Chapitre 1 242
« Tu es en train de percer ? Maintenant ? » demanda Kator. Zac vit les muscles se contracter sous son armure. « Tu as oublié notre situation ? Tu nous mets tous en danger. »
« C’est plutôt le contraire. Regarde autour de toi. La présence céleste soumet la région et effraie le ressentiment qui venait dans notre direction, rétorqua Zac. Puisqu’on est coincés de toute façon, autant régler ça maintenant. Je serai mieux à même de protéger notre équipe si on tombe sur d’autres membres du culte. »
Depuis l’Atavisme, Zac poussait déjà contre le seuil de ses Daos terrestres. Des semaines de combats acharnés dans le Cimetière impérial lui avaient permis d’assimiler ses révélations à un rythme record. Il lui restait encore du chemin avant de franchir le pas : il lui manquait l’étincelle d’inspiration qui lui permettrait de fusionner pleinement les deux aspects des Daos de la Vie et de la Mort.
Son combat contre le pugiliste avait réglé le problème et lui avait fait gagner du temps. La magnifique tapisserie née du choc entre [Fin du désespoir] et [Jugement d’Arcadie] avait comblé les lacunes, et Zac voulait avancer tant que l’inspiration était encore fraîche dans son esprit. Il avait même été prêt à percer en plein combat contre le maître des bêtes, au cas où l’affrontement s’éterniserait ou tournerait à leur désavantage.
Le capitaine du Cœur Noir était tombé sans que Zac ait eu besoin d’utiliser sa tribulation comme une arme. Il aurait pu y arriver, mais cela aurait été gâcher une occasion. Former un Dao terrestre représentait une avancée majeure, qui aurait un grand impact sur sa cultivation. Il voulait se concentrer entièrement sur le Dao et s’assurer que les Trésors de Dao ou les distractions ne l’égarent pas.
Le seul obstacle à sa percée était désormais les dégâts spirituels qu’il avait subis à cause du [Lien de solidarité]. Les Ossements de guerre de Kator s’étaient fissurés, et l’âme de Zac en avait fait autant. Heureusement, les dégâts s’étaient répartis entre ses deux Noyaux d’âme, ce qui rendait la situation gérable. Il avait déjà été dans un bien pire état lors d’autres percées, et ses noyaux étaient déjà en train de se réparer.
Zac regarda Kator en haussant un sourcil. L’irritation semblait suinter de tous les pores du reaver. « Pourquoi ? Tu crois que c’est l’occasion de me frapper ? »
« Très drôle », cracha Kator en jetant un coup d’œil au ciel. « Tu comptes m’éliminer avec une dague empruntée ? »
« Si une simple tribulation de Dao terrestre suffisait à te tuer, tu serais déjà mort », ricana Zac en agitant la main qui tenait le sceau. « N’oublie pas que c’est toi qui m’as imposé ce truc. Tu aurais dû t’y attendre, vu ce que j’ai fait aux Vestiges. »
Kator ne répondit pas pendant quelques secondes, jusqu’à ce qu’un puissant claquement leur rappelle qu’ils n’avaient plus beaucoup de temps. « Prends garde à ne pas t’étouffer avec ta cupidité. » Le reaver se téléporta à bord du Yphelion la seconde suivante. Zac se détendit en le voyant filer droit vers ses quartiers. Kator verrouilla la porte, mais ses actes ne pouvaient échapper aux accès administrateur de Zac. Il sortit une grande cuve que Zac n’avait jamais vue. Elle était remplie d’une substance qui ressemblait à du lait, et Kator y plongea après avoir activé plusieurs matrices installées sur la baignoire.
Zac ne sentit aucune réaction à travers le [Lien de solidarité] et supposa que la cuve était un bain de guérison spécialement conçu pour les reavers au squelette endommagé. Puisque le reaver ne semblait pas vouloir causer de problèmes, Zac se concentra sur la tâche qui l’attendait. Plusieurs matrices d’isolation installées récemment s’activèrent dans tout le Yphelion, ce qui devrait empêcher quiconque à bord de les espionner.
Toujours pas entièrement rassuré, Zac libéra une capsule de brume isolante, puis réactiva [Champs du désespoir]. Il grimaça en quittant le bouclier protecteur du Yphelion. L’intégrité spatiale s’était considérablement dégradée depuis l’explosion de la Bête du Vide. Des vents de turbulence mortels tourbillonnaient autour de lui et le mettaient sur ses gardes.
« J’ai encore besoin de ton aide », dit Zac dans le Sanctuaire de Kanba.
« Très bien. N’oublie pas : pas plus de deux mètres. »
La Foudre de Tribulation pourrait très probablement se frayer un chemin jusque dans la poche spatiale cachée de sa poitrine, mais Zac ne voulait pas risquer d’y subir une tribulation. Il n’avait aucun parchemin de secours au cas où le sanctuaire serait endommagé, et il était hors de question qu’il se retrouve avec encore plus de traits de crapaud, même si Esmeralda en avait un. Catheya l’avait déjà assez taquiné au sujet de la membrane supplémentaire entre ses doigts depuis qu’elle l’avait remarquée. Elle lui avait demandé s’il se préparait à aller visiter le Lac abyssal.
Les nuages de tribulation avaient déjà atteint leur point de saturation, et un immense vortex rougeâtre le dévisageait d’en haut, tel l’œil du Ciel. Zac leva les yeux vers lui, le regard empreint de détermination et de gravité. Former son Dao terrestre de la Guerre des Défiants n’avait pas été très difficile. Il pouvait même s’en servir pour purifier Vilari.
Personne n’intervenait dans sa tribulation pour en accroître la puissance, et pourtant, les énergies qui se formaient au-dessus de lui approchaient déjà le niveau de la troisième décharge. C’était inévitable. Le Pic du Chaos appartenait à la Voie sans limites et n’était pas encore intégré au Système. Cultiver les Daos purs de ce pic l’obligeait à subir de plein fouet la tribulation.
Une autre raison expliquait cette scène apocalyptique. Cette fois, Zac avait choisi de procéder autrement et de former ses deux derniers Daos terrestres simultanément. C’était un de moins que la dernière fois, lorsqu’il avait avancé sur les trois à la fois, mais seul son Dao du Conflit avait provoqué une tribulation. Aujourd’hui, Zac affrontait une punition double.
Fusionner deux tribulations en une seule était possible, mais il y avait peu de bonnes raisons de le faire. En général, le résultat n’était pas meilleur que si on les affrontait l’une après l’autre, et les dangers ne se résumaient pas à un simple un plus un égale deux.
Zac estimait malgré tout que le risque en valait la peine. D’abord, cela lui permettrait de dissimuler la percée de la Branche du Kalpataru dans son Dao de la Mort, et de garder ainsi une carte cachée supplémentaire. Il n’avait pas besoin des [Perles de chance] pour sentir le destin converger vers un point culminant, et l’apparition soudaine du Culte du Cœur Noir ne faisait que renforcer son impression qu’un événement majeur se préparait dans le Cimetière impérial.
Leur destination se rapprochait aussi. Le signal de la [Balise du Centurion] s’était nettement renforcé après qu’ils eurent franchi le rideau de tempête, et Zac pensait qu’ils arriveraient dans deux semaines, à moins qu’un autre problème ne survienne. Si Kator préparait quelque chose, il agirait là-bas. Zac aussi. Il ne voulait pas maintenir le statu quo, avec les siens pris en otage, sachant que la situation ne ferait qu’empirer s’ils transportaient leur conflit jusqu’au Sceau du Palais impérial de gauche.
Mais la principale raison de fusionner ses tribulations n’avait rien à voir avec Kator. La Vie et la Mort étaient devenues de plus en plus semblables à deux miroirs. L’une était lumière, l’autre ténèbres ; yin et yang. L’une ne pouvait exister sans l’autre. Zac sentait que les faire évoluer simultanément jusqu’au rang de Branche suprême lui avait apporté de grands bénéfices, renforçant encore leur symétrie.
Zac voulait poursuivre dans cette voie avec ses Daos terrestres, à condition de pouvoir résister aux tribulations toujours plus féroces qu’ils provoqueraient. Chaque petit avantage de ce côté-là servirait ses projets à long terme, qu’il s’agisse de fusionner ses corps ou de former un Monde intérieur.
Un rugissement assourdissant secoua la région, couvrant les sifflements déchirants des vents spatiaux. Les nuages se gonflèrent et libérèrent le premier pilier rouge de colère. Zac remarqua distraitement que la Foudre céleste n’endommageait pas l’espace en le traversant. Au contraire, elle cautérisait les déchirures dans sa descente.
Ni la brume isolante ni [Champs du désespoir] ne purent freiner sa descente. Le pilier de tribulation ne se scinda qu’au dernier moment pour viser les deux corps de Zac, qui se tenaient côte à côte. Sa vision blanchit lorsque la foudre traversa son corps, en purifiant les fragments de Dao hostile qui s’y étaient incrustés tandis qu’elle cherchait à le déchiqueter. Ses dents claquèrent sous l’effet des spasmes musculaires, et de petites fissures s’ouvrirent de force.
Il pouvait supporter une telle intensité. Avec méthode, il épuisa la foudre par la seule force de sa volonté et de sa résistance. Ses Avatars du Dao y contribuèrent le plus, faisant office de paratonnerres. Leur renaissance avait déjà commencé, portée par la mer de foudre.
Une deuxième décharge s’abattit à peine Zac avait-il maîtrisé la première. Un gémissement lui échappa tandis que les dégâts à son âme s’aggravaient. Il tint bon et engagea toute son âme dans les deux Avatars du Dao au cœur du phénomène. Les vérités auxquelles il s’était accroché depuis l’Atavisme fusionnaient une à une avec ses Daos de la Vie et de la Mort, l’énergie du Trésor de Dao leur servant de médium. Dès que l’infusion faiblit, Zac en enfourna une nouvelle dose.
Le Kalpataru vibrant se mit à rayonner d’un désir de changement, d’autre chose. Le Dao de la Vie de Zac était celui de l’évolution, de l’ascension par un cycle de renaissance. La stabilité était la stagnation ; le contentement, la mort. Vivre, c’était lutter, dépasser les limites qu’on s’imposait et celles que le monde nous imposait. C’était peindre en dehors des lignes, explorer l’inconnu.
L’arbre se tordait et se contorsionnait, évoluant à toute vitesse. Le spectacle contrastait fortement avec le silence assourdissant qui régnait de l’autre côté de son Ouverture de l’âme. La Mort était devenue une île dans une mer orageuse de foudre céleste, impassible et accueillante. Des traînées d’éclairs étaient happées par les ténèbres, sans jamais pouvoir en ressortir.
Cela reflétait la Mort inexorable de sa voie, où la force et la certitude traçaient le chemin vers l’avenir. La Mort mettait fin à la lutte, elle était le grand séparateur qui viendrait un jour même pour le cosmos. Elle était l’inconnu sans limites, la destination finale du voyage.
La troisième décharge s’abattit, et Zac faillit perdre connaissance sous la douleur. Des plaies s’ouvraient et se refermaient sous l’effet de la cautérisation, dans un cycle de destruction et de renaissance atroce. Le [Cœur du Vide] poussa un gémissement affamé. Zac endura l’épreuve de toutes ses forces, laissant le Jugement céleste tremper ses Daos aussi longtemps que possible. Ce n’est que lorsque ses Noyaux d’âme frôlèrent un niveau de dégâts invalidant qu’il relâcha son emprise sur son Nœud caché.
Une tribulation double ne faisait pas le poids face au trou noir vorace dans le cœur de Zac, comparée à une tribulation ordinaire. La plus grande partie fut aspirée dans les profondeurs en quatre gorgées, et le reste battit en retraite pour s’enfuir dans l’atmosphère. Un coup de tonnerre furieux, mais impuissant, secoua la région. Zac eut du mal à se réjouir de voir les nuages se dissiper à contrecœur. Sa vision tanguait tant que son côté humain faillit trébucher hors du domaine dissimulant d’Esmeralda.
Il se redressa rapidement et disparut dans le sanctuaire. Il s’assit et se concentra sur sa récupération. Pendant ce temps, Zac draugr retourna en volant vers le Yphelion, trop épuisé pour affronter plus longtemps cet environnement mortel.
L’esprit de Zac était un mélange confus de vérité et de douleur. Il ne s’éveilla qu’en se rendant compte qu’il était arrivé dans ses quartiers, Catheya debout devant lui.
« Ça va ? » demanda Catheya, l’inquiétude dans les yeux.
« Ça ira après un peu de repos », répondit Zac d’une voix sèche comme du parchemin.
Il s’apprêtait à poursuivre jusqu’à ses salles de cultivation, mais s’arrêta en remarquant quelques zones glaciales sur le corps de Catheya. Il connaissait ces marques. « Tu es blessée ? »
« Ça ira après un peu de repos », imita Catheya en lui faisant un clin d’œil. « Je n’arrive pas à croire que tu aies aidé ce gros orc plutôt que moi. La chevalerie est morte. »
« Je savais que ma merveilleuse épouse saurait se débrouiller », sourit Zac. Son sourire se fit de travers lorsqu’une plaie sur son flanc se rouvrit.
« Tant mieux si tu t’en souviens », dit Catheya. « Va te reposer. Ton navigateur est complètement chamboulé. »
Zac hocha la tête et tituba jusqu’à la salle de cultivation saturée d’énergie. Même lui avait été durement éprouvé par deux tribulations simultanées. Mais la douleur en valait la peine. Il se tourna d’abord vers son Dao de la Mort et constata que la Vierge de fer avait disparu. Elle avait fondu et s’était aplatie, prenant désormais l’apparence d’une porte d’obsidienne maintenue fermée par des couches de chaînes.
Un étroit interstice séparait les portes et laissait Zac entrevoir des ténèbres si absolues qu’elles engloutissaient tout ce qui les touchait, y compris la pensée. Il poussa plus loin et vit soudain le vaste continent plongé dans une guerre meurtrière. Il avait l’impression de contempler la scène sous un nouvel angle, où chaque mort sur le champ de bataille provoquait une onde de changement.
Reportant son attention ailleurs, Zac observa son Avatar du Dao accordé à la Vie. Il n’avait pas subi de changements aussi importants que son Dao de la Mort. C’était toujours un arbre, même si son tronc sinueux ressemblait davantage à un bonsaï qu’au Kalpataru d’autrefois. Le tronc et les branches étaient toujours dorés, mais ses frondaisons avaient pris des couleurs éclatantes.
Pas deux feuilles n’avaient la même forme, et elles ne cessaient de changer en bruissant sous un vent invisible. Il suffisait à Zac de se concentrer sur une feuille pour que sa conscience le transporte auprès d’un guerrier précis du continent illusoire. Comme les feuilles, ils étaient éphémères et seraient bientôt remplacés par d’autres. Cette expérience était vraiment inédite : elle lui donnait accès à une galerie sans cesse changeante de son Dao.
Il était impossible de ne pas remarquer les changements, même en se tournant vers son Dao du Conflit. Il se sentit complet après l’ajout de deux couches au Royaume terrestre qu’il avait érigé en formant son Dao terrestre de la Guerre des Défiants. Le continent illusoire semblait, faute de meilleur terme, vivant. L’immense mer de guerriers n’était plus constituée de simples volutes de conflit.
C’étaient des êtres vivants, qui respiraient, animés par des aspirations et des convictions. Le continent désolé, ravagé par la guerre, se transformait déjà en conséquence. Les soldats ne se battaient pas sans raison. Ils protégeaient leurs foyers, s’emparaient des ressources nécessaires à leur expansion ou réglaient simplement de vieilles querelles. Des civilisations s’élevaient et prospéraient, tout comme des royaumes primitifs gouvernés par des bêtes. Et, telle une main invisible, la Mort attendait qu’ils trébuchent.
Ceux qui se trouvaient au sommet finiraient par tomber sous la lame de la génération suivante, et leur mort alimenterait la prochaine vague de guerres. Tel était le progrès ; tel était le destin. La Vie, la Mort et le Conflit formaient le cycle vertueux qui poussait toute existence vers le Zénith. Zac contempla la scène avec satisfaction, convaincu qu’on lui avait donné un aperçu de son futur Monde intérieur.
Son Noyau cosmique serait la toile ; ses Daos terrestres, le pinceau qui peindrait un monde à ses couleurs.
Zac observa encore un moment, puis ouvrit les yeux. Il ouvrit son Écran du Dao, impatient d’en découvrir le résultat.
[Dao terrestre de la Mort scellée (débutant) : tous les attributs +100, Force +3500, Endurance +23000, Vitalité +6000, Sagesse +5000. Efficacité de l’Endurance +30 %.]
[Dao terrestre de la Vie renaissante (débutant) : tous les attributs +100, Dextérité +3500, Endurance +6000, Vitalité +23000, Sagesse +5000. Efficacité de la Vitalité +30 %.]
Zac fut légèrement surpris en lisant les noms de ses Daos terrestres, mais pas parce qu’ils s’éloignaient de leur dénomination d’origine. Il s’y était déjà attendu après avoir vu à quel point les Avatars avaient changé. Sans compter qu’il s’était encore appuyé sur des concepts extérieurs pour exprimer sa compréhension de la Vie et de la Mort lorsqu’il avait formé les Daos précédents, ce qui avait donné naissance aux Branches du Kalpataru et au Sceau pâle. Cette fois, ses Daos formaient un système autonome qu’il avait créé lui-même.
À vrai dire, il était soulagé de s’éloigner de la symbolique bouddhiste avec son Dao de la Vie. Sa rencontre avec les Arhats de rang B lui avait rappelé, sans qu’il l’ait souhaité, qu’ils voulaient toujours jouer avec son destin. De plus, les paroles du moine indiquaient que leur intérêt dépassait Ultom et le Sceau du Palais impérial de gauche. Plus tôt il couperait les ponts avec cette cabale louche, mieux ce serait.
Zac était davantage surpris que ses Daos n’aient pas été nommés Inexorabilité et Évolution. Après tout, sa vision de l’Évolution ne se limitait pas à la Vie. Le Conflit était tout aussi nécessaire, et il en allait de même pour l’Inexorabilité. Donner à un Dao pur le nom de ces concepts aux sens multiples aurait signifié en ignorer la moitié de la vérité.
Leur dénomination restait liée à sa voie. La Mort scellée évoquait les aspects restrictifs de sa Posture inexorable, la maîtrise de son propre destin et de celui des autres. La Vie renaissante portait l’idée d’une croissance par le renouvellement, qui brisait les chaînes du destin et du Samsara.
Les attributs n’avaient rien de particulier à signaler, hormis le bonus de Sagesse, plus élevé que prévu. C’était peut-être le résultat de toute l’attention qu’il avait récemment portée aux questions du Cœur et de l’âme. Cette évolution était bienvenue : il avait déjà assez d’Endurance et de Vitalité à revendre. Une progression plus importante de la Sagesse contribuerait à équilibrer ses défenses.
Outre son Dao, il avait aussi gagné un niveau, atteignant enfin le sommet de l’Hégémonie intermédiaire. Cela ne lui conférait aucun titre ni avantage supplémentaire, et il n’avait pas reçu de nouvelle quête de classe, contrairement à ce qui arrivait généralement avec les classes rares. Mais cela n’avait pas d’importance, puisqu’il n’avait plus aucune compétence à améliorer. De toute façon, il n’aurait plus besoin de l’aide du Système s’il lui fallait une nouvelle capacité, sauf si elle sortait complètement de son domaine habituel.
Zac finit par attribuer ses points libres à la Dextérité et referma l’écran. Il ne fit rien pendant un moment. Il se sentait perdu, l’esprit vide, tandis qu’il observait les cristaux glisser doucement autour de lui.
Et maintenant ?