Chapitre 416
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel Mystérieux ◈
Épisode 415 : Chambre 104, Salle maudite — « Hôtel High, la Prestigieuse Académie », suite (14)
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— Kim A-ri
Nous avions discuté de quelque chose à d’innombrables reprises avant d’entrer.
En réalité, résoudre la chambre 104 était très facile.
Pour la résoudre, il fallait détruire la secte cachée dans la cité souterraine, sous l’ancien bâtiment scolaire.
Lors de notre première tentative, nous avions été terrifiés à l’idée de devoir vaincre une secte disposant d’un immense stock d’armes à feu, mais cette inquiétude appartenait désormais au passé.
Avec notre force actuelle, même des dizaines de soldats armés n’auraient pas été difficiles à gérer.
Nous n’avions même pas besoin de nous battre directement et de nous mettre en danger.
Il suffisait que l’un ou deux d’entre nous s’échappent et fassent venir le Bureau de gestion ; ils régleraient le problème d’une façon ou d’une autre.
Une méthode encore plus simple aurait été d’assassiner Aurélia et d’invoquer le Soleil sacré.
Le Seigneur ne cherchait pas à préserver éternellement la chambre, comme la baleine folle de la chambre 203.
Le Seigneur voulait encore plus désespérément que nous que la chambre 104 soit résolue.
Le Soleil sacré, la récompense accordée après la disparition de la chambre 104, était l’alter ego du Seigneur.
Il considérait donc que le départ du Soleil sacré de la Salle maudite équivalait à sa propre évasion.
Voilà quel était le principal problème de la chambre 104.
Ce n’était pas qu’elle fût difficile à résoudre, mais plutôt que sa récompense même était suspecte.
Elena et Mook-seong nous avaient bien dit ceci, évidemment.
« Au premier étage, le Soleil sacré aurait peut-être pu nous laver le cerveau… mais ce serait plus difficile, maintenant, non ? »
« Elena a le Miroir limpide, eau calme, maintenant. Et Ga-in ne serait probablement pas affecté du tout. »
Ga-in, lui, avait réagi tout autrement.
« On dit que la bruine vous trempe jusqu’aux os avant même que vous vous en rendiez compte. L’influence de l’Héritage agira sans aucun doute de la même façon. »
« On changerait sans s’en rendre compte ? »
« Au moment où nous obtiendrons le Soleil sacré, je ne changerai pas soudainement en déclarant : “Je ne suis plus Han Ga-in. Je suis le Seigneur. Si vous ne voulez pas mourir, mettez-vous à genoux devant moi.” Mais quand je reprendrai mes esprits, Grand-père sera peut-être en train de me prier chaque soir. »
« Hum ! »
C’était un exemple étrangement convaincant.
Comme s’il avait déjà vécu quelque chose de semblable.
Quoi qu’il en soit, c’était pour cette raison que nous avions élaboré un plan assez compliqué.
« Quoi ? Quoi ? »
« Ga-in vient de frapper le professeur ! »
« I-Il n’a pas utilisé la téléportation, là ? »
« Tu as mal vu ! »
« Appelez un professeur ! »
La salle de classe sombra dans le chaos. Des professeurs accoururent et emmenèrent Ga-in de force à l’ancien bâtiment scolaire.
Au milieu de la confusion, nous attendîmes son signal.
* * *
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 275
Emplacement actuel : Niveau 1, chambre 104, Salle maudite « Hôtel High, la Prestigieuse Académie »
Conseil du Sage : X]
— Han Ga-in
« Les jeunes d’aujourd’hui, franchement ! »
« … »
« Tu te fais gronder par un professeur et tu lui colles un coup de poing ? T’as perdu la tête ? »
« … »
J’envisageai de me débarrasser du professeur chargé de m’accompagner et de me rendre seul à l’ancien bâtiment scolaire, mais je voulais éviter de créer des problèmes inutiles, alors je pris mon mal en patience.
Heureusement, l’ancien bâtiment scolaire n’était pas loin.
« Je l’ai amené ! »
« Partez. »
Aurélia m’attendait déjà.
Le Seigneur lui avait-il envoyé une révélation ou un Rêve prophétique ?
Je lui posai donc la question sans détour.
« Alors, qu’a dit le Père ? »
Aurélia afficha une expression impénétrable.
« … Le Père dit : “As-tu enfin achevé ton errance ?” »
Moi, je l’entendis ainsi :
« Espèce d’abruti, t’es enfin prêt à te mettre à genoux et à ramper devant moi ? »
Je répondis ainsi :
« Père, j’ai depuis longtemps épuisé tout le pouvoir que vous m’aviez accordé. Pourtant, les épreuves qui m’attendent sont redoutables et j’implore votre aide. »
« Merde. J’ai utilisé la Descente, mais il me reste encore des Salles maudites. Je crois qu’il me faut d’autres Héritages, alors donne-moi un coup de main. »
« Le Père dit… »
« Je crois que tu peux laisser tomber cette formule, maintenant. »
« … Où est passée l’arrogance dont tu faisais preuve autrefois ? »
« Espèce d’enfoiré, la dernière fois, tu as appuyé sur le bouton d’évasion en disant qu’il n’y aurait pas de prochaine fois entre nous. »
« J’ai compris à quel point je suis faible face à ces épreuves. Père, pouvez-vous pardonner à votre fils pécheur ? »
« Allez, allez. Oublions le passé. Lâche-moi un peu la grappe ! »
« Mon fils, tu es vraiment pitoyable à voir. Pourtant, même quand leurs enfants font sans cesse des erreurs et se montrent parfois impolis, les parents attendent qu’ils se repentent. »
« Espèce d’andouille. Essaie de te mettre à genoux et de ramper. »
— Boum !
Dès que j’entendis ces mots, je m’agenouillai devant Aurélia.
« Père, je me repens de mes péchés passés. Accordez-moi encore une chance, je vous en prie. »
« Ça suffit, là ? Écoute, si l’un de nous se fait encore blesser ici, ça va être pénible pour nous deux. Alors, laissons tomber. »
« La rancœur est comme de l’encre versée dans l’eau courante. Le passé est déjà oublié. Mon fils, tu implores ma clémence. Quel jour de joie ! Me suivras-tu, maintenant ? »
« Je passe l’éponge. »
« Bien sûr. Toutefois, j’ai déjà épuisé tout le pouvoir que Père m’avait accordé. Puisque Père aura du mal à intervenir directement, puis-je m’en charger moi-même ? »
« J’ai utilisé la Descente. Cette fois, toi, Seigneur, tu ne peux sans doute pas intervenir directement. Je vais m’occuper de la secte moi-même. »
« Fais-le. »
« Je crois que je dois d’abord lui ôter la vie, à “elle”. Est-ce acceptable ? »
« Je vais d’abord tuer Aurélia. »
« Je l’autorise. »
« Tue-la. »
Pendant que nous parlions, un rire creux m’échappa.
C’était une conversation entre le Seigneur et moi — ou peut-être le Soleil sacré —, mais Aurélia se tenait juste devant moi.
Sous ses yeux, nous avions discuté ouvertement : « Pour résoudre la chambre 104, il faut détruire la secte, alors je vais tuer Aurélia », puis : « Oui. Tue-la. »
Aurélia ne comprenait absolument pas ce qui se passait.
Elle semblait seulement croire que le dieu qu’elle avait servi toute sa vie avait conçu un plan incompréhensible et qu’elle se contentait de me transmettre sa volonté.
« … »
Quand je la regardai droit dans les yeux, elle pencha la tête comme pour me demander ce qui n’allait pas.
Voici la conclusion à laquelle j’étais parvenu grâce à toutes les informations recueillies jusqu’alors.
Le Soleil sacré apparaissait lorsque la secte affrontait une menace qui risquait de causer sa perte.
Autrement dit, tant que la secte n’était pas en danger, le Seigneur ne pouvait intervenir qu’indirectement, par l’intermédiaire de la Sainte.
Alors…
— Fshing !
« Ga-in ? Qu’est-ce que tu fais avec ce couteau ? »
Si je me débarrassais de cette femme sans toucher à la secte, le Seigneur n’aurait, contre toute attente, aucun moyen d’intervenir.
— Fshing !
Le poignard que j’avais apporté de l’hôtel effleura le cou de la Sainte d’un seul coup.
« Aaaah ! M-Mais qu’est-ce qui te prend, tout à coup… »
Je retardai volontairement mon attaque suivante d’un instant, puis parlai distinctement.
« Aurélia, tu viens de l’entendre, non ? Le Père m’a ordonné de t’ôter la vie. »
« C-C’est insensé… »
« Si tu ne me crois pas, demande au Père de te sauver. »
— Fshing !
Le poignard fusa de nouveau. Aurélia roula sur le sol, submergée par la terreur et la stupeur.
La lame entailla à plusieurs reprises le haut du corps de la Sainte.
Aucune blessure n’était mortelle.
« Aaaah ! P-Père ! Père ! »
La Sainte implora le Seigneur encore et encore, le désespoir peint sur le visage.
Quand je repris mes esprits, le haut de son vêtement était à moitié déchiré et son corps couvert de sang, entre les coups de poignard et les entailles.
Et elle avait une poitrine incroyablement généreuse…
… R-Reprends-toi.
Quoi qu’il en soit, après avoir subi une épreuve aussi terrible en si peu de temps, Aurélia avait le regard rempli de désespoir.
« On dirait que le Père ne t’a accordé aucun pouvoir. »
« Ugh ! »
« T’es stupide ou quoi ? Cette conversation, tout à l’heure, et ton impuissance, maintenant. Tu ne comprends pas ? Si tu étais vraiment une fille fidèle, tu te déshabillerais docilement devant moi et tu m’offrirais ton cou. »
« P-Pourquoi est-ce que je me déshabillerais ?! »
« … Oublie les vêtements. Je veux dire : meurs sans faire d’histoires ! »
Tandis que je m’approchais de la Sainte ensanglantée, étendue au sol, je me posai la question.
Comment réagirait-elle si le dieu qu’elle avait servi toute sa vie lui ordonnait de mourir pour lui ?
J’avais découvert la réponse lors de la deuxième tentative.
Une lueur s’alluma dans les yeux d’Aurélia, jusque-là emplis de désespoir.
« Yah ! »
— Boum !
La Sainte à terre tendit soudain la jambe et me donna un coup de pied.
Je m’étalai théâtralement sur le sol au moment idéal. C’est alors que j’entendis enfin les membres de la secte, venus de la cité souterraine, accourir vers nous.
« Dame Aurélia ! Que se passe-t-il ?! »
En entendant approcher les pas des fidèles, la Sainte reprit courage et me fusilla du regard.
« E-Espèce de salaud ! Je vais te… »
C’était bon !
« Salut~ ! »
Je me relevai aussitôt et m’enfuis de l’ancien bâtiment scolaire.
Aurélia savait désormais que son père était prêt à accomplir quelque chose, même si cela devait la tuer.
J’avais semé la méfiance dans le cœur de la Sainte.
* * *
— Kim Mook-seong
[Han Ga-in : Maintenant !]
Le signal était arrivé.
Bientôt, des bruits assourdissants éclatèrent de toutes parts.
— Crac !
« Aaaah, m-Monsieur Cha ! Qu’est-ce qui vous prend, tout à coup… »
Cha Jin-cheol se mit à saccager le local des fournitures au hasard.
« D-Des papillons ! Il y a des papillons, tout à coup… »
« Aïe ! Quelqu’un s’est effondré quand un papillon l’a touché ! »
« M-Monsieur, qu’est-ce qui vous arrive ?! »
Eun-sol utilisa le Rêve du papillon et fit fuir tous les professeurs du bureau administratif.
Les enfants s’en sortaient bien, eux aussi ?
Je montai à l’étage et parcourus les couloirs pour voir comment les choses se passaient. Ça avait l’air assez convaincant.
Song-i faisait claquer ses doigts pour pousser les enfants à se battre à coups de poing, tandis que Seung-yeop fracassait les fenêtres à coups de chaise.
A-ri…
« Alors, j’ai l’air de quoi ? Je suis jolie ? »
« T-Tu es incroyablement jolie ! »
« Yah ! »
« C’est toi qui as dessiné ces traits à côté de ta bouche ? »
« … Prends ça ! »
En voyant ce que faisait A-ri, je restai bouche bée.
On aurait dit qu’elle essayait de faire peur aux enfants en imitant la légende urbaine du Masque rouge…
Franchement, elle était bien trop jolie pour imiter un fantôme.
Se dessiner des traits rouges à côté de la bouche ne la faisait pas ressembler à un monstre.
Alors A-ri se mit tout simplement à rouer les enfants de coups.
« A-ri, tes goûts sont vraiment particuliers… »
Quoi qu’il en soit, toute l’école fut sens dessus dessous en un rien de temps.
À présent, c’était bientôt à mon tour de…
« On tourne, on tourne ! »
« On tourne, on tourne ! »
« Dansons en tournant en rond ! »
« On tape dans les mains ! »
« On chante des chansons ! »
Soudain, des dizaines d’enfants sortirent en courant de leurs salles de classe, en chantant.
Je me demandai qui avait fait ça, puis aperçus Mi-ro qui souriait de toutes ses dents, tout devant.
Elle avait apparemment ensorcelé les enfants grâce à sa « Voix » si particulière.
Mi-ro sortit bientôt dans la cour avec les enfants et joua avec eux à « Tourne, tourne, petit moulin ».
« Hum. Les goûts de Mi-ro sont un peu meilleurs que ceux d’A-ri. »
« C’était plutôt méchant, comme remarque. »
À un moment, A-ri était venue se poster à côté de moi, l’air ennuyé.
« À ce stade, même ces enfoirés de la secte vont croire qu’un démon a envahi l’école, non ? »
A-ri hocha la tête.
« Ahhh, sûrement. Ils ne vont pas tarder à se mettre à prier et à répéter : “Seigneur, Seigneur.” »
Normalement, si quelque chose d’aussi bizarre semait le chaos dans l’école, Aurélia serait intervenue.
Comment les choses allaient-elles tourner, cette fois ?
Si Ga-in avait fait les choses comme il fallait, Aurélia devait être en plein tourment intérieur…
Mais, comme toujours dans les Salles maudites, rien ne garantissait que tout se passerait comme prévu.
Dans tous les cas, il était temps que je me mette au travail, moi aussi.
« Aînée, je descends d’abord. »
« Aînée ? Tu ne m’appelles jamais comme ça, d’habitude. »
« La prochaine fois, imite un vampire ou autre chose, au lieu de ce Masque rouge pas drôle ! »
— Boum !
A-ri me lança une balle à l’arrière de la tête.
* * *
Quand je retournai au bureau administratif, des dizaines de professeurs étaient en plein désarroi.
Les choses ayant pris cette tournure, plusieurs professeurs directement liés à la secte s’étaient rassemblés.
Il était temps de les maîtriser.
[Activation de Psychologie des foules !]
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