Chapitre 467
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 466 : Chambre 206, Salle maudite — Le Roi démon qui renaît après cent jours (25)
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— Yoo Song-i
Tobias était un vieil homme en costume, citoyen de deuxième classe et maître des Agents de l’ordre.
Malgré son titre prestigieux, il ne parvenait pas à dissimuler sa totale confusion.
Le maire venait d’être assassiné, sans crier gare.
« Alors… un Apôtre du Culte du Roi démon s’est infiltré dans le Manoir flottant ? »
« Snif ! »
« Song-i, raconte-nous exactement ce dont tu te souviens. »
« Ce n’est pas quelque chose dont je me souviens. Ce démon, A-ri, a forcément été filmé par les caméras de surveillance du Manoir flottant ! »
« Compris. Vous, là ! Escortez Song-i ! »
Ce n’était pas tout à fait un mensonge.
Pendant que j’observais le maire au travail, A-ri avait bel et bien anéanti le Culte. Puis elle avait quitté le Paradis, utilisé ses bottes ailées et m’avait rejoint au Manoir flottant.
La seule différence, c’était qu’à son arrivée, le maire était déjà un cadavre.
« Nous avons vérifié les caméras de surveillance ! »
« Nous examinons les lieux ! »
Les Agents de l’ordre criaient de toutes parts.
Étrangement, aucun ne me soupçonnait.
Il y avait deux raisons principales à cela.
Premièrement, A-ri, qui nous avait rejoints au manoir la veille au soir, avait déjà saccagé la scène du crime.
D’après elle, il était dix fois plus facile de ruiner une scène de crime et de rendre impossible l’identification du coupable que de rassembler des preuves et de le retrouver.
Deuxièmement, l’image que je renvoyais était celle d’une jeune fille immature.
Après m’avoir observée passer une demi-journée à suivre le travail de Leon, le maire avait eu une haute opinion de moi.
Autrement dit, je n’avais pas l’habitude de faire ce genre de choses.
Et puis, j’avais l’air d’une adorable lycéenne, hum…
Personne ne se mettrait soudain à soupçonner que j’avais assassiné mon père.
Surtout qu’en y réfléchissant « raisonnablement », je n’avais absolument aucune raison de le tuer.
A-ri avait fait disparaître les preuves matérielles, et personne ne me soupçonnait, pas même vaguement.
En plus, un suspect adorateur du Roi démon avait été repéré par les caméras de surveillance.
Le crime parfait.
Et A-ri, que les Agents de l’ordre traqueraient au péril de leur vie ?
Elle s’en chargerait.
Moi, j’avais encore quelque chose d’important à faire.
* * *
En fin d’après-midi, j’observais le jardin depuis le bord du Manoir flottant quand je sentis quelqu’un approcher.
Ce ne pouvait être que le Progéniteur.
Le maire était mort. Il aurait été étrange que cette femme ne se montre pas.
Je n’étais pas sûre de pouvoir feindre la surprise aussi bien que Ga-in ou A-ri, et je cherchais comment m’y prendre. Heureusement, je n’eus pas besoin de faire semblant.
Le Progéniteur apparut soudain de nulle part.
« Aïe ! Ah ! Les A-Agents de l’o… Mmph ! »
May se précipita vers moi et me plaqua aussitôt la main sur la bouche.
« Tais-toi. J’ai des questions à te poser. »
Puis elle m’examina un instant.
Les cheveux en bataille : je ne les avais pas lavés depuis la veille.
Le visage trempé de larmes : je m’étais régulièrement frotté des oignons dessus.
Les vêtements miteux et froissés : j’avais dû fouiller pour trouver des habits en mauvais état dans la garde-robe.
Alors, qu’est-ce que vous en dites ? Vous voyez l’idée, non ?
N’avais-je pas tout l’air d’une fille dont les parents venaient de mourir subitement et qui avait sombré dans la détresse ?
« … »
« Mmph ! »
« Mon enfant. Je suis May, une vieille amie de ton père. »
« … »
Je la connaissais bien, puisque nous nous étions déjà rencontrées plusieurs fois, mais elle faisait comme si c’était la première fois.
Ça m’était arrivé souvent à l’Hôtel, mais ça me faisait toujours aussi bizarre.
« D’après les souvenirs de Leon que j’ai examinés, tu étais avec lui peu de temps avant sa mort. »
Qu’est-ce qu’elle voulait dire par « les souvenirs de Leon que j’ai examinés » ?
Ne me dites pas qu’elle avait lu les souvenirs du cadavre du maire ?
Je ne l’avais pas prévu, et je retins mon souffle.
Nous, on ne pouvait pas faire un truc pareil.
« Peu après que tu lui as souhaité bonne nuit, le maire a été assassiné. »
« … Je… c’est vrai ? »
Évidemment que c’était vrai.
Je lui avais dit ça, puis je lui avais tiré dessus !
« Autrement dit, le maire est mort à un moment différent de celui où l’intrus du Culte du Roi démon est entré dans le manoir. »
« … »
La tension était telle que mon cœur aurait pu s’arrêter !
On aurait dit que le Progéniteur avait découvert la vérité : c’était moi qui avais tué le maire.
Nous en étions déjà à notre quatrième passage dans la chambre 206, et voilà qu’elle révélait une capacité dont elle ne s’était jamais servie jusque-là !
Cela dit, elle n’avait encore jamais eu de raison d’examiner un cadavre, pas vrai ?
Yoo Song-i : On dirait que le Progéniteur a compris la vérité ! Allez, viens.
Cha Jin-cheol : Putain ! Qu’est-ce qui se passe, cette fois ?
Kim Mook-seong : J’arrive tout de suite ! Tiens bon.
« Je pense que le meurtrier de Leon pourrait être un domestique chargé de l’entretien du manoir ou un Agent de l’ordre affecté à sa garde. J’aimerais donc que vous m’autorisiez, en vertu de votre autorité, à interroger le personnel du manoir. »
Hein ?
« Pardon ? Vous pourriez… vous pourriez répéter ? »
Ma réaction déconcertée avait peut-être éveillé quelque chose en elle, car May s’approcha doucement et me caressa les cheveux.
« … »
« Oui, je comprends. Tu traverses la période la plus difficile de ta vie, alors tu dois avoir l’esprit confus. Mais tu es une descendante de la famille Kadyrov, non ? Dans des moments pareils, tu dois garder la tête froide. »
…
Yoo Song-i : Arrête ! Arrête ! N’entrez pas, arrêtez !
Cha Jin-cheol : Qu’est-ce que tu racontes, maintenant ?
Kim Mook-seong : Qu’est-ce qu’il y a ?
« Ma position au Paradis est assez ambiguë. Il m’est difficile de me montrer en public. Je compte donc nommer un représentant, mais tu es la seule à pouvoir lui conférer l’autorité nécessaire. »
« … »
Le Progéniteur m’expliqua lentement la situation, comme une grande sœur bienveillante.
Leon était tombé, et il fallait donc quelqu’un pour administrer la ville et découvrir la vérité sur sa mort.
Le Progéniteur avait une personne à qui confier cette tâche et qui pouvait agir en son nom, mais l’autorité légale m’appartenait, à moi, la fille unique du maire.
En l’écoutant me raconter tout cela, je compris naturellement une chose.
Cette femme ne me soupçonnait pas du tout !
Je crois que j’avais compris.
Elle avait lu les souvenirs du maire à partir de son cadavre, mais, jusqu’à sa mort, Leon n’avait jamais imaginé que je le tuerais.
Elle n’avait donc pas découvert que je l’avais tué. Elle n’avait vu que des souvenirs de ces « derniers instants heureux » qu’il avait passés avec sa fille.
Kim Mook-seong : Alors, comment ça s’est passé ?
Yoo Song-i : Je t’expliquerai plus tard. Ça n’a pas l’air trop grave.
Je l’avais déjà remarqué, mais malgré la grande variété de ses pouvoirs surnaturels, le Progéniteur était étonnamment tête en l’air.
Et le maire, alors ?
Lors des tentatives précédentes, il avait eu des réactions totalement imprévisibles. Il m’avait acceptée comme successeure même après avoir appris que je l’avais manipulé par hypnose, et pourtant, il avait tout de même tué mon grand-père.
C’était pour ça que nous avions choisi le Progéniteur plutôt que le maire pour administrer la ville à notre place.
« Je vous en prie. »
« D’accord. Mais, May ! »
« Tu as quelque chose à me demander ? »
« Est-ce que je pourrais me reposer quelque temps ailleurs ? Chez une amie que je connais personnellement… »
« Une amie ? »
« Elle s’appelle Elena. Je ne sais pas si vous la connaissez, mais… »
« Ah, oui, je la connais. C’est une actrice célèbre, non ? Bien sûr. Tu as besoin de temps pour te remettre de cette épreuve. »
Nous avions écarté le maire, imprévisible, et placé à la tête de la ville le Progéniteur, plus doux et plus facile à comprendre.
Mon rôle était terminé.
* * *
— Elena
J’étais très riche.
Mon statut était celui de citoyenne de troisième classe, inférieur à celui d’Eun-sol et du professeur, citoyens de deuxième classe, mais le statut et la richesse étaient deux choses différentes.
Plus précisément, même en additionnant les salaires de Lee Eun-sol et de Kim Sang-hyeon, deux hauts fonctionnaires, à ceux de Cha Jin-cheol et de Kim Mook-seong, tous deux Agents de l’ordre, on n’atteindrait même pas une partie de mes cachets pour une apparition.
Et monsieur Ga-in, mineur de quatrième classe, encore en dessous d’eux ?
Désolée, mais son salaire mensuel ne suffirait même pas à acheter les cosmétiques que j’utilisais chaque jour.
A-ri, Mi-ro et Seung-yeop, qui n’avaient même pas de statut digne de ce nom, ne comptaient pas.
Song-i, c’était un peu différent.
En tant que fille du maire, sa « fortune officielle » dépassait la mienne.
Cela dit, le statut de Song-i était très politique, et elle ne pouvait pas dépenser cette fortune librement.
À cet égard, j’étais celle qui disposait de la plus grande « richesse que je pouvais dépenser comme bon me semblait » dans la chambre 206.
C’est pourquoi, lors de notre quatrième tentative, j’endossai un rôle un peu particulier.
« W-waouh ! C’est vraiment mademoiselle Elena ! »
« … »
« Désolé. Où est-ce que je pose tout ça ? »
« Posez-les dans cette pièce, s’il vous plaît. »
Une quantité phénoménale de nourriture en conserve et d’eau commença à s’entasser chez moi.
Bien sûr, ce n’était qu’une partie des provisions que nous comptions stocker.
« Waouh ! C’est quoi, tout ça ? »
« … »
Même après que je lui eus lancé un regard, Ranton, le livreur, ne put réprimer sa curiosité et continua de poser des questions.
« Il y a tellement d’eau et de nourriture qui se conservent longtemps sans réfrigérateur. Et ça, ce sont des outils ? Mademoiselle Elena, vous vous préparez à la fin du monde ou quoi ? »
« Qui sait. »
Il me fallait une excuse pour éviter d’éveiller inutilement les soupçons.
« Monsieur Ranton, c’est en fait pour le prochain drama dans lequel je tourne. »
« Oh ! Je… je le savais ! Votre prochain projet, ce serait une histoire de survie ? »
« Vous savez que c’est un secret, n’est-ce pas ? »
« B-bien sûr. Ce Ranton emportera dans la tombe l’incroyable histoire qu’il a entendue aujourd’hui. »
Mon œil, dans la tombe !
À le voir bavard et imprudent comme il l’était, je le voyais déjà rentrer en vitesse, s’installer devant son ordinateur et taper frénétiquement sur son clavier.
Un truc du genre :
「Anonyme (111.111) : Des nouvelles du prochain projet d’Elena !
Anonyme (222.222) : Des photos, sinon c’est du mytho.
Anonyme (111.111) : Photo du portail d’Elena. Je suis livreur dans le quartier ~~ et ~~」
Peu importait.
De toute façon, nous ne pouvions pas garder ça secret jusqu’au bout.
Et puis, maintenant qu’on avait commencé à discuter, autant lui poser quelques questions.
« Vous aimez les histoires de survie ? »
« Ha ha ! Mon genre préféré, c’est les histoires de survie ou d’apocalypse… »
« Si le monde prenait vraiment fin, à quoi faudrait-il se préparer ? »
« Hmm… »
Il n’avait peut-être pas menti en disant qu’il aimait les histoires de survie, car il observa la pièce d’un air sérieux.
« Puisque vous avez fait des réserves de nourriture, il faudrait la protéger des pillards, pas vrai ? »
« … »
« Si l’histoire se passe chez mademoiselle Elena, il faudrait sans doute fortifier la maison. Si vous avez une cave… »
Cette conversation se révéla étonnamment utile.
Peut-être grâce à cela, vers la fin, Ranton rougit et me demanda :
« Euh, j-je pourrais avoir un autographe ? Ma femme est une grande fan de vous… »
« Bien sûr. »
En regardant cet homme ravi, je me rappelai la première chose qu’il m’avait dite.
« Vous vous préparez à la fin du monde ou quoi ? »
Il avait vu juste.
* * *
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 554
Emplacement actuel : Chambre 206, Salle maudite — « Le Roi démon qui renaît après cent jours »
Conseil du Sage : 3]
— Han Ga-in
Le premier soir après mon entrée dans la chambre 206.
Les autres, surtout A-ri et Song-i, allaient être très occupées dès le premier jour, mais pas moi.
Je n’avais pas besoin de déclencher une révolution comme lors de la première tentative, ni d’instaurer une religion comme lors de la deuxième.
Créer des problèmes pour rien ne ferait que compliquer les choses.
Je passai donc la journée à faire semblant d’être un mineur qui traînait des pieds.
… Ce n’était absolument pas de tout repos.
« Hein ? Quoi ? À cette heure-ci… »
J’entendis du remue-ménage dehors, puis un homme en costume que je connaissais bien apparut.
— Clic !
« Ga-in, allons-y. »
Sang-hyeon était venu me chercher.
* * *
Les mineurs de quatrième classe qui souffraient dans les mines de Mirconium rêvaient chaque jour de liberté.
Ils priaient désespérément pour que la douleur de ce travail sans fin s’interrompe, ne serait-ce qu’une journée, et pour que la paix s’invite dans leur existence de rouages plutôt que d’êtres humains.
La vie d’un citoyen de quatrième classe n’offrait aucun espoir.
Leur maigre salaire ne suffisait pas à remplir leur assiette, et les contremaîtres ainsi que les directeurs des mines, féroces comme des tigres, faisaient claquer leur fouet dès qu’ils soupçonnaient les mineurs d’avoir des idées de travers.
Même s’ils parvenaient miraculeusement à s’évader, ça ne servirait à rien.
Il n’y avait nulle part où fuir au Paradis.
Bien sûr, tout cela n’était vrai qu’en l’absence d’une intervention extérieure.
Cela ne concernait pas les citoyens de deuxième classe, qui semblaient aussi haut placés que le ciel aux yeux des mineurs.
« Tu as pu te reposer aujourd’hui ? »
« Me reposer ? Dans une mine de Mirconium ? Tu te moques de moi ? »
« Ha ha ! Tant mieux si ça t’a fait rire. »
« Il m’aura fallu une seule journée pour avoir envie de déclencher une révolution. »
« … »
« Un drapeau rouge flottait dans mon cœur et j’entendais la voix d’un homme barbu. »
« Un homme barbu ? »
« Un spectre hante l’Europe : le spectre du communisme ! »
« … »
« Bref, comment tu es arrivé ici, Sang-hyeon ? »
« Je suis simplement passé par l’entrée principale. J’ai dit à Rupert, le directeur de la mine, que je t’emmenais avec moi. »
« Il ne t’a pas demandé pourquoi ? »
« Je suis citoyen de deuxième classe et agent. Les citoyens de deuxième classe n’ont pas à expliquer leurs actes aux citoyens de troisième classe. »
Quand les gens d’en haut vous ordonnaient quelque chose, vous obéissiez.
Voilà la loi du Paradis : simple et sans équivoque.
« Ça me rappelle que toute l’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte des classes… »
« Ce n’est pas drôle, alors arrêtons là. »
« … »
Ça m’avait un peu blessé.
« Comment vont les autres ? »
« Song-i s’est occupée du maire. Il y a eu un petit incident avec le Progéniteur en cours de route, mais tout est rentré dans l’ordre. La mort du maire sera probablement annoncée officiellement demain ou après-demain. »
« Et Elena ? »
« Elle a l’air d’avoir fait pas mal de réserves. Eun-sol, la directrice de deuxième classe, l’aide activement. Elles devraient pouvoir aménager un abri convenable. »
Je ne pris pas la peine de demander des nouvelles d’A-ri.
J’allais la voir moi-même.
* * *
— Plouf !
« … »
« Il y a beaucoup de flaques. On ferait mieux de marcher sur les tuyaux. »
« Ou alors, tu n’as qu’à voler. Ah, tu ne peux pas encore utiliser tes pouvoirs surnaturels ? »
« … »
Sous le Paradis s’étendait l’endroit où séjournait — ou plutôt, où avait séjourné — le Culte du Roi démon.
Les flaques de sang et les cadavres éparpillés partout me donnaient la nausée.
A-ri et Sang-hyeon, eux, n’avaient pas l’air gênés le moins du monde.
Cela dit, ce serait assez drôle si ceux qui avaient fait ces cadavres en étaient dégoûtés.
« Vous avez l’estomac bien accroché. »
« Quand c’est toi qui dis ça, ça me fait un peu de peine. »
« Qu’est-ce que tu racontes ? Où est-ce que tu trouverais quelqu’un d’aussi humain que moi ? »
« … Le Domaine sacré est par là. »
Nous arrivâmes bientôt à l’entrée de ce qu’on pouvait appeler la source du Culte du Roi démon.
« Ga-in. »
« … »
« Je te l’ai expliqué dehors, mais il y a à l’intérieur un endroit étrange qu’on ne peut décrire que comme une pseudo-Salle maudite. »
« Je sais. »
« En avançant, tu tomberas sur un être vraiment étrange dans la dernière pièce. À l’époque, on ne savait pas qui c’était, mais après être revenus dehors et avoir recueilli des informations… »
« Ce doit être l’Ipsissimus. Tu m’as dit que ce salaud voulait me voir ? »
Le chef de l’Ordre et le premier adorateur du Roi démon.
« Il a forcément quelque chose en tête. »
Je parlai d’un ton assuré pour rassurer mes compagnons.
« À présent, il ne pourra plus me menacer. Le Soleil sacré a fini de se charger. »
« Tant mieux. »
Juste avant que j’entre, A-ri m’attrapa le bras.
« On n’a pas beaucoup de temps. Tu sais qu’on doit descendre dans les profondeurs dès ton retour, pas vrai ? »
« Je sais. »
« Vérifie ce que tu as à vérifier et reviens aussi vite que possible, dans un jour ou deux si tu peux. »
« Je vais essayer. »
Jusqu’à la veille, je n’avais pas eu grand-chose à faire. À partir d’aujourd’hui, j’étais plus occupé que tous les autres.
— Clic !
La porte du Domaine sacré s’ouvrit.
Notes de bas de page :
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