Chapitre 484
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel Mystérieux ◈
Épisode 483 : Chambre 207, salle de la Porte — Première épreuve — Vie éternelle et résurrection (1)
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[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 938
Emplacement actuel : Chambre 207, salle de la Porte
Conseil du Sage : 3]
— Han Ga-in
— Clac ! Clac !
« … »
Je me réveillai dans un train.
En regardant autour de moi, je vis que mes compagnons affichaient tous un air perplexe.
Jin-cheol marmonna, déconcerté :
« Quoi ? On n’était pas censés être répartis en groupes de quatre, trois, deux et un ? »
« On dirait que ça n’a pas encore vraiment commencé. »
« Il y a des billets de train dans nos poches. »
Aux mots de Sang-hyeon, je fouillai ma poche. Comme prévu, chacun de nous avait reçu un billet de train.
「Bienvenue à bord du Train de la Porte du Pionnier, participants !
Participant Han Ga-in, veuillez descendre à la quatrième station.」
Un message tout simple.
« À quelle station Seung-yeop doit-il descendre ? »
« La première. »
« Et toi, Song-i ? »
« Moi aussi. »
« On dirait que Song-i, Seung-yeop, Mi-ro et moi sommes dans le même groupe, comme lors du dîner. Mon billet indique aussi la première station. »
« C’est ce qu’on dirait. »
Les autres étaient dans la même situation.
Elena, Eun-sol et Jin-cheol devaient descendre à la deuxième station, tandis qu’A-ri et Mook-seong étaient affectés à la troisième.
Mi-ro posa alors une question.
« Qu’est-ce qui se passerait si on ignorait la station indiquée et qu’on descendait où on voulait ? »
Eun-sol répondit aussitôt :
« Évitons de faire ça. Je ne pense pas que ça finirait bien. »
Comme s’il n’attendait que ça, la porte du wagon s’ouvrit et une voix enjouée retentit.
« Participant Lee Eun-sol, c’est bien ça ! »
« … »
Cette voix familière appartenait au Marchand.
C’était la première fois que je le voyais depuis l’Hôtel Cinéma ?
Ah, non. On s’était revus une fois dans les souterrains.
« Avant de commencer, j’ai quelques consignes simples à vous donner. »
« Des consignes ? »
« Vous les avez déjà devinées, pas vrai ? Premièrement, une ou plusieurs de vos Bénédictions et de vos Héritages pourraient être scellés. »
Une ou plusieurs, et pas seulement une ?
« Deuxièmement, vous descendrez à des stations différentes. »
« Des stations différentes, ça veut dire des époques différentes, non ? »
« Qui sait ? »
« … »
Au-delà des fenêtres du train, il n’y avait que les ténèbres.
Impossible de savoir si nous traversions un endroit plongé dans le noir ou s’il n’y avait tout simplement aucun monde à l’extérieur.
« Ha ha ! À voir vos têtes, vous vous demandez pourquoi je vous dis des choses que vous savez déjà. C’est vrai, vous aviez appris les deux premières consignes lors du dîner. »
C’était exact.
« Mais la troisième pourrait être différente. Ou bien quelqu’un l’a-t-il déjà plus ou moins devinée ? »
Le Marchand me regarda avec un intérêt évident et je détournai discrètement les yeux.
« … Quelle est la troisième consigne ? »
« Chaque épreuve que vous affronterez a un boss. »
Quatre groupes, quatre épreuves et quatre boss.
Les êtres les plus dangereux que nous rencontrerions dans la salle de la Porte.
Après avoir énoncé la troisième consigne, le Marchand n’ajouta rien.
A-ri releva alors un détail important.
« Où sont passés tous nos outils ? »
Eun-sol hocha la tête.
« C’est vrai, ça. On avait bien tout pris avant de partir. »
Comme j’étais seul dans mon groupe, j’avais enfilé la combinaison de protection. A-ri avait chaussé les bottes ailées, qu’elle savait utiliser correctement. Et Pero, comme toujours, était perché sur l’épaule de Song-i.
Tout avait disparu.
« Hé, Marchand ! Où sont passés tous nos outils ? »
« Qui sait ? »
« … »
« Retrouver vos affaires perdues ne serait-il pas une expérience agréable, vous aussi ? »
Comme Eun-sol, j’avais envie de frapper le Marchand.
L’Hôtel les avait sûrement cachés quelque part dans les épreuves, mais quand étions-nous censés les retrouver ?
— Clac ! Clac !
Le train s’arrêta bientôt, et ceux qui devaient descendre à la première station se levèrent.
Sang-hyeon, qui se tenait devant les autres, se retourna vers Mi-ro, Seung-yeop et Song-i, l’air grave.
« … Avant de partir, encourageons-nous au moins un peu. »
« On va y arriver ! »
« On va y arriver ! »
Tous quatre se touchèrent brièvement les mains, puis s’arrêtèrent devant la porte.
Alors que tout le monde attendait son ouverture, le Marchand reprit la parole une dernière fois.
« Ah, et ceci est un geste de pure bienveillance de ma part envers vous tous. »
« De la bienveillance ? »
« À votre avis, pourquoi avez-vous commencé dans un endroit appelé un train, au lieu d’entrer directement dans vos épreuves ? »
« … »
Je me le demandais aussi.
Les groupes auraient pu être envoyés dans leurs épreuves dès le début. Pourquoi commencer dans un train, juste pour recevoir des consignes qui ne semblaient pas très utiles ?
Le Marchand pivota et disparut sans rien expliquer de plus, mais personne ici ne manqua de comprendre ce qu’il voulait dire.
Un train qui passait par quatre stations !
Cet endroit était en soi une sorte d’indice.
« Allons-y. »
* * *
「Première épreuve — Vie éternelle et résurrection」
— Yoo Song-i
Je me réveillai dans une pièce froide et sombre.
Quelques instants plus tard, une notification apparut pendant trois secondes dans l’obscurité totale.
「La Bénédiction du participant va être scellée. Veuillez en prendre note.」
La Bénédiction de notre groupe allait donc être scellée.
La Chance de Seung-yeop, l’Immutabilité de Mi-ro, la Diligence du professeur et mon Affinité avaient disparu.
Ce qui signifiait que nous pouvions utiliser nos Héritages respectifs.
« … Où sommes-nous ? »
Lors du dîner, nous nous étions tous réveillés près du Nil, mais la véritable salle de la Porte était différente dès le départ.
— Crrr…
Quand j’ouvris la lourde porte en bois et sortis, il faisait nuit.
Une torche, fixée à un solide poteau en bois près de la porte, éclairait les alentours. Dès que je la vis, je compris quelque chose.
Autrefois, quand je n’étais qu’une lycéenne ordinaire, je me serais contentée de penser : « Ouais, une torche. » Mais ce n’était plus le cas.
D’après tout ce que j’avais appris ces derniers jours, le superbe bâtiment de pierre dont je venais de sortir et la torche imbibée d’huile avaient une valeur inestimable selon les critères de l’Antiquité.
Autrement dit, si je m’étais réveillée dans un endroit pareil, c’est que mon statut devait être loin d’être ordinaire.
C’est pourquoi je répondis sans hésiter lorsque j’entendis des pas venir des ténèbres.
« Qui va là ? »
« Je suis Bahat, fidèle serviteur de Malkab. Prêtresse, que faites-vous dehors à cette heure-ci ? »
« … »
Je repassai si intensément dans ma tête les informations que je venais d’entendre que j’en eus mal au crâne.
Bahat était le nom de cet homme, et j’étais une prêtresse ?
Alors Malkab était le dieu que je servais dans ce scénario ?
« Je suis sortie prendre l’air. »
« Prêtresse, il est tard. Ces derniers temps… vous devez bien le savoir. »
Je devais bien le savoir ?
C’était forcément une information importante !
« De quoi parlez-vous ? »
« … Hé hé, j’ai failli dépasser les bornes. Ce n’est rien. Il est tard, alors… »
« Ne dites pas de sottises. Qu’entendiez-vous par “vous devez bien le savoir” ? »
J’insistai, presque jusqu’à l’intimider.
Après tout, mon statut semblait bien supérieur au sien.
« N-non, je… »
La lumière de la torche révélait son visage désemparé, sur lequel coulait la sueur.
Pourquoi avait-il si peur ?
Peut-être parlerait-il si j’adoucissais un peu le ton ?
« Hum. Bahat, je ne suis pas en train de vous interroger. Ces derniers temps, je me suis consacrée aux écritures et j’ai peu entendu parler des affaires du monde. Y a-t-il une rumeur importante ? »
Je n’avais jamais entendu parler de Malkab avant aujourd’hui, encore moins lu ses écrits, mais toutes les religions avaient des textes sacrés, non ?
« C’est quelque chose que j’ai appris par ouï-dire, je ne peux donc pas en être certain… »
« Je le prendrai comme une information de seconde main. »
« … On dit que le pharaon souffre d’une forte fièvre depuis quelque temps. »
Après ces mots, Bahat baissa la tête et retourna à son poste.
« … »
Une rumeur disait que le pharaon était si malade qu’il pouvait mourir d’un jour à l’autre.
Dans l’Égypte ancienne, où le pharaon était vénéré comme un dieu, c’était un sujet délicat dont un simple garde ne pouvait parler à la légère.
D’un autre côté, si même un garde en avait entendu parler à une époque sans Internet ni téléphone, alors tous ceux qui comptaient devaient déjà être au courant.
Voilà tout ce que m’avait apporté ma sortie nocturne.
À l’aube, Song-i, la jeune prêtresse de Malkab, entama pour de bon sa pénible routine quotidienne.
« Je ne sais pas pourquoi vous faites autant d’erreurs aujourd’hui. Vous avez fait un cauchemar, cette nuit ? »
« … »
Amira, une prêtresse âgée au visage bienveillant, semblait contrariée.
Mais j’avais aussi mon mot à dire.
C’était la première fois de ma vie que j’embaumais un cadavre à moitié pourri !
Non, je pensais qu’être prêtresse, ça consistait à prier devant des statues et à lire des textes sacrés. Qu’est-ce que c’était que ça ?
Pourquoi y avait-il autant de cadavres dans ce temple ?
« Je suis désolée. »
Il s’avéra que Malkab était le dieu des enfers, qui régnait sur l’au-delà.
En repensant à la mythologie égyptienne que j’avais étudiée avant d’entrer dans la chambre 207, Malkab me semblait proche d’Anubis.
« C’est la cinquième fois. Récitez les chapitres un à quatre du Livre des morts. »
« … »
Hôtel, pourquoi tu me fais ça ?
C’est déjà injuste de me punir parce que je suis incapable d’embaumer un cadavre, mais en plus, la punition consiste à réciter des textes sacrés que je n’ai jamais vus ?
« Je suis désolée. »
« Non ! Prêtresse Song-i ! »
C’est tellement injuste.
« Ne me dites pas que vous avez même oublié le premier chapitre ? Même les enfants du culte le connaissent par cœur ! »
Tellement injuste.
« … Je suis désolée. »
« Rentrez tout de suite. Je vais vous infliger une punition sévère, alors préparez-vous. »
C’est vraiment trop injuste !
…
Je réprimai mon irritation et réfléchis.
Où étaient les autres, et qu’est-ce qu’ils faisaient ?
J’espérais que quelqu’un d’autre avait un peu plus de liberté de mouvement.
« Si vous n’avez pas appris les textes par cœur d’ici ce soir, demain vous ne marcherez plus sur vos deux jambes ! »
« … Oui. »
Pour l’instant, mieux valait que je m’applique à apprendre les textes par cœur.
Ou alors, je pourrais tricher avec mon bracelet ?
* * *
— Park Seung-yeop
— Clac ! Clac !
Je me réveillai dans une charrette.
Peu après, une alarme annonça que ma Bénédiction allait être scellée.
« Ouuiiin ! »
« Snif ! »
« Maman… Maman… »
Qu’est-ce que c’était que ça, maintenant… ?
« Monsieur, je veux rentrer chez moi… Je veux rentrer… »
Un petit garçon vêtu de haillons sanglotait en agrippant le col d’un homme qui ressemblait à une vipère noire.
S’il lui restait ne serait-ce qu’un soupçon d’humanité, il aurait eu pitié de lui.
Mais l’homme, aussi vicieux que son apparence le laissait présager, se montra cruel.
« Espèce de sale morveux, tu ne peux pas fermer ta sale gueule ? »
« Snif ! »
« Rentrer chez toi ? Petit salaud, c’est nous qui allons te trouver un foyer, non ? Tu vas bientôt arriver dans l’endroit où tu pourriras jusqu’à la fin de tes jours. Alors, qu’est-ce que tu as à craindre ? »
« Ha ha ! Motian, tu vas faire pleurer tous les gamins. Arrête de leur faire peur. »
« Chef, je ne leur fais pas peur. Je leur dis juste la vérité. »
Les brutes ricanèrent.
À ce stade, j’avais compris la situation.
Ces hommes nous avaient capturés, les enfants et moi, pour faire de nous des esclaves.
Le foyer dont ils parlaient devait être l’endroit où ils nous vendraient.
« … »
Je n’avais pas peur.
Si ma Bénédiction avait été scellée, je pouvais donc utiliser mon Héritage.
Yumi allait évidemment envoyer ces gens ordinaires rouler par terre d’un simple mouvement des doigts.
Mais…
La durée d’invocation de la Boîte des âmes n’était pas illimitée.
Ne valait-il pas mieux observer la situation encore un peu ?
Ou devais-je invoquer Yumi tout de suite, avant qu’ils nous emmènent dans un endroit encore plus problématique ?
« Pff, c’est trop dur ! »
Je n’en savais rien.
C’était le professeur qui était censé réfléchir à ce genre de choses, alors pourquoi m’avait-on séparé des autres ?
« … »
Une bonne idée me vint alors.
— Boum !
« Qu’est-ce que tu fabriques ? »
« Gamins, cette charrette ne va pas se casser parce que tu la frappes avec tes petites mains. »
— Boum !
« On dirait qu’il n’a pas beaucoup de jugeote. »
« Laisse-le. Il s’écroulera quand il sera fatigué. »
— Boum !
« Ça ne te fait pas mal à la main ? Chef, s’il se blesse, son prix va baisser. »
« Laisse-le. Vu son comportement, il ne rapportera pas grand-chose, même s’il garde toute son intégrité physique. »
Une fois, deux fois, trois fois.
Quand j’eus essuyé cinq échecs…
— Crac !
Enfin, une chaleur brûlante sembla jaillir de mon cœur et, d’un seul coup, fit voler en éclats les barreaux de bois qui nous emprisonnaient !
Esclaves et marchands d’esclaves restèrent bouche bée devant l’incroyable spectacle d’une charrette brisée sous les coups d’un enfant.
Je me jetai aussitôt dehors.
Je n’oubliai pas de crier une chose :
« Les enfants, courez ! »
Je ne savais pas s’ils allaient courir simplement parce que je le leur avais dit, mais c’était toujours mieux que de ne rien dire.
« Aïe ! Q-qu’est-ce que c’était que ça ? »
« Ce salaud s’enfuit ! »
Je courais de toutes mes forces, tout en écoutant les cris rauques derrière moi et en réfléchissant.
« Haa… E-est-ce que ça sert vraiment à quelque chose ? »
Même si je m’enfuyais seul, ils finiraient par me rattraper. Dans ce cas, n’aurait-il pas mieux valu invoquer Yumi dès le début et tuer ces salauds ?
« … Je ne sais pas ! »
Je n’en savais rien !
Je réfléchirais en courant…
— Ting ! Ting !
Hein ? C’était le bruit du métal qui s’entrechoquait ?
Notes :
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