Chapitre 490
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 489 : Chambre 207, salle de la Porte — Première épreuve « Vie éternelle et résurrection » (7)
──────
— Kim Sang-hyeon
Un affrontement grandiose, digne d’une scène de la mythologie égyptienne.
D’un côté se tenait le grand Menes, qui commandait des forces dorées. De l’autre, Malkab, un ancien dieu maléfique.
Au début, je crus que Menes l’emporterait sans trop de difficulté.
La plupart des pouvoirs de Malkab ne servaient à rien face à la légion de robots de Menes.
Un ancien dieu maléfique aurait dû pouvoir fendre le ciel d’un mot et assécher les fleuves sans difficulté !
Lorsque la statue du pharaon assis tendit la main, ses doigts se transformèrent en missiles et fusèrent vers l’avant.
Un léopard qui courait au sol ouvrit brusquement la gueule et cracha un rayon thermique assez puissant pour faire fondre la roche.
Des épées volantes noires fondirent sur Malkab comme des flèches et déchiquetèrent son immense corps.
Bien sûr, Malkab régénérait encore et encore son corps squelettique fracassé, mais cela devait forcément lui coûter une certaine quantité d’énergie.
On aurait dit que Menes pouvait à lui seul prendre le dessus sur Malkab.
Puis le dieu maléfique cracha une phrase maudite, annonçant le véritable début du combat.
Il existe une flèche qu’on ne peut jamais éviter : la mort elle-même.
Une flèche noire, sombre comme le goudron, apparut soudain dans le ciel. Ignorant la légion de robots, elle fila droit sur Menes !
« Aïe ! Ah ! »
« Excusez-moi ! »
Physiquement, Menes n’était qu’un vieil homme et n’eut pas le temps de réagir. Je dus donc le pousser sur le côté.
« M-merci… »
« Ce n’est pas le moment de me remercier ! »
La légion dorée de robots de Menes avait clairement été conçue avec une technologie digne de la science-fiction. Les moyens de cette époque ne pouvaient pas rivaliser avec elle.
Même l’ancien dieu maléfique n’avait pas trouvé le moyen de détruire ces robots.
Mais…
La plupart des robots affrontaient Malkab au front. À l’arrière, Menes n’était donc pas invincible !
Si Menes était vraiment invincible, pourquoi se serait-il allongé dans le Sarcophage de l’immortalité ?
« Merde ! »
Une, deux, trois… Il y en avait trop pour les compter !
Des flèches noires emplirent le ciel, toutes lancées vers Menes.
Dans cette situation surgie de nulle part…
Menes nous regarda avec calme.
Il ne dit rien, mais tout le monde comprit ce que voulait le grand pharaon.
« Si vous ne voulez pas vous occuper vous-mêmes de ce dieu squelette, utilisez toutes les astuces à votre disposition pour me garder en vie. »
— Clic !
Les aiguilles de la montre de poche bougèrent, et une beauté sans pareille, aux cheveux noirs et aux yeux rouges, apparut.
Comme toujours, elle réagit avec une rapidité remarquable.
— Boum !
Dans un grondement semblable au déchirement de l’air, les flèches de la mort qui couvraient le ciel s’immobilisèrent en plein vol.
Comme si des murs invisibles leur barraient la route !
« Ho… ! Cette jeune demoiselle est-elle aussi une divinité remarquable ? Ou peut-être la fille ou l’épouse d’Horus ? »
À l’évocation d’une fille ou d’une épouse, A-ri et Mi-ro tressaillirent toutes les deux.
En pensant aux complications sentimentales entre elles et Ga-in, je ne pus m’empêcher de rire.
Évidemment, ce n’était pas le moment de rire tranquillement.
— Boum !
Des soldats squelettes commencèrent à tomber du ciel.
* * *
« Hyaaa ! Prends ça ! »
Tout le monde se mit à riposter avec acharnement.
Yumi faisait fondre les soldats squelettes avec les bulles vertes qui jaillissaient du bout de ses doigts, tandis que Song-i faisait briller son bracelet et forçait à genoux les soldats cadavériques qui semblaient avoir conservé quelques bribes de conscience.
Je ne cessais de frapper avec mon arme de mêlée. Seung-yeop prêta main-forte, tout comme Aedia, qui n’était encore qu’une princesse la veille.
Menes était le seul à rester à l’écart de la bataille acharnée.
Mieux valait que Song-i ou moi tombions plutôt que Menes. S’il mourait, nous n’aurions aucun moyen de nous occuper de Malkab !
Celle qui brillait le plus sur le champ de bataille, c’était A-ri.
« Yah ! »
Son cri perçant retentit en même temps que l’éclat rougeâtre du Polyèdre irrégulier.
En un instant, des murs opaques tournoyèrent comme des hélices et broyèrent l’armée de cadavres autour de nous.
À cet instant, A-ri ressemblait vraiment à un ange descendu du ciel.
« … Ngh ! »
En l’observant de près, je compris qu’elle avait ses limites.
Elle ne semblait pas capable de créer plusieurs murs pour former des pièces, ni de maintenir longtemps ceux qu’elle faisait apparaître.
Si elle l’avait pu, elle aurait bloqué la plupart des intrusions en créant simplement des espaces isolés.
À la place, elle déplaçait activement un petit nombre de murs et les utilisait comme d’immenses lames.
Comparée à l’usage que le Chercheur en chef faisait de l’Héritage, d’après ce que mes compagnons m’en avaient raconté, elle manquait d’endurance, mais était un peu plus rapide.
C’était peut-être là la différence entre le Chercheur en chef, un génie comme on n’en rencontre qu’une fois par génération, mais avant tout un universitaire sédentaire, et une fille qui avait reçu une éducation spécialisée tout en survivant à l’Hôtel depuis son enfance.
À cet instant, A-ri cracha du sang.
« Ah ! A-ri ! »
Avait-elle atteint ses limites en utilisant le Polyèdre irrégulier ?
L’éclat du Polyèdre irrégulier, qui abattait sans relâche l’armée de cadavres et protégeait tout le monde, commença à faiblir.
Même Menes, qui ne connaissait rien à l’Héritage, le vit et se rembrunit.
L’issue de cette sanglante bataille dépendait de ce qui arriverait en premier : la victoire de la Légion dorée de Menes sur Malkab, ou la mort de Menes sous les coups de Malkab.
Et alors…
Souvenez-vous.
La mort attend chacun de nous au bout du chemin.
Le pouvoir maudit de Malkab franchit la brèche laissée par A-ri et frappa Menes de plein fouet.
« Gaaaah ! »
On aurait dit qu’un essaim d’insectes jaillissait de la bouche du vieil homme, tandis que des asticots rampaient hors de ses oreilles.
Yumi, qui contenait les soldats squelettes, se précipita vers Menes.
« T-tu peux le soigner ?! »
« Je ne sais pas ! Pourquoi des mouches lui sortent-elles de la bouche, d’abord ?! »
Sa peau se fendit en un instant. Ses dents tombèrent. Ses cheveux fondirent.
Impossible de le sauver dans cet état…
Quoi ?
Le corps de Menes… Avais-je mal vu ?
« Quoi ? Pourquoi un corps humain a-t-il un organe comme ça, fixé dessus ? »
Yumi et moi échangeâmes un regard et confirmâmes que nous avions vu la même chose.
« D-docteur ! Même en regardant ça sous tous les angles… »
— Clac !
La main glaciale d’A-ri plaqua la bouche de Yumi.
« Ce n’est pas le moment d’en discuter. Regarde le champ de bataille ! »
« Ah ! »
Yumi tourna les yeux vers le front, comme A-ri le lui avait ordonné, et poussa un cri d’enfant.
J’avais envie de hurler juste à côté d’elle.
Dès que Menes s’évanouit, tous les robots se figèrent !
« Putain ! »
« Sang-hyeon, ce n’est pas le moment de jurer. Y a-t-il un moyen de sauver cet homme ? »
En un instant, une multitude de pensées se bousculèrent dans mon esprit.
Devais-je simplement laisser Menes mourir et tenter de tirer sur Malkab avec l’Éclair final ?
Si les deux mouraient, n’en tirerions-nous pas avantage ?
A-ri, qui savait lire ce genre de pensées avec une précision troublante, me posa à nouveau la question.
« Tu comptes utiliser l’Éclair final après la mort de Menes ? »
« … »
La question était de savoir si l’Éclair final pouvait tuer Malkab.
Puisque les missiles et les lasers des robots dorés pouvaient blesser Malkab, il était clair qu’on pouvait détruire son corps.
Le problème, c’était que Malkab se faisait détruire puis régénérait sans cesse.
L’Éclair final était un Héritage censé trancher l’issue du combat en un seul coup. Si Malkab se régénérait après mon tir, nous étions perdus.
A-ri ne donna pas d’autre avis.
Cela signifiait-il que je devais décider moi-même d’utiliser ou non l’Éclair final, puisque c’était le mien ?
« Ouf… »
Je pris ma décision.
« Je suis devenu la Mort, le destructeur des mondes. »
Un unique éclair fendit la terre.
À son extrémité se dressait le dieu squelette, haut comme une montagne.
* * *
Comme je l’avais redouté, l’Éclair final n’effaça pas Malkab.
Pourtant, une fois la majeure partie de son corps disparue, la malédiction qui écrasait Menes s’atténua elle aussi.
« Tu es vraiment remarquable. »
« … »
« Je te prie de m’excuser. Je t’ai sous-estimé jusqu’ici. Qui aurait cru que tu pourrais manifester la colère d’Horus ! »
L’Éclair final n’avait rien à voir avec la « colère d’Horus », mais il était inutile de discuter de ça maintenant.
« Menes, Malkab est-il vaincu ? »
« Non. »
« … »
« Bien que Malkab soit une créature semblable à une bête sauvage, il a clairement acquis le sort de l’immortalité… Même si son corps est réduit en cendres sans laisser la moindre trace, il ne mourra pas. »
« Alors, que font tes serviteurs en ce moment ? On dirait qu’ils procèdent à des travaux d’excavation. »
« Ils emprisonnent le dieu maléfique dans l’abîme. Pour faire simple, tu peux appeler ça un scellement. »
« … »
« Malkab se réveillera un jour. Mais dans un avenir lointain. »
J’avais eu raison de « sauver » Menes.
Si j’avais tiré sur Malkab après la mort de Menes, le dieu maléfique aurait fini par se régénérer.
Nous n’aurions eu aucun moyen de sceller Malkab dans l’abîme.
« … »
La plaine désolée où le dieu maléfique s’était écroulé avait été ravagée comme par un missile nucléaire.
Menes contempla le paysage d’un air profondément ému, puis parla calmement.
« Allons au palais. »
« … »
« Nous avons tous deux beaucoup à nous dire. Nous pouvons parler en chemin. Et… »
« Et ? »
« Il semble que mon indigne descendant vive toujours au palais. »
« Ah. »
L’indigne descendant de Menes.
Celui qui s’était soumis à Malkab et avait failli provoquer la destruction de l’Égypte.
On aurait dit qu’Omar était toujours en vie.
* * *
Pendant le retour au palais, je ne pus m’empêcher de réfléchir.
Au secret que Yumi et moi avions découvert plus tôt au sujet de Menes.
« … »
Si c’était vrai, cela expliquerait tous les mystères entourant Menes.
Et nous ne pourrions jamais coexister avec lui.
Si nous devions nous battre, quand faudrait-il le faire ?
Maintenant, alors que l’état de Menes était instable ?
Pourrions-nous gagner si nous l’affrontions maintenant ?
Ne vaudrait-il pas mieux nous incliner devant Menes et attendre que l’Éclair final soit rechargé ?
Une pensée en entraînait une autre, puis encore une autre.
Un souci en amenait un autre.
Heureusement ou malheureusement, je n’étais pas le seul à y penser.
« J’ai l’esprit embrouillé. Toi aussi ? »
« … »
Menes pouvait-il seulement être tranquille ?
Après avoir été témoin du pouvoir d’A-ri, qui manipulait l’espace, et m’avoir vu vaincre Malkab d’un simple geste ?
« Horus, Horus… Une créature vraiment remarquable. »
Cette remarque me permit de mieux comprendre ce que Menes avait en tête.
Le grand pharaon s’inquiétait pour Horus, qu’il croyait être le maître auquel nous obéissions. Bien sûr, il se trompait.
Je décidai d’alimenter un peu ses inquiétudes.
« Horus observe tout ça. »
« Tu me dis donc de me tenir à carreau ? De ne pas prendre la grosse tête sous prétexte que je suis mortel ? »
« … »
« Horus t’a-t-il dit que si un vulgaire roi du désert devenait arrogant parce qu’il se fie à ses jouets, il me tuerait ? »
Je sentis une hostilité considérable envers Ga-in dans ses paroles.
Menes était si puissant qu’il était difficile de croire qu’il était un Mortel.
C’était peut-être pour cela qu’il ne pouvait pas accepter un dieu qui l’avait fait s’agenouiller, même brièvement.
Cette fois, je me dis qu’il valait mieux essayer de l’apaiser un peu.
Nous devions gagner du temps, le temps que l’Éclair final se recharge !
Une fois l’Éclair final rechargé, pharaon ou pas, un seul tir suffirait à mettre Menes à terre.
« Calme-toi, je t’en prie. Horus n’a pas l’intention de régner sur l’Égypte ancienne. Si tu en doutes, tu peux lire mes véritables intentions toi-même. »
C’était la vérité.
Ga-in n’avait aucune raison de vouloir régner sur l’Égypte ancienne.
« … C’est compliqué. »
La tension était extrême.
Les deux groupes se méfiaient l’un de l’autre, tout en gardant une attitude déférente, comme s’ils étaient prêts à dégainer leurs armes à tout instant.
Cette coexistence précaire dura jusqu’à notre arrivée au palais.
* * *
Enfin, à notre retour à Memphis, la capitale impériale de l’Égypte ancienne où le désastre avait commencé, la forme finale atroce du pharaon nous accueillit. Celui qui avait cherché la vie éternelle ressemblait davantage à de la chair vivante qu’à un être humain.
« Grrrgh ! »
« Bon sang… Omar ! Comment as-tu pu finir dans un état aussi pitoyable… »
La suite prit tout le monde par surprise.
Menes, je te félicite pour ta victoire.
« Hum ? Cette voix, c’est… »
Et vous, imbéciles qui vous prétendez serviteurs d’Horus.
Ouvrez bien vos yeux misérables et voyez à qui vous avez offert la victoire !
Au moment où le dernier défi du dieu maléfique résonna dans tout Memphis…
— Crac !
La peau de deux personnes — non, de deux « monstres » — se déchira.
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>