Chapitre 479
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’hôtel mystérieux ◈
Épisode 478 : C’est la fête — À qui reviendra le prochain Héritage ? (3)
──────
— Elena
Dès que je sortis de la chambre 105, je compris qu’il venait de se passer quelque chose d’agité.
« Elena ! Tu es sortie ? »
« Eun-sol, on dirait que c’est un peu le chaos ? »
Eun-sol m’adressa un sourire amer.
Une dizaine de minutes plus tôt, Ga-in s’était réveillé le premier. À peine sorti, il avait aperçu Grand-père Mook-seong et Mi-ro, puis avait titubé, couvert de sueurs froides, avant de rentrer dans sa chambre.
« C’est sûrement à cause de la nouvelle capacité qu’il a obtenue. Ça doit lui demander un sacré effort mental. »
« On dirait que Ga-in ne reçoit que des pouvoirs qui lui donnent mal à la tête, qu’il s’agisse de bénédictions ou d’Héritages. »
« Ha ha ! C’est vrai. Qu’est-ce que tu as obtenu, cette fois, Elena ? »
Quand Eun-sol ramena la conversation à moi, les autres, assis à table en attendant le petit-déjeuner, tournèrent également les yeux vers moi.
Heureusement, ma capacité était facile à expliquer.
« Elle s’appelle “Légitime défense”. Le plus gros défaut de la Justice, ce sont ses conditions très strictes, alors j’imagine que ça les assouplit un peu ? »
Eun-sol eut un léger sourire, l’air intéressé.
« Rien qu’au nom, je vois à peu près de quoi il s’agit. Si un ennemi t’attaque en premier, tu peux riposter en invoquant la légitime défense ? Sans avoir à déterminer si l’autre est bon ou mauvais ? »
« C’est à peu près ça. Mais c’est moins puissant que la Justice à proprement parler. Une sorte de version simplifiée de la Justice ? »
« Je vois ! »
Le médecin prit alors la parole, l’air grave.
« Selon les critères de quel pays ? »
« Hein ? »
« Les critères de la légitime défense varient bien plus d’un pays à l’autre qu’on ne l’imagine. »
« Euh… »
« Aux États-Unis, par exemple, un intrus qui pénètre dans une propriété privée sans l’autorisation du propriétaire peut suffire à justifier une riposte. »
« C-C’est vrai ? »
« En Corée, en revanche… »
J’étais à peine impressionnée par l’étendue des connaissances du médecin qu’A-ri réagit à la vitesse de l’éclair.
— Paf !
« Ah, ah ! »
« Pourquoi tu nous racontes des trucs inutiles ? Elena est coréenne ? »
Hum, c’est vrai.
Je n’étais pas coréenne, après tout.
« … J’ai failli faire une erreur. »
Après avoir empêché sans ménagement le médecin de détailler les critères sud-coréens de la légitime défense, A-ri m’adressa un grand sourire.
« Elena. »
« O-Oui ? »
« Tu n’as besoin de connaître que les critères russes. »
« … Et quels sont-ils ? »
« En Russie, tu peux tirer sur quelqu’un simplement parce qu’il t’a regardée d’un air menaçant. Si quelqu’un entre chez toi sans autorisation, tu peux riposter avec un lance-roquettes. »
« … »
« Retiens juste ça. »
Quelle absurdité !
Mon pays d’origine ne pouvait pas être aussi bizarre…
Kim Mook-seong : Pendant ce temps, en Russie
Sans prévenir, Grand-père se mit à inonder la fenêtre de discussion d’étranges images dont l’origine m’était inconnue.
« … »
Une photo d’une route ordinaire, à ceci près qu’une voiture particulière équipée d’une mitrailleuse la parcourait.
Un ours qui saluait depuis le siège passager d’un taxi.
Une femme qui transportait toute seule une bûche qui devait peser cinquante kilos.
Un ours à moto.
Une classe de collège où des gens buvaient au fond de la salle.
Un ours qui dansait à côté de son maître, lequel jouait de la guitare.
« La moitié de ces photos montre des ours ! C’est quoi, ce pays ? »
« Elena, tu as quitté le pays quand tu étais petite, tu ne peux pas savoir, mais la Russie a toujours été un pays mystérieux. Chaque foyer possède au moins un RPG-7 pour se défendre. »
« C’est faux ! »
« En Russie, les ours sont comme les chiens de Jindo en Corée. Des animaux juste un peu turbulents. »
« Tu crois vraiment que je vais avaler ça ? »
« Ha ! Tu veux que je t’envoie d’autres photos pour que tu retrouves tes esprits ? »
C’est ainsi que se termina le petit-déjeuner.
J’avais beau y réfléchir, tout le monde semblait se moquer de moi.
Dans quel pays des ours montaient-ils à l’arrière des taxis ?
* * *
Vers l’heure du déjeuner, Ga-in ressortit.
On m’avait dit qu’il avait été un peu étrange le matin, mais il semblait déjà calme.
Il portait tout de même un bandeau sur les yeux.
« Excusez-moi de le garder jusqu’à ce que je m’habitue à ma capacité. »
Tout le monde se contenta d’un sourire gêné, sans trop savoir quoi répondre.
« D-D’accord. Tu as trouvé ce bandeau où ? »
« Eun-sol me l’a commandé. »
« Tu as demandé à grande sœur de t’en commander un. »
Tout le monde se rassembla naturellement autour de la table où étaient disposées les boissons et fixa la bouche de Ga-in.
« … »
Le silence s’éternisa.
Puis Ga-in prit la parole, comme s’il venait enfin de comprendre quelque chose.
« Ah, vous attendez tous que je parle ? »
« … »
Nous avions tous fixé sa bouche, mais il ne s’en était pas aperçu à cause du bandeau.
« Hum. Maintenant que j’y pense, il s’est passé quelque chose ce matin. Vous devez être curieux. »
Et comment !
« Le pouvoir que j’ai reçu s’appelle “Clairvoyance”. Qu’est-ce que c’est ? C’est un peu difficile à expliquer. »
La Clairvoyance.
« Elle perçoit les possibilités liées aux personnes ou aux objets ? Une intuition très développée ? Elle déduit les futurs possibles à partir du passé et du présent ? »
Je comprenais, mais pas tout à fait.
Il n’y avait pas un mot simple pour désigner ce genre de pouvoir ?
Si. D’habitude, on appelait ça la Prévoyance.
« Tu as obtenu un pouvoir comme la Prévoyance ? »
« La Prévoyance… Je comprends pourquoi tu as pensé à ce mot, Elena, mais c’est un peu différent. »
« En quoi ? »
« La Prévoyance fait apparaître quelque chose à partir de rien. La Clairvoyance déduit un résultat important à partir d’un indice minime. »
« Hein ? »
Ça méritait quelques explications supplémentaires.
« Si tu ne sais absolument rien et que tu apprends soudain ce qui va se passer, c’est de la Prévoyance. Si tu as un petit indice et que tu en déduis une possibilité précise, c’est de la Clairvoyance. »
Ça restait un peu confus.
« Ce matin, par exemple, j’ai vu Grand-père Mook-seong cloué à la Flèche, agonisant. Si j’ai pu voir cette scène, c’est parce que… »
« Atchoum ! Pffft ! »
« Ah ! »
« Q-Qu’est-ce qui t’a pris, tout d’un coup ? »
… Ouah.
Ça me donna la chair de poule.
Ga-in, ne sors pas ce genre de choses choquantes comme si de rien n’était.
Grand-père avait été tellement surpris qu’il avait recraché toute l’eau qu’il buvait.
« Han Ga-in, espèce d’idiot ! Si tu as vu une scène aussi horrible, tu aurais dû me prévenir ! Tu comptais attendre que je sois cloué à la Flèche pour me dire : “Au fait, j’ai vu ça hier” ? »
« … C’est pour ça que je te le dis maintenant. Si j’avais reçu la Prévoyance, j’aurais vu cette scène sans avoir le moindre indice. »
« E-Et alors ? »
« La Clairvoyance, c’est différent. Quand il y a un petit indice, elle montre les possibilités qui peuvent en découler. »
Si la Prévoyance permettait de voir quelque chose à partir de rien, la Clairvoyance permettait de déduire une possibilité précise d’un indice minime.
Cela signifiait qu’il existait déjà, dans le présent, un indice annonçant un avenir où Grand-père mourait misérablement, cloué à la Flèche.
« … Hii. »
Grand-père déglutit, invoqua Encore une chance et le fit rouler sur sa paume.
« Ce serait ça, alors ? Le Prix de la défiance envers le Ciel ? »
« Probablement. »
« Probablement ? »
« Je ne connais pas non plus la cause exacte. Mais fais attention, s’il te plaît. »
« … »
C’était compliqué.
Ce n’était pas parce que nous connaissions un avenir inquiétant que Grand-père pouvait renoncer à l’Héritage qu’il avait obtenu au prix de tant d’efforts.
Mi-ro se leva alors, le visage blême.
« Et moi ? »
« … »
« Ga-in, toi aussi, tu as sursauté en me voyant ! »
« … »
« Q-Qu’est-ce que tu as vu ? Mi-ro clouée à une croix ? Moi, allongée sur le gril des barbares, couverte de pâte de piment ? Un camion qui me renverse et m’envoie dans un autre monde… »
« Doucement, doucement. Rien de tout ça. Il n’y avait pas de pâte de piment. »
« Argh ! Alors c’était de la sauce soja ou du ketchup ? »
« … Doucement. Je t’ai dit que ce n’était pas ça. »
Ga-in calma Mi-ro avec un sourire gêné, puis lui donna une réponse un peu différente de celle qu’il avait faite à Grand-père.
« Je vais encore réfléchir un peu avant de te le dire. »
« Quoi ? Pourquoi seulement moi ? Tu l’as dit tout de suite à Grand-père ! »
« … Je vais encore y réfléchir un peu. »
Avait-il une raison de l’avoir dit tout de suite à Grand-père, mais pas à Mi-ro ?
N’avait-il pas compris ce qu’il avait vu à propos de Mi-ro ?
Ou avait-il jugé qu’il serait plus dangereux de le lui dire ?
Impossible de le savoir.
— Clap !
« Laissons ça de côté pour l’instant. Il faut aussi parler de l’Héritage. »
Qui recevrait quel Héritage grâce au troisième Ticket ?
La question était sur la table depuis le premier jour, et Ga-in avait proposé de consulter le Sponsor avant de décider.
On aurait dit qu’il était arrivé à une conclusion.
« Oh, Eun-sol, A-ri. »
« Oui ? »
« Quoi ? »
« La conversation que vous avez eue hier… Non, c’était avant-hier ? Enfin, cette conversation. »
A-ri pensait qu’il leur faudrait les deux Héritages de la chambre 206 pour sauver le monde.
Eun-sol estimait qu’ils n’avaient pas forcément besoin des deux Héritages de la chambre 206 et qu’un seul suffirait.
Laquelle avait raison ?
« Le Sponsor m’en a parlé. Je pense qu’Eun-sol avait raison. »
« Ah ? »
« La question, ce n’est pas ce qu’on choisit, mais qui l’utilise. C’est ce qu’on m’a répondu. On m’avait dit quelque chose de semblable quand je les avais rencontrés en personne. »
« … »
La question n’était pas ce qu’ils choisissaient, mais qui l’utilisait.
Cela sous-entendait que le choix de l’Héritage importait peu.
« Bon, si le Sponsor l’a dit, ça doit être vrai. Il n’a aucune raison de nous mentir là-dessus. Autre chose ? »
« J’aimerais demander à tout le monde quelque chose à propos de la personne qui l’utilisera. Si on choisissait la Raison indomptable, vous aviez prévu que ce soit moi qui m’en serve ? »
Tout le monde acquiesça, et Jin-cheol répondit :
« C’est ça. »
Ils en avaient parlé pendant le Temps du choix.
À moins que ce soit Ga-in, capable de porter des Sacrifices grâce au Soleil sacré, il serait difficile de tirer efficacement parti de la Raison indomptable.
Ga-in prit un air quelque peu embarrassé, puis se mit soudain à nous raconter ce qu’il avait vécu dans la seconde moitié de la chambre 206.
Un univers de vide, à la température du zéro absolu.
Un ange lumineux traversant un monde blafard, dispersant les fidèles qui ne faisaient plus qu’un avec lui.
L’Éveil qui avait suivi, après que l’âme et la puissance contenues dans le soleil eurent été épuisées.
Tout le monde écouta, les yeux écarquillés.
Certains semblaient si émus qu’ils étaient au bord des larmes.
… C’était mon histoire.
« Il paraît qu’un excès est aussi mauvais qu’un manque. Mi-ro, merci. »
« Hein ? Hein ? Pourquoi tout à coup ? »
« C’est toi qui me l’as dit. »
« … »
Après un bref silence, il exposa clairement son intention.
« J’ai déjà trop de pouvoirs qui s’entremêlent en moi. La phrase qui reste dans le Grimoire, l’histoire du Soleil sacré qui va se poursuivre indéfiniment. Et même la Clairvoyance que j’ai reçue cette fois. »
« … »
« J’ai l’impression de n’avoir même pas démêlé la moitié des pouvoirs qu’on m’a déjà donnés. En rajouter, ce serait trop. Je ne pourrais pas digérer. »
Il ne voulait plus recevoir d’Héritages.
Avoir reçu la Clairvoyance en échange des souffrances endurées dans la chambre 206 lui avait-il suffi ?
Ou peut-être ne voulait-il simplement pas se faire davantage de souci.
« Hmm. Je respecte ta décision, Ga-in, mais personne d’autre ne pourrait se servir correctement de la Raison indomptable. »
C’était le problème depuis le début.
« Non, je suis dans le même cas, maintenant. »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
« Je ne ferai plus charger le Soleil sacré à l’excès comme avant. Le contrat qui m’obligeait à offrir cent quarante-quatre mille vies a déjà été rempli. Rien ne peut plus m’y contraindre. »
« … »
« Ha ha, ne vous méprenez pas. Je ne me suis pas transformé en empereur chinois qui déclare : “Je ne sacrifierai pas le monde entier pour sauver une seule personne.” »
« … »
« Je veux simplement dire que je ne sacrifierai probablement plus une partie entière de l’hôtel comme avant pour me consacrer uniquement à charger un Héritage. Enfin, ce ne serait même plus possible, puisqu’il n’y a plus de salles maudites au deuxième étage. »
« Je vois… »
Après un moment de silence, il dit quelque chose qui nous tendit tous.
« Ces derniers temps, il m’arrive d’y penser. »
« Oui ? »
« Si je finis par perdre la tête, j’espère que quelqu’un pourra m’arrêter. Pas pour les autres, mais pour moi. »
Si Ga-in ne tenait plus et s’effondrait, nous devions pouvoir l’arrêter, pour son propre bien.
C’était donc dangereux qu’il soit le seul à devenir toujours plus fort.
Il avait peut-être pu en arriver à ce jugement parce qu’il avait connu plus de troubles mentaux que nous tous.
« … Compris. »
Tout le monde réfléchit un moment.
Au vu de tout ce qui avait été dit, il semblait difficile de choisir la Raison indomptable.
Premièrement, le Sponsor avait déclaré que le choix de l’Héritage importait peu.
Selon cette logique, ils n’étaient pas obligés de choisir la Raison indomptable pour sauver le monde.
Deuxièmement, Ga-in était le seul à pouvoir s’en servir correctement, et il avait déjà deux Héritages, ainsi que la Clairvoyance, un pouvoir tout aussi formidable.
Il avait dit qu’il ne voulait plus se faire de souci.
A-ri avança prudemment une proposition.
« Alors… le Polyèdre irrégulier ? »
« Qu’est-ce que vous en pensez ? »
« Peu m’importe, maintenant. »
A-ri voulait la Raison indomptable parce qu’elle pensait que ce serait essentiel pour surmonter la crise dans le monde réel.
Mais maintenant que le Sponsor lui avait dit le contraire, elle n’avait plus de raison d’y tenir.
Le médecin prit la parole.
« Le Polyèdre irrégulier, l’Héritage de la chambre 201. J’ai la mémoire un peu floue, mais j’ai entendu dire qu’il fallait une intelligence exceptionnelle pour l’utiliser. »
« C’est exact. »
« Son utilisateur d’origine, le Chercheur en chef ? J’ai entendu dire que c’était l’un des plus grands génies de la Terre. »
« C’est exact. »
L’un des plus grands génies de la Terre !
Rien que de l’entendre, j’en eus le cœur qui battait plus vite. Je n’avais jamais vécu une vie pareille, alors j’étais terriblement jalouse.
À quoi pouvait bien penser quelqu’un comme ça en vivant dans ce monde ?
Est-ce que tous les autres lui semblaient être des chimpanzés ?
« … On peut vraiment utiliser un Héritage pareil ? »
« Ce n’est qu’un Héritage, pas l’original. Il n’est probablement pas nécessaire que l’utilisateur soit un génie dont l’humanité se souviendra. Mais il faut quand même être intelligent. »
« Donc, il faut choisir quelqu’un d’intelligent. »
Il y avait quelque chose de bizarre dans l’ambiance.
Et ceux qui n’étaient pas candidats, alors ?
Des crétins ?
Des idiots ?
Des imbéciles ?
Je ne me prenais pas pour un génie.
Mais si on m’excluait ouvertement dans une situation pareille, je risquais de le prendre plutôt mal !
Sentant peut-être la tension bizarre dans l’air, Eun-sol gloussa et intervint à son tour.
« C’est gênant. Ga-in, tu as tellement souffert à la fin de la chambre 206 que tout le monde aurait compris si tu avais demandé à recevoir quelque chose. »
Maintenant que quelqu’un d’autre pouvait le recevoir, tout le monde semblait un peu mal à l’aise.
« Dis-nous ce que tu en penses, Ga-in. On dirait que tu as déjà quelqu’un en tête. »
Ce serait… ?
La personne que Ga-in estimait la plus intelligente après lui !
« Euh, hum. Ne vous méprenez pas, d’accord ? L’ambiance est bizarre, mais je ne suis pas en train de vous classer selon votre intelligence ou quoi… »
Seung-yeop, qui ressentait depuis un moment une pression indéfinissable, paniqua soudain.
« Arrête de mentir ! Je n’existe même plus dans ton esprit, pas vrai, grand frère ? »
« … »
— Criii ! Cui-cui ! Crîîî ! Flap !
À ces cris inattendus, tout le monde se tourna vers Pero, pris dans ce vacarme soudain.
C’était pratiquement la première fois que Pero poussait un cri pendant une réunion.
Song-i traduisit alors le langage des perroquets.
« Pero dit que si vous allez le donner à quelqu’un, autant le donner à Pero. »
Un coup critique.
Song-i aurait mieux fait de ne pas traduire. Elle était malicieusement espiègle.
« … Pero ne peut probablement pas recevoir d’Héritage. Probablement. »
« Argh ! Alors Pero est plus intelligent que moi ? Sale perroquet débile ! Et la dignité du seigneur de toute la création, alors… »
« Pff ! Quelqu’un peut faire taire cet idiot ? »
Désolée, Seung-yeop, mais ce n’était vraiment pas le moment.
Sa réaction n’était déjà pas de bon augure.
Jin-cheol finit par retenir Seung-yeop pendant que Song-i maîtrisait Pero, et l’ambiance se calma.
« … »
L’atmosphère autour de nous s’était subtilement échauffée.
Ce n’était pas tant que je voulais l’Héritage pour moi ; j’étais plutôt devenue obsédée par la question de savoir qui était le plus intelligent.
À quel rang me plaçait Ga-in dans sa tête ?
Honnêtement, je ne devais sans doute pas être tout en haut de la liste, mais il y avait forcément quelques personnes en dessous de moi.
Seung-yeop, au moins !
Sous le regard de tous, Ga-in prit la parole.
« Avec le recul, ce que j’ai vécu dans la chambre 206 m’a été utile. J’y ai trouvé quelqu’un qui pourrait bien utiliser le Polyèdre irrégulier. »
Dans la chambre 206 ?
Notes :
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