Chapitre 1 232
Zac remarqua d’abord que l’intégration améliorée de la Vie et de la Mort dans l’Yphelion était allée bien plus loin que prévu, dans sa chambre de cultivation. Cela lui avait mis la puce à l’oreille, mais il n’eut même pas le temps d’enquêter que Galau vint le voir avec la même idée. Il avait épluché les schémas et les plans de l’Yphelion lorsque l’œil était apparu, et il avait réussi à s’emparer du sceau final.
Alors qu’il était imprégné de la clarté d’Ultom, l’Yphelion lui était resté dans un coin de l’esprit et lui avait donné l’intuition que le vaisseau avait quelque chose de particulier, au-delà de ce qui sautait aux yeux. Il s’était révélé étonnamment difficile de confirmer cette intuition, mais Galau semblait enfin avoir percé ses secrets.
L’Yphelion renaissant était en réalité un Vaisseau cosmique accordé.
Galau avait probablement raison sur sa rareté, si ce que Karunthel avait dit de ces engins était vrai. Il était extrêmement difficile de créer un Vaisseau cosmique en s’appuyant sur d’autres Daos que le Dao de l’Espace. La fabrication de Vaisseaux cosmiques ordinaires était déjà une compétence rare, ce qui expliquait pourquoi son chantier naval avait fait de Zac une denrée si convoitée.
Un Vaisseau accordé était hors de portée. Il exigeait un savoir-faire bien supérieur et une compréhension plus profonde, au point qu’il était impossible d’en trouver aux confins. Même si un artisan capable d’un tel exploit se présentait, il ne pourrait pas réunir les matériaux nécessaires. Un Vaisseau accordé coûtait des centaines de fois plus cher qu’un Vaisseau cosmique ordinaire de même rang.
Ils étaient rares même dans les Terres du Cœur du Multivers, ce qui n’avait rien d’étonnant vu leur rapport qualité-prix désastreux. Aux confins, la seule façon d’en croiser un était que des étrangers l’aient amené avec eux.
« C’est vraiment un vaisseau accordé, souffla Zac, stupéfait. On a décroché le gros lot. Nous voyageons grâce aux Daos de la Vie et de la Mort, maintenant ? »
Les Vaisseaux accordés avaient certains avantages qui pouvaient justifier leur prix exorbitant. D’abord, ils n’étaient pas des trésors spatiaux : on pouvait donc les ranger dans un Anneau spatial sans devoir désactiver les réseaux principaux. Zac n’était toutefois pas sûr que ce soit le cas de l’Yphelion, qui semblait être un vaisseau hybride.
Ils convenaient aussi particulièrement bien à l’exploration des régions hostiles, à condition que leur accord corresponde à l’environnement. Un vaisseau accordé au feu pouvait traverser librement des milieux enflammés et peut-être même en tirer de l’énergie, alors qu’ils réduiraient en cendres des vaisseaux ordinaires. Mais ce qui importait le plus à Zac, c’était qu’ils étaient moins sensibles aux turbulences spatiales qu’un Vaisseau cosmique classique.
Tout le Cimetière impérial formait un véritable labyrinthe, à cause de l’instabilité spatiale et des dimensions entortillées les unes dans les autres. Seuls quelques passages étaient sûrs, et il n’était possible de changer de dimension qu’à certains endroits. Ils pourraient peut-être traverser directement le chaos en utilisant les autres éléments de l’Yphelion pour trouver un itinéraire de rechange. Cela leur ferait gagner énormément de temps et faciliterait grandement le voyage dans la Tempête éternelle.
« Eh bien, non. Ces systèmes sont complètement inertes. Ils ne sont même pas reliés au système de propulsion principal, répondit Galau, douchant les espoirs de Zac.
— Tu peux les activer ? demanda Zac, refusant de renoncer.
— Je me débrouille plutôt bien pour modifier les réseaux. Je pense pouvoir contourner les restrictions et les activer. Le problème, c’est que je ne sais pas exactement à quoi servent ces nouveaux modules ni comment les faire fonctionner.
— S’ils ne sont pas reliés et que leur fonction est incertaine, comment peux-tu être sûr qu’il s’agit bien d’un vaisseau accordé ? demanda Zac, désemparé. Ce n’est peut-être qu’une arme.
— Non, c’est un système de propulsion. Là-dessus, j’en suis certain, répondit Galau en sortant deux Disques de réseau. Tu auras peut-être plus de chance que moi pour comprendre leur fonctionnement. »
Zac examina les disques, puis son regard se brouilla devant leurs motifs d’une complexité inouïe. Il n’arrivait pas à comprendre à quoi ils servaient. Il se concentra sur celui qui reproduisait un système accordé à la Mort, avec l’impression qu’il s’agissait d’autre chose, dissimulé sous l’apparence du Dao de la Mort. Il s’agissait probablement d’une branche complètement différente de celle qu’il suivait.
Le Pic du Chaos comptait bien peu de Daos purs. Surtout en comparaison de Pics comme celui du Conflit et la Grande Tapisserie, qui en possédaient des milliers. Même le Pic du Continuum, plus modeste, en comptait plus d’une douzaine. Les Daos du Temps et de l’Espace étaient l’équivalent de la Création et de l’Oubli : chacun avait une poignée de Daos subordonnés.
Les dix-sept Pics du Dao ne couvraient pas des domaines égaux des Cieux, mais le Chaos ne serait pas appelé un pic s’il n’exerçait pas une influence considérable. Une partie de cette influence s’expliquait par le principe selon lequel « trois engendre toutes choses » : la Vie et la Mort s’étendaient vers tous les autres pics pour former des Daos aux significations mêlées. Même seuls, les Daos de la Vie et de la Mort comptaient parmi les plus vastes, avec davantage d’interprétations que la plupart des autres.
Pourtant, Zac avait le sentiment qu’il aurait dû comprendre les motifs du Disque de réseau si les réseaux ne représentaient qu’un autre aspect de ses Daos. Une autre chose devait y être mêlée avec assez d’habileté pour que Zac ne puisse pas distinguer où s’arrêtaient les Daos de la Vie et de la Mort et où commençait l’autre Dao. Soupçonner qu’il s’agissait du Dao de l’Espace ne l’aidait pas, du moins sans aura à observer. Or c’était impossible : le Disque de réseau n’était qu’une copie d’un système bien plus vaste.
« Euh, eh bien, c’est bien la Vie et la Mort, marmonna Zac, un peu gêné de ne rien pouvoir apporter d’utile. La seule chose que je peux deviner, c’est que ça doit consommer une quantité énorme d’énergie. Je ne pense pas qu’on puisse l’utiliser en continu.
— C’est logique, puisque l’Yphelion a conservé son ancien système de propulsion, dit Galau. Au lieu de fusionner les deux concepts, il pourrait plutôt s’agir d’un mode surpuissant pour fuir ou traverser des régions dangereuses.
— Comment le débloquer ?
— Je pense que ça pourrait être lié à toi, dit Galau. Peut-être qu’il faut que tu atteignes le stade avancé ou le sommet de l’Hégémonie ? Ou alors, tes Daos doivent parvenir à un certain stade.
— Ton hypothèse en vaut une autre. Prépare un contournement, au cas où. Mieux vaut tenter notre chance que d’accepter la mort si nous nous retrouvons acculés, dit Zac.
— Je m’en occupe. Qui sait ? Le réseau principal pourrait débloquer les commandes ou passer en pilotage automatique une fois les modules cachés activés, répondit Galau, visiblement emballé à l’idée de faire des expériences.
— Fais attention. À ce propos, qu’en est-il de la bombe ?
— C’est… compliqué, soupira Galau. J’ai quelques idées, mais je ne miserais pas ma vie dessus. J’ai confirmé qu’elle était équipée d’un Réseau de détection. Le squelette peut observer tout changement dans son environnement. Il pourrait être relié à un déclencheur. La vider de son énergie, comme tu l’as suggéré, ne fonctionnera pas. Ça ne ferait que libérer la charge qu’elle contient. »
Zac avait déjà prévu plusieurs solutions de secours, selon la tournure des événements. Aucune n’était viable sans qu’ils trouvent aussi comment désamorcer le dispositif de sécurité de Kator. Zac n’était pas prêt à sacrifier l’Yphelion pour se débarrasser du reaver, et la confirmation que le vaisseau était devenu un Vaisseau accordé ne faisait que renforcer sa réticence.
Plus ils étudiaient le dispositif de sécurité de Kator, plus il devenait évident que ce dernier s’était bien préparé, en se fondant sur le combat d’entraînement où Zac avait utilisé[Zone du Vide]. S’ils avaient eu affaire à un réseau mortel, Zac aurait pu l’annuler et ranger la bombe dans un Anneau spatial. La faille spatiale scellée à l’intérieur de l’appareil rendait ce plan impossible, et Zac ne pouvait pas l’épuiser avec[Montagne du Vide].
« Ne te précipite pas et ne te fais pas repérer, soupira Zac. Nous avons encore du temps. »
Zac passa les vingt minutes suivantes à examiner en détail les spécifications de l’Yphelion. Le vaisseau n’avait gagné aucune nouvelle fonctionnalité, à part les deux modules non identifiés, l’un lié à la Vie, l’autre à la Mort. L’Yphelion n’était pas comme Zac : il ne pouvait pas fusionner la Vie et la Mort grâce au Vide. Les deux modules semblaient toutefois reliés. Difficile de savoir si cela signifiait qu’ils devaient être utilisés ensemble.
Ils examinèrent aussi les idées de Galau pour neutraliser la bombe. Zac lui soumit ses plans contre Esmeralda, pour voir ce qui ferait mouche. Les remarques de celle-ci donnèrent à Galau de nouvelles pistes à explorer, et il repartit avec une lueur enthousiaste dans les yeux.
La réunion se termina juste à temps. Zac dut se dépêcher de rentrer dans ses quartiers lorsqu’un grondement sourd fit vibrer sa poitrine. Il créa rapidement une barrière autour du[Lien de solidarité]. Le dispositif de blocage d’Esmeralda n’avait pas encore été adapté au sceau ; il ne pouvait donc rien faire au lien. La barrière devait tenir la foudre à distance, car Zac craignait qu’elle n’endommage leur connexion et ne provoque un contrecoup.
La tempête purificatrice balaya son corps, s’enfonçant dans ses cellules et son Ouverture de l’âme pour purifier les toxines, ainsi qu’une quantité étonnante de séquelles cachées. Une bonne partie des impuretés semblait provenir des bains d’énergie brute qu’il avait utilisés pour accélérer sa progression. Dommage que le lien ne puisse pas transférer les toxines de pilule. Zac n’aurait pas été contre l’idée d’encrasser Kator avant de se purifier lui-même.
Zac connaissait bien le processus, désormais, et la tribulation de son premier Dao terrestre avait été plutôt douce. Le seul vrai problème venait des traînées d’annihilation dissimulées dans les éclairs, mais le[Cœur du Vide]n’en avait absorbé aucune. Zac s’attendait toutefois à subir une épreuve plus rude pour ses prochains Daos terrestres.
Après tout, son Dao du Conflit faisait partie de la Voie céleste, l’ensemble des Daos intégrés par le Système. La seule raison pour laquelle il devait affronter la tribulation était que ses deux autres Daos rendaient son Dao du Conflit coupable par association. Après avoir achevé la purification, Zac resta dans sa chambre.
Sa moitié humaine émergea d’une ondulation spatiale et en profita pour se dégourdir les jambes et s’exercer à ses techniques. Zac s’observa de côté tandis qu’il enchaînait plusieurs mouvements de hache. Ils suivaient le même schéma que lors de son combat d’entraînement précédent, sauf qu’il contrait l’avancée de Kator avec la Posture évolutive. Au lieu d’étouffer le bourbier temporel avec la Mort inexorable, il s’efforçait de le balayer à l’aide des vents du changement de sa Posture évolutive.
À force, il devint trop déroutant de s’observer tout en s’exerçant. Sa moitié draugr ferma donc les yeux et scella son Sens de l’âme. Seule sa Voie évolutive demeura dans la chambre. Elle virevoltait entre les cristaux, revivant l’expérience pour repérer les points à améliorer. Finalement, elle atteignit le terme du combat d’entraînement, mais Zac continua.
La montagne illusoire dans son âme descendit, modifiant subtilement son aura. Le Vide se mêla à la Vie et au Conflit lorsqu’il activa son talent de lignée. Au début, la seule différence fut que l’aura de Zac devint plus difficile à discerner. Cela lui donnerait un léger avantage dans un combat acharné, où chaque camp prédisait les mouvements de l’adversaire en observant ses fluctuations spirituelles.
Puis le[Vide spirituel]frémit et libéra une vague de Mort du Vide qu’il gardait en réserve. Elle fusionna avec l’Énergie du Vide qui circulait dans son corps, lui donnant la saveur nécessaire. À ce stade, il n’avait nul besoin de pousser ni de forcer les choses. L’Énergie divine et l’Énergie cosmique accordée au Conflit fusionnèrent avec la Mort du Vide comme de vieux frères séparés depuis longtemps.
Zac disparut et enchaîna une nouvelle série de mouvements. L’intégration du Vide lui semblait bien plus naturelle que lorsqu’il l’avait utilisée contre Kator, lors de leur premier duel. Zac poursuivit pendant une demi-heure, puis libéra les sens de son autre corps au milieu d’un mouvement. Il continua encore quatre secondes avant que la double perspective ne lui fasse perdre cet état d’intégration. La spiritualité s’effondra, reprenant un aspect laid et banal.
Toujours rien. Zac grogna de frustration en baissant les yeux vers[Morsure de Verun]. Il ne comprenait pas ce qui se passait.
Affiner la version imprégnée de Vide de ses techniques était désormais une priorité absolue, puisqu’il disposait d’une source constante de Mort du Vide et de Vie du Vide. L’effet de surprise qu’elle procurait en plein combat éclipsait même celui de[Zone du Vide]. Il l’avait essayée sur Ogras et Joanna ces derniers jours. Ses frappes imprégnées de Vide les avaient pris complètement au dépourvu, et ils avaient eu plus de mal que Kator à s’adapter.
Jusqu’ici, ils n’étaient pas parvenus à trouver de parade efficace. Ogras avait décrit l’expérience comme une obligation de faire taire tous les instincts qui le maintenaient en vie. Joanna, elle, ne pouvait continuer qu’en réagissant aux attaques et en renonçant à toute tentative offensive. Cela allait à l’encontre de son style de combat fougueux ; ce n’était donc guère différent d’une défaite.
Pourtant, Zac ne voyait pas ce qui rendait ces mouvements imprégnés de Vide si particuliers. Il avait comme un angle mort : les attaques « impossibles » ne lui paraissaient pas différentes de ses techniques ordinaires imprégnées de Dao. Il avait espéré s’observer comme un tiers pour mieux saisir les Vides de la Vie et de la Mort, et comprendre comment ils s’intégraient à sa technique.
Ce plan était tombé à l’eau, et ses tentatives pour s’enregistrer n’avaient pas mieux marché. C’était comme si le Vide ne pouvait pas être capturé. Les autres observateurs voyaient bien qu’il se passait quelque chose d’étrange, mais ses compagnons étaient incapables de le comprendre ou de mettre des mots dessus. Il n’était pas dramatique que le Vide soit si difficile à analyser. Zac pouvait toujours progresser et approfondir sa compréhension en ressentant les changements dans son corps, et la difficulté à cerner ce qu’il faisait contribuerait à protéger ses secrets.
Zac passa à la Posture inexorable et reprit le combat d’entraînement, cette fois en y ajoutant le Vide de la Vie. Il n’en parcourut que la moitié avant que son communicateur n’émette un signal pour un message urgent. Zac soupira, vaincu, et s’arrêta. Son agacement disparut lorsqu’il comprit qu’il ne s’agissait pas d’une nouvelle anomalie à régler.
Toute idée de s’entraîner fut reléguée au fond de son esprit. Son corps humain retourna au Sanctuaire de Kanba, puis il disparut, utilisant même la[Propulsion abyssale]pour rejoindre l’aile aussi vite qu’un humain pouvait le faire. L’impatience et la peur se mêlèrent tandis que Zac entrait et découvrait Vilari assise sur son lit.
« Tu es réveillée ! » s’exclama Zac en se précipitant à son chevet.
Vilari était restée stable, mais inconsciente, depuis qu’il l’avait extraite de la[Cloche de l’Épiclèse]. La voir assise sans la moindre trace de folie dans les yeux lui enleva un poids énorme des épaules, atténuant en partie la culpabilité qui le rongeait depuis des années. Pourtant, le sourire de Zac se crispa quand il vit le désarroi dans les yeux de Vilari.
« Pourriez-vous nous laisser un moment ? » demanda Zac au médecin revenant qui se tenait près du lit.
« Bien sûr. »
Zac dressa plusieurs barrières et scella l’aile avant de reprendre la parole.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu te sens bien ? »
« Je suis désolée. On dirait que je me suis surestimée et que j’ai succombé à la tentation. »
« La tentation ? » Zac fronça les sourcils. « Je suis sûr que la foudre t’a purifiée en profondeur. »
« C’est le cas. Malheureusement, j’ai goûté au fruit défendu de Jalach bien avant cela, répondit Vilari avec un doux sourire en voyant la fureur et la culpabilité sur le visage de Zac. Je suis la seule à blâmer. Je savais que je n’aurais pas dû l’étudier, mais j’ai commencé à convoiter le pouvoir. Je l’ai étudié encore et encore, persuadée d’avoir déjoué tous les pièges. Tout cela n’était qu’une ruse pour me pousser à devenir son disciple. »
« Jalach ? Je suis désolé. Si seulement j’avais été plus rapide… »
« Non, dit Vilari. C’était une tribulation que je devais affronter si je voulais perfectionner ma Voie. Ses paroles et ses cadeaux cachaient de mauvaises intentions, mais il est peut-être le seul à posséder la version complète de mon héritage. Seulement, le prix à payer se révèle plus lourd que je ne le pensais. »
« Quoi qu’il soit arrivé, nous nous en sortirons ensemble », dit Zac en s’asseyant à côté d’elle. « Au moins, cette chose est morte et enterrée. »
« Morte ? Non. » Vilari secoua la tête. « Il savait qu’on le conduisait dans un piège, alors il s’est coupé la queue pour semer ses poursuivants. Sans la[Cloche de l’Épiclèse], il est en sursis. »
Zac comprit. « Il te force à régler son problème. »
« Un trésor lié à l’origine de mon héritage se trouve dans mon épreuve. Il devrait être à la Cour de l’Anima, mais il n’en est pas certain. Il lui permettrait d’obtenir la reconnaissance de nos Cieux et de mettre fin à sa traque, expliqua Vilari. J’espère qu’il pourra aussi résoudre mon problème. »
Il était évident que Vilari ne plaçait pas beaucoup d’espoir dans cette solution. L’Entité n’aurait pas été assez stupide pour la contraindre en la menaçant d’un problème que l’objet qu’elle devait rapporter pouvait résoudre. Elle devrait échanger le trésor contre l’antidote. L’autre possibilité était de rejeter l’Entité, au prix de sa vie.
« On l’ajoutera à la liste, dit Zac avec un sourire. Nous comptons déjà piller une cour extérieure ; qu’est-ce qu’une de plus ? »