Chapitre 1 471
La stupeur et l’horreur tirèrent Zac de sa rage aveugle. Il arracha frénétiquement les lianes qui lui enserraient le torse. Le grésillement étouffé s’amplifia lorsqu’il sortit le trésor emmailloté. La plume entière crépitait, consumée par une flamme invisible, et quelques-unes de ses barbules étaient sur le point de brûler.
L’esprit de Zac se déconnecta un instant, le temps qu’il comprenne ce qui allait se produire. Un rire dément le ramena à la réalité, puis l’Izh’Rak Reaver explosa de lui-même. Sa cultivation et sa force vitale se déversèrent dans l’os qui formait sa colonne vertébrale, provoquant une puissante onde de choc qui traversa Zac avant qu’il ait le temps de réagir.
Avec tout ce qui se passait, son corps refusa soudain de lui obéir, comme si ses articulations étaient rouillées. Le dernier assaut du Reaver avait imposé un puissant sceau à ses énergies et à son corps physique. Zac soupçonnait qu’il aurait aussi affecté son âme si celle-ci ne se trouvait pas dans un endroit inhabituel. Malgré tout, il se sentait comme une marionnette dont on avait coupé les fils, et sa réaction à l’œil qui se désagrégeait s’en trouva ralentie.
Seul le Void répondit directement à son appel, mais protéger l’œil de Primo avec [Zone du Vide] ne servit à rien. Pas plus que de lancer [Jugement d’Arcadie] sur la bougie. La technique ultime de Zac la traversa sans effet, comme si la bougie se trouvait sur un autre plan. Il était déjà trop tard pour tenter quoi que ce soit d’autre. Dans un crépitement, une partie de l’œil apparut à travers la plume brûlée.
Le cœur de Zac se serra. Son esprit lui hurlait de fuir, mais il n’en avait pas le temps. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était forcer ses mains inertes à orienter l’ouverture à l’opposé de lui et de Tavza, puis les retirer. Alors, l’Armageddon s’abattit.
L’espace s’effondra et le temps se flétrit, tandis qu’un rideau de ténèbres se déployait à une vitesse impossible. En un clin d’œil, il avait recouvert la moitié de l’Observatoire du Ravissement, et il continuait de s’étendre. Contrairement à [Seconde Singularité], le déferlement d’énergie n’était pas concentré en un rayon laser. Si la majeure partie des fuites se ruait vers l’avant, une partie était aspirée dans la direction opposée.
Zac sentit sa vision se rétrécir et son corps dépérir, comme s’il expirait au sens le plus littéral du terme. Quant aux ennemis directement pris dans la tempête, il n’y avait qu’une seule issue : une mort irréversible. Le Vide n’était rien face à cette extinction absolue qui dévorait tout sur son passage.
Alors que Zac était sur le point de renoncer et de fuir par un vortex, abandonnant la Cour creuse et la mission, il sentit une main sur son épaule. Le bruit de l’eau courante rendit de la clarté à sa conscience vacillante, et il comprit qu’une autre sorte de ténèbres l’entourait. Il sentit la présence familière d’Aewo An’Azol et sut qu’il était en sécurité — du moins pour le moment.
Tavza, sa sauveuse, se tenait à ses côtés, les yeux fermés sous l’effort de concentration. Elle faisait tout ce qui était en son pouvoir pour maintenir une petite poche d’eau abyssale. Placée dans l’angle mort de l’œil qui fuyait, elle parvenait tout juste à les protéger de la tempête apocalyptique à l’extérieur. Zac avait l’impression d’être plongé dans une cuve de glace, ce qui valait toujours mieux que l’autre possibilité.
Ils n’étaient pas encore tirés d’affaire. Les actions de Tavza leur avaient fait gagner du temps, mais Zac doutait que sa marque protectrice puisse les abriter encore longtemps. Pendant ce temps, la plume de Primo brûlait toujours juste à l’extérieur de la sphère d’eau abyssale. L’esprit de Zac tournait à toute allure tandis qu’il regardait autour de lui, sans voir qu’une immense étendue de Mort apocalyptique.
Impossible de savoir jusqu’où s’était étendu ce domaine mortel. Traverser les airs était exclu. La barrière de Tavza tenait pour l’instant, mais céderait dès qu’ils quitteraient l’angle mort. Les perturbations empêchaient aussi Zac de verrouiller des coordonnées sûres avec [Dôme terrestre]. Il déglutit, sachant qu’il ne lui restait qu’une seule solution. C’était un pari qui, même s’il réussissait, aurait un prix. Zac eut un sourire amer : il devrait se réjouir d’être revenu en terrain connu.
Un Vortex du Vide s’ouvrit silencieusement juste devant lui. Les eaux abyssales le firent grincer, jusqu’à ce que Tavza modifie la barrière. Ensuite, Zac sortit une deuxième plume, elle aussi abîmée. Tavza en avait reçu une avant le début de la mission. Elle la lui avait remise avant leur départ, au cas où une seule plume ne suffirait pas à sceller l’œil de Primo. À présent, c’était leur seul espoir.
Zac prit une inspiration pour se donner du courage et secoua les mains afin de dissiper la raideur persistante causée par l’attaque suicide de l’Izh’Rak Reaver. Puis il enroula la plume autour de sa main gauche et tendit vivement le bras pour saisir l’œil qui fuyait. Zac gémit de douleur tandis que la mort remontait le long de son bras ; en un clin d’œil, celui-ci se flétrit et se transforma en bâton tordu. Seuls les profondes et furieuses gorgées que le [Cœur du Vide] aspirait lui évitèrent de subir le même sort dans le reste du corps.
Ses doigts osseux se refermèrent sur l’œil par la seule force de sa volonté, sa paume recouvrant directement la fuite. La plume se mit alors à bouger d’elle-même, ciblant précisément les zones les plus abîmées tandis qu’elle s’enroulait autour de l’œil. Dès que Zac sentit la fuite colmatée, il saisit le trésor et le poussa à travers le Vortex du Vide. Une fois celui-ci passé, il referma le portail.
L’effet à l’extérieur fut immédiat et presque identique à celui de l’activation du Voile du Ravissement. L’immense brume de Mort apocalyptique avait perdu son ancrage et l’essentiel de sa puissance. Zac ne survivrait toujours pas s’il sortait, mais la pression sur Tavza avait considérablement diminué. Ils s’en sortiraient tant qu’ils tiendraient jusqu’à ce que la poussière retombe.
De l’autre côté de l’Étendue impériale occidentale, la charge mortelle jaillit d’un autre vortex, accompagnée d’une bourrasque de Mort apocalyptique. Zac ne put que rester bouche bée tandis que ce vent funeste supprimait une douzaine de lignes temporelles en un clin d’œil. Le Dao propre à l’œil semblait particulièrement efficace pour tuer les fausses lignes temporelles. Dieu merci, il avait ouvert le Vortex du Vide loin de sa « propre » ligne temporelle.
Le problème des portes de royaume était le cadet des soucis de Zac. Toute son attention se portait sur la boule enveloppée qui flottait à quelques dizaines de mètres de là. Les flammes cachées s’étaient vite épuisées une fois l’œil entré dans son Vide personnel, mais une fente capillaire s’était formée pendant le trajet. Seule une fraction du déferlement précédent s’était échappée, mais elle avait été entièrement déversée dans son Vide personnel.
Zac sentait déjà une pression terrifiante monter à l’intérieur, au-delà de ce que son royaume caché pouvait supporter. De grandes quantités de Mort apocalyptique commencèrent à suinter du fond de ses cellules jusque dans ses deux corps. Zac gémit de douleur tandis que la pression continuait de croître, puis agita la main. Cinq vortex apparurent en différents points autour de [Seconde Singularité].
Ordonner aux énergies brutes d’entrer dans son Vide personnel ou d’en sortir échappait au contrôle de Zac. Cette fois, il n’eut rien à faire. Une nouvelle vague de Mort apocalyptique apparut dans la Cour mercurielle, tandis que d’immenses quantités d’énergie étaient expulsées du Vide surchargé. La pression sur les corps de Zac retomba, mais demeura insupportable. Toujours plus d’énergie suintait à travers ses cellules, au point qu’elles commençaient à se déstabiliser.
De retour dans l’Observatoire du Ravissement, Tavza se tourna vers lui, le visage tendu. « Où est-ce ? »
« À l’abri et stabilisé », croassa Zac.
Tavza fronça les sourcils en voyant l’état de Zac empirer. « Qu’est-ce qui ne va pas ? »
« Trop de mort. »
« Laisse-moi t’aider », dit Tavza sans hésiter.
Zac accepta aussitôt et ouvrit un autre Vortex du Vide dans la mare abyssale. Tavza fit un demi-pas dans le vide, gardant sa main droite à l’extérieur pour maintenir la bulle protectrice. Zac ne voyait pas ce qu’elle faisait de l’autre côté, mais il le sentait. En moins d’une minute, il était passé d’une cocotte-minute sur le point d’exploser à un homme « seulement » dangereusement surchargé. C’était inconfortable, mais pas mortel.
Tavza avait les joues rougies comme celles d’un Draugr lorsqu’elle ressortit, et elle trébucha même un peu en s’asseyant. Contrairement à Zac, elle ne semblait pas souffrir du même mal ; on aurait plutôt dit qu’elle était ivre. Vu à quel point Zac se sentait mieux, Tavza avait dû tirer un grand bénéfice de ce festin de Mort apocalyptique. Rien d’étonnant, puisqu’il provenait directement de la source et était donc bien plus pur que les trésors qu’ils avaient amassés au cours de la semaine écoulée.
Zac n’était pas en reste. Maintenant que la situation s’était quelque peu stabilisée, il passa de la survie au renforcement de sa puissance. Sa lignée des Bas-fonds avancés, qui venait tout juste de se stabiliser, progressait à une vitesse presque irréelle tandis que son corps de Draugr absorbait la Mort abyssale à un rythme record. Ni lui ni Tavza ne bougèrent pendant les minutes qui suivirent. Ils restèrent dans la bulle protectrice, digérant l’énergie en attendant que la tempête à l’extérieur se calme.
De l’autre côté, les choses étaient loin d’être aussi paisibles.
« Par tous les Neuf Enfers, qu’est-ce que tu as ramené cette fois ? » cria Esmeralda, partagée entre la peur et la curiosité, comme prise entre l’envie de voler le trésor et l’instinct de fuir.
« L’œil droit de Primo », répondit Zac en observant le trésor à distance.
Les plumes qui se déployaient ne portaient aucune trace de dégât. Au contraire, elles semblaient se solidifier en une substance cireuse qui empêchait qu’on les retire. On aurait dit que la flamme verte de la bougie avait contribué à tremper la coque protectrice. Ou peut-être les plumes étaient-elles destinées à se transformer ainsi une fois l’œil stabilisé.
Convaincu que l’œil ne laisserait pas soudain échapper une nouvelle fuite, Zac finit par ranger la boule dans un sac. Ce n’était pas non plus une confiance aveugle. Au loin, deux nouveaux halos étaient apparus autour du pilier de la Cour creuse. L’épreuve elle-même avait confirmé que le fil du destin était arrivé à son terme. Curieusement, seule la moitié de son aura venait du Dao apocalyptique de Primo ou de la mort artificielle du Neuvième Enfer.
Le reste correspondait étroitement au mélange de Vie et de Mort des deux portes de la cour. Zac avait vu les infiltrations du Neuvième Enfer dans les domaines de mémoire provoquer toutes sortes de problèmes, dans un paradoxe où l’avenir influençait le passé. Maintenant que la source avait disparu, le Neuvième Enfer s’affaiblirait et les souvenirs pourraient fonctionner sans perturbation.
Une sensation de picotement fit se retourner Zac. Il découvrit qu’Esmeralda avait les yeux rivés sur son sac.
« Tu comptes rejoindre les rangs des morts-vivants ? Je peux t’en faire goûter un peu, si tu veux », la taquina Zac.
« Ah, laisse tomber. Ce vieux fauteur de troubles est un peu effrayant », marmonna Esmeralda, avant de se reprendre aussitôt. « Hum… Je veux dire que ce ne serait pas drôle de voler l’œil de Galgallim maintenant. Il n’y aurait aucun défi, tu vois ? Je pourrais peut-être le piquer quand lui et moi aurons récupéré. »
« C’est trop aimable », rit Zac, avant de demander avec curiosité : « Primo est un oiseau ? »
« Il a des plumes, non ? Donc c’est un oiseau », répondit Esmeralda en haussant les épaules.
« C’est… » Zac s’interrompit. Sa remarque ne lui semblait pas juste, mais il n’en savait pas assez sur Primo pour la contredire. Il laissa donc tomber. « J’ai absorbé un peu de la Mort de Primo. Ça ira si je ne referme aucune ligne temporelle pendant un jour ou deux ? »
« Aucun problème. En fait, tu as même de l’avance grâce à ce petit incident. Tu pourras terminer quand tu te sentiras mieux », répondit Esmeralda d’un geste de la main. « Mais, s’il te plaît, ne me fais plus jamais de surprise pareille. Je ne suis pas sûre que mon petit cœur le supporte. Ni que la Cour mercurielle survive à toutes ces émotions, d’ailleurs. »
L’apparition soudaine d’un autre trésor de rang A avait, sans surprise, provoqué une agitation dans [Seconde Singularité]. Zac savait qu’il mettait Esmeralda dans l’embarras en apportant le trésor, mais il n’avait tout simplement pas eu d’autre choix sur le moment. Il devait éloigner l’œil de la mystérieuse bougie et ne pouvait absolument pas le laisser dans son Vide personnel.
Heureusement, son accès de rage lui avait soufflé la solution. Dans son désir de réduire les assaillants en pièces, il les avait poursuivis en ouvrant un Vortex du Vide. Il avait complètement oublié qu’il avait alors le trésor de Primo dans sa poche arrière. Cette manœuvre téméraire aurait facilement pu faire s’effondrer son Royaume du Vide, mais elle s’était révélée sans danger.
« Je promets de faire de mon mieux », dit Zac en toussotant. Il reçut un regard cinglant, puis Esmeralda se concentra sur la stabilisation du royaume.
Une fois la situation plus ou moins réglée, Zac ne put s’empêcher de frissonner en songeant à quel point ils avaient frôlé la catastrophe. Sans l’avancée de sa lignée et l’acquisition de [Dôme terrestre], son seul espoir de survie aurait été d’envoyer son corps humain dans la Cour mercurielle par la [Porte de la Montagne Fuxi]. Et Zac n’était toujours pas certain que cette manœuvre fût seulement possible. Il aurait dû se mettre à l’intérieur de la porte tout en plaçant celle-ci dans [Pureté du Vide].
C’était à la fois terrifiant et exaspérant d’avoir failli être éliminé par un plan aussi évident. Il n’était pas difficile de deviner ce que préparait la Phalange du Ciel blanc. Les rebelles n’avaient pas besoin du trésor de Primo pour atteindre leurs objectifs. Même s’ils auraient préféré s’emparer de ce précieux trésor de rang A, l’important était qu’il ne tombe pas entre les mains de Primo. À leurs yeux, mieux valait laisser l’œil enfermé dans ce royaume jusqu’à la fin des temps. Sacrifier quelques Hégémons asservis par la mort pour y parvenir était une bonne affaire.
Zac n’avait pas oublié ce principe fondamental, mais il ne lui était pas venu à l’esprit que ce groupe disparate d’assaillants aurait la puissance nécessaire pour causer le moindre dégât. Il avait mis la plume à l’épreuve après avoir appris qu’elle serait chargée de contenir l’œil de Primo, et elle lui avait paru aussi indestructible que la [Porte de la Montagne Fuxi].
Le plan était terriblement efficace par sa simplicité. La mystérieuse bougie ne pouvait pas être détruite, et ils n’avaient aucun moyen de dissimuler l’œil de Primo dans un Outil spatial. Sans sa capacité inattendue à ouvrir des Vortex du Vide et à envoyer l’objet de l’autre côté du continent, ils auraient été réduits à regarder, impuissants, l’œil de Primo se desceller morceau par morceau.
Les préparatifs supplémentaires avaient sauvé la mission et peut-être leur vie. Mieux encore, ils en avaient finalement tiré profit. La perte d’un bras par son corps humain était un peu gênante, mais il repousserait bientôt. Malgré tout, ce résultat positif ne parvenait pas à dissiper la morosité qui pesait sur le cœur de Zac. Quoi qu’il en soit, Verun était toujours blessée.
Le cœur de Zac se serra tandis qu’il contemplait son ancienne compagne à l’intérieur de [Pureté du Vide]. Le domaine de purification avait déjà expulsé le Dao hostile logé dans son alliée, mais la profonde fissure persistait. La situation n’était pas irrémédiable, mais il faudrait des années à [Morsure de Verun] pour se remettre seule. Même alors, elle risquait de garder une faiblesse cachée.
C’était sa faute.
Il savait depuis quelque temps que sa progression dépassait celle de son Esprit d’outil, mais il n’avait jamais rien fait pour y remédier. Verun l’avait suivi au combat après combat, sans jamais se plaindre, alors que ses adversaires devenaient toujours plus inaccessibles. L’épée de rang D supérieur n’était pas la cause de sa blessure ; elle n’avait fait que faire déborder le vase.
Verun était déjà épuisée après qu’ils avaient tué la Bête du Ravissement de rang C, et pourtant Zac ne s’était pas arrêté là. Sa pauvre hache avait dû continuer à combattre dans les profondeurs de l’Observatoire du Ravissement, subissant la Mort ambiante et la pollution des Bêtes du Ravissement. C’était un miracle qu’elle ait tenu aussi longtemps.
« J’aurais dû lui trouver un substitut temporaire depuis longtemps », songea Zac, plein de remords.
Trouver des occasions d’accélérer la croissance de [Morsure de Verun] n’avait pas été facile, vu l’emploi du temps chargé de Zac, qui s’était précipité pour accomplir ses missions. Mais ce n’était pas la seule option. Trouver une hache de conflit de Vie parfaitement adaptée à sa voie aurait été difficile, mais se procurer une hache de rang D supérieur suffisamment correcte pour l’utiliser provisoirement n’avait rien d’impossible.
Les cours extérieures proposaient quantité d’armes à échanger, et il aurait pu en acheter une aux Docks de la Transformation ou dans l’une des nombreuses autres villes qu’ils avaient traversées. Il s’était retenu à cause d’un blocage psychologique. Il avait craint de trahir ses convictions et d’abandonner Verun pour une voie d’amélioration plus facile. Et voilà où cela l’avait mené.
Au fil des minutes, ses remords se transformèrent peu à peu en une flamme ardente, porteuse de détermination. Il la réparerait, quoi qu’il en coûte. Zac avait hésité à retourner à la Cour creuse après avoir tué Emir, mais il ne voyait désormais pas d’autre choix. Il y avait de bonnes chances qu’un ancien de la cour puisse réparer [Morsure de Verun], ou qu’un trésor le permette. Il lui restait beaucoup de Mérite sans limites après avoir allumé deux halos supplémentaires, et la plupart de ses ennemis étaient déjà morts.
Si cela échouait, il se rendrait aussitôt au Sceau du Palais impérial de gauche. Zac refusait de croire que la Dynastie Theomore n’ait pas conservé quelques forgerons d’élite. Il était même prêt à dépenser le seul Mérite sans limites dont il avait hérité de Kristvan Theomore pour offrir une chance de renaître à Verun, quitte à repousser sa tentative d’accéder à la Monarchie.
À peine Zac avait-il arrêté son prochain objectif que l’Observatoire du Ravissement se transforma. Un vent puissant se mit à entraîner les immenses quantités de Mort apocalyptique vers le centre de l’observatoire. Quelques instants plus tard, même Zac sentit une force d’attraction considérable s’exercer sur lui à travers le domaine protecteur de Tavza. Quelque chose d’important se préparait au cœur de l’observatoire.
Vu la chance qu’ils avaient eue jusque-là, Zac n’imaginait pas que ce soit une bonne nouvelle.