref silence, elle me dévisagea d’un air étrange.
« Tu crois que je vais répondre si volontiers à vos questions ? »
« Oui. »
« Pourquoi ? »
À partir de là, je devais laisser de côté les joutes psychologiques inutiles et la convaincre de coopérer avec nous.
J’avais même préparé un argument.
« D’abord, tu es en partie liée à la jeune Mi-ro en ce moment. La jeune Mi-ro est ma compagne. Il est donc logique que tu coopères, ne serait-ce que dans ton propre intérêt. »
« Continue. »
Les commissures de ses lèvres se relevèrent.
Elle avait l’air plus amusée que sérieuse.
« Ensuite, nous comptons établir des relations avec le Bureau de gestion et, au-delà, mettre un terme aux catastrophes incompréhensibles qui frappent la réalité. Ton objectif semble similaire. Non ? »
« … Oui. C’est vrai. »
Cet argument semblait l’avoir davantage touchée que le premier.
Mais cela ne semblait toujours pas suffire.
Alors que je me demandais comment la convaincre…
« Pfft ! »
Mi-ro éclata soudain de rire.
« Bon, d’accord. J’allais vous le dire de toute façon. »
« Vraiment ? »
« J’ai confiance en vous, maintenant. »
« … ! »
Sérieusement, sa réponse me stupéfia pour de bon !
Quoi ? Elle faisait confiance à quelqu’un ? Mi-ro nous faisait confiance ?
La notion de confiance existait-elle vraiment dans la tête de cette femme ?
Song-i marmonna elle aussi, la bouche à moitié ouverte.
« N-ne sors pas un truc pareil sans prévenir ! »
« Pourquoi tu es si étonnée ? »
« J-j’ai toujours cru que tu étais du genre à laver le cerveau de tes parents dès que tu avais appris à parler, à cinq ans, avant de les offrir en sacrifice au Bureau de gestion ! »
Cette fois, ce fut Mi-ro qui eut l’air stupéfaite.
« … Tu connais mon passé, alors je n’ai aucune idée de quoi tu parles. »
C’était vrai.
L’enfance de Mi-ro aux histoires de fantômes était celle de la jeune Mi-ro qui venait de s’effondrer en hurlant.
Bientôt, Mi-ro prit un air un peu nostalgique.
« A-ri… »
« A-ri ? »
« Ma fille adorée. Ma création la plus parfaite. Mon tout… »
Sa voix tremblait, pathétique.
Le poids de l’émotion dans ses paroles nous surprit, Song-i et moi, au même instant.
Était-elle toujours comme ça ?
Sa personnalité avait peut-être changé après sa transformation en histoire de fantômes.
Les esprits malfaisants, par exemple, restaient souvent désespérément attachés aux obsessions et aux rancunes qu’ils avaient de leur vivant.
« Tu crois que je suis en train de m’attendrir. »
« … »
« Ce n’est pas faux, mais je connais A-ri mieux que quiconque au monde. »
Nous avions passé bien plus de temps avec A-ri.
Mais pouvions-nous prétendre la connaître mieux que sa créatrice simplement parce que nous avions passé plus longtemps avec elle ?
« Cette enfant a la même essence que moi. »
Song-i protesta aussitôt.
« Franchement, vos personnalités n’ont rien à voir. »
« Elle a corrigé bien des défauts de ma personnalité. D’une certaine manière, elle est la Mi-ro que j’aurais voulu devenir. »
A-ri, l’autre Mi-ro que Mi-ro avait voulu devenir.
« Cette enfant… a fini par aller plus loin que moi. »
« … »
Contrairement à Mi-ro, A-ri avait franchi le deuxième étage de l’Hôtel et s’en était échappée.
Contrairement à Mi-ro, elle était même devenue l’une des Silencieux, le sommet du Bureau de gestion.
« Quelqu’un comme moi. Quelqu’un qui a gardé mes qualités et rejeté mes défauts. Quelqu’un qui m’aime et que j’aime. »
« … »
« Et quelqu’un qui est allé plus loin que moi. C’est ça, A-ri. »
« … »
« C’est pour ça que je fais confiance au jugement d’A-ri. Je crois qu’il est plus juste que le mien. »
Je compris vaguement ce que Mi-ro essayait de dire.
« Une A-ri comme ça a risqué sa vie pour te retrouver. Alors je crois que vous aussi, vous êtes dignes de confiance. »
Il s’agissait du droit de connaître les secrets, dont Mi-ro avait déjà parlé.
Elle pensait que nous avions désormais ce droit, nous aussi.
Son sentiment d’avoir été choisie n’avait pas disparu, mais elle croyait également que le groupe de l’Hôtel avait été choisi.
Était-ce pour cette raison ?
Mi-ro nous révéla des informations qu’elle ne nous aurait jamais confiées auparavant.
« Ce que mon ancienne version a vécu. Je vais vous épargner les explications compliquées. Tout ça appartient au passé. Pour faire simple, j’ai découvert qu’un nombre considérable de Silencieux n’étaient pas humains. »
Je m’en étais déjà douté.
« Et ce n’était pas simplement qu’ils n’étaient pas humains. C’était bien pire que ça. Leur objectif même n’était pas la prospérité de l’humanité. »
C’était encore plus grave que le cas de la princesse reptilienne de la chambre 207.
Au moins, Aedia aimait l’humanité.
« Je veux être sûr de comprendre. Quand tu dis qu’un “nombre considérable” d’entre eux ne sont pas humains, tu veux dire que certains le sont, n’est-ce pas ? »
« Probablement. »
« Alors, on ne peut pas tous les considérer comme des traîtres… »
« C’est une façon de penser de civil. »
« … »
Mi-ro était une agente du Royaume céleste ; je devais donc raisonner comme une agente.
Un civil verrait de la moisissure sur une partie d’un pain et penserait qu’il suffit de couper la partie touchée.
Le Bureau de gestion, lui, estimait que si de la moisissure apparaissait à un endroit, une contamination invisible avait dû se propager autour.
Les agents seraient donc prêts à couper une large portion du pain, même s’il fallait en jeter la moitié.
Si on appliquait cette même logique aux plus hauts rangs du Bureau de gestion, dès lors que certains étaient tombés dans la Corruption, il fallait tous les éliminer.
Pour Mi-ro, c’était la seule attitude cohérente.
Une fois que je l’eus compris, je pus un peu mieux saisir pourquoi Mi-ro avait gardé tant de choses secrètes.
À qui pouvait-elle faire confiance si les personnes qu’elle comptait poignarder dans le dos dirigeaient le Bureau de gestion ?
« C’est pour ça que tu t’es portée volontaire pour la mission d’infiltration de l’Hôtel ? Pour utiliser le pouvoir que tu y as acquis contre les Silencieux ? »
« En gros. Même si j’ai échoué. »
La première question et sa réponse étaient réglées.
« … C’est ce que je pensais, avant. »
Il y avait autre chose ?
« Maintenant, je me pose une autre question. Pourquoi A-ri ne vous a-t-elle pas prévenus ? »
« Hein ? »
« A-ri connaissait tous les secrets du Bureau de gestion. Elle connaissait même davantage de vérités que moi aujourd’hui. Si les Silencieux étaient tombés dans la Corruption, A-ri l’aurait su aussi. »
« … »
« Et elle vous aurait prévenus. Elle vous aurait dit que le Bureau de gestion était votre ennemi et qu’il fallait l’arrêter. Elle vous aurait aussi donné des informations pour le tenir en respect. »
« … C’est vrai. A-ri n’a jamais dit quoi que ce soit de ce genre. »
« Elle devait croire que le Bureau de gestion n’était pas notre ennemi. Alors, maintenant, je ne sais plus. »
Mi-ro faisait désormais davantage confiance au jugement d’A-ri qu’au sien.
A-ri était comme elle, mais était allée plus loin qu’elle.
…
Un nombre considérable de Silencieux n’étaient pas humains.
Et leur objectif n’était pas non plus la prospérité de l’humanité.
Pourtant, A-ri ne les croyait pas ennemis.
J’avais l’impression de comprendre presque, comme si j’avais déjà vu une situation semblable dans une Salle maudite…
Mais la réponse ne me vint pas tout de suite.
« Ta question suivante portait sur tes souvenirs, c’est ça ? Une idée m’est venue dès que je l’ai entendue. »
« Dis-moi. »
« L’explication la plus simple, c’est que tu es un Régresseur incomplet. »
Un Régresseur incomplet.
« Comment les agents supportent les Boucles ? Je ne le sais pas exactement non plus. Je peux seulement supposer que c’est parce que leur Rang d’âme est élevé. Bref, disons qu’un agent vaut dix, et une personne ordinaire, un. »
« Tu veux dire qu’il existe des êtres qui valent trois ou quatre ? »
« Hein ? Tu le savais déjà ? »
Si les agents valaient dix, les personnes nées avec un potentiel de trois ou quatre étaient des Régresseurs incomplets.
Sang-hyeon m’en avait parlé autrefois.
Dans la réalité, il avait rencontré quelqu’un appelé Maman, qui se souvenait vaguement du passé de Sang-hyeon, alors même qu’il avait déjà été effacé de la réalité.
« J’étais un Régresseur incomplet ? »
« Ça n’explique pas tout ? Tes souvenirs de ton petit frère ou de ta petite sœur diffèrent parce que cette personne n’était tout simplement pas la même à chaque fois. Son nom et son apparence venaient probablement de l’un des nombreux cadets que tu as eus au fil des régressions, celui dont tu te souvenais le mieux. »
« … »
« Ça explique aussi pourquoi le souvenir d’avoir été tué par un agent au collège se mélange à celui d’avoir passé l’examen d’entrée à l’université. »
« … »
« Ne pas reconnaître les régressions et confondre des souvenirs contradictoires en les prenant pour une seule vie, c’est courant chez les Régresseurs incomplets. »
Maman, la personne que Sang-hyeon avait rencontrée, était dans le même cas.
Elle ne reconnaissait pas les régressions et ne remarquait pas non plus que ses souvenirs se contredisaient.
Ça me semblait logique et j’allais acquiescer.
Puis le regard de Mi-ro se fit plus perçant.
« Cela dit, en t’écoutant, j’ai remarqué quelque chose de vraiment étrange. »
« Quoi ? »
« Pourquoi n’as-tu aucun souvenir de tes études à l’université ? »
« Quoi ? »
« Ce n’est pas étrange ? Imaginons que tu aies vécu de nombreuses vies en tant que Régresseur incomplet avant d’arriver à l’Hôtel. Tu es peut-être mort jeune quelques fois à cause de la malchance, mais, dans bien des vies, tu as dû vivre jusqu’à mourir de vieillesse. »
« … »
« Alors, pourquoi n’as-tu aucun souvenir de ce qui s’est passé après tes vingt ans ? Pour info, je me souviens à peine de mon enfance, et c’est normal. »
« … »
« On dirait quelqu’un qui n’a jamais dépassé les vingt ans dans aucune de ses vies. »
Depuis que j’avais commencé à parler avec Mi-ro, je n’avais jamais connu un moment aussi glaçant.
Je m’étais interrogé sur les souvenirs qui existaient. Mi-ro, elle, s’interrogeait sur ceux qui n’existaient pas.
C’était peut-être simplement la différence entre nos expériences de la régression.
« Je pense que ça suffit pour répondre à ta deuxième question. La dernière portait sur ce que tu devrais faire à partir de maintenant, c’est ça ? »
« C’est ça. »
« Facile. Arrête de fouiller dans tes souvenirs d’enfance et concentre-toi sur ceux de tes vingt ans. »
« … »
« Si quelqu’un a réussi à te tuer à répétition avant tes vingt ans, si tu as un ennemi qui ne supporte pas l’idée que tu atteignes cet âge… »
« … »
« Alors, vers vingt ans, Han Ga-in devait être dans une situation extrêmement dangereuse du point de vue de cet ennemi. Autrement dit, quand tu avais environ dix-neuf ans, il a dû essayer de te tuer par tous les moyens insensés possibles. »
« … »
« Il a forcément provoqué un gros scandale. Essaie de t’en souvenir. Tu as dit que tu avais obtenu le pouvoir de Clairvoyance, alors sers-t’en activement aussi. »
« … »
« Ça te suffit ? »
« Merci. Je le pense vraiment. »
« Tant mieux. Moi aussi, je commençais à avoir du mal à tenir ! »
Notre conversation terminée, Mi-ro aux histoires de fantômes se transforma de nouveau en brume et retourna dans le Domaine du Néant.
La jeune fille innocente avait repris le contrôle de son corps…
« Hiiii ! G-Ga-in, je te déteste vraiment ! »
Elle m’attrapa par le cou et me secoua, les larmes ruisselant sur ses joues !
Q-qu’est-ce qui lui prenait tout à coup ?
« Q-qu’est-ce que tu as fait à Song-i ?! »
« Hihi ! Aïe ! Elle est trop mignonne ! »
Mi-ro était complètement bouleversée, tandis que Song-i riait en la regardant !
Le plan n’était-il pas de surprendre Mi-ro avec une illusion terrifiante, alors qu’elle était tendue et sur ses gardes ?
Quelle illusion Song-i lui avait-elle montrée ?
« … »
Mi-ro reniflait pendant que Song-i la réconfortait et dissipait le malentendu à ses côtés.
Alors que je sentais mon corps tanguer sans but, je me fis cette réflexion :
Si quelqu’un m’avait tué à répétition, si j’avais un ennemi qui ne pouvait pas supporter de me voir atteindre vingt ans…
Je devais tuer cette personne. Quoi qu’il arrive !
Notes de bas de page :
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