Chapitre 111
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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Échapper à l’hôtel mystérieux ◈
Épisode 110 : Chambre 107, salle des portes — Première épreuve (1)
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Épisode 110 : Chambre 107, salle des portes — « Train des Doppelgängers » (1)
— Park Seung-yeop
Quoi ? Mais qu’est-ce que… Qu’est-ce qui se passe ?!
Des cris retentirent soudain à l’avant du train. Puis Ga-in me posa une question bizarre et se mit à faire quelque chose d’insensé ! Pour commencer, il s’approcha tranquillement de Grand-père Mook-seong et lui emprunta son arme.
« Grand-père, j’aimerais vérifier quelque chose. Vous pourriez me prêter votre arme ? »
Qui se méfierait d’un compagnon simplement parce qu’il demande une arme à emprunter ?
« Tu vas tirer sur la fenêtre ou quelque chose comme ça ? Vas-y. Mais je doute que ça la brise. »
« Hum. Les héritages ne peuvent pas être copiés, mais les armes à feu, si ? C’est plus pratique qu’un couteau. »
« Quoi ? »
« Grand-père, vous vous souvenez du nom de votre petit-fils, celui qui est mort ? »
« Pourquoi tu me demandes ça tout à coup ? Il s’appelait… Comment déjà ? »
— Pan !
À peine Grand-père Mook-seong eut-il incliné la tête que Ga-in appuya sur la détente.
…
Les cris envahirent aussi le wagon où je me trouvais.
« G-Ga-in ! Qu’est-ce que tu fabriques, bon sang ?! »
« Donne-moi le nom de tes frères et sœurs. »
« Quoi ? Pourquoi tu me demandes ça tout à coup… »
— Pan !
« Comment s’appelaient les chiens que tu avais chez toi ? »
« Aaaah ! Grand frère ! Sauve-moi… »
— Pan !
En un instant, Grand-père Mook-seong, Eun-sol et Song-i s’effondrèrent. Ils étaient morts ?
J’ai tellement peur…
Qu’est-ce qui se passe ?
— Crac !
Quelque chose fut projeté, puis j’entendis des cris. Jin-cheol et Ga-in se battaient.
« Ga-in, espèce de taré ! Mais qu’est-ce que… »
« C’est moi, le taré ? Vraiment ? Tu ne crois pas que c’est plutôt l’inverse ? »
« Mais de quoi tu parles ? Attends, tu n’es pas Ga-in, c’est ça ? Un fantôme a pris possession de toi ? »
— Crac !
« Bien sûr que non. Je ne suis pas Han Ga-in. Et toi non plus. »
« C’est quoi ces conneries… »
« Tu ne sais vraiment pas ? Ou tu fais semblant de ne pas savoir parce que tu ne veux pas l’admettre ? Si tu es bien Cha Jin-cheol, sors l’étoile. »
« … »
Qu’est-ce que ça voulait dire ?
Jin-cheol, qui criait encore quelques instants plus tôt, sortit l’étoile et s’immobilisa soudain, comme si son âme avait quitté son corps.
Quelque chose clochait. Si l’étoile était apparue, une vague immense aurait dû me parcourir et me hérisser la peau. Pourquoi ne se passait-il rien ? Ga-in s’approcha calmement et poignarda Jin-cheol.
« Tu comprends, maintenant ? Tu l’avais déjà senti, pas vrai ? La souffrance recommencera un jour, mais pour l’instant, repose-toi. »
…
Un à un, les vivants du wagon se firent de moins en moins nombreux. J’avais peur. Tellement peur que mon cœur battait à tout rompre et que j’étais incapable de bouger.
— Toc !
Le seul survivant de ce wagon, à part moi, s’assit en face de moi.
« Ça va ? Tu es couvert de sueur froide. »
« … »
« Détends-toi. Il faut continuer. »
« Qui êtes-vous ? »
« Tu ne sais toujours pas ? Moi non plus, je ne sais pas encore vraiment qui je suis. Mais une chose est sûre : tu es le seul “vrai” dans ce wagon. »
« … »
« Tous les autres sont faux. Moi compris. Nous sommes probablement des participants d’il y a très longtemps. »
« Comment vous le savez ?! »
« Depuis le début, je me sentais mal à l’aise dans mon corps. Sans doute parce que ce n’était pas le mien. Ensuite, je me suis demandé pourquoi le perroquet m’avait ignoré. Il n’a réagi qu’à toi, pas vrai ? C’est parce que tu es le seul qu’il connaît. Puis, en regardant dehors, j’ai remarqué quelque chose d’étrange dans mes souvenirs. Je me rappelais un projet de reboisement de mon enfance, mais il a pris fin il y a des décennies, non ? Impossible qu’un tel projet ait eu lieu pendant l’enfance de Han Ga-in. Enfin, j’ai essayé d’invoquer le Grimoire, mais seul un livre ordinaire qui en imitait l’apparence est apparu. Le train n’a fait que sceller nos bénédictions. Si un héritage est apparu sous une forme factice, il n’y a qu’une explication : le véritable héritage n’est pas avec moi. »
« … »
« Ah, mais qui suis-je, bon sang ? J’ai l’impression d’être tout près de me souvenir de quelque chose. »
« Pourquoi vous m’avez aidé ? »
L’homme rit longtemps, puis me caressa la tête.
« T’es vraiment un idiot, hein ? »
Cinq minutes avaient passé ? Quelqu’un traversa le wagon depuis l’avant. C’était Song-i, avec Pero perché sur son épaule. En la voyant, l’homme assis en face de moi prit la parole.
« Ah ! Tu es la “vraie” Song-i ? Comment tu l’as compris ? Parce que le perroquet t’a suivie ? Ou à cause de ton bracelet ? »
« … Qui est le vrai ? »
« Ça ne se voit pas ? C’est lui, le vrai ! »
Perspectives diverses, au bras droit de Song-i, émit un faible éclat.
« Ne t’emballe pas ! Tu crois que je vais le prendre en otage ou quoi ? Je n’ai aucune intention de m’abaisser à ça. »
« … »
« Accorde-moi un peu de temps. Juste un peu. »
« Du temps ? »
« Le temps de me rappeler qui je suis vraiment. J’ai éliminé les faux à l’avance pour vous. Tu ne peux pas m’accorder au moins ça ? »
Song-i s’approcha. Pero me donna un petit coup de bec sur la tête. Sans un mot, elle me prit le bras et s’adossa à la paroi du wagon.
« Song-i, qu’est-ce qui se passe ? »
« À part toi, tous ceux qui sont dans ce wagon sont faux. »
« J’ai entendu. »
« Dans mon wagon, j’étais la seule vraie. On dirait qu’on a tous été répartis dans différents wagons. »
Trois minutes avaient passé ? Ga-in — non, « quelqu’un » — qui semblait plongé dans ses pensées, se leva.
« Ça suffit. Je vais m’en occuper moi-même. Passez au wagon suivant. Et dépêchez-vous. »
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
« Quand l’hôtel décide de se servir de PNJ, il n’y a aucune chance que leur “personnalité d’origine” revienne. Pourtant, dès le début, je me sentais mal à l’aise, comme si je n’étais pas à ma place. Puis j’ai compris la vérité en regardant par la fenêtre. Tu vois ce que ça signifie, pas vrai ? Au bout d’un certain temps, tous les faux retrouvent leurs esprits. C’est une course contre la montre. Tu crois qu’ils coopéreront tous comme moi ? Dépêche-toi si tu veux sauver tes “vrais compagnons”. »
L’expression de Song-i se durcit aussitôt et elle s’approcha de l’homme. Sous son regard, « quelqu’un » eut un petit rire et leva tranquillement son arme contre sa tête.
… Une question continuait de me tarauder. Pourquoi cet homme m’avait-il aidé ?
Avant d’appuyer sur la détente, il marmonna :
« Ah, ça y est, je m’en souviens. Je m’appelle Cha Seung-jin. Pour me vanter un peu, j’ai servi dans la flottille des opérations spéciales de la marine et chez les Navy SEALs. Je suis sûr que je pourrai vous être très utile. Souviens-toi de mon nom. »
— Pan !
… Cet homme voulait une chance de ressusciter en échange de son aide. Song-i ramassa le pistolet près de son corps, puis prit le wagon suivant avec moi.
* * *
— Park Seung-yeop
Dès que nous entrâmes dans le wagon suivant, tous ceux qui s’y trouvaient nous dévisagèrent, les yeux écarquillés. Song-i et moi étions déjà dans ce wagon : nous étions donc soudain plus nombreux.
Au milieu de la confusion, Song-i, à côté de moi, leva son arme…
— Pan !
… et fit exploser la tête de la « fausse Song-i » qui se tenait juste devant nous !
« Que tous ceux qui ont un héritage le sortent, tout de suite ! »
Même sans que Song-i le dise, quelqu’un venait de traverser depuis un autre wagon et s’était mis à tirer. Les héritages étaient donc déjà apparus. Il ne fallut même pas une seconde pour comprendre qui était la « vraie » personne de ce wagon.
— Fshht !
A-ri, qui avait compris la situation en un instant, prit les faux à revers et se mit à les tuer !
… C’était pénible à regarder.
Même si c’étaient des faux, ils se croyaient être Han Ga-in, Yoo Song-i et Cha Jin-cheol. Étions-nous vraiment obligés de les tuer… ?
Song-i et A-ri attaquèrent des deux côtés, et les « faux » n’avaient aucun héritage.
Au bout du compte, ils furent tous massacrés si vite que j’en restai abasourdi. A-ri ramassa un pistolet sur le corps du faux Grand-père Mook-seong et vint nous rejoindre.
« Pero m’a juste effleurée en passant, alors je me suis demandé si c’était tout. Mais ils étaient tous faux ? C’est n’importe quoi. »
« Il faut se dépêcher ! »
« Hein ? »
« Un faux qui avait retrouvé ses esprits me l’a dit. Au bout d’un moment, les faux comprennent naturellement qu’ils sont faux. Qu’est-ce que tu crois qu’ils feront alors ? »
« … Allons-y tout de suite. Au fait, comment on fait pour reconnaître les vrais parmi ceux qui n’ont pas d’héritage ? »
« Je crois que Pero les reconnaît à vue d’œil. »
— Clic !
Le pistolet fut armé.
« Pour une fois, le perroquet qui nous est tombé dessus avec ce ballon doré sert à quelque chose. Contrairement aux héritages, on dirait que tous les Mook-seong du train ont reçu un pistolet. Je me demande si on pourra les emporter. »
Jusqu’au quatrième wagon, les choses se déroulèrent à peu près de la même façon.
Dès notre arrivée, A-ri et Song-i abattirent d’abord les A-ri, Song-i et Seung-yeop dont l’identité factice ne faisait aucun doute, puis envoyèrent Pero voler. Celui-ci traversa le wagon et atterrit sur l’épaule d’Eun-sol. Tous les autres furent tués.
Les problèmes commencèrent dans le cinquième wagon.
À notre arrivée, les « faux » du cinquième wagon commençaient déjà à se réveiller. Tandis que des « vrais moi » incompréhensibles s’éveillaient dans l’esprit de ceux qui, quelques instants plus tôt, se croyaient Yoo Song-i, Kim A-ri ou Park Seung-yeop, ils sombrèrent dans la folie et se déchaînèrent.
Un point jouait en notre faveur : le vrai, dans le cinquième wagon, était Grand-père Mook-seong. Le train avait scellé leurs bénédictions et, puisque tous les autres étaient faux, leurs héritages avaient aussi disparu. Personne ne pouvait arrêter Grand-père, le seul à avoir une arme.
À notre arrivée, Grand-père se tenait déjà au milieu de sept cadavres, le regard vide. Même lorsque Pero s’envola et lui arracha quelques cheveux, il resta immobile.
Le vrai du sixième wagon était Jin-cheol. Même avec un héritage, sortir l’étoile sans sa bénédiction équivalait pratiquement à se suicider. Pourtant, il n’eut pas le choix : il dut invoquer l’étoile pour affronter seul les autres.
Nous traversâmes le wagon en plein combat et maîtrisâmes les faux, mais Jin-cheol était déjà à moitié mort.
« Jin-cheol ! Jin-cheol ! Ça va ? Qu’est-ce qu’on fait… Qu’est-ce qu’on fait ?! »
Le combat avait dû être d’une violence inouïe, même en si peu de temps. Il saignait de partout et avait même reçu une balle. En plus, sa peau avait pris l’aspect d’une peau de lézard après l’invocation de l’étoile.
En fait, la moitié de son corps ressemblait à une peau de lézard et l’autre à une méduse : il était terrifiant à regarder. A-ri parla d’un ton glacial.
« On va au wagon suivant. Inutile de rester, on ne peut pas le soigner. Il est encore en vie, alors il faut qu’on termine cette salle et qu’on récupère nos bénédictions, d’une façon ou d’une autre. Ensuite, Régénération sauvera Jin-cheol. »
« A-ri a… raison. Allez-y. C’est en partant que vous me sauverez. »
« Jin-cheol ! »
A-ri ne l’écouta pas davantage et entraîna Song-i vers le wagon suivant. Eun-sol et Grand-père Mook-seong serrèrent les dents et passèrent eux aussi devant Jin-cheol.
La peur montait. Plus nous avancions vers l’arrière, plus les faux retrouvaient leurs esprits et se déchaînaient. Cela me fit comprendre une fois de plus à quel point j’avais eu de la chance. Même sans bénédiction !
Le premier « faux » à s’éveiller dans mon wagon, Cha Seung-jin, avait voulu coopérer avec le vrai et obtenir une chance de ressusciter plus tard, plutôt que de semer inutilement le chaos.
Je ne lui étais pas reconnaissant uniquement parce qu’il m’avait aidé. Si quelqu’un était capable de garder la tête froide malgré la confusion et la terreur extrêmes causées par le brouillage de son identité, ne méritait-il pas d’être pris en considération parmi les personnes que nous pourrions ressusciter par la suite ?
Je retins le nom de « Cha Seung-jin ».
Il ne restait que les septième et huitième wagons. Les faux qui s’y trouvaient avaient dû retrouver leurs esprits depuis longtemps. Qu’est-ce qui leur était arrivé ?
* * *
— Une heure plus tôt, Han Ga-in
— Clac ! Clac !
Le train filait sans fin sur des rails qui s’étiraient au loin. Le temps s’écoulait comme des vagues. Je m’adossai à la fenêtre et regardai dehors.
Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas retrouvé assis dans un train, à voyager sans rien faire. Quand j’étais tout petit, je faisais souvent ce genre de trajets en train.
À l’époque, ça m’énervait parce qu’il n’y avait pas de réseau quand on allait à la campagne, chez mon grand-père !
J’avais entendu dire que même les maisons communales des villages de campagne avaient maintenant le Wi-Fi.
Ah, mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?
Il semblait y avoir un secret dans ce wagon, et la barrière qui menait au wagon suivant disparaîtrait une fois le secret découvert… Je penchais la tête quand quelqu’un me tapota l’épaule.
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