Chapitre 400
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’Hôtel mystérieux ◈
Épisode 399 : Chambre 206, Salle maudite — « Le Roi démon qui ressuscite après cent jours » (1)
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[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 232
Emplacement actuel : Niveau 2, hall central
Conseil du Sage : 3]
À l’aube, tout le monde sortit de sa chambre et se dirigea vers le hall du deuxième étage.
Comme prévu, deux paquets étaient arrivés sur l’immense table au centre du hall.
Il s’agissait des bottes ailées et de l’outil d’amélioration d’Eun-sol.
Eun-sol accourut, incapable de cacher son excitation, puis laissa aussitôt échapper une exclamation perplexe.
« Il n’y en a qu’un ? »
« Un ? »
« Il n’y en a qu’un ? »
Le paquet d’Eun-sol ne contenait qu’un seul outil d’amélioration : une broche qui brillait d’une lueur bleue.
…
Après qu’Eun-sol eut fait plusieurs démonstrations, tout le monde comprit la situation.
Le nouvel outil, « Rêve du papillon », était un outil fusionné, créé en combinant l’Insigne d’invisibilité, la broche qui invoquait le Papillon cauchemardesque et la toque de chef.
Il pouvait faire tout ce que les anciens outils permettaient, et disposait en plus de fonctionnalités supplémentaires.
À ce stade, il était pratiquement à la hauteur d’un Héritage.
Eun-sol ne cachait pas sa joie.
En revanche, les bottes ailées posèrent problème à tout le monde.
« H-Hein ? »
— Crac !
Plusieurs personnes les essayèrent à tour de rôle, mais aucune ne parvint à faire plus de quelques pas sans rouler par terre, et encore moins à voler.
Jin-cheol était allongé par terre, le regard vide.
« Il va falloir beaucoup s’entraîner. »
« On doit entrer dans une Salle maudite aujourd’hui. »
« Ouais. »
À la fin, A-ri décida de prendre les bottes ailées.
C’était la seule à avoir réussi à faire quelque chose qui ressemblait de près ou de loin à un vol.
Une fois les derniers préparatifs terminés, tout le monde se retrouva devant la chambre 206.
« … »
« … »
Dans le silence tendu, grand-père se racla la gorge.
« Hum… Entrons. À quoi bon rester plantés là plus longtemps ? »
Song-i demanda alors : « À votre avis, qui sera scellé cette fois ? »
« Qui sait… Ga-in ? »
Non, certainement pas !
« Grand-père, j’ai été scellé dans les chambres 201 et 205. L’être aussi dans la 206, ça commence à faire beaucoup… Si c’est comme ça, appelez pas ça “Scellement”. Appelez ça “Han Ga-in affaibli”. »
« Enfin, au moins, je ne pense pas que ce sera moi. »
— Grincement !
Enfin, la dernière Salle maudite du deuxième étage s’ouvrit.
* * *
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 232
Emplacement actuel : Chambre 206, Salle maudite — « Le Roi démon qui ressuscite après cent jours »
Conseil du Sage : 3]
L’obscurité emplit mon champ de vision.
Un espace brumeux où je ne voyais rien.
Quoi ?
Ne me dites pas que j’étais encore scellé ?
Ces enfoirés de l’hôtel, vraiment…
…
Non.
Je n’aurais pas pu réfléchir aussi longtemps si j’avais été scellé.
En plus, je voyais clairement le nom de la Salle maudite.
Le Roi démon qui ressuscite après cent jours.
Un titre d’une clarté incroyable.
Il semblait signifier que je devais empêcher la résurrection du Roi démon dans le délai de cent jours.
À cet instant, le brouillard autour de moi se mit à tournoyer.
Alors…
Une voix mystérieuse résonna quelque part.
« Nous prions au milieu de la destruction qui approche. Puisse la raison inébranlable soutenir le monde. Puisse le chaos qui emplit l’univers ne pas envahir notre petite cage. »
Qui était-ce ?
« Ô Raison indomptable ! Protège le monde par la juste raison ! »
À l’instant où ces paroles retentirent, une pression indescriptible me força à tomber à genoux.
Il y avait de la lumière.
Cette lumière incarnait toute la rationalité accumulée par l’humanité, un rejet ferme de tout ce qui était surnaturel.
Je compris immédiatement ce que je devais faire.
*Conseil, il m’en faut un maintenant ! N’importe quoi ! Je vais utiliser les trois, alors donnez-moi une réponse utile, s’il vous plaît !*
[Conseil : 3 -> 0]
[Examine le scénario. Ensuite, fais ce que tu fais le mieux.]
* * *
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 235
Emplacement actuel : Chambre 206, Salle maudite — « Le Roi démon qui ressuscite après cent jours »
Conseil du Sage : 3]
Pour résumer les informations que m’avait fournies la Compréhension du scénario le premier jour et ce que j’avais vécu au cours des trois derniers jours :
Premièrement, tous les moyens « surnaturels » avaient cessé de fonctionner.
Le Grimoire ne réagissait pas du tout, et la fenêtre de statut s’était réduite à un hologramme qui n’affichait que la date.
Naturellement, mon Tatouage de téléportation ne fonctionnait pas non plus.
La raison était évidente : la Raison indomptable, qui s’était activée au moment où nous étions entrés.
Deuxièmement, l’endroit où je m’étais réveillé était une ville appelée Paradis.
Paradis répartissait les humains en quatre classes, et j’étais un citoyen de quatrième classe.
Troisièmement, pour autant que je sache, Paradis était l’endroit le plus infernal du monde.
— Clang ! Clang !
« Argh… C’est déjà le matin ? »
« J’ai l’impression de m’être endormi à l’instant. »
« Putain ! Même si on dort peu, là, c’est vraiment trop cour- »
— Citoyen de quatrième classe Paulo, grossièretés détectées.
« H-Hein ? C’était juste une erreur… »
— Le déjeuner d’aujourd’hui est supprimé.
La veille, on ne nous avait accordé que cinq heures de sommeil.
Notre temps de sommeil avait été réduit de vingt pour cent parce que nous n’avions pas atteint le quota de la journée.
« Rassemblement ! Rassemblement ! »
Des cris bruyants retentirent de tous côtés.
Bientôt, des gens au visage épuisé sortirent du dortoir collectif et se mirent en marche.
Certains titubaient, incapables de lutter contre la fatigue. Chaque fois, le contremaître, un grand gaillard, leur criait dessus et leur donnait des coups de pied.
« Bande de feignasses ! Si le Progéniteur l’apprenait, il dirait que des vermines comme vous ne méritent même pas un bol de bouillie ! »
La rééducation par le travail du district 13, où je vivais, avait commencé.
Je m’efforçai de garder l’esprit clair et pris un chariot sur les rails en direction de la mine.
Alors…
— Cling ! Cling !
Autour de moi, des gens à moitié nus se mirent à manier leur pioche.
Mon travail était un peu moins pénible que le leur. Après que les mineurs eurent extrait du minerai plein d’impuretés, je le mélangeais à de l’eau et le traitais d’une façon ou d’une autre.
« Hé ! Han Ga-in ! »
« … Oui. »
« Tu comptes travailler comme ça ? Tu gaspilles tout ce Mirconium précieux ! »
« Désolé. Je vais me concentrer davantage… »
« Pas de déjeuner pour toi aujourd’hui. »
« … »
J’avais l’impression de perdre la tête.
* * *
À la fin du service du matin, le chariot nous emmena plus profondément dans la mine de charbon.
Ici, mon travail consistait à dégager avec une grosse pelle le sable qui tombait de partout.
Un mineur âgé prit la parole d’une voix lasse. « Contremaître, de l’eau… Juste une gorgée d’eau… »
Le contremaître qui gardait le récipient d’eau s’irrita et donna un coup de pied au vieil homme.
« Quelle eau ? La ferme, tu veux bien ? »
Un autre mineur, témoin de la scène, ne put se retenir.
« P-Peterson ! Ça fait déjà trois heures qu’on travaille. Comment veux-tu qu’on tienne avec trois cents millilitres d’eau ? »
À ces mots, Peterson, le contremaître, lança un regard noir au mineur.
« Qu’est-ce que t’as dit ? C’est pas de votre faute si ça arrive, à vous autres, qui avez glandé hier ? »
« Glandé… »
« Vous avez manqué le quota de quatre pour cent ! Roy, la ferme et retourne au travail. Si vous ratez encore le quota aujourd’hui, vous perdrez aussi vos repas la prochaine fois ! »
Intimidés par la fougue de Peterson, tous les mineurs baissèrent la tête et s’affairèrent en évitant le regard du contremaître.
« Hmph. Quelle bande de vermines ! »
J’avais l’impression de perdre peu à peu la raison.
* * *
Sur le chemin du retour, après la fin du service du soir, je réfléchis soigneusement à la situation.
Qu’est-ce qui se passait, bon sang ?
Pourquoi m’avait-on envoyé dans cette ville horrible, donné le statut infâme de citoyen de quatrième classe et obligé à travailler toute la journée ?
Les mots-clés que la Révélation des secrets célestes m’avait donnés pour la chambre 206 étaient les suivants.
« Conflit à trois, trope courant en fiction, vérifier régulièrement la date. »
Quel rapport avec cette réalité de merde ?
Qui étaient les trois parties, et quel trope courant pouvait expliquer tout ça ?
Je vérifiais chaque jour la date sur ma fenêtre de statut, mais tout semblait normal.
Et ce n’était pas la seule question que je me posais.
Plus j’examinais les choses une à une, plus les questions s’accumulaient au lieu de trouver des réponses.
La chambre s’intitulait « Le Roi démon qui ressuscite après cent jours », mais qu’était-ce exactement, ce Roi démon ?
J’avais interrogé les mineurs qui partageaient ma chambre, mais aucun n’en savait rien.
Ils s’étaient même moqués de moi, en me demandant si je croyais encore à ces histoires alors que je n’étais plus un enfant.
Je me fichais que des PNJ se moquent de moi.
Ce qui me déconcertait vraiment, c’était que trois jours s’étaient écoulés sans que je croise un seul de mes compagnons.
Où étaient-ils tous passés ?
Étaient-ils devenus des citoyens de quatrième classe comme moi, à manier la pioche jusqu’à l’épuisement ?
Ou bien étaient-ils citoyens de deuxième ou troisième classe, chargés de travailler dans la ville ?
Et les citoyens de première classe, les maîtres de tout Paradis ?
Je n’en savais rien.
Si ma fenêtre de statut avait fonctionné normalement, j’aurais pu vérifier où se trouvaient mes compagnons. Mais elle était devenue une sorte d’horloge opaque, et je n’avais aucun moyen de vérifier quoi que ce soit.
M’efforçant de garder l’esprit clair, qui s’étiolait, je regagnai le dortoir collectif avec les autres mineurs.
« C’est quoi, ça, encore ? »
« Putain ! On n’a encore pas atteint le quota ? »
« C’est n’importe quoi ! On l’a tous vu tout à l’heure, non ? On avait rempli les chariots sans laisser le moindre espace… »
« Ce salopard de contremaître ! »
« Le contremaître ? »
« Ce salaud en a forcément détourné une partie ! »
Les mineurs, qui étaient trop épuisés pour bouger, débordèrent soudain d’énergie.
L’avis qui avait provoqué cette réaction contenait un message tout simple.
[Quota non atteint à plusieurs reprises. Le temps de sommeil sera réduit de 10 % pendant les deux prochains jours.]
À cet instant, j’eus du mal à contenir la rage qui bouillonnait au fond de mon âme.
Si un contremaître comme lui se retrouvait encore devant moi, je voulais le battre à mort, sans me soucier de ce qui arriverait ensuite.
« Hé ! Dans ces moments-là, il faut se coucher le plus vite possible ! »
Allongé dans mon lit, je repensai aux épreuves des trois derniers jours.
Le travail minier infernal qui se poursuivait du matin au soir, tous les jours.
La bouillie de maïs aqueuse, dont quelqu’un avait clairement détourné une partie des ingrédients, et les morceaux de graisse rance qu’on nous servait en guise de repas.
Au mieux, nous avions cinq heures de sommeil, et ce temps était réduit presque chaque jour.
Et en plus, le contremaître détournait même les minerais que nous avions eu tant de mal à extraire.
La confusion qui m’emplissait l’esprit commença lentement à s’estomper.
Au bout d’un moment, des mots comme Roi démon et Révélation des secrets célestes ne me venaient même plus à l’esprit.
Je me rappelai le conseil que la Chouette m’avait donné avant que ma fenêtre de statut ne déraille.
« Fais ce que tu fais le mieux. »
Ce que je faisais le mieux.
…
La situation était trop compliquée pour que je la comprenne ?
Non. Ce n’était pas ça.
La situation était incroyablement simple.
Et ce que je devais faire était tout aussi clair.
Un unique drapeau rouge me traversa l’esprit.
Les prolétaires n’ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner.
Notes de bas de page :
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