Chapitre 481
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel Mystérieux ◈
Épisode 480 : L’heure de la fête — dîner (5)
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[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 933
Emplacement actuel : niveau 1, chambre 105 — « salle de repos »
Conseil du Sage : 3]
- Han Ga-in
Lee Eun-sol : Tout le monde, au comptoir ! Je viens d’utiliser Main avide !
[Événement spécial du jour : « dîner » en cours !]
Après avoir lu le message d’Eun-sol et la notification, je sortis. Tout le monde avait l’air perplexe.
« Grande sœur, qu’est-ce qui se passe ? »
Eun-sol répondit simplement à la question de Song-i, qui exprimait la curiosité générale.
« J’en sais rien non plus. Je viens juste d’utiliser Main avide. »
« Euh, les gars ! Il y a une sorte d’annonce, là ? »
Là où grand-père pointait, un avis annonçait un dîner au deuxième étage et nous invitait à monter.
« Ça ne m’inspire pas confiance. On peut vraiment y aller ? »
« Et si on n’y va pas ? »
« … »
A-ri avait raison.
Tout ce que faisait l’Hôtel nous mettait mal à l’aise, mais qu’est-ce qu’on pouvait faire d’autre que d’y aller ?
Cet événement était la conséquence de Main avide.
Il avait commencé parce que nous l’avions voulu.
Eun-sol insista, comme pour nous rappeler de ne pas l’oublier.
« Vous vous souvenez pourquoi j’ai utilisé Main avide, cette fois ? »
C’était pour obtenir des renseignements sur la chambre 207, la dernière du deuxième étage.
« Je pense que ça nous renseignera indirectement. Restez sur vos gardes et concentrez-vous. »
« … Grande sœur, quand tu dis ça, ça ressemble encore moins à une fête. »
Peu après, tout le monde se dirigea vers l’ascenseur.
— Ding !
À l’instant où les portes se refermèrent après que nous eûmes appuyé sur le bouton du deuxième étage,
「Participants, à partir de cet instant, vos bénédictions et vos Héritages seront scellés. Il n’y a pas de danger majeur, alors profitez bien de la fête !」
« Ah, ces enfoirés, encore ! »
… Ma conscience se brouilla.
* * *
- Park Seung-yeop
… Waouh. Mais où est-ce que j’avais atterri ?
« Bon sang, je n’ai aucune idée de l’endroit où nous sommes. »
En entendant la voix du professeur, je fus soulagé.
Si j’avais été largué tout seul dans un endroit bizarre, j’étais sûr que j’y serais passé !
Je me collai aussitôt au professeur.
« Oh là là, Seung-yeop. Il fait chaud, recule un peu… »
« Aah ! Qu’est-ce qu’il fait chaud ! »
« … Mi-ro, crier comme ça, c’est dangereux… »
« Aah ! Aaaah ! Aaaa— Mmph ! »
La voix de Mi-ro me rendit aussitôt nerveux.
Heureusement, Song-i lui plaqua sans hésiter une main sur la bouche.
Nous étions quatre ici : moi, le professeur, Song-i et Mi-ro.
Avec ce groupe, il n’y avait pas à hésiter : le chef, c’était le professeur.
Comme si c’était évident, Song-i s’approcha du professeur pour lui poser une question.
« Professeur, c’est une sorte de jungle ? »
« On dirait bien. Hum, il y a une rivière, alors suivons-la. »
Le système avait bien annoncé un « dîner », mais quand nous avions repris nos esprits, nous nous étions retrouvés dans une jungle complètement dingue.
Une personne normale aurait eu besoin de plusieurs heures pour accepter une situation aussi absurde.
Après tout ce temps passé à l’Hôtel, plus personne ne s’étonnait de ce genre de choses.
« Aaaah ! Aah— Mmph ! »
« Je t’ai dit de te taire ! Si un monstre débarque, Mi-ro, je te lui donne à manger ! »
« … »
Enfin, tout le monde sauf Mi-ro.
— Ploc !
Mon épaule s’alourdit brusquement, puis un bec dur me pinça doucement la joue.
Pero semblait me dire de ne pas m’inquiéter, qu’il était là. Je souris sans m’en rendre compte.
« Ouais, heureusement que tu es là, Pero… »
« Euh, Seung-yeop. Pero t’a fait caca dans le dos. »
« … »
* * *
Nous marchâmes longtemps dans la jungle, étouffante et humide.
Malheureusement, elle n’était pas franchement accueillante pour les humains.
« Aah ! Un serpent, un serpent ! »
J’entendis crier derrière moi et faillis éclater de rire.
Sérieusement, Song-i. Après tout ce qu’on avait traversé à l’Hôtel…
Et elle avait encore peur d’un simple serpent…
« Aïe ! Professeuuur ! Aah ! »
La tête du serpent était plus grosse que mon torse !
— Kriii !
Pourquoi cet idiot d’oiseau paniquait-il juste à côté de moi ?
Il ne pouvait pas se transformer, là ?
« Perroquet inutile ! »
— Kriii !
Alors que nous hurlions tous les trois en reculant devant l’énorme anaconda, le professeur, qui menait le groupe, fonça comme l’éclair et l’assena d’un gros coup de branche.
— Grrrgle !
Le serpent émit un son étrange et tenta plusieurs fois de contre-attaquer, mais le professeur esquiva avec calme, tel un maître du Monde martial, et lui asséna coup sur coup.
Finalement, l’anaconda retourna dans l’eau, comme s’il reconnaissait sa défaite.
« Ouf… On a survécu. Pero, tu es vraiment inutile, pas vrai ? »
— Kriii !
Pero se mit franchement en colère et tenta de me déchiqueter l’oreille.
« Hi-yah ! »
Je l’attrapai à deux mains, le retournai et le secouai.
« Voilà la différence entre un humain et un perroquet ! »
Ha, quelle blague.
Un perroquet incapable de se transformer osait me défier ?
Aujourd’hui, j’allais donner une bonne leçon à cet idiot de perroquet…
— Flac !
« Arrête tes bêtises et donne-moi Pero. »
« … Oui. »
Song-i me donna une tape sur la tête et récupéra Pero.
Mi-ro, qui s’était enfuie loin de nous, revint alors et prit la parole.
« Tu n’as pas appris un art martial dans la chambre 205 ? »
« … »
« Aksha, ou un truc comme ça ? Tu n’avais pas dit que tu avais battu un ours avec ? »
« … »
C’était vrai.
Maintenant que j’y pensais, seules nos bénédictions et nos Héritages avaient été scellés. Je pouvais sûrement encore utiliser les arts martiaux.
« Tes arts martiaux ne marchent pas sur les anacondas ? »
« … J’en sais rien, moi non plus. »
Franchement, si ça marchait sur un ours, ça devrait marcher sur un anaconda aussi.
Le problème ne venait peut-être pas des arts martiaux, mais de moi.
« J-je m’en servirai correctement la prochaine fois ! »
« Hein ? C-ce n’est pas ce que je voulais dire. »
Quoi qu’elle ait voulu dire, je me sentis bizarrement provoqué !
Moi, Park Seung-yeop, j’étais le disciple qui avait hérité de la véritable succession de Yi Ja-seong, le plus grand maître martial sous le ciel.
« Le plus grand génie de tous les temps. »
Impossible de reculer devant une simple bête par peur.
« Professeur ! Je prends la tête, maintenant. »
« … Ça ne me rassure pas. »
« Hi-yah ! Yah ! »
« … »
Peu après, une nouvelle crise se présenta.
* * *
- Lee Eun-sol
Elena, Cha Jin-cheol et moi nous réveillâmes dans un manoir délabré, dont nous ignorions l’origine.
« C’est ça que le Sponsor nous a montré ? Cette maison ? »
« Qui sait… »
Pendant qu’Elena s’inquiétait, Cha Jin-cheol fit le tour du manoir et revint peu après.
« Tu es revenu vite. Il n’y avait rien à l’intérieur ? »
« Rien du tout. C’est assez grand pour qu’on s’attende à trouver plein de domestiques, mais il n’y en a pas un seul. Ah, j’ai trouvé une porte qui donne dehors. J’ai jeté un coup d’œil : il y a un village. »
« Vraiment ? On devrait aller voir ? »
« Allons-y… »
Jin-cheol s’interrompit avant de répondre et nous regarda d’un air gêné.
« Euh, je crois qu’on se ferait trop remarquer. »
Je compris tout de suite.
Elena avait l’air d’une célébrité partout où elle allait. Sortir sans sa bénédiction ni son Héritage était déjà dangereux.
« Nous irons tous les deux. »
« Tu devrais aussi te couvrir, grande sœur. »
« … »
Ça me fit bizarrement plaisir.
Je ne savais pas si Jin-cheol avait dit ça par politesse ou s’il le pensait vraiment.
« Elena, attends-nous à la maison. »
« Hum, d’accord. »
* * *
Dès que nous sortîmes, je compris ce que Jin-cheol avait voulu dire.
Ce n’était pas juste un village perdu. C’était carrément une autre époque.
Une route de terre brute, sans le moindre revêtement, encore moins de l’asphalte.
Des gens vêtus de haillons plutôt que de vrais habits se promenaient, des outils agricoles à la main.
Des champs s’étendaient à perte de vue et une odeur infecte me piquait le nez.
Une Asiatique à la peau claire, habillée proprement, venait d’apparaître dans un endroit pareil. Tous les regards se tournèrent vers moi dès que je passai.
« … »
J’avais un peu honte de l’admettre, mais je me sentais comme une princesse venue d’un autre monde.
« Sans toi, Jin-cheol, j’aurais de sérieux ennuis. »
« Reste près de moi. »
« D’accord. »
Bénédictions et Héritages mis à part, Cha Jin-cheol était tout simplement un homme fort.
Il faisait près de deux mètres et devait peser au moins cent vingt kilos, mais ce n’était que du muscle.
À n’importe quelle époque de l’histoire de la Terre, il serait devenu chef de tribu ou général.
Il était simplement né à l’époque moderne et avait fini étudiant en éducation physique, avec une vie qui avait déraillé.
Avec un type comme lui à mes côtés, quelques fermiers à moitié nus ne me faisaient pas peur.
« On dirait pas l’Orient. Ça fait plutôt penser à l’Occident. »
« Ouais. »
Tous les fermiers étaient blancs.
« Je vais aller leur poser quelques questions. »
« N’y va pas. Plie simplement le doigt pour les faire venir. Ça aura l’air plus convaincant. »
« Bonne idée. »
Jin-cheol prit exprès un air féroce et leur fit signe d’approcher. Quelques fermiers s’exécutèrent bientôt, terrifiés.
« M-monseigneur ! Qu’y a-t-il ? »
Jin-cheol leur demanda aussitôt où nous étions et qui nous étions.
« Pardon ? Qu’est-ce que vous… »
« Réponds, c’est tout. »
« 〿〿〿〿〿 »
« … »
Dès que nous abordâmes des sujets précis, nous ne comprîmes plus un mot.
Ils parlaient coréen jusqu’à l’instant d’avant, puis leur langue était soudain devenue incompréhensible, comme celle d’extraterrestres.
« On dirait qu’on ne peut pas obtenir d’“informations textuelles”. Inutile de perdre du temps, allons voir les environs. »
« Allons-y. »
Un grondement de sabots retentit au loin.
« Des chevaux ? »
Des voix sauvages nous parvinrent faiblement de loin.
« Tuez les hérétiques ! »
Cha Jin-cheol et moi échangeâmes un regard incrédule.
« On est au Moyen Âge ou quoi ?! »
« S-si on est au Moyen Âge, qu’est-ce qui est arrivé aux autres ? »
Les autres avaient-ils été envoyés à des époques différentes ?
* * *
- Kim Mook-seong
« Waouh, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas fait équipe tous les deux. »
« … »
C’était presque la première fois qu’A-ri et moi nous retrouvions seuls à l’Hôtel, non ?
Je me grattai le menton en fouillant dans mes souvenirs. Elle marmonna :
« C’est une sorte d’indice que l’Hôtel nous donne sur la chambre 207. »
« Ouais. »
« … Le scellement de nos bénédictions et de nos Héritages, c’est aussi un indice ? »
« Eh bien, c’est aussi arrivé dans la salle de la Porte du niveau 1. »
« … »
« Dans la vraie salle de la Porte, je pense qu’un seul des deux sera scellé. »
L’Hôtel nous donnait des pouvoirs surnaturels en récompense, puis les scellait tous les deux lors de la véritable épreuve ?
Ça ne tenait pas debout.
Il semblait plus probable qu’un seul des deux soit scellé.
Ça s’était passé comme ça dans la salle de la Porte du niveau 1, alors ce serait probablement pareil au niveau 2.
« Tu portes un smoking et moi une robe. »
« Des tenues de fête ! Et regarde cette lettre. Il y a même un dessin dessus pour nous inviter gentiment à venir. »
Alors que nous allions partir, A-ri murmura :
« Si, dans la vraie salle de la Porte, on se retrouve encore en binôme tous les deux… »
« Si on est en binôme ? »
« Je pense que nos bénédictions seront scellées. »
« … Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »
« Tu as obtenu un Héritage dans la salle précédente, et je vais probablement en obtenir un bientôt. »
« … »
« Nous faire subir un scellement juste après avoir obtenu un Héritage, sans même nous laisser le temps de l’essayer ? On dirait que l’Hôtel se fiche du fair-play. »
L’Hôtel, se soucier du fair-play ? Quelle blague.
La logique était tellement absurde que j’en ris.
Pourtant, elle était étrangement convaincante.
Si, comme le disait A-ri, notre groupe pouvait utiliser ses Héritages…
Il fallait qu’un autre groupe de participants soit limité aux bénédictions.
« D’après ton raisonnement, Elena pourra utiliser sa bénédiction. Elle vient d’obtenir une amélioration, elle ne devrait pas l’essayer ? »
« … »
* * *
- Han Ga-in
Je suis un citadin au cœur froid.
Mais pour ma femme…
Arrête tes conneries.
Je me repris avant que mes pensées ne partent dans cette direction ridicule, ouvris la porte et sortis.
« … Cet endroit me dit quelque chose. »
Je n’avais fait que quelques pas quand j’aperçus des voitures qui crachaient leurs gaz d’échappement et klaxonnaient, ainsi que des passants épuisés qui déambulaient dans les rues.
Un spectacle que je connaissais par cœur.
Séoul, capitale de la Corée du Sud, métropole de renommée mondiale.
Je marchai un moment dans les rues, mal à l’aise, mais les habitants étaient trop occupés à vivre leur vie pour faire attention à moi.
« … »
Pas de bénédictions, pas d’Héritages, aucun de mes compagnons de longue date. Rien.
J’étais seul.
« … »
C’était une journée ordinaire dans la Corée du XXIᵉ siècle, un moment de vie banal où l’on ne voyait ni miracles, ni dieux, ni démons.
Cette situation n’en paraissait que plus irréelle.
À vrai dire, voir des dizaines de zombies surgir dès que j’avais ouvert la porte m’aurait paru plus normal.
« Haa… Qu’est-ce que c’est que ça ? Allez, Hôtel. Si tu comptes me faire un coup pareil, donne-moi au moins un indice… »
Au moment où je levai les yeux, exaspéré,
je le vis.
Je le vis vraiment.
…
Le spectacle de la « lumière » qui descendait du ciel !
Notes de bas de page :
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