Chapitre 451
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Échapper à l’hôtel mystérieux ◈
Épisode 450 : Chambre 206, Salle maudite – Le Roi démon qui ressuscite après cent jours (15)
──────
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 479
Emplacement actuel : Niveau 1, chambre 105 – Salle de repos
Conseil du Sage : 0]
— Han Ga-in
— Grésillement !
Rien que d’entendre ce bruit me rendait heureux.
« Beau travail, tout le monde ! On a même droit à une journée de repos, alors aujourd’hui, on mange bien et on se détend ! »
On aurait dit un repas de fin d’année entre collègues. En fait, c’était peut-être bien ça.
« Hé, Grand-père ! Tu n’es pas censé faire griller le porc et le bœuf ensemble ! »
« Espèce de morveux ! De la viande, c’est de la viande, quelle différence ? Tu chipotes pour les choses les plus bizarres. Comme un sanglier, tiens ! »
Je souris en voyant Jin-cheol et Grand-père Mook-seong s’insulter comme des amis, comme ils le faisaient toujours.
Une épaisse tranche de poitrine de porc, garnie de crevettes salées, d’un peu de salade de ciboule assaisonnée et d’ail des ours mariné, le tout enveloppé dans une feuille de laitue tendre.
Puis vint le bœuf.
Un morceau de filet épais de deux doigts, saupoudré de quelques grains de gros sel et légèrement trempé dans du wasabi.
Ah… !
N’était-ce pas précisément pour vivre cet instant que l’humanité avait bâti la civilisation ?
La grandeur de l’humanité ne venait ni des gratte-ciel ni des armes nucléaires !
Tout ça, c’était pour pouvoir mettre un morceau de porc ou de bœuf dans sa bouche…
« On devrait inviter Yumi, nous aussi ? »
« Non. On se détend tranquillement entre nous. »
« Euh ! Quand même, elle risque de se sentir exclue si on est les seuls à manger de la viande comme ça… »
« Elle n’en saura rien si tu ne lui dis rien, Seung-yeop. »
« … »
Même au milieu de tout ça, j’entendis une remarque amusante à côté de moi.
« Pfft, ahaha ! A-ri, tu n’y vas pas un peu fort ? »
« Non. »
A-ri pensait qu’au besoin, elle pourrait placer un autre être dans la Boîte des âmes. Elle croyait que c’était le seul moyen d’exploiter pleinement le potentiel de l’Héritage.
C’était pour ça qu’elle évitait de trop se rapprocher de Yumi, qu’elle pourrait remplacer si nécessaire.
A-ri n’était donc pas méchante avec Yumi. Elle la considérait simplement comme une pièce remplaçable.
Ce n’était pas encore pire ?
Eun-sol gloussa et intervint à son tour.
« Je vois ce que tu veux dire, A-ri, mais ça ne serait pas inutile ? »
« … »
Seung-yeop n’était pas A-ri.
À ma connaissance, il n’y avait aucune chance qu’il remplace l’être dans la Boîte des âmes.
…
C’était ce que je ressentais.
De la poitrine de porc et du filet de bœuf, un peu de bière, et des conversations avec des compagnons qui me faisaient rire.
Les sentiments tordus qui m’avaient submergé de dégoût et de révulsion s’apaisèrent peu à peu.
Quand je m’en rendis compte, un rire creux m’échappa.
« Ha ! »
A-ri réagit.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« … Je crois que j’étais empêtré dans des problèmes très graves, mais j’ai tout oublié en mangeant du porc et du bœuf. C’est pas un peu animal, comme réaction ? »
« C’est comme ça. »
« C’est comme ça ? Les gens du Bureau de gestion sont pareils ? »
A-ri haussa les épaules.
« Bien sûr. Même si une grenouille géante a dévoré quarante personnes il y a trois jours, il faut quand même se remonter le moral avec du bœuf aujourd’hui. »
« Je croyais que les gens du Bureau de gestion réglaient les choses en s’injectant des drogues bizarres, du genre Tuo Decima Atileo. »
« Tuo quoi ? Ça existe, un médicament comme ça ? »
« Je viens de l’inventer. »
« … À force de s’injecter des trucs à chaque fois, ils auraient plus de drogue que de sang dans les veines. »
Soudain, je me dis que cet incident ressemblait davantage à un accident, comme l’avait dit le docteur.
Une fois privé de la protection de la fenêtre de statut, je n’avais pas pu maîtriser l’Héritage et m’étais laissé emporter par lui.
À bien y réfléchir, le Soleil sacré n’était pas le seul concerné.
Sans la fenêtre de statut, le Grimoire ne pouvait pas non plus être utilisé normalement. Je l’avais appris à mes dépens dans la chambre 203, non ?
Bien sûr, maintenant que j’avais éprouvé de première main le danger que représentait le Soleil sacré, je devais veiller à ce que rien de semblable ne se reproduise.
Ce qui voulait dire…
« Euh, docteur. »
« Elena ? Tu voulais dire quelque chose ? »
« Il s’est passé quelque chose d’étrange dans la salle ? Tout à l’heure, monsieur Ga-in me regardait en tremblant. »
« … Ah ! Ce faux-filet est cuit à la perfection. Sers-toi. »
Mon ouïe inutilement fine me permit d’entendre Elena chuchoter au docteur.
J’avais éludé la question pour les autres, mais il faudrait que je parle sérieusement avec Elena un de ces jours.
Vers la fin du repas, Eun-sol prit la parole.
« Comme vous le savez, demain est la journée de repos que l’hôtel nous a accordée. On pourra faire des projets demain. Ga-in pourra de toute façon utiliser le Conseil du Sage à ce moment-là, et on est fatigués aujourd’hui… »
Elle jeta un coup d’œil dans ma direction en parlant.
En temps normal, on aurait sans doute discuté encore un peu avant d’aller dormir, mais elle semblait penser qu’il valait mieux se reposer, inquiète de ma réaction tout à l’heure.
A-ri intervint alors.
« Parlons juste de quelques petites choses qui nous intriguent ou nous passent par la tête. On fera des plans sérieux demain. »
« Ça, d’accord… »
Des choses qui nous intriguaient ?
On aurait dit qu’A-ri avait elle-même une question.
Comme prévu, alors qu’Eun-sol se dirigeait vers le tableau blanc installé dans un coin de la chambre 105, A-ri lança à voix haute :
« Première question ! »
« Vas-y. »
« Ga-in ! »
Elle avait une question pour moi ?
Si elle voulait savoir pourquoi j’avais vomi tout à l’heure, ça aurait été un peu gênant d’en parler devant tout le monde…
« Comment tu m’as retrouvée tout à l’heure ? »
Ce n’était pas du tout la question que j’imaginais.
« Le Paradis des Profondeurs manque de lumière et abrite une immense cité souterraine, alors on s’y repère difficilement. En plus, des monstres complètement absurdes surgissent partout chaque minute. Mais le pire, c’est que le temps s’écoule différemment de la surface. »
Tout le monde hocha la tête.
Nous avions déjà échangé ces informations de base.
« Tu as trouvé où j’étais grâce à la fenêtre de statut ? Elle indiquait quelque chose comme “à sept kilomètres au nord-ouest”, comme dans la chambre 203 ? Tu m’as localisée comme ça, puis tu as volé jusqu’à moi avec le Soleil sacré ? »
La théorie d’A-ri m’impressionna.
« Waouh ! J’aurais pu te retrouver comme ça. »
« Hein ? »
« Mais ce n’est pas comme ça que je m’y suis pris. »
À quoi ressemblaient les Informations sur les compagnons dans le Paradis des Profondeurs ?
Je n’en savais rien.
J’étais tellement pressé que chaque seconde comptait. Je n’avais même pas pu annuler le Scellement de Mi-ro.
Je n’avais jamais eu le temps de consulter la fenêtre de statut.
Mes compagnons me regardèrent, l’air interrogateur.
« Alors, comment tu l’as retrouvée ? »
Je sortis un tableau et le leur montrai.
« Tada ! »
« C’est le tableau que tu as reçu, non ? »
Exactement.
Le Royaume des Rêves, le tableau que le Peintre m’avait offert en récompense pour Une famille aux racines profondes !
La veille, j’avais découvert un incroyable secret caché dans cette œuvre extraordinaire.
« Je vais vous expliquer. C’est un peu long, alors écoutez attentivement… »
Eun-sol m’arrêta.
« C’est déjà intéressant, mais commençons par rassembler toutes les questions. Ce sera plus facile pour la discussion. Quelqu’un a autre chose à demander ? »
Le docteur posa la question suivante.
« Comme vous le savez, dans la chambre 206, j’étais un Agent secret infiltré dans le Culte du Roi démon. À force d’observer le Culte, une question m’est venue. Vous ne vous êtes jamais demandé quelle relation ils entretenaient avec le Roi démon ? »
Eun-sol pencha la tête.
« Tu pourrais préciser ? »
« D’après l’analyse de l’Ordre de la Raison, le Roi démon est une entité incapable de communiquer normalement. Ga-in, qui l’a déjà affronté, semble penser la même chose. Ce n’est pas tant un dieu doté d’une personnalité qu’une catastrophe naturelle à l’échelle cosmique. »
Je partageais cet avis.
« Le Culte vénère une entité qui ressemble à une catastrophe naturelle et en a même reçu des pouvoirs surnaturels. »
« C’est étrange. Parlons-en. Qui a une autre question ? »
Cette fois, ce fut au tour de Song-i.
« À la fin, je me suis cachée dans l’abri que le Progéniteur avait construit et j’ai réussi à m’échapper. »
« Je l’ai appris. »
« Mais la famille Kadyrov ne connaissait ni cet abri ni les installations qui en dépendaient. »
« Ah ! Le Progéniteur l’aurait construit en le cachant même à la famille Kadyrov ? »
« Je pense que le Progéniteur a peut-être d’autres ressources cachées. »
« C’est possible. »
Ça semblait plausible.
Dans le Paradis des Profondeurs, l’Ordre de la Raison traitait le Progéniteur comme un officier subalterne insignifiant, mais il fallait tenir compte du décalage temporel.
Pendant que le Directeur déformait le temps dans le Paradis des Profondeurs, le Progéniteur avait passé près de cent vingt ans au Paradis.
Il aurait été plus étonnant que le Progéniteur n’ait rien développé pendant tout ce temps.
Après un bref silence, Mi-ro leva la main en dernier.
« Moi ! Moi ! Réfléchissez, tout le monde ! Pourquoi est-ce que j’ai été scellée ? »
Je jetai un coup d’œil à notre liste de questions.
1. Comment j’avais retrouvé A-ri dans le Paradis des Profondeurs.
2. La relation entre le Culte du Roi démon et le Roi démon.
3. Les ressources cachées du Progéniteur.
4. Pourquoi Mi-ro avait été scellée.
Pourquoi Mi-ro avait été scellée ?
La réponse me paraissait évidente.
« Ce n’était pas parce que l’Emprunteur de temps est complètement abusé ? »
Tout le monde acquiesça aux paroles d’A-ri.
Franchement, ne nous étions-nous pas tous posé la question au moins une fois ?
La principale faiblesse de l’Emprunteur de temps, c’était qu’il ne permettait pas de contrôler directement une Entité invoquée. Mais la plus grande force de notre groupe, c’était la confiance qui nous unissait.
Autrement dit, peu importe qui Mi-ro invoquait parmi nous, l’Entité invoquée ne l’attaquerait jamais.
Maintenant que sa principale faiblesse avait disparu, il ne restait que sa puissance démesurée.
Pour le dire franchement, aussi puissant que soit un autre Héritage, il lui serait difficile de surpasser l’Emprunteur de temps.
L’Emprunteur de temps pouvait simplement invoquer cet Héritage.
Et puis, même si ça n’arriverait jamais, quand bien même nous finirions par nous battre entre nous, l’Emprunteur de temps serait le plus puissant.
Dès qu’une Entité invoquée apparaîtrait, Mi-ro pourrait l’abattre avec son arme et gagner sur-le-champ.
Plus j’y réfléchissais, plus c’était absurde.
« Hein ? Hein ? Non, moi, je pensais à une autre raison, moi… »
La petite manie de Mi-ro d’ajouter « moi » à la fin de ses phrases était étrangement adorable.
A-ri, elle, pencha la tête en se demandant s’il pouvait y avoir une autre raison.
« Laquelle ? »
« A-ri, tu m’as réveillée tout à l’heure, pas vrai ? Mais tu n’as pas réussi à annuler le Scellement. »
« C’est vrai. »
« Pendant que tu fouillais seule dans les souvenirs du Directeur, j’ai aussi regardé dehors. »
« Je m’en souviens. »
« Alors tu m’as fait un ki, kiss… »
« … Passe cette partie. »
Pourquoi la passer ?
C’était une partie extrêmement intéressante.
Tout le monde avait déjà les yeux écarquillés de stupeur.
« Quand j’ai senti ce qui se passait dehors, quelque chose m’a paru bizarre. Tout me semblait incroyablement… d’une lenteur inimaginable. »
?
« Les mouvements des soldats, ceux de Robert, ceux de Ga-in. Tout avançait aussi lentement que des tortues. Quand je m’en suis rendu compte et que je suis revenue, A-ri aussi allait au ralenti… »
C-ce n’était pas possible…
« Atteeeends ! »
Sous le choc, A-ri interrompit Mi-ro et se mit à débiter ses paroles à toute vitesse.
« Tout était lent ? M-mais dans quel état se trouve le Paradis des Profondeurs ? C’est un endroit où le temps s’est considérablement ralenti ! Même si des décennies passent dans le monde extérieur, où le temps s’écoule normalement, seuls quelques jours passent dans le Paradis des Profondeurs… »
Depuis le monde extérieur, où le temps suivait son cours normal, les changements dans le Paradis des Profondeurs étaient extrêmement lents.
À un moment donné, Mi-ro avait commencé à trouver que tout, dans le Paradis des Profondeurs, avançait au ralenti.
En d’autres termes…
« Waouh ! La Bénédiction immuable résisterait aux changements temporels ? Dans un endroit où le temps s’est ralenti, elle serait la seule à pouvoir penser et bouger à une vitesse normale ? »
Mes compagnons, tout aussi stupéfaits que moi, se montrèrent franchement impressionnés.
A-ri finit par rire, comme si elle n’en revenait pas.
« Wouaaah ! Ma mère est incroyable ! »
« V-vraiment, moi ? »
« Son Héritage était déjà complètement abusé, et maintenant sa bénédiction ressemble à un code de triche ! On dirait vraiment la protagoniste ! »
Au milieu de toute cette agitation, Grand-père semblait abasourdi.
« Ces salauds de l’hôtel font du favoritisme ? On devrait faire grève ou quoi ? »
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord à l’adresse <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>