Chapitre 424
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel Mystérieux ◈
Épisode 423 : C’est l’heure de la fête (3) — Où est le dernier PNJ ?
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[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 376
Emplacement actuel : niveau 1, couloir
Conseil du Sage : 0]
— Han Ga-in
Au moment où Eun-sol utilisa Main avide, le visage grave, une notification apparut.
「Un événement spécial va se produire à la demande d’un participant.
.
.
.
Événement spécial du jour : réparations complètes des niveaux 1 et 2 !」
Des réparations complètes des niveaux 1 et 2 ? Comme ça, sans prévenir ?
Nous n’eûmes même pas le temps de nous étonner de cette notification absurde : tout l’hôtel se mit à trembler violemment. Un vacarme retentit alors dans les écrans qui nous entouraient.
— Brrroum !
「Chers clients, l’Hôtel Pionnier fera l’objet de réparations complètes au cours des trois prochains jours. Les travaux commenceront dans dix minutes. Veuillez gagner un endroit sûr avant la fermeture des niveaux 1 et 2.」
Jin-cheol prit la parole, affolé.
« Grande sœur ! Tu as bien formulé ton vœu, hein ? Le truc caché… »
« … »
Au lieu de répondre, Eun-sol s’enferma dans ses pensées. A-ri partit aussitôt chercher la combinaison de protection et les bottes ailées.
En la voyant faire, les autres commencèrent à rassembler tout ce qu’ils jugeaient nécessaire.
J’emportai aussi le sablier.
Quand tout le monde se retrouva dans le couloir, plus personne ne posa de questions à Eun-sol.
Nous avions tous compris la situation.
Si les deux premiers niveaux étaient fermés, il ne nous restait que le sous-sol comme endroit sûr.
* * *
À peine arrivés en hâte au sous-sol, A-ri s’exclama, incrédule :
« Eun-sol, juste pour être sûre, tu ne t’es pas trompée en formulant ton vœu ? »
« Bien sûr que non. »
« Alors, il n’y a qu’une explication. Ça veut dire que le PNJ caché se trouve au sous-sol, non ? »
La situation était simple.
Comme nous l’avions constaté en cherchant la Salle des Miroirs, les Mécènes n’avaient pas le droit de révéler directement les éléments cachés.
Par exemple, si j’utilisais le Conseil du Sage pour poser une question sur un élément caché, la Chouette l’ignorait complètement.
Plutôt que de nous dire où se trouvait le PNJ caché, le Mécène d’Eun-sol avait apparemment fermé tous les endroits où il ne se trouvait pas.
J’avais compris ça, mais…
« J’espérais au moins qu’il serait quelque part au deuxième étage. »
Les paroles d’A-ri nous firent tous soupirer.
Le sous-sol de l’hôtel était presque sans fin.
On y trouvait de petites installations, comme des bars et des salles de billard, mais aussi de gigantesques espaces, comme le Sentier de randonnée et la Station de ski. Impossible de savoir combien il y avait d’installations là-dessous.
Les compagnons qui fréquentaient souvent les installations du sous-sol disaient même qu’elles changeaient d’emplacement à chaque visite.
La fermeture des deux premiers niveaux pendant trois jours n’était pas une catastrophe.
Le sous-sol regorgeait d’endroits où nous pouvions manger et dormir.
Mais rien que d’imaginer chercher dans tout le sous-sol pendant trois jours, j’étais déjà épuisé.
— Clap !
Eun-sol finit par frapper dans ses mains.
« Le PNJ ne va pas apparaître si on reste plantés là. On s’y met. Tout le monde, fouillez les différentes installations du sous-sol. »
A-ri ajouta : « Si possible, allez voir dans des endroits que vous ne fréquentez pas d’habitude. Il doit se cacher dans un coin bizarre ! »
Nous repartîmes donc à la recherche de quelque chose, pour la première fois depuis un bon moment.
* * *
[Piscine]
[Salle de billard]
Autant éviter les endroits que nous avions déjà fouillés trois ou quatre fois.
S’il était dans un lieu comme celui-là, nous l’aurions déjà trouvé.
[Sentier de randonnée]
Nous y avions déjà trouvé la boutique de souvenirs, alors autant passer notre tour ici aussi.
Il ne pouvait pas y avoir deux éléments cachés dans une même salle, si ?
[Salle de sport]
[Bar]
[Cybercafé]
Grand-père et Jin-cheol allaient souvent à la salle de sport, tandis qu’Eun-sol passait régulièrement au bar. Il n’y avait donc probablement rien à y trouver.
Le cybercafé, alors ? Je devrais y jeter un œil ?
— Clic !
J’ouvris la porte et découvris un cybercafé plutôt chic.
Il y avait des fauteuils de direction moelleux, des tables qui avaient l’air coûteuses, plusieurs ordinateurs hors de prix et même des consoles de jeu.
L’endroit idéal pour se détendre en jouant…
« Seung-yeop ? »
« … »
« Seung-yeop. »
« Ah, grand frère Ga-in ! »
Seung-yeop était complètement absorbé par son jeu. À le voir, il ne cherchait absolument pas le PNJ.
Sur l’écran, un garçon blond vêtu de vert affrontait des monstres ou courait dans des prairies.
« Ça te plaît ? J’ai entendu dire que tu ne pouvais pas jouer à LoL sans Internet. »
« Grand frère, ce n’est pas LoL. Ça s’appelle The Legend of Zelda… »
« Ah, le gamin en vert, c’est Zelda ? »
« … »
Seung-yeop se tut, décontenancé.
À cet instant, quelqu’un apparut sous les lumières blanches et éclatantes.
« Salut. »
Dès que j’entendis cette voix, j’éteignis la Nintendo.
« Aah ! G-grand frère Ga-in ! Ma sauvegarde ! Je n’ai pas sauvegardé… »
« Hé ! Park Seung-yeop ! Combien de fois t’ai-je dit de ne pas invoquer Yumi quand tu es tout seul ? »
« Hein ! C-c’était… »
« Ce n’est pas impoli d’ignorer ouvertement quelqu’un qui se tient juste devant toi ? »
« … »
Je finis par me tourner vers Yumi avec un sourire gêné.
Elle avait les cheveux noirs bouclés, les yeux marron et un visage qui ressemblait à celui d’Aurélia, dans la chambre 104, en un peu plus jeune.
Elle paraissait si réelle que je crus qu’elle avait déjà créé un corps, mais ce n’était pas le cas.
« C’est la première fois qu’on se voit depuis qu’on a quitté la chambre 104. Je pensais que tu ressemblerais à un fantôme, mais tu fais plutôt hologramme, non ? »
Elle n’avait pas l’air ravie.
« Seung-yeop me l’a dit. Tu lui as demandé de ne pas me laisser créer de corps pour le moment ? »
« … »
Il avait pratiquement répété mot pour mot à Yumi notre conversation privée.
« Nous aussi, on a besoin de temps pour réfléchir. Ce n’est pas forcément parce qu’on se méfie de toi. »
« … D’accord. »
D’abord interloqué, je ne tardai pas à voir les choses sous un autre angle.
Notre point de vue, celui de gens qui le conseillaient à distance, pouvait différer de celui de Seung-yeop, qui utilisait réellement l’Héritage.
Et si nous empêchions Yumi de créer le corps qu’elle désirait tant, tout en lui cachant des informations et en refusant de lui expliquer clairement pourquoi ?
Leur relation finirait forcément par se détériorer.
Si Seung-yeop ne comptait pas chercher un autre PNJ, il devait aussi faire attention à sa relation avec Yumi.
Il n’était pas obligé de suivre mécaniquement les opinions d’A-ri ou de Grand-père.
Je comprenais aussi le raisonnement de Seung-yeop. Je rallumai donc la Nintendo.
« Aah ! Pourquoi encore ? Encore ! Grand frère, franchement, qu’est-ce qui te prend ? »
« Je vais chercher ailleurs, moi~ ! »
« Grand frère Ga-in ! »
* * *
[Voyage en train]
Le sous-sol regorgeait vraiment d’installations en tout genre.
Quand j’ouvris la porte, je découvris un wagon en plein mouvement.
Je me demandai si c’était seulement possible, mais si je commençais à me poser ce genre de questions, je ne pourrais pas vivre dans l’hôtel.
Je traversai le tapis moelleux de la première classe et aperçus Elena.
« Oh ! Ga-in ? »
« Tu étais là. Tu as trouvé quelque chose ? »
« Pas encore. Mais peut-être qu’il apparaîtra si on attend. »
« C’est possible. »
Je m’assis en face d’Elena et regardai par la fenêtre.
Un paysage blanc s’étendait au-delà.
Une vaste étendue enneigée, des flocons dansant dans les airs et des conifères qui se dressaient çà et là.
C’était beau, mais étrangement ennuyeux.
Elena, inhabituellement silencieuse, contemplait le paysage comme si elle se remémorait un vieux souvenir.
« À quoi tu penses ? »
« … Quand j’étais petite, j’ai pris le Transsibérien une fois. »
« Ah, j’en ai entendu parler aussi. C’est très connu, non ? »
« À l’époque, ma famille vivait paisiblement. Nous n’avions pas besoin de fuir… »
« … Ah, d-d’accord ? »
« Être ici me rappelle beaucoup de vieux souvenirs. »
Qu’est-ce qui lui prenait, avec cette ambiance ?
Je me demandais à quoi elle pensait, et voilà qu’elle se remémorait soudain les jours paisibles de son enfance.
« … »
« … »
C’était ennuyeux.
Et surtout, je ne pensais pas qu’un PNJ apparaîtrait si nous restions assis sans rien faire.
« Elena, je viens d’avoir une bonne idée. »
« Oui ? »
« Tu as déjà cassé une vitre en prenant le train ? »
« Quoi ? »
Elena me regarda comme si elle ne comprenait pas du tout de quoi je parlais.
J’enroulai ma chemise autour de ma main comme un gant et saisis le marteau d’urgence près de la fenêtre. Elena me regardait toujours d’un air qui semblait dire : « Il ne va quand même pas faire ça… »
Dans ce genre de situation, je n’étais pas du genre à hésiter.
— Crac !
« Aah ! M-mais qu’est-ce qui te prend, tout à coup ? »
« Je ne suis pas du genre à hésiter dans ce genre de… »
« Alors hésite un peu ! Pourquoi casser la vitre comme ça ? Il fait froid ! »
Elena semblait légèrement en colère, ce qui était rare.
— Fffffou !
Un blizzard s’engouffra dans le train en un instant, rendant la conversation difficile.
« Écoute ! »
« Je t’écoute ! »
« Si les conditions d’apparition du PNJ caché sont difficiles à remplir ! »
« Alors tu casses la vitre comme ça ? T’as vraiment perdu la tête ? »
« Regarde bien autour de toi ! Quelque chose pourrait apparaître… »
« Partons d’ici tout de suite ! »
Elena et moi finîmes par ouvrir la porte qui menait à l’hôtel et quittâmes le [Voyage en train].
En si peu de temps, la neige nous avait trempés. Elena avait toujours l’air complètement ébahie.
« Sérieusement… Ga-in, franchement ! Tu as vraiment perdu la tête ? »
« Ha ha ! Tu te sens un peu moins déprimée, maintenant ? Dommage qu’on n’ait pas trouvé le PNJ caché, mais si Elena peut sourire… »
« Cherchons chacun de notre côté dans d’autres endroits. »
Sur ces mots, Elena me laissa là.
« … »
* * *
[Restaurant]
« Waouh ! Il y avait aussi un restaurant au sous-sol ? »
« … »
« La chambre 105 a aussi un restaurant, mais il y en a un ici ? Il est différent, d’une façon ou d’une autre ? »
« … »
Au lieu de répondre, A-ri me dévisagea.
« Quoi ? »
« Elena m’a raconté tout à l’heure. »
« … »
« Elle m’a dit qu’il y avait quelque chose qui clochait un peu dans ta tête. »
« Ha ha ! Elena, franchement… Je plaisantais, c’est tout… »
« Elle a dit que tu avais cassé la vitre d’un train sans prévenir et laissé entrer un blizzard. »
« … »
« Je vais manger, alors ne fais rien de bizarre. »
« Bien sûr. »
Quand je m’assis en face d’A-ri, un spectacle bizarre se déroula sous nos yeux, comme il fallait s’y attendre dans cet hôtel.
Des êtres qui ressemblaient davantage à des mannequins qu’à des humains s’approchèrent d’un pas raide et se comportèrent comme des serveurs.
« Désirez-vous commander ? »
Un menu blanc apparut bientôt devant moi, mais je ne compris même pas le mot « amuse-bouche », tout en haut.
« … »
A-ri soupira, puis commanda quelques plats.
« Ne fais rien de bizarre. »
« Qu’est-ce que tu racontes ? Je suis venu manger, moi aussi. »
Peu après, on nous apporta sur une élégante assiette blanche un plat de coquilles Saint-Jacques de la taille d’un petit biscuit.
C’était si joli qu’on aurait dit un tableau ; ça semblait presque dommage de le manger. Mais une fois en bouche, c’était moyen.
« C’est un peu acide. »
« Les plats européens peuvent paraître un peu acides aux Coréens. »
« C’est un plat de coquillages à l’européenne ? »
« C’est plutôt méditerranéen, mais… »
« Tu mangeais souvent ce genre de plats quand tu travaillais au Bureau de gestion ? »
« Ça n’a rien à voir avec le Bureau de gestion. J’ai juste un gros salaire, alors j’ai goûté à toutes sortes de choses. »
J’enviai sa situation.
Est-ce que je pourrais vivre comme ça, une fois sorti d’ici ?
Après avoir mangé les coquilles Saint-Jacques et attendu un peu, on nous apporta un filet de bœuf rosé, cuit à point. Celui-là était vraiment délicieux.
« C’est quoi, cette sauce rouge ? »
« Probablement du vin rouge réduit avec du fond de veau, et… »
En discutant, je me rappelai qu’A-ri avait été très douée dans la cuisine de l’hôtel, autrefois.
Étonnamment, elle semblait s’intéresser à la cuisine.
La conversation glissa naturellement vers les agents.
« Je me suis parfois demandé quel genre de personnes devenaient agents. Tout le monde n’a pas des pouvoirs surnaturels comme toi. Même Grand-père était un humain ordinaire avant d’entrer dans l’hôtel. »
« … »
« C’est encore un secret ? »
« … Bon, je suppose que je peux te le dire, maintenant. Tu en sais assez. »
« D’accord. »
A-ri forma deux cercles avec ses mains et les colla l’un à l’autre.
Un huit couché, le symbole de l’infini.
« Seules les personnes capables de supporter ça peuvent devenir agents. »
Des êtres capables de supporter l’infini.
« … Par “supporter”, tu veux dire ce que je crois ? »
« Probablement. »
« Quel genre de personnes en sont capables ? »
« Ça varie. Leur âme peut avoir gravi les échelons, ils peuvent avoir été mêlés à un incident étrange, ou bien il peut n’y avoir aucune raison connue. »
« Hum… Comment le Bureau de gestion les trouve-t-il ? »
« On les trouve moins qu’ils ne se révèlent à nous. Ce qu’ils vivent leur paraît être un miracle incroyable, alors toutes sortes de… »
« Ah, j’ai trouvé ! »
« Quoi ? »
A-ri eut l’air décontenancée. Je scrutai alors le steak comme si j’allais l’examiner au microscope et finis par repérer une petite partie légèrement brûlée.
— Boum !
Sans hésiter, j’abattis le poing sur la table. A-ri me regarda comme si elle n’en croyait pas ses yeux.
« Hé ! Mais… »
Je faisais seulement de mon mieux pour trouver le PNJ.
Un PNJ qui n’était toujours pas apparu à la fin du deuxième niveau ?
Ses conditions d’apparition ne pouvaient pas être ordinaires.
Il fallait donc que je fasse quelque chose d’absurde et d’inattendu.
« M-monsieur ? Que se passe-t-il ? Il y a un problème… ? »
« C’est quoi, ce steak ? Vous voulez vraiment que les gens mangent un truc aussi brûlé ? »
« N-nous allons en préparer un autre… »
« Allez vous faire foutre, avec votre autre steak ! Faites venir le patron ! »
A-ri se couvrit le visage des deux mains.
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