Chapitre 27
WeTried Translations
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Échapper à l’Hôtel Mystérieux ◈
Épisode 26 : Explorer l’ascenseur, entrer dans la chambre 103 (révisé)
──────
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 9
Emplacement actuel : Niveau 1, chambre 105
Conseil du Sage : 3]
Comme d’habitude, à sept heures du matin, dès que tout le monde se rassembla dans la chambre d’hôtel pour le petit-déjeuner, l’affichage s’alluma.
/Aujourd’hui, l’hôtel est fermé. Les repas seront fournis./
« Qu’est-ce que ça veut dire, tout à coup ? »
« Aujourd’hui, c’est congé ? On est censés se reposer, mais ils vont quand même nous nourrir ? Qu’est-ce que ça veut dire, bordel ? »
« Euh… Je crois que je peux vous expliquer. »
À la voix claire d’A-ri, tout le monde se tourna vers elle.
« Tu sais quelque chose ? »
« D’après les informations qu’on a réunies, l’hôtel nous accorde régulièrement des “jours de sécurité” comme celui-ci. En gros, aujourd’hui, il n’y aura pas d’événement punitif même si on n’entre pas dans une Salle maudite. »
« Donc, en d’autres termes, on peut se la couler douce aujourd’hui ? »
« C’est ça. Tu as compris. On a plus ou moins terminé deux salles et on a beaucoup travaillé. L’hôtel nous dit de nous reposer aujourd’hui. »
Cette bonne nouvelle, rare de la part de l’hôtel, illumina tous les visages.
Une journée entière de congé, sans rien d’horrible qui nous tombe dessus !
La suite s’enchaîna rapidement.
Tout le monde termina de manger en un rien de temps, débordant d’impatience, puis se dispersa dans les installations du niveau B1, comme le jour de l’incident de la piscine.
Les femmes partirent ensemble, parlant d’aller au bar et de nager. Jin-cheol et Mook-seong, qui s’étaient chamaillés jusqu’à la veille, prirent la direction de la salle de sport en disant qu’ils allaient enfin faire de l’exercice.
Seung-yeop avait eu l’air de vouloir suivre A-ri à tout prix, mais dès qu’il comprit qu’il s’agissait d’une sortie entre filles, il afficha une mine profondément déçue et disparut quelque part.
Quant à moi…
Quand les autres descendirent de l’ascenseur au niveau B1 et partirent chacun de leur côté, je restai seul à l’intérieur.
Je n’avais rien de particulier à faire pour me reposer, et c’était l’ascenseur qu’on disait en panne depuis le premier jour.
J’avais le pressentiment qu’il cachait quelque chose.
« Il est en panne. »
Mais qu’est-ce qui était en panne, au juste ? Je savais déjà que je ne pouvais pas aller au deuxième ni au troisième étage.
Y avait-il autre chose ?
Je l’examinai attentivement de haut en bas.
À première vue, il n’avait rien de différent d’un ascenseur ordinaire. Un petit écran en haut indiquait le numéro de l’étage, et le panneau à droite affichait les niveaux du B1 au troisième étage. Les boutons des deuxième et troisième étages ne s’allumaient pas.
Et…
Tout en bas du panneau se trouvait un bouton rouge marqué « Évasion ».
Un bouton d’évasion ?
D’habitude, le bouton du bas sur un panneau d’ascenseur ne servait-il pas à prévenir quelqu’un qu’on était coincé à l’intérieur après une panne ?
Le mot « Évasion » éveilla aussitôt mon intérêt.
Devais-je appuyer dessus ? Les yeux rivés à la fenêtre de statut, j’approchai lentement la main.
En cas de danger, elle m’avertirait.
Aucune notification n’apparut, même au moment où j’allais appuyer. Je finis donc par enfoncer le bouton.
Clic !
L’instant d’après, la partie inférieure du bouton rouge bascula et révéla un écran !
C’était un écran où saisir un code. Une mise en garde était inscrite à côté, en tout petits caractères.
/Saisissez le mot de passe en portant une combinaison de protection./
Une combinaison de protection ? Qu’est-ce que c’était ? Et quel code devais-je entrer ? Tout en gardant un œil sur la fenêtre de statut, j’approchai mon doigt des chiffres au hasard.
[Si le mot de passe d’évasion est incorrect, vous serez incinéré.]
Ce message glaçant me fit retirer aussitôt la main. Incinéré. Cet hôtel de merde avait vraiment des dispositifs conçus pour tuer partout.
C’était absurde, mais je venais aussi de comprendre quelque chose.
C’était réel. Si je parvenais à trouver une combinaison de protection et à l’enfiler, puis à découvrir le mot de passe, ce dispositif me permettrait de m’échapper !
J’avais découvert une autre issue de secours hors de l’hôtel.
[Votre compréhension de l’hôtel a légèrement augmenté.]
Ravi, pour la première fois depuis un moment, à l’idée d’en parler avec mes compagnons, je remarquai une inscription gravée à côté du panneau qui venait d’apparaître.
<Issue de secours 1, ne le dites à personne>
Je retins mon souffle. Sans m’en rendre compte, mon cœur s’était mis à battre à tout rompre.
Qu’est-ce que ça signifiait ? Qui avait écrit ça ? Et pourquoi me demandait-on de n’en parler à personne ?
Je restai planté là, perdu dans mes pensées, puis le panneau disparut au bout d’un moment, comme je n’y touchais pas.
Qu’est-ce que je devais faire ?
On ne se connaissait que depuis une semaine environ. Pourtant, en si peu de temps, on avait traversé des épreuves qui avaient failli nous tuer, et des liens solides s’étaient formés entre nous.
Naturellement, je devrais leur faire confiance et leur raconter tout ce que j’avais découvert.
Mais…
Une idée me traversa soudain l’esprit.
Et si une seule personne pouvait emprunter cette issue de secours ? Et si c’était pour ça qu’on m’avait averti de n’en parler à personne ?
Le révéler ne risquait-il pas de semer la discorde ?
Pour l’instant, je décidai d’enfouir cette découverte dans un coin de ma tête et sortis de l’ascenseur.
Je longeais le couloir du niveau B1, préoccupé par cette idée, quand quelqu’un s’approcha de l’autre bout.
« Tu as dit que tu allais examiner quelque chose. Tu as trouvé quoi ? »
Je me faisais cette réflexion à chaque fois, mais j’avais vingt ans et A-ri en avait seize. N’était-ce pas étrange qu’on se mette si naturellement à se tutoyer dès qu’on se retrouvait seuls ?
Cela dit, je n’avais pas envie de me disputer pour une broutille dans cet hôtel éprouvant.
« Je ne suis pas sûr. J’ai surtout confirmé ce qu’on savait déjà. Les boutons des deuxième et troisième étages ne s’allumaient toujours pas. »
« Tu dois sûrement terminer une salle précise du premier étage avant de pouvoir y accéder. »
« Une salle précise ? »
« On l’appelait la Salle de passage. On peut y entrer après avoir obtenu certains résultats dans toutes les autres salles, et si on la termine, on peut passer à l’étage suivant. »
« Qu’est-ce que tu entends par “certains résultats” ? »
« Ça change à chaque fois. Parfois, il suffit de s’échapper de toutes les autres salles, mais parfois, il faut en résoudre complètement une à trois. »
« Les résoudre complètement… »
« On n’a terminé que deux salles jusqu’ici, mais jusque-là, notre objectif était seulement de survivre et de nous échapper.
« Mais… si on veut quitter l’hôtel, il faudra bien finir par détruire la Source de la Malédiction dans au moins quelques salles.
« C’est là que les trésors dont l’hôtel ne cesse de parler commenceront à apparaître, et on devra s’en servir pour avancer dans les niveaux suivants. »
« Encore un obstacle après l’autre. Mais dans la Maison de l’Horreur, détruire la Source de la Malédiction, ça veut dire qu’il faut tuer ce monstre ?
« Après avoir vu le souvenir que tu m’as montré hier, j’arrive mal à imaginer que des humains puissent faire quoi que ce soit contre lui. »
« Je ne sais pas non plus. C’est peut-être vraiment ce qu’il faudra faire, ou alors on peut voir les choses plus simplement. »
« Plus simplement ? »
« À proprement parler, le Grand Démon des Profondeurs était-il notre ennemi principal dans la Maison de l’Horreur ? Si on suit le scénario, le grand démon était simplement enseveli sous terre. Le véritable ennemi, c’était l’Ancien, non ? Peut-être qu’il suffirait de l’éliminer… »
« Ce serait mieux, mais on ne le saura qu’en essayant. »
Tandis que nous parlions de nos projets, je me rendis compte que nous discutions seuls depuis un bon moment.
« Au fait, les filles n’avaient-elles pas dit qu’elles iraient au bar avant d’aller à la piscine ? Pourquoi es-tu sortie seule ? »
« Comment une mineure pourrait-elle boire ? Et puis, je n’aime pas vraiment nager. »
« Seung-yeop doit te chercher partout. »
« Je l’évite sans problème. »
Je ne sus quoi répondre. Elle disait si tranquillement qu’elle l’évitait. Il y avait un garçon qui voulait jouer les Roméo, mais sa Juliette n’était manifestement pas intéressée.
Nous finîmes par nous séparer naturellement, et je pus enfin faire ce que j’avais envie d’essayer.
J’allai au zoo dont Song-i m’avait parlé et observai plusieurs animaux étranges. Je goûtai un cocktail bizarre au bar et, aux heures des repas, nous nous retrouvâmes dans la chambre 105 pour rire, discuter et passer un bon moment.
C’est ainsi que notre journée de congé prit fin.
À la fin du dîner, personne ne parvenait à cacher sa mine sombre.
Tout le monde le savait.
Dès demain, il nous faudrait reprendre notre marche forcée.
* * *
[Utilisateur : Han Ga-in (Sagesse)
Date : Jour 10
Emplacement actuel : Niveau 1, chambre 103 (Salle maudite – Ferme des Animaux)
Conseil du Sage : 3]
Mouuuuuuh~~~~
Mais qu’est-ce que c’était que ça ? C’était vraiment le son qui sortait de ma bouche ?
Le lendemain de notre pause, nous entrâmes tous dans la chambre 103, dans une ambiance désormais presque familière. Quand je repris connaissance après avoir perdu brièvement connaissance,
j’étais devenu le Taureau Noir.
Je croyais avoir vécu tout ce qu’il était possible d’imaginer d’absurde, mais il se passa encore quelque chose qui dépassait tout ce que j’aurais pu concevoir. Heureusement, un message arriva.
Mook-seong : Waouh ! Cet hôtel est vraiment con, hein ? Dépêchez-vous de dire dans quel état vous êtes !
Eun-sol : Je crois… que je suis un serpent.
Song-i : Je suis une oie…
Elena : Je crois que je suis un golden retriever.
Kim A-ri : Un chat. Peut-être un chat des forêts norvégiennes ?
Park Seung-yeop : Un loup ! C’est trop génial !
Han Ga-in : Mouuuuuuh !
Cha Jin-cheol : Je suis un cochon… Un sanglier.
Mook-seong : Rien de nouveau, quoi.
Porc de malheur : Cherche pas la bagarre. Ah, tu as déjà changé ton nom. Vieille baderne sénile, franchement.
Serpent rusé : Trouvons d’abord chacun où nous sommes et ce qui se passe, puis on en reparlera. Vous avez dit que notre limite de messages était basse.
Roi des Rats : Ouais, on en a déjà utilisé plus de la moitié. Faites le point de votre côté, et on en reparle dans environ deux heures.
Porc de malheur : Le Roi des Rats, mon cul. T’es complètement dingue !
Ah… Quelle épreuve nous attendait cette fois ?
J’avais déjà l’impression de devenir fou. Pris de vertiges, je perdis connaissance.
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>