Chapitre 561
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 560 : Le secret de l’Esper 2 (5) Fin
──────
「Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 27
Lieu actuel : Esper
Conseil du Sage : 1」
— Han Ga-in
Je leur annonçai que l’emplacement d’Eun-sol était indiqué comme « Recherche en cours ».
« Ah ! Qu’est-ce qu’on fait ? »
« Il faut la retrouver tout de suite ! »
« M-mais on ne sait même pas où elle est ! »
« C’est… Ah ! L’hôtel avait dit qu’il nous laisserait nous reposer, et pourtant… »
Les derniers mots d’Elena faisaient écho à une pensée qui m’avait traversé l’esprit à maintes reprises.
« … Ça. »
« Ga-in ? »
« En quoi est-ce du repos ? »
« Exactement ! »
Même si les critères de l’hôtel étaient plus extrêmes que ceux d’une personne ordinaire, là, c’était trop.
Pourtant, quelque chose clochait.
L’hôtel n’était-il pas du genre à dissimuler la vérité sans jamais mentir franchement ?
« … »
Je me rappelai ce que le Marchand nous avait dit avant notre évasion.
* * *
« Je peux décider de certaines choses. Je vais donc vous donner une sorte de ligne de conduite. »
« Reposez-vous pendant environ six mois. »
« Pendant les six premiers mois, reposez-vous et laissez-vous porter, sans vous poser de questions. Les six mois suivants, contentez-vous de recueillir des informations. La véritable partie commencera dans un an. »
* * *
« Ils n’ont jamais dit que ce serait sans danger. »
« Pardon ? »
« Ni l’hôtel ni le Marchand ne nous ont dit que ce serait sans danger. »
« Pardon ? »
« Ils nous ont seulement dit de nous reposer. »
Song-i, qui n’arrêtait pas de répéter « Pardon ? » d’un air incrédule, finit par craquer.
« C’est quoi, ce jeu de mots ? S’ils nous disent de nous reposer, ça veut forcément dire qu’on est en sécurité ! »
L’hôtel était le genre d’endroit où ce qui semblait évident ne l’était parfois pas.
« La première chose que le Marchand a dite, c’était : “Je peux décider de certaines choses.” »
Je peux décider de certaines choses.
Autrement dit, il ne pouvait rien nous dire de plus.
« Si l’ensemble des informations représentait cent, le Marchand n’avait pas la main sur plus de cinq. Il ne pouvait pas tout nous dire, alors il s’est contenté de nous donner une ligne de conduite au sens littéral. »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
Elena avait l’air perplexe.
« Le monde réel est déjà dangereux. On le savait tous, non ? »
« C’est vrai. C’est pour ça que Mademoiselle A-ri et Mook-seong sont venus à l’hôtel. »
« Qu’on nous dise de nous reposer ne signifie pas que le monde extérieur est sûr. Il ne l’a jamais été. »
Ils ne nous avaient pas dit de nous reposer parce que le monde extérieur était sans danger.
« Alors pourquoi nous ont-ils dit de nous reposer ? »
« Parce qu’agir sans réfléchir rendrait les choses encore plus dangereuses. »
« Hein ? »
« Si on se met à fouiller partout alors qu’on n’a presque aucune information, on finira dans leur poche ! »
Les yeux de Song-i s’écarquillèrent.
« Dans la poche de qui ? »
Je repensai une fois de plus à ce qui venait de se passer.
Au passé que j’avais vu grâce à Clairvoyance.
À l’homme qui m’avait parlé dans ce passé.
À ce qu’il m’avait dit.
「Tu ne devrais pas vérifier où se trouve ton compagnon ?」
Il ne s’était pas contenté de voir l’avenir.
Il connaissait la fonction de localisation des compagnons de la fenêtre de statut !
« … Les anciens participants. »
« Hein ? »
« Ceux qui ont quitté l’hôtel avant nous. »
« … »
« Et probablement les gens qui contrôlent actuellement le Bureau de gestion. »
Selon la façon dont on voyait les choses, c’aurait dû être une terrible crise. Pourtant, je me mis à rire.
Un frisson inexplicable me parcourut la peau.
Je posai ma dernière question pour aujourd’hui.
「Conseil : 1 -> 0」
« As-tu transmis des informations à mon sujet à un autre de tes participants ? Où est-il… »
— Bip !
On aurait dit une alarme.
「Cette question enfreint les règles !」
Je laissai échapper un rire sans joie, tout en me sentant soulagé.
Si je ne pouvais pas obtenir d’informations sur les anciens participants grâce au Conseil, eux ne pouvaient probablement pas non plus en obtenir sur moi de cette façon.
Puis une autre réponse apparut.
「Il n’est pas trop tard. Tu as formulé un excellent souhait.」
Si l’avertissement venait de l’hôtel, cette réponse semblait venir de mon Sponsor.
Qu’est-ce qui n’était pas trop tard ? Et pourquoi mon souhait était-il excellent ?
Comme toujours, aucune explication détaillée.
« … »
Mais pour une Chouette, n’était-ce pas une réponse inhabituellement facile à comprendre ?
Je croyais avoir vaguement compris ce qui se passait.
Ce qui était arrivé à l’Hôtel Delight et à Esper n’était pas une coïncidence !
Savaient-ils que ces deux endroits se trouvaient précisément dans le domaine de mes compagnons et y avaient-ils provoqué des incidents ?
Ça me semblait peu probable.
Comme je venais de le vérifier grâce au Conseil, les pouvoirs accordés par l’hôtel ne permettaient pas de localiser directement un autre participant de l’hôtel.
Avaient-ils provoqué des incidents dans des dizaines, voire des centaines d’endroits qu’ils jugeaient suspects ?
Puis observé la réaction des personnes prises dans ces événements ?
« Reposons-nous. »
« G-Ga-in ? »
« Je pense qu’on devrait simplement se reposer. »
« Monsieur Ga-in ? »
« À bien y réfléchir, le problème d’hôtel d’Eun-sol, c’était pareil. Eun-sol et moi n’avions pas besoin d’en faire toute une histoire. On n’avait qu’à attendre. »
« Qu’est-ce que tu… »
« C’est ce que font les gens ordinaires. On attend tranquillement le Bureau de gestion. »
Je compris enfin.
« C’est le processus même qui nous pousse à résoudre les problèmes qui constitue le piège. »
Song-i et Elena s’étaient tues à un moment donné.
Elles commençaient toutes les deux à comprendre ce que je voulais dire.
Certains de mes compagnons étaient peut-être déjà tombés entre les mains de l’ennemi.
Je devais tout de même me rappeler ce qu’avait dit la Chouette. Il n’était pas trop tard.
Grâce à mon souhait, les informations me concernant seraient automatiquement censurées. Du moins pour moi, rien n’était encore irréversible !
Six mois. Un mois était déjà passé, il en restait donc cinq ?
Je devais aussi me souvenir du conseil du Marchand : me reposer jusque-là, tout simplement.
Qu’est-ce qui changerait après cette période ?
Je n’en savais rien.
Mais quand on ne savait pas, suivre les conseils de quelqu’un qui savait, c’était faire preuve de sagesse.
Désormais, j’étais un type ordinaire qui ne savait rien, pas un membre du groupe de l’hôtel.
Alors…
« Ahhh ! »
« Ga-in ? Pourquoi tu cries tout à coup… »
« Aaaah ! »
« M-Monsieur Ga-in ! »
« Aidez-moi ! Je vous en prie, aidez-moi ! »
« I-il faut vraiment en faire autant ? »
À partir de maintenant, j’étais aveugle, sourd et exorciste charlatan.
« E-et qu’est-ce qu’on fait pour Eun-sol ? »
J’avais confiance en Eun-sol.
Elle s’en sortirait toute seule.
* * *
— Lee Eun-sol
— Grincement !
L’air était sombre et vicié.
À chacun de mes pas, les planches de bois oscillaient sous mes pieds.
« … »
Où est-ce que j’étais ?
J’avais accepté l’invitation d’Elena, rejoint le quai d’Esper et embarqué sur le navire…
Quand j’avais repris connaissance, je ne me trouvais pas à bord d’un luxueux paquebot, mais dans un endroit qui ressemblait à un bateau fantôme.
Le ciel, parcouru de tourbillons rouge sombre, n’appartenait clairement pas non plus à ce monde.
— Vrouuuum !
Même après avoir utilisé la Flûte du Repos, le paysage n’avait pas changé.
Ça voulait dire que ce n’était pas une illusion.
« Encore une de ces catastrophes… À l’Hôtel Delight, l’ascenseur était devenu incontrôlable. Cette fois, c’est tout le navire ? »
On aurait dit une autre catastrophe du Chaos.
Quel genre de catastrophe du Chaos survenait presque chaque semaine ? Je ne pus que rire.
À bien des égards, c’était pire que l’hôtel.
Au moins, l’hôtel accordait des récompenses quand on venait à bout de ses épreuves.
Mais dans le monde réel ?
Après qu’on eut résolu le problème de l’étrange ascenseur de l’Hôtel Delight, le cours de l’action avait chuté, des rumeurs s’étaient répandues et le nombre de clients avait fortement baissé.
« Ouf… Là, c’est vraiment trop. »
À cet instant,
— Clic !
Le bruit de chaussures de ville se rapprocha.
« Ha ha, qu’est-ce qui vous tracasse tant ? »
Un homme venait d’apparaître dans cet endroit miteux qui ressemblait à un bateau fantôme.
Il n’était pas aussi grand que Jin-cheol, mais sa taille suffisait à le rendre imposant.
Et puis…
« Vous êtes plutôt mystérieux. »
Je ne parvenais pas à distinguer les traits de son visage.
L’homme s’était montré sans se cacher, et pourtant, j’étais incapable de me représenter son visage.
Si j’avais encore eu l’œil de l’Oiseau géant monoculaire que j’avais rendu à l’hôtel, j’aurais peut-être pu percer son apparence à jour.
Mais inutile d’y penser. Je ne pouvais pas emporter cet objet hors de l’hôtel.
« Mystérieux ? Je tiens simplement à préserver ma vie privée. »
« … »
« Ha ha. Mademoiselle Eun-sol, ça ne vous est jamais arrivé de penser que c’était pénible, d’être reconnue par les gens ? Que vous aimeriez vivre sans que les autres sachent qui vous êtes ? »
Ça ressemblait au genre de chose que Ga-in, avec son souhait bizarre, aurait pu penser.
« Enfin, je ne me serais pas lancée dans les affaires si j’avais voulu passer inaperçue. »
« Oh… C’est vrai. »
Les tourbillons rouge sombre qui emplissaient le ciel.
L’air étouffant et vicié, le plancher grinçant.
Une personne ordinaire aurait été terrifiée et aurait crié dans un endroit pareil, mais l’homme restait parfaitement calme.
Il était clair que cet homme n’était pas ordinaire.
Pourtant, il n’avait pas non plus l’air d’un monstre.
Il ne restait donc qu’une possibilité.
« Vous travaillez pour le Bureau de gestion ? »
L’homme sourit.
Je ne pouvais en être certaine, puisque je ne distinguais pas bien ses traits, mais c’était l’impression qu’il me donnait.
« C’est exact, mademoiselle Lee Eun-sol. »
« Alors, vous allez me secourir ? »
« Êtes-vous dans une situation qui nécessite un secours ? »
« Vous ne trouvez pas ? »
« Je ne vois personne qui cherche à vous faire du mal. »
Son ton laissait entendre qu’il n’avait pas l’intention de me faire du mal.
Je ne pouvais pas lui faire entièrement confiance, mais mieux valait éviter de le provoquer à la légère.
« Regardez le ciel. N’importe qui voit bien que ce n’est pas notre monde, non ? Je suis une femme d’affaires plutôt timorée. Si vous souhaitez discuter avec moi, je pense qu’on peut le faire dans un endroit sûr. »
« Une femme d’affaires timorée… C’est différent des informations que nous avons recueillies. »
« … »
« Vous n’en avez pas entendu parler ? L’étrange phénomène de l’Hôtel Delight ! On disait que la PDG avait brillamment géré la situation grâce à sa vivacité d’esprit. »
« “Vivacité d’esprit”, c’est exagéré… »
« D’après l’article, mademoiselle Lee Eun-sol a des relations au Bureau de gestion. »
C’était un mensonge que j’avais raconté pour calmer la situation devant les employés.
Il y avait pourtant un détail qui me tracassait.
Il connaissait Lee Eun-sol, la PDG censée avoir des relations au Bureau de gestion, mais semblait ignorer l’existence du jeune exorciste qui avait agi avec moi.
Ces informations avaient-elles disparu à cause du souhait de Ga-in ?
« Si cela vous dérange, je vous prie de m’excuser. C’était un mensonge. Si vous le souhaitez, je peux publier un rectificatif, et… »
« Un mensonge ? »
« Pardon ? »
« Pourquoi serait-ce un mensonge ? Mademoiselle Eun-sol pourrait-elle n’avoir aucun lien avec nous ? »
« … »
« N’est-ce pas ? Vous êtes la compagne de l’agent Kim A-ri ! »
Un frisson me parcourut.
Pendant un instant, je me sentis comme Sun Wukong dans la paume du Bouddha.
A-ri avait-elle transmis des informations à mon sujet ?
J’avais toujours envisagé cette possibilité, mais la voir confirmée m’alourdit le cœur.
Bien sûr, il était trop tôt pour parler de trahison.
D’abord, il était difficile de considérer mon groupe et le Bureau de gestion comme des ennemis, et rien ne prouvait qu’A-ri leur avait transmis des informations.
Et surtout, pourquoi l’homme n’avait-il mentionné que Kim A-ri ? Qu’en était-il de Kim Mook-seong ?
« Venons-en au fait. »
« … Très bien. »
« Participante Lee Eun-sol, félicitations. »
Le mot « participante » rendait le sens de ses félicitations évident.
« Vous avez quitté l’hôtel ! C’est un véritable exploit héroïque. Dans toute l’histoire de l’humanité, rares sont les participants qui ont franchi le deuxième étage et réussi à s’échapper. »
« C’est la première fois que j’en entends parler. »
« Ah, il y en aurait peut-être davantage si l’on élargissait la définition de participant aux extraterrestres ? Même ainsi, ça reste rare. Encore une fois, félicitations. »
« … Merci. »
L’homme haussa les épaules avec emphase.
« Nous voulons que vous vous joigniez à nous. »
« … »
« Partageons les secrets du monde et faisons face à ses crises ensemble. »
« … »
« Guidons vers la lumière l’humanité, embourbée dans la souffrance. Devenons des héros et des sauveurs. Vous avez largement les qualifications requises. »
« … »
« Je dois me décider maintenant ? »
« Avez-vous une raison d’hésiter ? »
« Je suppose que toutes ces choses étranges que j’ai vécues à l’hôtel m’ont fait réfléchir comme ça. »
« Ha ha ! Vous parlez déjà de l’hôtel. Voilà qui est intéressant. Continuez. »
« Pourquoi quelqu’un venu avec de bonnes intentions m’enfermerait-il délibérément dans un endroit pareil ? »
Je levai calmement la main et désignai le ciel.
Un monde où bouillonnaient des tourbillons bleu sombre, d’où s’élevaient depuis quelque temps de faibles cris.
Un endroit assez convaincant pour qu’on l’appelle l’enfer.
Pouvais-je croire qu’une personne qui m’avait enfermée ici et me parlait de négociations était venue avec de bonnes intentions ?
« C’est un peu sinistre, non ? »
« … »
« Puisque mademoiselle Eun-sol m’a parlé de ce qu’elle a vécu à l’hôtel, voulez-vous que je vous raconte mes expériences ? »
« Vos expériences ? »
« Les mots et les promesses sont les choses les plus vaines au monde. »
« Qu’est-ce que vous… »
« N’est-ce pas vrai ? À peine prononcés, ils s’évanouissent dans le néant. Alors, quelle que soit la réponse de mademoiselle Eun-sol, nous n’avons aucun moyen de nous y fier. »
L’instant suivant, l’homme tira de sa ceinture un parchemin enroulé.
Ce fichu parchemin !
Sérieusement, je l’avais compris dès que je l’avais vu.
Ce parchemin n’était ni une babiole bon marché parmi celles qu’on trouvait partout au Bureau de gestion, ni un simple artefact magique.
« Un héritage ! »
« Vous l’avez reconnu tout de suite. Bien, passons maintenant aux véritables négociations… »
Des mots pour des mots.
Des menaces pour des menaces !
[Main avide : 1 -> 0]
« Souhait, puissance maximale ! Je quitte cet endroit immédiatement, l’Hôtel Delight devient le meilleur hôtel de Corée, et… »
« Qu’est-ce que vous foutez tout à coup ?! »
— Roulis !
Je formulai mon souhait.
Et puis…
[Votre souhait a été exaucé.]
« Seigneur Dragon, je vous aime ! »
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