Chapitre 171
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 171 : Si j’entends le Dao au matin, je peux mourir le soir (11)
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Au début de l’hiver, les arbres étaient nus sur le mont Wudang et le vent charriait une odeur âcre de pin.
« Oncle martial. Comment va-t-il ? »
À la question de Hwagokja, le Vénérable Chungdam secoua lentement la tête.
« Il est rongé par les démons du cœur. »
Des démons du cœur ?
Hwagokja ne comprenait pas vraiment.
« Je comprends à présent que le Jeune Héros Yeon se trouve dans une situation précaire. Mais est-ce vraiment si grave ? »
Pour Hwagokja, Yeon Sowol était comme un jeune oiseau qui battait des ailes pour la première fois.
Une créature qui n’avait fait que voir pousser ses ailes était désormais confrontée au moment où elle devait véritablement voler.
S’il s’y prenait mal, il se briserait les ailes. Mais s’il s’y prenait bien, il pourrait s’élever très haut.
Il n’y avait rien de foncièrement mauvais à avoir de si grandes ailes.
Le seul problème, c’était de croire qu’il pouvait voler avec, même sans vent.
Il suffirait sûrement de l’éclairer à présent. Était-il vraiment nécessaire de dire qu’il était rongé par les démons du cœur ?
Du moins, c’était ce que pensait Hwagokja.
Mais le Vénérable Chungdam en était froidement certain.
« Oui. Il est rongé par les démons du cœur. »
« Quel genre de démon du cœur pourrait-il avoir ? »
« L’Illumination. C’est cela, son démon du cœur. »
Ah.
Hwagokja en resta bouche bée.
« Est-ce parce qu’il cherche sans cesse l’Illumination et souhaite devenir toujours plus fort ? »
« Oui. »
Hwagokja se plongea dans ses pensées.
« Mais, Oncle martial, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose. Les arts martiaux de la Famille Namgung aspirent eux aussi à la grandeur, puis à une grandeur toujours plus grande. Cela ne veut pas dire que tous les artistes martiaux de Namgung sombrent dans la voie démoniaque. »
« C’est différent. Namgung recherche la grandeur avec une noble fierté. Pourtant, ils ne prétendent pas que c’est l’univers. »
« Ah. »
Le Vénérable Chungdam se tourna vers Hwagokja.
« Il voit ce qui n’est pas l’univers et le considère comme son propre univers. Voilà pourquoi c’est un démon du cœur. Ce garçon souhaite se placer au centre de l’univers et tout commander. Mais quand l’univers a-t-il jamais obéi aux ordres ? »
Hwagokja réfléchit.
Il avait déjà atteint l’étape de l’Oubli de soi, et pourtant, ces paroles le remuèrent profondément.
« Le ciel et la terre suivent naturellement leurs cycles et donnent naissance à toutes choses sans aucune intention. Pourtant, il parle de l’univers tout en essayant de le faire tourner tout entier par lui-même. Dans cet univers, rien ne peut se produire à son insu. Aussi complexe soit-il, ce n’est qu’un jouet. S’il s’obstine à appeler cela un univers, n’est-ce pas là la voie démoniaque elle-même ? »
Un démon, c’était la tentative d’expliquer le tout à partir d’une seule partie ou d’un seul aspect.
Cela ressemblait au désir du Dao de retourner à sa source, mais en vérité, c’était exactement son contraire.
Au silence accablé de Hwagokja, le Vénérable Chungdam répondit :
« C’est pour cela que je lui ai dit de ne rien faire. »
« Vous voulez dire qu’il ne doit rien faire, ne pas atteindre l’Illumination et simplement rester immobile. »
« Oui. S’il reste sur cette petite colline, sans eau ni nourriture et même incapable d’utiliser son énergie interne, même cet enfant absurde devrait mettre l’Illumination de côté quelque temps. »
En voyant le Vénérable Chungdam sourire faiblement, Hwagokja poussa un léger soupir.
Hwagokja se tourna vers la petite colline au loin et marmonna :
« Le Jeune Héros Yeon va passer un sacré mauvais moment… »
* * *
« Ne rien faire ? »
Yeon Sowol réfléchit.
« Mais il ne voulait pas dire que je devais rester planté là ou m’allonger. Alors, ne rien faire ne concerne pas le corps. Ça doit être quelque chose de conceptuel. »
Autrement dit…
« Je peux manger, boire et dormir. »
Son regard se tourna vers le pied de la colline.
Une ligne parfaitement nette s’y trouvait.
Pour une raison quelconque, la ligne tracée par Chungdam n’avait pas le moins du monde pâli, malgré le temps qui passait et le vent qui soufflait dessus.
« Tant que je ne franchis pas cette ligne. »
Yeon Sowol fouilla la colline du regard.
Il trouva plusieurs fruits laids et acides, ainsi que quelques champignons.
Il attrapa même un oiseau en lui lançant des pierres.
Il aurait un goût affreux, mais semblait tout de même comestible.
La nourriture n’était donc pas le vrai problème.
« … Si possible, je devrais aussi éviter de manger et limiter mes mouvements. Je ne peux pas faire circuler mon énergie interne, mais avec mon corps actuel, je pourrais probablement tenir un mois en mangeant à peine. Mais surtout… »
Sans un mot de plus, Yeon Sowol se déshabilla.
Il retira sa robe taoïste flottante, puis les vêtements de guerrier errant qu’il portait dessous. Il les suspendit à un arbre et ne garda que ses sous-vêtements.
« Ne pas avoir d’eau à boire, c’est aussi un problème… Mais ce n’est pas le vrai problème non plus. »
S’il recueillait la rosée et se contentait de s’humecter la langue, il pourrait tenir un mois.
Mais…
« Le vrai problème, c’est de ne pas pouvoir me laver… »
S’il n’y avait pas d’eau à boire, où trouverait-il de quoi se laver ?
Pendant un mois entier !
« Même en Réclusion totale, j’avais au moins de l’eau de source pour me laver… »
Était-il censé ne pas se laver ?
Ne pas se laver le visage, se brosser les dents, nettoyer ses pieds ni se frotter partout, jusque dans les moindres recoins ?
Pendant un mois… ?
Il avait déjà des démangeaisons sur tout le corps.
C’était pour cela qu’il s’était déshabillé.
Le froid du début de l’hiver n’était rien. Il n’avait qu’à le supporter grâce à l’endurance d’un Maître de premier rang. C’était toujours mieux que de laisser ses vêtements s’imprégner d’une odeur corporelle infecte.
« Et si je suspends mes vêtements comme ça, la rosée s’y déposera pendant la nuit. »
Il pourrait les essorer et la boire.
Ce serait désagréable, mais tout de même…
Un soupir lui échappa soudain.
« J’ai commencé les arts martiaux pour pouvoir vivre comme un être humain… »
Pourquoi finissait-il peu à peu par mener une vie pire que celle d’un animal ?
Boum.
Mais que pouvait-il faire d’autre ?
Il devait le faire.
« Atteignons l’Illumination. »
Il ferma les yeux.
Il essaya de comprendre ce que Chungdam avait voulu en le jetant dans cet endroit.
Que pouvait-il bien gagner à rester ici sans rien faire ? Yeon Sowol y réfléchit avec soin.
De toute façon, il ne pouvait pas s’entraîner aux arts martiaux.
Et se déplacer inutilement ne ferait qu’aggraver son odeur.
Il s’assit donc sans bouger et médita, immobile comme une statue.
* * *
La première semaine fut atroce.
« Aaaaaah… »
Ne rien faire.
C’était bien plus horrible et difficile qu’il ne l’avait imaginé.
Surtout…
« L’énergie interne. Je ne suis pas censé l’utiliser ? Comment je suis censé faire ça ? »
Continuer à respirer selon sa Méthode de culture interne.
Depuis sa première Réclusion totale, cela s’était gravé dans son corps.
Même lorsqu’il ne faisait pas formellement circuler son Qi et ne régulait pas sa respiration, il avait toujours maintenu au moins un semblant de respiration.
Il inspirait la chaleur innée et répandait ces flammes dans les Douze méridiens réguliers…
Autrement dit, il avait déjà utilisé son énergie interne en permanence.
C’était un royaume que tous les artistes martiaux convoitaient désespérément : le fonctionnement ininterrompu de l’énergie interne.
Yeon Sowol avait lui-même lutté pour atteindre ce royaume…
Et maintenant, on lui disait de ne pas le faire ?
Était-ce vraiment sans danger ?
Il avait l’impression qu’un malheur allait arriver.
Tout son corps allait-il pourrir ?
Allait-il brûler vif ?
Était-ce vraiment sans danger ? Pouvait-il s’arrêter ?
Son esprit savait qu’à ce stade, s’arrêter ne poserait pas de problème, mais son corps s’y refusait. Son cœur ne pouvait pas l’accepter.
Même s’il luttait contre son angoisse et renonçait de force à cette respiration, il se rendait compte, dès qu’il reprenait ses esprits, qu’il avait recommencé.
La sueur froide lui coulait le long du corps.
Il n’arrivait pas à dormir.
« Gnh ! Ma respiration ! »
Il se redressait d’un bond en réalisant, au beau milieu de son sommeil, que sa respiration s’était arrêtée.
« Ah. »
Puis il comprenait trop tard qu’il était censé renoncer à sa respiration et se rallongeait.
« L-La respiration ! »
Il se redressait d’un bond en réalisant, au beau milieu de son sommeil, qu’il respirait.
« Hein ? Mais si je respire, c’est bien, non ? »
Il en perdait soudain le fil.
« Ah. Non, ce n’est pas ça… Pour l’instant, je dois même renoncer à respirer… Le Maître m’a dit de ne pas utiliser mon énergie interne… »
Puis, s’en rendant de nouveau compte, il interrompait la respiration qu’il avait reprise.
Yeon Sowol se prenait souvent la tête entre les mains.
Était-ce si difficile de renoncer à quelque chose qu’il avait toujours fait ?
« Lâche prise. Lâche prise. Allez… Yeon Sowol… »
Le Vénérable Chungdam devait avoir une raison de lui demander ça.
Il n’avait qu’à essayer.
« Renonce à toi-même. Allez… »
Après une semaine de lutte acharnée, il se sentit peu à peu plus à l’aise à partir de la deuxième semaine.
Sans se forcer à lutter contre son esprit et à dérégler sa respiration, il parvint à la laisser aller naturellement, puis à la reprendre.
« Mmm… »
« Mmmmm… »
Mais alors, un ennui terrible s’abattit sur lui.
« Il n’y a… rien… à faire… »
Jusqu’alors, Yeon Sowol n’avait jamais passé une journée entière, pas même un instant, sans rien faire.
Quand il était étudiant en Corée du Sud, vivre en maîtrisant son emploi du temps minute après minute était la norme.
Même après son arrivée ici, il avait chaque jour lutté pour survivre.
Et voilà qu’on lui demandait brusquement de rester immobile dans un endroit où il n’y avait absolument rien. Pour Yeon Sowol, c’était presque de la torture.
Il comprenait à présent.
« Sans énergie interne… c’est donc si ennuyeux… »
Pour un artiste martial, faire circuler son énergie interne et respirer, c’était comme le smartphone d’une personne moderne.
S’il avait faim, il pouvait faire circuler son énergie interne.
S’il était fatigué, il pouvait faire circuler son énergie interne.
S’il s’ennuyait, il pouvait se concentrer sur la circulation de son énergie interne.
Si quelque chose l’amusait, il pouvait faire circuler son énergie interne avec encore plus d’intensité.
S’il devait réfléchir, il pouvait faire circuler son énergie interne plus profondément.
C’était tout simplement…
Tout.
Même lorsqu’il était seul.
Quelle que soit la situation.
Quelque chose qui lui permettait de se concentrer et de s’absorber dans une activité.
Une chaleur qui l’avait toujours accompagné.
Et maintenant, elle avait disparu.
« Mmmmm… »
Toujours assis, Yeon Sowol se contorsionna de tout son corps.
Il essaya de méditer, mais même cela ne se passait pas bien. Ses pensées semblaient incapables de s’enfoncer dans les profondeurs et ne faisaient que clapoter à la surface.
« Ça me rend dingue. »
Son corps n’était pas à l’aise non plus.
« J’ai soif… »
Sa bouche était sèche et craquelée.
À l’aube, quand il se réveillait, il essorait la rosée accumulée sur ses vêtements suspendus et la buvait. Il léchait aussi celle qui s’amassait sur les arbres et les feuilles.
En tant que Maître de premier rang, il pouvait tant bien que mal tenir avec ça.
Mais maintenant qu’il se trouvait dans un environnement où il n’avait rien à faire, même ces menus désagréments lui semblaient de plus en plus insupportables.
« J’ai aussi faim… »
Il avait fouillé la colline de fond en comble et trouvé des fruits acides et astringents, ainsi que quelques champignons comestibles, mais cela ne suffisait pas à calmer sa faim.
Au départ, il ne voulait pas trop bouger, mais comme il n’avait rien à faire, il avait faim sans raison. Et parce qu’il avait faim sans raison, il bougeait davantage.
À chaque fois, son corps lui semblait étrangement moite.
« … Ça me démange. »
Yeon Sowol s’efforça de ne pas sentir l’odeur qui montait de son propre corps. Au moins, c’était le début de l’hiver. Même les odeurs semblaient reculer devant l’air froid.
« Ouf… »
Les dents serrées, Yeon Sowol se rassit. Il ferma les yeux.
« Ne faisons rien. Absolument rien. Si j’ai faim, eh bien, j’ai faim. Le Maître devait avoir une raison de me demander de rester dans un endroit où il n’y a rien. »
C’était la première fois depuis sa chute dans ce monde qu’il ne faisait absolument rien.
C’est pourquoi il calma de force son cœur qui s’emballait sans cesse et ferma les yeux.
Cui, cui, cui.
Des oiseaux lançaient leurs cris au loin.
Frouuush.
Un ruisseau coulait quelque part, au loin, dans la vallée.
Une autre semaine s’écoula ainsi.
…
…
« … »
La troisième semaine.
Yeon Sowol était devenu silencieux.
Il ne se contorsionnait plus et se plongeait désormais en silence dans ses pensées.
« Je comprends maintenant. Pourquoi le Maître m’a confié cette tâche. »
Cui, cui, cui.
Les oiseaux criaient, s’accouplaient, cherchaient de la nourriture et construisaient leurs nids.
Frouuush.
Le ruisseau de la vallée s’écoulait, usant la pierre et s’infiltrant dans la terre.
« Je me trompais. Il n’y a jamais eu rien ici. »
Après avoir passé trois semaines à ne rien faire, l’esprit vide, il comprit.
Ce n’était pas vide.
C’était plein.
Le ciel s’étendait à l’infini au-dessus de lui, les arbres d’hiver se dressaient côte à côte, et de petits animaux couraient au loin, hors de sa vue.
Des micro-organismes se développaient là où les oiseaux avaient fouillé.
L’eau souterraine destinée à humidifier le monde s’accumulait sous la terre, là où l’eau de la vallée s’infiltrait.
C’était plein.
C’était un univers qui suivait sans fin ses propres cycles.
Que Yeon Sowol s’en aperçoive ou non, tout était déjà là.
« Voilà… ce qu’il voulait me faire comprendre. »
Yeon Sowol se tourna alors vers son monde intérieur.
Bien qu’il eût cessé de faire circuler son énergie interne, le Qi de l’univers s’agitait toujours dans ses Huit Vaisseaux Extraordinaires.
« Jusqu’à présent, je n’ai pensé qu’à faire tout cela bouger moi-même. »
Mais combien de temps pourrait-il continuer ainsi ?
Plus le Qi se rapprochait de l’univers, plus il devenait vaste. Plus profond. Plus mystérieux.
« Je ne pourrai bientôt plus tout faire bouger moi-même. »
Ah. Voilà pourquoi.
« C’est pour ça que le Maître m’a demandé pourquoi un poulet ne chantait pas dans mon ventre. »
Il fallait que tout bouge de soi-même, sans ordre direct. Il fallait que cela continue de bouger même quand il ne le regardait pas et ne pouvait pas s’en apercevoir.
Il fallait que des choses inconnues du propriétaire de ce Qi puissent elles aussi se produire.
« C’est seulement ainsi que cela peut être un univers. »
Un sourire effleura les lèvres de Yeon Sowol.
Il comprit clairement quel entraînement il devait entreprendre désormais.
C’était un entraînement, et pourtant ce n’en était pas un.
Un entraînement qu’il pouvait pratiquer sans utiliser son énergie interne.
« Lâche prise. »
Il libérerait le Qi de l’univers qu’il avait artificiellement tissé et fait circuler selon un plan. Il le regarderait grandir et se déplacer de lui-même.
« Je vous laisse agir librement. »
Le Qi du feu serait libre d’agir.
Le Qi de l’eau serait libre d’agir.
Puis il les regarderait grandir et se répandre d’eux-mêmes.
Il ferait un pas en arrière, comme s’il lançait une simulation.
Un sourire aux lèvres, Yeon Sowol resta assis, les yeux fermés.
* * *
Un mois passa.
Chungdam arriva.
Chungdam se retrouva face à Yeon Sowol, assis à la même place, un léger sourire aux lèvres.
« … »
« … »
Yeon Sowol et Chungdam se regardèrent longtemps en silence.
Au terme de ce silence, Chungdam prit la parole le premier.
« Tu as souffert de la faim ? »
« J’ai eu un peu faim, mais je vais bien. »
« Qu’as-tu mangé ? »
« De petits fruits et des champignons. »
« Je vois. »
Chungdam demanda de nouveau :
« Ton tempérament a quelque peu changé. »
« J’ai appris que toutes les choses de l’univers se meuvent d’elles-mêmes. »
« Tu t’es entraîné ? »
« Je ne me suis pas entraîné. J’ai simplement lâché prise, peu à peu. »
« Tu as lâché prise… »
Le regard de Chungdam s’approfondit.
Chungdam examina attentivement Yeon Sowol, puis lui demanda :
« As-tu atteint l’Illumination ? »
« Oui. »
« Tu l’as donc bel et bien atteinte… Qu’as-tu compris ? »
« J’ai compris la contradiction qu’il y avait à prétendre créer un univers tout en essayant de le faire tourner entièrement par mes propres moyens. »
« Mmm. »
« L’univers est la nature. Le Qi de l’univers doit donc, lui aussi, se mouvoir naturellement. Non parce que je le commande, mais pour qu’il se meuve de lui-même. C’est pourquoi j’ai lâché prise. J’ai laissé le Qi agir librement. »
« Hein. »
Chungdam leva les yeux vers le ciel.
Puis il demanda soudain :
« Alors ? Es-tu devenu plus fort ? »
« Oui. J’ai simplement lâché prise, et pourtant je crois que je serai au moins deux fois plus fort. »
« Deux fois plus fort ? »
« Oui. »
« Alors, crois-tu pouvoir atteindre le Royaume du sommet maintenant ? »
« Tout cela, c’est grâce à vous, Maître. »
Yeon Sowol épousseta ses vêtements et se releva.
Deux fois plus fort.
Une Illumination vraiment extraordinaire.
Il était temps de descendre de cette colline.
« Enfin, le Royaume du sommet. »
Chungdam tourna le dos.
Yeon Sowol se mit à le suivre.
« Je reviendrai dans un mois. »
À ces mots inattendus, il sursauta et s’arrêta.
« … Pardon ? »
Mais Chungdam avait déjà disparu.
Devant Yeon Sowol, il ne restait que la ligne, toujours aussi nette, tracée sur le sol.
« Hein ? »
Le vent souffla.
Une odeur rance et fétide montait de son corps.
« Beurk… »
Il se renifla sans raison, puis eut un haut-le-cœur.
* * *
De loin, Chungdam regarda Yeon Sowol avoir un haut-le-cœur.
Il l’avait envoyé là pour l’empêcher d’atteindre l’Illumination.
« Le laisser agir librement… ? »
Les sourcils de Chungdam se tordirent étrangement, comme s’il ne savait pas s’il devait sourire ou froncer les sourcils.
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