Chapitre 403
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel Mystérieux ◈
Épisode 402 : Chambre 206, Salle maudite — « Le Roi démon qui ressuscite au bout de cent jours » (4)
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[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 239
Emplacement actuel : Chambre 206, Salle maudite — « Le Roi démon qui ressuscite au bout de cent jours »
Conseil du Sage : 3]
— Han Ga-in
Après la publication de mon entretien dans le « Journal de Paradise Happyhappy », on m’enferma à l’isolement.
J’étais content de ne plus avoir à travailler à la mine. Je me sentais beaucoup mieux.
Et puis, qu’est-ce que ça voulait dire, me mettre à l’isolement ?
Ils avaient peur que je fasse quelque chose de bizarre, alors ils m’avaient enfermé, mais ils n’avaient pas l’intention de me tuer.
Les informations sur le mystérieux massacre de masse dans la mine de Mirconium étaient passées en boucle à la télévision.
Ils allaient vraiment tuer le principal témoin à charge dans un moment pareil ?
Ça ne ferait qu’offrir aux médias un sujet encore plus énorme.
Voilà pourquoi, quand on voulait semer le trouble, il fallait y aller à fond.
Alors que je me détendais un peu et réfléchissais à la suite de mon plan, la porte de la cellule s’ouvrit soudain.
— Crrr…
Au moment où deux colosses surgirent des ténèbres et me passèrent une cagoule sur la tête, je ne compris pas où mes calculs avaient déraillé.
* * *
« Salut. »
« … »
« Tu vas bien ? J’ai vu ton nom dans l’article. »
Mes calculs n’étaient pas faux.
Une entité que je n’avais pas prise en compte était simplement intervenue dans la pièce.
Les deux colosses qui m’avaient enlevé étaient Papy et Jin-cheol, et c’était Eun-sol qui les avait fait sortir.
« Attends, tu es une citoyenne de deuxième classe ? »
« Apparemment. »
« Waouh ! Moi, j’ai commencé comme citoyen de quatrième classe et j’ai été envoyé à la mine, alors qu’Eun-sol est née noble ? C’est quoi cette absurdité… »
« Désolée, mais laisse-moi parler. On n’a presque pas de temps. Je dois te renvoyer dans les huit minutes et retourner à mon poste. »
Ce qu’Eun-sol venait de dire impliquait quelque chose d’important.
Même les citoyens de deuxième classe, que ceux de quatrième classe considéraient comme des êtres bien au-dessus d’eux, ne pouvaient pas agir librement.
Au bout du compte, ils n’étaient que des rouages sous la surveillance de la ville.
« Je vais d’abord te dire où en sont les autres. Papy, Jin-cheol, écoutez bien vous aussi. »
Han Ga-in : citoyen de quatrième classe, mineur.
Park Seung-yeop : citoyen de quatrième classe, orphelinat.
« Seung-yeop joue un orphelin ? Lui qui était empereur… »
« Ne m’interromps pas. On est pressés. »
Cha Jin-cheol et Kim Mook-seong : citoyens de troisième classe, Agents de l’ordre.
Elena : citoyenne de troisième classe, actrice.
Kim Sang-hyeon : citoyen de deuxième classe, agent spécial.
« Vous avez entendu ? »
« Il manque trois personnes. »
« Mi-ro, A-ri et Song-i. Elles ne figurent sur aucune liste à laquelle j’ai accès. »
« Alors ça veut dire… »
« Il y a trois possibilités. Premièrement, le scellage. Deuxièmement, la citoyenneté de première classe. Troisièmement, l’absence de classement. »
« … »
« Tu sais ce qu’est le scellage. Les citoyens de première classe, ce sont Leon Kadyrov et ceux qui l’entourent. À quelques exceptions près, leur identité est totalement dissimulée. Les personnes sans classement, c’est comme celles qui n’ont pas de carte d’identité en Corée. La plupart appartiennent à des organisations criminelles. »
« Je comprends. »
« Voilà tout ce que je voulais te dire. Maintenant, à toi. Pourquoi as-tu provoqué tout ce bazar à la mine ? »
Comme le temps nous était compté, je ne lui racontai que l’essentiel.
« Je n’ai pas semé le trouble simplement parce que le travail était pénible. Tout le monde a perdu son Héritage ou sa bénédiction, pas vrai ? On est des gens ordinaires, maintenant. Alors, c’est extrêmement difficile d’échapper seuls à l’emprise du Paradis. »
« Ah, donc comme vous n’avez pas de superpouvoirs et que vous ne pouvez pas vous libérer seuls de l’emprise du Paradis, vous avez décidé de foutre le bordel dans tout le Paradis ? »
« … Il faut semer la confusion si on veut pouvoir agir librement. »
« Ça se tient. Continue comme ça. Je te soutiendrai, alors plantez-les tous avec des fourches ou un truc du genre. »
Eun-sol me dit très sérieusement de faire de mon mieux pour lancer une révolution prolétarienne.
Eun-sol était la benjamine d’une famille de chaebols.
…
C’est vrai. C’était là un autre des charmes de l’Hôtel.
« Tu t’en sors bien. On doit se séparer, il ne nous reste plus de temps. Ah, à partir de demain, les autorités chargées de l’enquête vont te convoquer. Tu es prêt ? »
« Bien sûr. »
« Je te fais confiance. »
* * *
Le lendemain, avant l’aube, des hommes en costume m’emmenèrent devant un haut magistrat de deuxième classe.
Je réalisai une nouvelle fois à quel point la ville prenait l’affaire au sérieux.
Après tout, seuls quelques citoyens de quatrième classe étaient morts, non ?
Ce n’était pas la bonne façon de voir les choses.
Si l’affaire s’était soldée par un effondrement de galerie, comme Rupert l’avait prévu, personne n’y aurait prêté attention. Mais il s’agissait d’un meurtre.
La sécurité publique de toute la ville était en jeu.
Le haut magistrat ne tarda pas à m’interroger.
« Citoyen de quatrième classe Han Ga-in. Jurez-vous qu’à partir de maintenant, vous ne direz que la vérité ? »
« Je le jure. »
« Sachez que le moindre mensonge dans vos déclarations entraînera votre exécution immédiate. »
« Bien sûr. »
« Je vais maintenant vous poser mes questions. D’après l’entretien que vous avez accordé à un journaliste du “Journal de Paradise Happyhappy”, le citoyen de troisième classe Rupert et ses hommes ont assassiné vingt-quatre mineurs. Est-ce exact ? »
« C’est exact. »
À cet instant, Rupert, qui écoutait depuis l’autre côté de la pièce, ne put contenir sa colère.
« Hé ! Espèce de démon… »
— Bang !
Le haut magistrat frappa son bureau de son maillet en bois et fusilla Rupert du regard.
« Rupert. »
« … Oui. »
« Si vous m’interrompez encore une fois, vous ne sortirez pas d’ici entier. »
« Je vous prie de m’excuser, honorable magistrat. Je ne vous interromprai plus. »
« Han Ga-in, je vais vous poser la question à nouveau. Rupert a réfuté vos accusations de la manière suivante. »
Ils avaient donc interrogé Rupert sur les faits avant de m’interroger.
Dans ce genre de situation, je sentais bien la différence de traitement entre les citoyens de quatrième et de troisième classe.
Qu’allait prétendre Rupert ?
Allait-il tout nier et inventer des mensonges de toutes pièces ?
Ça m’aurait facilité la tâche.
Il suffisait d’écouter un instant des mensonges inventés à la va-vite pour en repérer les failles.
« Premièrement, Rupert reconnaît que vingt-quatre mineurs ont été assassinés. Rupert admet que le précédent rapport, qui attribuait les décès à l’effondrement d’un tunnel, était mensonger. »
« … »
« Pour votre information, Rupert, cela suffit déjà à vous démettre de vos fonctions. Le reconnaissez-vous ? »
« Oui. J’accepterai également d’être puni pour ma mauvaise gestion de la mine. »
Rupert reconnaissait donc qu’il s’agissait d’un meurtre, et non d’un accident.
Rupert avait d’abord tenté d’étouffer l’affaire par crainte de ruiner sa carrière. Mais maintenant que l’histoire avait pris une telle ampleur et qu’il risquait d’être accusé de meurtre, il avait renoncé à toute carrière.
« La suite des déclarations de Rupert diffère complètement des faits que vous avez rapportés. »
« Je vous écoute. »
« Les vingt-quatre victimes étaient des “contremaîtres” de la mine. De par la nature de leur travail, ils étaient susceptibles de s’attirer le ressentiment des autres mineurs. Vous n’en avez pas parlé à la presse. »
« … Je le reconnais. Toutefois, Votre Honneur, j’ai caché leur fonction parce que je ne pensais pas que c’était nécessaire. »
« Pas nécessaire ? »
« Nous travaillions tous ensemble à la mine. Forcément, nous étions proches, comme des frères aînés et cadets, et nous affrontions toujours ensemble des tâches difficiles et épuisantes. Il n’y avait donc aucune raison de faire la distinction entre les ouvriers et les contremaîtres… »
« Hé ! Qu’est-ce que tu viens de dire ? Vous traitiez les contremaîtres comme des frères aînés et cadets ? Espèce de menteur à la con… »
— Bang !
Cette fois, le haut magistrat ne prit même pas la peine de parler. Il fit simplement un léger geste.
— Crac !
« Aïe ! »
Les Agents de l’ordre chargés de maintenir le calme dans la salle d’audience plaquèrent sans pitié la tête de Rupert contre le bureau.
« Je comprends. Vous dites qu’il n’y avait aucune raison de distinguer les contremaîtres des ouvriers ? »
« Après tout, nous sommes tous des citoyens de quatrième classe, non ? »
Ma réponse fit mouche.
Je le compris à l’expression du magistrat.
Qu’est-ce qu’un citoyen de deuxième classe, si loin au-dessus de nous, pouvait bien savoir du travail à la mine, où de misérables citoyens de quatrième classe mouraient les uns après les autres ?
Le magistrat ne devait pas s’y intéresser. Contremaîtres ou non, à ses yeux, ils se ressemblaient tous.
« Han Ga-in, vous avez expliqué pourquoi vous n’avez pas révélé à la presse la fonction des victimes. Mais Rupert affirme ne pas avoir fait de mal aux vingt-quatre ouvriers. »
N’était-il pas temps que je joue mon rôle, moi aussi ?
Je venais de dire que les victimes étaient comme des frères aînés et cadets pour moi.
« Rupert, espèce de salaud ! Tu n’entends pas les cris des frères que tu as enterrés sous terre ? Franchement… »
— Crac !
Comme prévu, les Agents de l’ordre me plaquèrent à mon tour la tête contre le bureau en bois.
Ça faisait mal, mais c’était un prix raisonnable à payer si ce geste transmettait ma « sincérité » au magistrat.
« … Hum. Excusez-moi d’avoir fait un tel esclandre. »
« D’après Rupert, les meurtriers des vingt-quatre victimes seraient les quatre cent quatre-vingts mineurs, vous compris. Leur mobile aurait été le ressentiment envers les contremaîtres dont nous parlions. Qu’en pensez-vous ? »
« Votre Honneur, existe-t-il une preuve que nous ayons fait du mal aux victimes ? »
Ce ne serait pas facile à trouver.
Rupert avait ordonné à ses subordonnés d’effacer soigneusement les preuves.
« Il n’y en a pas. Mais il n’existe pas non plus de preuve que Rupert leur ait fait du mal. »
Il n’y avait pas assez de preuves pour déterminer qui était le meurtrier.
Ça me désavantageait.
Les mineurs, moi compris, étaient des citoyens de quatrième classe, tandis que Rupert était de troisième classe.
Rupert se trouvait dans la position humiliante de se faire battre chaque fois qu’il ouvrait la bouche, puisque le magistrat devant nous était un citoyen de deuxième classe. Mais il restait indéniablement de troisième classe, et non de quatrième.
Si les preuves n’étaient pas claires, de quel côté le tribunal se rangerait-il ?
Évidemment, celui du citoyen de troisième classe.
Rupert pouvait donc se passer de preuves, contrairement à moi.
J’en avais donc préparé.
« Votre Honneur, c’est faux. Il existe une preuve que Rupert a fait du mal aux contremaîtres. »
« Parlez. »
« Quand j’ai été interrogé par le “Journal de Paradise Happyhappy”, il y a quelques jours, j’étais bouleversé et j’ai oublié de le mentionner. Mais je m’en suis souvenu récemment. Votre Honneur, les vingt-quatre victimes ne sont pas toutes mortes dans la mine. »
Les yeux du magistrat s’écarquillèrent à ces mots.
« Quoi ? »
« Je m’en souviens très bien ! Erickson, le contremaître de l’équipe onze ! Couvert de sang, Erickson a échappé aux griffes de Rupert et s’est enfui de la mine jusqu’à la surface. »
Il y avait une différence entre la mine et la surface.
À cause de sa nature, l’intérieur de la mine était sombre et l’électricité fonctionnait mal ; il n’y avait donc pas de caméras de surveillance.
En revanche, la surface était truffée de caméras chargées de surveiller les mineurs.
À cause de ces caméras, la moindre erreur nous coûtait une partie de nos repas et de notre sommeil.
Il était temps d’en tirer quelque chose en retour.
« Il y a des centaines de caméras de surveillance à la surface ! Il doit bien y avoir quelque part des images d’Erickson s’enfuyant couvert de sang. Si les données ont été effacées, restaurez-les et… »
Je n’eus pas le temps de finir que le magistrat réagit.
« Claude ! »
« Oui. »
« Je vais délivrer un mandat. Emmenez immédiatement les Agents de l’ordre et saisissez les enregistrements des caméras de surveillance de la mine de Mirconium, dans le district dix-sept ! »
« Je pars tout de suite. »
Il n’y avait aucun moyen de déterminer qui avait tué les vingt-trois contremaîtres morts sous terre.
Mais le cas du contremaître mort à la surface était différent.
Tous les mineurs avaient été piégés dans la mine, et pourtant, l’une des victimes était morte à la surface ?
Cela signifiait que le coupable n’était pas un mineur.
Et c’était la vérité.
Rupert avait bel et bien tué le seul contremaître mort à la surface.
Le monde ne ferait pas de distinction entre le contremaître mort à la surface et ceux morts sous terre.
Quand je tournai la tête, je vis le visage de Rupert blême, le désespoir s’emparant de lui.
…
Maintenant que le procès était réglé, il était temps de passer à l’étape suivante.
Un pour tous, tous pour un.
J’avais fait innocenter les mineurs dans leur ensemble des accusations de meurtre.
À présent, c’était à eux, tous ensemble, de se lever pour me défendre.
* * *
— Yoo Song-i
« Mademoiselle ! Pourquoi essayez-vous sans cesse de sortir ? »
« … Je me sens à l’étroit. »
« Oh là là ! Votre père ne vous a-t-il pas dit que c’était dangereux dehors ? »
« … »
« Dites-moi si vous avez besoin de quoi que ce soit. Je peux vous apporter tout ce que vous voulez. »
« D’accord. »
J’étais Song-i Kadyrov.
Une citoyenne de première classe, fille de Leon Kadyrov, le dirigeant du Paradis.
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