Chapitre 1 221
Un Chaos profond et singulier naquit, apportant avec lui un don de clarté tumultueuse qui transcendait le temps et l’espace. La dernière fois, Zac avait réussi à s’harmoniser avec la Calamité au sein de l’Immense Étendue de Perenne, révélant sa véritable nature et son dessein. Aujourd’hui, son esprit s’étira encore davantage et lui permit d’entrevoir un avenir potentiel. Zac pouvait presque le toucher : la tapisserie illusoire, mais déjà formée, qui représentait le Pic du Chaos brisé.
S’il parvenait seulement à tendre la main un peu plus loin, il pourrait…
Zac protégea aussitôt son cœur et détourna le regard des transformations magiques qui se produisaient dans sa poitrine. L’attrait d’un Dao accompli n’avait rien à envier à la promesse de la Sangha ou aux murmures insidieux des vestiges. Zac savait pertinemment qu’il était loin d’être qualifié pour saisir ces concepts à son niveau actuel. Ne serait-ce qu’en tentant de s’emparer du Dao du Chaos, il se mettrait directement en concurrence avec le Système et les Cieux.
Le simple fait de s’approcher de l’un des Dix-sept Pics offrait un point de vue unique, même en restant dans les eaux peu profondes. L’Aperçu du Chaos amélioré le rapprochait du Dao céleste et lui permettait de comprendre ce que ses bienfaiteurs avaient voulu dire. Zac percevait des changements dans les tapisseries de la Création et de l’Oubli. Une Autorité usurpée et monopolisée depuis des années innombrables était en train d’être abandonnée.
Ce barrage pourrissant, fait de bois ancien, avait fini par céder après l’arrivée de Zac, laissant l’eau s’écouler dans les affluents de l’autre côté. Cela ne réparerait pas sur-le-champ les fissures qui recouvraient le Pic du Chaos, mais faciliterait la tâche du Système. Une douleur fulgurante força Zac à retirer sa conscience, et il se rendit compte que des traînées de sang chargé de Chaos lui coulaient du nez et des oreilles.
Observer les Secrets célestes n’était pas sans prix. S’il avait laissé son esprit s’attarder, son âme se serait probablement brisée.
Après avoir ramené sa conscience sur le plan mortel, Zac conserva un point de vue extraordinaire. Les nuages tourbillonnants au-dessus de lui faisaient office de pont et lui permettaient de voir tout ce qu’ils recouvraient. Ils s’étendaient bien plus loin qu’il ne l’avait prévu, jusqu’au Secteur Zurbor, loin au-delà de la planète d’où ils étaient partis.
Des milliers de mondes avaient été noyés dans les ténèbres, et l’animosité était si palpable que les planètes en tremblaient. Les Kan’Tanu devaient se demander si le Jugement dernier était arrivé, si le Karma avait enfin fini par les rattraper. Heureusement, ses subordonnés étaient revenus et avaient fermé les fronts de bataille quelques heures plus tôt.
Dans l’autre direction, les nuages célestes s’enfonçaient profondément dans les confins extérieurs du Cimetière impérial. Zac pouvait voir des fissures apparaître sur l’interminable enfilade de tours identiques. Elles formaient les piliers du Grand Mur de la Résolution, cette barrière infranchissable qui pouvait même retenir les monarques de rang supérieur. Mais elle ne l’était plus : les sections des alentours vacillaient dangereusement.
Il ne manquait qu’une dernière poussée, et la forteresse au centre du mur en était la clé. Le quartier général du Chapitre de la Résolution charnelle constituait le nœud principal et le contrôleur du mur. Tant qu’il serait neutralisé et isolé, le mur perdrait l’essentiel de sa puissance. Privés de leur protection, les piliers s’effondreraient, ouvrant une brèche jusqu’à ce que quelqu’un colmate le point faible. Les Kan’Tanu formaient déjà une faction hétérodoxe, qui défiait ouvertement la Loi de l’équilibre avec sa cultivation fondée sur les sacrifices, faisant d’eux les ennemis des Cieux comme du Système. Pourtant, on pouvait éviter les Cieux, et le Système n’agissait pas directement contre les factions hétérodoxes sans justification valable. Il préférait les utiliser comme des épreuves, comme lors de la guerre intersectorielle.
Les factions comme les Kan’Tanu échappaient donc aux représailles, même si elles devaient affronter des tribulations plus féroces et des démons du cœur. Zac avait entrepris de briser cet équilibre fragile. On pouvait fabriquer des justifications et mettre en lumière ceux qui se cachaient dans les ténèbres. Le seul problème, c’était que la forteresse se trouvait à plus d’une semaine de voyage de leur position actuelle, ce qui était beaucoup, même pour les nuages sans limites.
Zac éprouvait encore des réserves à l’égard du Clan Sindris, mais celui-ci était indéniablement le mieux placé pour régler le problème. Les Sindris infiltreraient la forteresse et attiseraient les flammes à l’aide du Dao de la Technologie. Cela attirerait l’attention du Système, ce qui risquait d’entraîner également la descente des Cieux.
Le Clan Sindris avait manifestement dépassé toutes les attentes dans sa mission. Zac ne parvenait pas à discerner précisément ce qui se passait, mais le Courroux du Ciel qui s’amassait au-dessus du Chapitre de la Résolution charnelle était presque aussi puissant que dans ses environs immédiats. Des boucliers aveuglants et des trésors gardiens surpassant tout ce qu’il avait vu tentaient de résister à une pluie d’éclairs d’un noir de jais.
Le massacre était à sens unique. Le Chapitre n’était pas seulement neutralisé : Zac ne serait pas étonné qu’il soit entièrement effacé de l’existence. Dans le meilleur des cas, il espérait infliger un coup dévastateur et durable au Chapitre de la Résolution charnelle. Une part importante de l’élite des Kan’Tanu était rassemblée dans cette zone. Les éliminer devrait considérablement réduire la pression que subissait Zecia et leur permettre de tenir un peu plus longtemps. Cela réduirait aussi les dangers auxquels ils seraient confrontés dans le Cimetière impérial.
Mais tout cela ne servirait à rien s’il ne réussissait pas la prochaine étape de son plan. La scène qui se déroulait autour de lui ne différait en rien de celles auxquelles les cultistes étaient confrontés au loin. Les nuages tourbillonnants et leurs arcs d’annihilation qui avançaient lentement suffisaient presque à plonger Zac dans le désespoir.
L’oppression était si écrasante que Zac se demanda si son plan aurait même fonctionné sans les ingrédients supplémentaires qui étaient entrés dans la composition de l’Aperçu du Chaos. Sa cinquième et dernière fusion différait des précédentes à bien des égards. Elle contenait bien plus d’énergie et de Dao que jamais, et le fait d’être répartie entre deux corps ne diminuait en rien la profondeur des vérités qu’elle renfermait.
Le Zac qui avait récupéré les quatrième fragments dans la Calamité aurait été grièvement blessé, voire estropié, par le seul processus de formation. Même la quatrième création avait failli le laisser infirme, lui causant bien des maux de tête pendant sa Formation du Noyau. Et cela, alors qu’il avait extrait l’aperçu de sa poitrine sans attendre. Pourtant, il fallait bien reconnaître que Zac avait changé davantage encore que l’aperçu depuis cette époque.
Sa lignée de Draugr s’était éveillée et il avait progressé d’un nouveau pas avec sa Constitution du Vajra du Vide. Ses Branches du Kalpataru et du Sceau pâle avaient elles aussi franchi un cap, devenant des Branches suprêmes aux fondations solides, prêtes à s’orienter vers les Daos terrestres. Tout aussi important, ses voies s’étaient considérablement renforcées et un Noyau cosmique soutenait sa cultivation.
Les Énergies résiduelles fusionnées, bien au-delà de ce qu’un cultivateur de rang E pouvait supporter, ne faisaient que le mettre à rude épreuve, et ses compréhensions lui permettaient d’exercer une vague maîtrise. Il n’avait pas besoin de libérer ce trésor et de l’exposer aux tempêtes extérieures. L’aperçu resterait en lui jusqu’à ce que le Système rétablisse l’équilibre et lui donne ce dont il avait besoin.
Zac bougea en parfaite synchronie, ses deux corps semblant être des marionnettes reliées aux mêmes fils. Pourtant, sous l’influence du Chaos, ils se déplacèrent en sens opposés. Sa moitié humaine apparut au-dessus de l’Yphelion. À peine le temps s’était-il écoulé depuis que son esprit était revenu du côté d’A'Zu et de Be’Zi, et la barrière de Sendor était toujours presque entièrement éteinte.
La proximité du Vaisseau cosmique permit à Zac de se reconnecter à ses systèmes internes. Son cœur s’embrasa de fureur lorsqu’il comprit que plus d’une douzaine de membres de son équipage non combattant étaient morts. La plupart de ses porteurs de sceau avaient perdu connaissance, apparemment à cause de la résurrection des moines et de leur monde dharmique.
Kruta était assis dans une mare de sang, à côté du cadavre calciné de l’un des Revenants. Ogras et Joanna retenaient l’autre, et semblaient avoir résisté à l’influence du Monde du Cœur par la seule force de leur volonté. Personne ne bougeait, et ce n’était pas seulement parce que Zac avait l’impression que son esprit filait des dizaines de fois plus vite que d’habitude.
Ils s’efforçaient de résister aux impressions et aux Daos qui avaient filtré à travers les amortisseurs spéciaux installés dans tout l’Yphelion. Ceux-ci n’étaient censés contrer que la [Cloche de l’Épiclèse], mais ils s’étaient révélés salvateurs à la naissance du Bouddha.
Zac renifla en percevant l’anomalie dans l’un des compartiments. Ce n’était pas le moment de faire table rase. La bulle protectrice de Sendor éclata juste au moment où Zac apparaissait, et l’ancien Esprit du Royaume lui adressa un dernier avertissement avant de se dissiper.
« Prends garde à l’équilibre. Le prix à payer pour préserver des créatures venues d’un ciel étranger est plus élevé que tu ne le crois. »
Zac prit l’avertissement à cœur. Il ne comprenait pas exactement ce que Sendor voulait dire, mais le fond de sa pensée n’était pas difficile à saisir. Sendor connaissait les accords qu’il avait passés avec le Système, en échangeant du Chaos contre des faveurs. Il semblait également comprendre ce qu’était cette entité et savoir que les choses étaient plus compliquées que Zac ne l’imaginait.
Mais cela pouvait-il rivaliser avec la dette karmique que le Système avait contractée lorsque Zac avait libéré l’Autorité imparfaite ? Il refusait de croire que ce fût le cas et extirpa de sa poitrine un fragment de Chaos. La particule fut aspirée dans une compétence, et Zac gémit de douleur lorsqu’une vaste jungle jaillit pour encercler l’Yphelion.
Zac n’était pas assez naïf pour croire que [Jungle Apex] pourrait résister à la pression écrasante qui avait épuisé la marque protectrice de Sendor en quelques secondes, encore moins bloquer les éclairs qui s’apprêtaient à effacer tout le quadrant. Il marquait son territoire et affichait sa détermination.
La jungle avait un aspect nettement différent de la normale. Elle changeait sans cesse, évoquant une vision sortie d’un cauchemar. Zac ne contrôlait pas les arbres étrangers qui poussaient puis disparaissaient, mais il restait lié à la compétence.
Zac défia du regard les nuages tourbillonnants, provoquant les Cieux et les incitant à frapper son domaine. Il était prêt à remplir de fragments de l’aperçu chaque arbre sur le point d’être frappé par les éclairs d’un noir de jais. C’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour protéger tout le vaisseau et son équipage.
« Il est temps de passer à la caisse. »
La présence du Système s’abattit sur lui, et Zac sentit une partie de sa détermination impitoyable se tourner dans sa direction. Le Système n’avait pas été aussi furieux depuis la base technocrate, quand Zac avait refusé sa mission pour se concentrer sur le sauvetage de Kenzie. Il ne s’agissait même pas de garder l’aperçu en otage.
Il s’agissait d’empêcher une vague purificatrice de destruction de balayer la région. L’avertissement de Sendor résonnait au fond de l’esprit de Zac, mais il refusait de céder alors que la vie de ses disciples était en jeu. Heureusement, le Système s’adoucit, et une barrière dorée apparut dans un éclair de lumière.
Zac expira, soulagé, même s’il n’en avait pas fini. Il sentait que la protection ne durerait qu’autant que sa compétence formée par le Chaos. Il s’accrocha furieusement à cette connexion instable tout en poussant son autre moitié à avancer. Plus tôt il aurait terminé, plus tôt ils pourraient partir.
Tandis qu’une moitié montait la garde au-dessus de l’Yphelion, l’autre s’engageait dans le corridor de Vide en train de s’effondrer. La compétence de fusion avait laissé une brèche d’un mètre de large dans la réalité, mais une telle anomalie était vouée à se refermer rapidement. Les océans de la Création et de l’Oubli ne pouvaient repousser la pression dimensionnelle, et le chemin de Zac vers la cloche devenait vite un piège mortel.
La montagne dans son Ouverture de l’âme descendit, et il s’imprégna du Talent de lignée. Son Aura chaotique se résorba, provoquant un coup de tonnerre d’avertissement du Système. Zac n’en tint aucun compte, trop absorbé par cette sensation transcendante qui décuplait sa vitesse. L’Énergie du Chaos lui permettait déjà d’avancer à une allure folle en ignorant la logique de l’espace linéaire. Activer son Talent de lignée le faisait passer à la vitesse supérieure.
Depuis qu’il avait amélioré [Montagne du Vide], il ne faisait plus qu’un avec le Vide de façon plus tangible. Il sentait toute la cicatrice laissée par [Fissure du Vide] comme si elle faisait partie de son corps. Une légère impulsion le propulsa à travers des chemins cachés et le plaça juste devant la [Cloche de l’Épiclèse] en train de s’effondrer.
Un rideau ondulant d’énergie démoniaque luttait contre une mer d’éclairs plus sombres encore. Zac eut un sourire en pénétrant dans le passage, voyant dans l’affrontement la fin de ses souffrances. Il n’avait qu’à lâcher prise, et tout serait terminé. Il était arrivé au bout de son voyage, et son cœur chantait de bonheur à l’idée de récolter enfin les fruits de ses efforts. La tempête de sacrifices joyeux s’effondra soudain face à l’inflexible résistance de Zac et à la protection du Chaos. Même la folie hérétique de l’entité ne pouvait dompter le Dao du Chaos.
Le Chaos rejetait la forme, l’ordre et toute définition, ce qui le rendait presque impossible à corrompre. Le retour de la clarté lui causa une agonie, et Zac comprit que des pans entiers de son corps avaient déjà été arrachés par des traînées errantes d’annihilation. La puissance qui avait fait trembler Uona de désespoir ne pouvait rien contre le Jugement céleste infligé à la créature étrangère, tapie dans la cloche depuis tout ce temps.
La folie recommençait déjà à s’insinuer, les ténèbres semblant attirées par la lucidité de Zac. Il savait qu’il ne pouvait gagner une guerre d’usure contre l’entité, même s’il trouvait d’une manière ou d’une autre le moyen de résister aux éclairs. L’Aperçu du Chaos recelait peut-être un fragment d’un Dao suprême, mais son énergie n’atteignait au mieux que le demi-pas du rang C.
Il lui suffisait de survivre un instant, et il n’eut même pas besoin d’exprimer sa demande. Des flux d’éclairs dorés formèrent une sorte de cage de Faraday, le coupant entièrement du chaos extérieur. Les arcs noirs d’annihilation furent repoussés lorsqu’ils tentèrent de s’y faufiler. Mais ils n’étaient pas épuisés et refusaient d’abandonner. Ils s’amassèrent de plus en plus nombreux, formant une seconde couche de protection contre l’influence corrosive de l’entité.
Cette protection permit à Zac de reprendre ses repères, et il se concentra sur la [Cloche de l’Épiclèse] au cœur de la tempête. Le rideau d’énergies maléfiques ne pouvait protéger son sanctuaire. Des traînées d’éclairs s’enfonçaient toujours plus loin à la recherche de leur cible. Le métal ancien, qui avait résisté pendant d’innombrables années, se désagrégeait rapidement sous les attaques incessantes.
Chaque impact réduisait entièrement en poussière un morceau de métal ou une parcelle d’énergie. L’annihilation était absolue, dépassant même le Dao de l’Oubli. À cette vue, le cœur de Zac se serra. Il avait peut-être longtemps retenu ses coups après la descente de la cloche, bien plus qu’il ne l’aurait voulu, mais il n’avait jamais oublié son objectif : sauver Vilari.
Zac s’était haï lui-même — ou plutôt, il avait haï l’impuissance causée par son manque de force. Chaque souffle perdu retardait le sauvetage de Vilari et diminuait ses chances de survie. Impossible de savoir quels effets une entité déchaînée aurait sur sa captive. Zac ne voulait pas attendre une seconde de plus ; il s’accrochait désespérément à l’espoir qu’il ne soit pas trop tard.
La protection du Système avait mis les Cieux en rage, tout comme lorsqu’il était intervenu pendant la percée de Zac. Les Cieux tenaient à lui infliger leur châtiment et semblaient même avoir trouvé une échappatoire. Des traînées d’éclairs pourpres et noirs formèrent une fine bande lumineuse dans le rideau de ténèbres crépitantes.
C’était le deuxième coup de sa tribulation, retardé lorsqu’il avait fendu la cloche. Cette fois, il absorbait des fragments de l’éclair punitif et s’assombrissait à mesure qu’il approchait. La protection du Système n’empêcherait pas la tribulation. C’était une tout autre affaire, et elle était inévitable.
Zac ignora la tribulation qui approchait et plongea vers la fissure farouchement protégée qu’il avait ouverte avec [Fissure du Vide]. Les arcs dorés vacillèrent dangereusement lorsqu’il pénétra au cœur du conflit. Ils tinrent bon, et Zac se retrouva bientôt juste devant la fissure. Il était impossible de voir quoi que ce soit à l’intérieur, et il ne percevait ni trace de Vilari ni la moindre aura lui appartenant.
« Bienvenue, Porteur du Chaos », lança une voix rieuse depuis les ténèbres. « Est-ce ce que tu avais imaginé ? À la hauteur des désirs de ton cœur ? »
Le grondement des océans de la Création et de l’Oubli en train de s’effondrer cessa, tout comme le tumulte plus proche du combat que l’entité livrait aux Cieux. Il ne resta que des ténèbres suffocantes et une intense sensation que quelque chose clochait.
« Bien sûr, un héros doit sauver la demoiselle en détresse pour accomplir son destin », le nargua la voix, qui venait de toutes les directions. « Mais si la quête du héros était malavisée ? Si ses actes précipités avaient tout fait s’écrouler ? Que ressentirait-il en sachant qu’il a tout détruit de ses propres mains ? L’ignorance est le pire des maux. »