Chapitre 419
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 418 : Chambre 104, Salle maudite — « Hôtel High, la Prestigieuse Académie », suite (17)
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— Cha Jin-cheol
Pour rencontrer Aurélia sans tuer les membres de la secte, certaines conditions devaient être réunies, et je ne pouvais pas les créer moi-même.
Il ne me restait donc qu’à attendre le bon moment sous terre.
« Quand est-ce que ça arrivera ? »
« … »
Une demi-journée environ plus tard, la fenêtre de discussion clignota enfin.
Lee Eun-sol : Cha Jin-cheol, vas-y !
« J’ai assez attendu ! »
— Fwoooosh !
« Aaah ! À l’aide ! Que quelqu’un me sauve ! »
J’invoquai le Fragment d’étoile d’un autre monde, le fis rouler au milieu de la prison, puis poussai des cris comme un gamin.
Comme si cette chose terrifiante n’avait rien à voir avec moi.
« Quoi ? C-c’est quoi, ça ? »
« C’est un morceau de pierre bizarre ! Laissez-moi regarder… »
« Vous ne voyez pas que la prison se transforme ? Reculez tous ! »
Tandis que je sortais tranquillement de la prison souterraine à moitié effondrée, des dizaines de membres de la secte s’attroupèrent autour, en murmurant entre eux.
« C’est quoi, ce bordel ? »
« Le sol va s’effondrer ! »
Le Fragment d’étoile d’un autre monde était un Héritage si imposant qu’il ne pouvait pas passer inaperçu.
Naturellement, les membres de la secte n’osèrent pas s’approcher du Fragment d’étoile posé à terre, et il n’y eut donc aucune victime.
Les gens pouvaient s’écarter, mais pas le terrain.
Sous les yeux de tous, le Fragment d’étoile commença lentement à faire s’effondrer le sol sous lui.
« A-amenez la Sainte ! »
Enfin, les gens se mirent à réclamer la Sainte.
« D-de quelle Sainte parlez-vous ? »
« Peu importe, dépêchez-vous… »
« Dame Mi-ro est absente pour le moment ! »
C’était le moment !
Mi-ro avait quitté temporairement l’école sous prétexte de poursuivre le démon disparu.
J’attendais cette occasion depuis tout à l’heure.
À présent, il ne restait qu’une seule Sainte dans la secte.
« Amenez dame Aurélia ! »
Même si Aurélia était complètement brisée psychologiquement, elle viendrait forcément dans une situation pareille.
Si elle ne venait pas alors que la secte était sur le point de s’écrouler, autant qu’elle renonce à être Sainte.
« Hé, c’est ton tour, maintenant. Tu le sais, hein ? »
« Je suis un peu nerveuse. »
« Dame Aurélia ! Par ici ! »
Enfin apparut la jeune femme que j’avais eu tant de mal à rencontrer.
« … C’est près de la prison ? »
Aurélia s’approcha avec les membres de la secte. C’était vraiment une beauté stupéfiante, et je comprenais pourquoi Arima la convoitait…
Merde ! Pourquoi est-ce que je cherchais sans cesse à comprendre la façon de penser d’une Sorcière ?
Cha Jin-cheol, espèce d’idiot. Reprends-toi !
« Oui ! Une étrange pierre… Hein ? Elle a… disparu d’un coup ? »
Je renvoyai le Fragment d’étoile.
Je n’avais jamais eu l’intention d’effondrer la véritable cité souterraine.
— Boum !
Au bruit du béton qui explosait, mon corps entier se propulsa comme l’éclair.
Au même instant, le pouvoir d’Instantanéité s’activa et l’horloge du monde se mit à ralentir.
Ha !
Une exaltation indescriptible bouillonna en moi.
D’un seul bond, je fis exploser le béton et mon corps fila comme un missile.
Avec l’Instantanéité, je pouvais maîtriser avec une précision incroyable une force assez puissante pour impressionner un gorille.
Une puissance explosive, alliée à une délicatesse suffisante pour trancher une plume avec une lame.
Toute cette force s’était concentrée en un seul homme : Cha Jin-cheol.
Quelle puissance incroyable !
À quoi ma vie aurait-elle ressemblé sans l’Hôtel ?
Un aspirant combattant raté. Un type d’une trentaine d’années dont la vie avait déraillé, qui vieillissait sans avoir accompli quoi que ce soit de valable.
Ma vie avait été merdique à ce point-là, mais l’Hôtel m’avait donné la chance de renaître en héros.
À un moment donné, j’avais cessé d’en vouloir à l’Hôtel.
Assez rêvassé !
L’Instantanéité ralentissait le monde entier, et je m’étais laissé emporter sans m’en rendre compte.
Un homme, la bouche grande ouverte de stupeur, se jeta sur moi pour m’arrêter.
Je détendis le haut de mon corps comme un ressort et l’envoyai valser d’un coup d’épaule.
Puis un homme habillé en soldat leva lentement son fusil.
Même avec la Bénédiction du Courage et l’Instantanéité qui accélérait mes pensées, je n’étais pas Superman. Je ne pouvais pas aller plus vite qu’une balle.
Mais je n’avais pas besoin d’être plus rapide qu’une balle pour l’éviter.
Je me jetai aussitôt au sol et roulai vers l’avant, échappant à sa ligne de mire.
Aurélia se trouvait déjà devant moi.
Elle avait l’air un peu décontenancée, mais ne tenta pas de m’éviter.
Pensait-elle pouvoir battre quelqu’un comme moi en combat ?
Si c’était le cas, elle se trompait.
Je n’étais pas venu pour tuer Aurélia.
— Hop !
Je saisis la main d’Aurélia.
Et alors…
« … »
« … »
Un bref silence s’installa.
J’étais incapable d’expliquer clairement ce que je ressentais.
Pour le dire maladroitement, c’était comme si quelque chose qui pesait depuis longtemps sur mon corps et mon esprit venait de disparaître.
Comme si un fantôme invisible, assis sur mon dos, venait de s’évanouir.
En un mot, je me sentais libéré.
Arima avait enfin quitté mon corps.
* * *
— Lee Eun-sol
Récapitulons la situation.
En revenant dans la Chambre 104, notre objectif était simple.
Avant d’obtenir l’Héritage, Soleil sacré, nous devions découvrir de quel genre d’objet il s’agissait réellement.
Et ce serait encore mieux si nous pouvions, par la même occasion, supprimer ou affaiblir le piège que le Seigneur avait placé dans l’Héritage.
C’était pour cette raison que nous enquêtions sur les secrets de la Chambre 104 tout en gardant la secte sous contrôle.
Ga-in avait dit qu’il nous faudrait sans doute nous rendre au Domaine sacré, dans la cité souterraine, mais seule une Sainte pouvait y entrer.
Cela dit, les choses se compliquaient avec les Saintes.
« Tout continue de mal tourner du côté de Jin-cheol. »
« Vraiment ? »
« … »
Mi-ro avait rapproché trois bureaux et s’était allongée dessus en boule, comme un chat.
On était en pleine conversation sérieuse !
« Écoute attentivement. »
« Je t’écoute hyper attentivement. »
« C’est quoi, cette position ? »
« Mais je t’écoute. Ouah, Eun-sol, tu viens de parler exactement comme une prof ! »
Si j’avais été prof, je lui aurais déjà collé cinq claques sur la tête !
Mi-ro s’était toujours comportée comme une enfant, mais ces derniers temps, elle entendait sans arrêt « Sainte ! Sainte ! » et elle avait pris encore plus la grosse tête.
— Boum ! Boum !
« Hi ! »
— Boum ! Boum !
« A-A-ri ! C’est un crime contre la Sainte ! »
« Je joue le démon, alors ça va. »
A-ri lui donna quatre claques, et ça me fit du bien.
Mi-ro ne faisait pas le poids face à A-ri.
« Je suis descendue près de la prison avec Grand-père et j’ai discuté avec lui par la fenêtre de discussion. D’après Jin-cheol, Arima est bien entrée dans le corps d’Aurélia. »
A-ri prit une drôle d’expression.
« Alors pourquoi est-ce qu’elle se cache toujours ? »
« Je ne sais pas… »
« Et si la possession avait échoué ? Aurélia n’est pas une humaine ordinaire, c’est possible. »
« Arima n’aurait-elle pas tué Cha Jin-cheol, si c’était le cas ? »
— Boum !
« Pourquoi tu me frappes encore ? »
« Où as-tu trouvé cette cigarette ? »
« Je l’ai ramassée à l’école. »
« Pourquoi ramasser un truc pareil ? Et pourquoi tu veux la fumer ? »
« Réfléchis ! Quand on sort d’une Salle maudite, notre corps retrouve son état parfait. Alors… »
« Si tu vas me dire que tu veux essayer de fumer ici, tu en reprendras cinq. »
« … »
Tandis qu’A-ri et Mi-ro jouaient dans une sitcom épuisante, je me tournai vers Seung-yeop.
« Tu sais que c’est toi qui devras les mettre dans la Boîte des âmes à la fin, hein ? »
« Oui. »
« Tu as parlé avec monsieur Sang-hyeon ? »
C’était à monsieur Sang-hyeon de faire rencontrer Aurélia à Seung-yeop, puisqu’il jouait le garde de l’école.
« Mais si je mets quelqu’un dedans et que c’est Aurélia, pas Arima ? »
« … C’est vrai. »
Tandis que j’envisageais toutes ces possibilités compliquées, quelqu’un poussa soudain un cri à côté de nous.
« Pourquoi tu t’en prends toujours à moi ? Eun-sol aussi a fumé tout à l’heure ! »
« Toi et Eun-sol, ce n’est pas pa… Hein ? Eun-sol, tu as fumé ? »
Pourquoi Mi-ro ramenait-elle encore un sujet aussi inutile ?
« Quand je suis près de ta mère, ma main se tend toute seule vers les cigarettes. »
« Je ne savais pas que tu fumais. »
« J’ai arrêté il y a plus de dix ans. »
« Alors pourquoi tu fumes maintenant ? »
« Réfléchis. Quand on sort d’une Salle maudite, notre corps retrouve son état parfait, alors… »
A-ri eut soudain l’air épuisée et agita la main.
« Ne raconte pas des choses bizarres à Mi-ro. Bref, je vais aller au Domaine sacré avec Mi-ro. »
Avec Mi-ro ?
Ah, elle comptait utiliser la Fille quelconque.
« Euh… Je ne sais pas si tu en as entendu parler, mais nous sommes arrivés à une conclusion assez embêtante concernant l’entrée de Mi-ro dans le Domaine sacré. »
À l’origine, le Domaine sacré était réservé à la Sainte.
Mi-ro pouvait-elle être considérée comme une Sainte ?
La secte se déchirait dans un débat acharné sur la question.
« Ils ont dit qu’ils ne pouvaient pas laisser Mi-ro entrer seule. Elle doit y aller avec Aurélia. »
Curieusement, Aurélia avait accepté.
Elle avait dit qu’elles pourraient entrer ensemble dans le Domaine sacré si Mi-ro le souhaitait.
Mi-ro se leva, l’air sûr d’elle.
« J’y vais ! »
« … »
« Hé hé ! Aurélia, petite rusée. Si tu crois pouvoir me faire quoi que ce soit… »
— Boum !
« T-tu m’as encore frappée ! »
« Désolée. Dès que j’ai entendu ce ton, ma main est partie toute seule. »
Mi-ro quitta la salle de classe, l’air un peu boudeur.
A-ri la regarda partir d’un air inquiet.
« Mi-ro est parfois bizarre. »
« … »
« On est toujours dans une Salle maudite. Même si ce n’est que le premier étage, comment peut-elle être aussi insouciante ? Est-ce que c’est… »
A-ri répondit avec fermeté.
« Ce n’est pas ça. »
« Hein ? »
« Tu ne vois pas souvent ça dans les films de guerre ? Les balles et les missiles fusent au-dessus de la tête des soldats, la tête de leur camarade explose juste à côté, et ils continuent quand même à faire des blagues idiotes. »
« … Parfois. »
« Ils ne font pas ça parce qu’ils sont forts mentalement. C’est juste que réfléchir sérieusement à tout ça leur fait trop peur. »
A-ri quitta la salle de classe après avoir dit cela.
« … »
« … »
Quand je me tournai vers Seung-yeop, je vis qu’il me regardait lui aussi.
Était-ce une étrange solidarité entre deux personnes qui observaient la situation depuis des positions relativement sûres ?
D’après l’analyse d’A-ri, Mi-ro avait commencé à se comporter comme une enfant pour fuir la réalité.
A-ri aimait Mi-ro et avait pitié d’elle, mais elle devait quand même l’emmener dans des endroits dangereux.
L’Hôtel était vraiment un endroit cruel.
Quand ce terrible périple prendrait fin, que deviendrions-nous ?
Mes pensées s’embrouillèrent.
Seung-yeop devait sûrement penser à quelque chose de semblable.
Il était collégien, mais il était plus réfléchi qu’il n’en avait l’air, alors…
« G-grande sœur ! »
« Oui ? »
« Je trouve que Grande sœur A-ri et Mi-ro sont vraiment, vraiment jolies ! »
« … »
« S-surtout avec leurs uniformes scolaires, j’arrive à peine à lever les yeux… »
— Boum !
« Aaah ! »
* * *
— Mi-ro
— Clic ! Clic !
« … Comment te sens-tu ? »
« … »
— Clic ! Clic !
« Tu n’as pas de pensées étranges ? Des souvenirs oubliés qui te reviendraient soudain à l’esprit, par exemple ? »
« … »
— Clic ! Clic !
C’était quoi, cette ambiance ?
Sans dire un mot, Aurélia conduisit A-ri et moi jusqu’à un endroit secret de la cité souterraine.
« … »
Une idée terrifiante me traversa l’esprit.
Et si Aurélia avait dévoré Arima ?
Si c’était le cas, A-ri et moi devrions nous battre contre Aurélia, alors qu’elle connaissait nos faiblesses.
Pourrions-nous gagner ?
Et même si nous gagnions, est-ce que ça ne poserait pas problème ?
Si Aurélia était gravement blessée, le Seigneur pourrait intervenir.
Que se passerait-il, alors ?
Et si…
C’était impossible, mais et si…
Le Seigneur avait décidé que cette Fête de l’Hôtel ne valait rien…
— Gulp !
Arrêtons d’y penser.
« Hum ! Aurélia, Père te considère-t-il encore comme sa fille ? »
« … »
« Peut-être que son cœur s’est déjà tourné vers moi ! Regarde-moi ! Je suis mignonne, talentueuse, intelligente et en plus, je suis jeune ! Tu ne peux pas rivaliser avec… »
— Clic !
Quand Aurélia toucha le mur, un escalier menant sous terre apparut.
« Vas-y. »
« … »
« Tu es venue pour dissiper tes doutes, n’est-ce pas ? Les réponses à tes questions sont là-dessous. »
« … D’accord, alors… »
« Toi seule peux y aller. »
« … »
« Toi seule peux y aller. »
Cela voulait dire qu’elle savait que quelqu’un d’autre que moi était là.
A-ri finit par abandonner son déguisement.
« Alors, tu le savais. Enfin, tu n’es pas une personne ordinaire. »
« … »
« Mais pourquoi est-ce que je t’écouterais ? Je n’ai pas l’intention d’envoyer Mi-ro seule dans un endroit dangereux. »
Aurélia regarda A-ri calmement.
« Crois-moi. Tu ne peux pas supporter Son éclat. »
« Qu’est-ce qui te fait dire ça… »
« Père l’a dit. Seuls Han Ga-in et Kim Mi-ro peuvent supporter la majesté de Père… »
« Et comment veux-tu que je te croie ?! »
« Kim A-ri. Crois-moi. Tu as l’intention de m’accepter comme compagne, n’est-ce pas ? En me mettant dans la Boîte des âmes ? Mais tu vas ignorer mon avertissement ? »
Pendant un instant, A-ri et moi restâmes silencieuses.
Cette femme avait appris des choses sur nous grâce à Arima !
« Mi-ro, descends. Va dissiper tous tes doutes. Père a préparé une scène pour chacun. »
Notes de bas de page :
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