Chapitre 1 218
La traînée lumineuse fut rejointe par un tourbillon de ténèbres absolues qui pénétra dans l’avatar du Regard draugr de Zac, poussant son âme à ses limites. Il lui fallut plus de dix minutes pour reprendre ses esprits, et ce, uniquement pour s’adapter à la Transmission. La digérer prendrait bien plus longtemps, peut-être même toute sa vie. Il n’avait fait qu’effleurer la surface de ce qu’elle renfermait, et pourtant, ce qu’il avait découvert l’avait laissé émerveillé.
« Quelle que soit la voie que tu choisiras, cela te sera utile. »
Le commentaire d’A'Zu relevait de l’euphémisme du siècle. À ses yeux, le dépôt d’informations qui avait pris place dans un recoin de son esprit valait davantage qu’un Héritage complet. Il ne contenait ni compétences, ni manuels, ni techniques, et encore moins de véritables éclairages sur leur Dao. Il renfermait quelque chose de bien mieux : les deux marques contenaient une quantité terrifiante de données.
Les seuls rapports et calculs issus d’un nombre ahurissant d’expériences auraient fait pâlir les nonnes de la Porte du Vide. S’y ajoutaient des notes, des conclusions et des pistes de réflexion non vérifiées. Sans compter des montagnes de recherches plus générales, tirées de sources extérieures multiples dont Zac n’avait jamais entendu parler.
La bibliothèque ressemblait au[Livre de la Dualité]qu’il avait reçu de Yrial, à ceci près que les informations étaient exclusivement consacrées au Pic du Chaos. La méthode d’enregistrement était elle aussi ingénieuse. Les données étaient filtrées à travers ses Branches de Kalpataru et du Sceau pâle.
Dans son état actuel, Zac ne pouvait même pas en lire le contenu. À l’exception de l’introduction, presque tout manquait de contexte essentiel s’il n’y insufflait pas ses Daos. Il ne pouvait que deviner qu’il n’avait sous les yeux que la surface d’un lac d’informations insondable. Il ignorait jusqu’où elles allaient, mais savait que la majeure partie resterait cachée, son niveau de compréhension étant trop limité.
Ce dépôt força Zac à l’humilité. Il lui fit mesurer les efforts et le dévouement nécessaires pour approcher le sommet de la cultivation, surtout quand on gravissait un sommet brisé comme celui du Chaos. À leur niveau, il fallait probablement des milliers et des milliers d’expériences coûteuses et chronophages pour avancer d’un simple pas. Ces deux-là en menaient sans doute d’innombrables dans leurs Mondes intérieurs, même à cet instant.
Un chapitre entier était également consacré aux vestiges : leur composition, leur nature et leur utilisation. Ces notes n’étaient clairement pas de simples théories. Les concepts reposaient sur une expérience pratique ; ils avaient donc forcément trouvé des vestiges pour mener leurs essais. Ce chapitre avait été conçu pour Zac, plutôt que d’être le fruit de la cultivation de ce couple de puissants.
La dernière partie consacrée aux vestiges proposait des dizaines de manières de les exploiter après avoir survécu à l’Atavisme. Pour son niveau, Zac disposait déjà de bases théoriques très solides et voyait bien que toutes ces pistes étaient prometteuses. Il n’aurait même pas besoin d’une illumination pour mettre au point une technique fonctionnelle à partir de bon nombre des concepts présentés.
Les possibilités étaient infinies. Ces bibliothèques lui seraient extrêmement utiles dans la plupart des aspects de sa cultivation à venir. Il pourrait s’y référer pour améliorer ses schémas, créer ou perfectionner des compétences et travailler sur ses méthodes de cultivation. Zac pensait même que cette richesse d’informations jouerait un rôle déterminant dans l’un de ses objectifs les plus importants à long terme : réunir ses deux corps en un seul. Sa division en deux s’était révélée étonnamment utile pendant la guerre. Elle lui permettrait aussi de se rendre simultanément au Sanctuaire et aux Rivages abyssaux après Ultom, même si la situation actuelle dans l’Empire des morts-vivants avait semé le doute sur ce projet. Malgré ces avantages, Zac n’avait jamais renoncé à redevenir normal. La dualité ne lui semblait tout simplement pas être son état naturel. Il lui fallait aussi ne faire qu’un pour libérer la véritable puissance de sa voie. L’Évolution et l’Inexorabilité devaient fusionner pour révéler les limites de cette voie.
Zac avait déjà commencé à établir les grandes lignes d’un processus pour défaire la séparation. Il avançait lentement, faute de bases théoriques, et l’inspiration d’Ultom ne pouvait combler ces lacunes. Ultom détenait toutes les réponses, mais encore fallait-il poser les bonnes questions. Sans quoi, on ne pouvait que bâtir sur ce qui existait déjà.
Trois sujets lui restaient à maîtriser avant de pouvoir fusionner : son Origine, le Vide et le Pic du Chaos. Il ne comprenait encore que des bribes de l’expérience des Kayar-Elu. Avant d’oser réunir ses deux moitiés en un seul corps, il devait réellement comprendre le fonctionnement de son Noyau de spécialité et des Espaces quantiques. Il lui fallait aussi savoir si d’autres surprises l’attendaient dans les étapes suivantes de son périple.
Il devrait probablement modifier le Noyau de duplicité pour l’adapter à son mélange d’humain et de Draugr, sous peine de subir un sort pire encore que lors de son percée de rang D. Tenter cela sans connaître les schémas complexes qui avaient présidé à sa création ne pouvait que mal tourner. Heureusement, il avait déjà une piste pour percer ces secrets : ils étaient censés être la récompense de la tâche confiée par Leandra, qui consistait à infiltrer le Sanctuaire au cœur de la Tempête éternelle.
Pour fusionner avant de comprendre le Dao du Chaos, il ne pourrait éviter de s’appuyer sur le Vide. Il avait formé son noyau en empruntant des vérités à Ultom et en s’appuyant sur l’espace quantique. Pour réunir ses deux moitiés, il devrait comprendre le Vide et concevoir une solution adaptée, sans l’aide d’un environnement spécial. Il avait enfin commencé à progresser sur ce point après avoir amélioré[Montagne du Vide]et activé[Vide spirituel]. L’épreuve à venir, et peut-être le Clan Sindris, pourraient aussi lui apporter des éclaircissements.
Restait le Pic du Chaos. C’étaient ses Daos de la Vie et de la Mort, ainsi que ses constitutions incompatibles, qui avaient failli le tuer dans l’Immense Étendue de Perenne. Sa Branche de la Hache de guerre avait exacerbé le conflit, mais n’en était pas vraiment la cause. Il lui faudrait bien mieux comprendre les mécanismes du Pic du Chaos, même s’il disposait du Vide pour jouer les médiateurs. La bibliothèque qu’il venait de recevoir lui permettrait d’accomplir l’essentiel du travail à cet égard.
Le projet ambitieux de Zac, qui espérait se réunifier en entrant dans la Monarchie, lui parut soudain bien plus réalisable. Cet apport à lui seul l’aurait largement satisfait, et ce n’était que le premier des quatre.
« Merci, finit-il par dire. C’est extrêmement précieux. »
« L’expérience permet seulement de gagner du temps. On ne peut pas s’y fier entièrement, lui rappela Be'Zi. Seul toi peux explorer les subtilités de ton Dao. »
« Je comprends. »
« Ensuite… »
« Je vous suis reconnaissant, mais c’est déjà bien plus que ce à quoi je m’attendais », dit Zac.
Il prononça ces mots à contrecœur. Toutefois, il avait récemment pris davantage conscience de l’importance de l’équilibre. Il avait l’impression d’abuser s’il continuait à accepter les cadeaux de ces deux-là. Il se sentirait redevable, et eux ne parviendraient pas à rompre leur Karma pour se consacrer pleinement à leur voie de pureté.
« La transmission de ces archives ne nous a coûté ni effort ni difficulté. Leur valeur est négligeable comparée à celle de ta survie à l’Atavisme. »
« Pourquoi est-ce que… » commença Zac, avant de s’interrompre tandis que plusieurs éléments s’assemblaient pour former une réponse.
Les actes de Zac avaient porté un coup terrible aux Primordiaux. Puisque ces deux-là pouvaient déjà percevoir les changements du Dao, il avait peut-être réellement privé les Primordiaux d’une part de leur Autorité sur les Daos de la Création et de l’Oubli. Pour ceux qui recherchaient les vérités les plus profondes du Pic du Chaos, c’était une occasion immense.
Survivre à l’Atavisme par les moyens habituels n’aurait pas eu un tel impact. Mais cela revenait tout de même à arracher un morceau de la tapisserie du Grand Dao et à blesser son propriétaire. Les Primordiaux étant si étroitement liés aux Cieux, cela provoquerait sans doute des remous dans le Dao. Pour des cultivateurs du niveau d’A'Zu et de Be'Zi, observer ces changements pourrait valoir plus que des éons d’expériences ordinaires.
« Des remous à la surface du lac », murmura Be'Zi, qui avait compris les pensées de Zac.
« Je crois comprendre. Mais pourquoi fixer une échéance de cent ans si vous en bénéficiez dans tous les cas ? »
« La rapidité est essentielle, répondit la matriarche Sharva'Zi.
— Plus un porteur tarde, plus il aura sacrifié de choses quand viendra l’heure de son dernier combat. Tu serais déjà à moitié intégré à la tapisserie. Il est impossible de survivre à l’Atavisme après trois cents ans. Cent ans, c’est la limite pour réussir sans te mutiler, acquiesça A'Zu. Tu es étroitement lié aux Cieux maudits et pris dans leurs machinations. Nous devions faire attention à nos paroles, pour ne pas devenir la cible de leur courroux. Nous avons donc choisi de te présenter une motivation. »
« Merci », répéta Zac.
Il était certain qu’il aurait fini par en arriver là, quoi qu’il arrive. Que ce soit par la volonté du destin ou celle du Système, il ne cessait de tomber sur des vestiges. Pourtant, les paroles de Be'Zi sur sa survie à l’Atavisme, ainsi que l’échéance apparemment sévère qu’ils lui avaient imposée, avaient changé sa façon de voir les choses et l’avaient poussé à mieux s’y préparer.
« Le deuxième cadeau est un coup de main. Nous voyons l’ombre d’une puissante oppression peser sur ton esprit. Tu fais actuellement face à une grande menace à l’extérieur. »
« Ma situation à l’extérieur est un peu compliquée, toussa Zac. Je suis pris entre quatre Autarques qui se disputent mes faveurs. »
« Tu es populaire, dis donc », dit A'Zu, un sourcil légèrement haussé.
« Eh bien, l’un des camps veut m’asservir tandis que… »
« Arrête. Peu importe les circonstances, dit A'Zu. Nous ne voulons pas que les malheurs du monde extérieur souillent notre sanctuaire. Comme toi, nous suivrons notre voie jusqu’au bout. Nous imprégnerons ton esprit d’un fil de notre pouvoir. Cela devrait suffire à affronter la menace qui pèse sur toi. À toi de décider comment t’en servir. »
En voyant l’expression calme du Seigneur de l’Éther, Zac sentit un poids lui quitter les épaules. À long terme, une parcelle de puissance de rang B ne valait rien comparée à la bibliothèque. Mais, pour l’instant, c’était exactement ce dont il avait besoin. La situation à l’extérieur était pleine d’incertitudes, et rien ne garantissait que faire appel au Système réglerait ses problèmes.
Les Autarques étaient, après tout, des êtres qui s’étaient frayé un chemin jusqu’aux Cieux, et disposaient donc d’une certaine capacité à leur résister. Le Système n’interviendrait pas de toutes ses forces pour ses Aperçus du Chaos, comme il l’avait fait pendant son entretien avec Sendor. Révéler l’entité à l’intérieur de la cloche suffirait sans aucun doute, mais cela prendrait un instant. Entre la cloche, Vilari et son équipage à bord de l’Yphelion, quelqu’un risquait d’être blessé ou capturé avant que le Système et les anciens Cieux ne puissent intervenir pour régler le problème.
La puissance absolue des deux Autarques qui se tenaient devant lui pourrait éliminer tout risque s’il jouait bien ses cartes. Zac n’était plus le même que la dernière fois où il s’était retrouvé face à eux. Déjà, il était mieux à même d’évaluer leur force. Ils étaient bien plus puissants que les Autarques qui s’étaient infiltrés dans Zurbor.
S’il devait hasarder une estimation, A'Zu et Be'Zi étaient des Autarques du quatrième ou du cinquième pas. Cela pouvait sembler bien peu face aux Autarques au sommet du huitième pas, comme le gardien d’Iz, ou aux Autarques mythiques du neuvième pas, qui n’existaient presque que dans la théorie. Malgré tout, ils comptaient parmi les grands noms de leur rang. Seul un pour cent de tous les Autarques parvenaient à dépasser le premier pas.
Les factions de rang B proches des frontières, comme le Temple radieux et la Dynastie Havarok, ne comptaient généralement que des Autarques du premier pas ; leur chef se distinguait simplement par des bases plus solides ou un meilleur équipement. La puissance du couple marié devant Zac ferait sensation même dans les Terres du Cœur du Multivers. Si Be'Zi rentrait chez elle, elle pourrait devenir l’une des dirigeantes de la branche Zi des Rivages abyssaux, et le statut des Sharva'Zi monterait en flèche.
« Le troisième cadeau est lié au deuxième. Tu recevras les deux en partant, poursuivit A'Zu. Il s’agit de ce que nous t’avions promis au départ : un aperçu de l’Oubli et de la Création véritables, préservés de cette ancienne folie. »
« Une Transmission du Dao endommagerait tes fondations. Ce serait gâcher un cadeau aussi précieux, puisque nous suivons une voie différente. J’ai même déjà reçu un fragment des Primordiaux. »
Les yeux extérieurs d’A'Zu clignèrent rapidement, d’une façon qui sembla moqueuse à Zac, pour une raison qu’il ignorait. « Tu as peut-être tes propres idées sur le Pic, mais il faut apprendre à marcher avant de courir. Quelle que soit la façon dont tu comptes assembler les choses, tu dois commencer par les briques élémentaires. »
« Notre accord ne peut être rompu. Il a été conclu sous le regard des Cieux, ajouta Be'Zi. »
« Ne t’inquiète pas pour nous. Notre niveau est très différent du tien, et aucun de nous n’a jamais transmis de Dao. Nous aurons entièrement récupéré dans quelques millénaires, et le monde nous a presque oubliés. Nos parcelles de puissance te mèneront au Grand Dao avant de te ramener », conclut le Seigneur de l’Éther.
« Je ne gâcherai pas cette occasion », dit Zac avec détermination.
« Bien », dit Be'Zi en sortant un objet. « Le dernier cadeau que nous te laissons témoigne de notre gratitude : tu as dépassé de loin nos attentes, et nous avons de grandes ambitions pour ton avenir. À ce titre, c’est de loin le plus précieux. »
De loin le plus précieux ? Zac déglutit en regardant le modeste objet dans la main de Be'Zi, partagé entre l’impatience et la perplexité. Cette chose valait-elle davantage que deux Transmissions du Dao, toute une vie d’expérience et un coup fatal porté par un Autarque de stade intermédiaire ?
« Qu’est-ce que c’est ? » ne put s’empêcher de demander Zac en contemplant la clé tachetée dans la main de Be'Zi.
On aurait dit un objet servant à fermer un vieux cabanon à outils plutôt qu’un trésor suprême. Elle semblait grossièrement fabriquée, déformée, tordue et rayée par un usage prolongé. Elle n’émettait pas la moindre parcelle d’énergie qui aurait pu révéler sa fonction.
« Le[Code de Chaos], répondit Be'Zi. Une relique d’une époque révolue. »
« Le Code de Chaos… » Zac ouvrit peu à peu de grands yeux alarmés. « Ne me dis pas que c’est lié à un Héritage éternel ? »
« Oui et non », répondit Be'Zi, ce qui lui valut un regard perplexe de Zac.
« Tu sais sans doute que nous vivons actuellement dans l’Ère de l’Ordre, puisque tu connais les Héritages éternels, dit A'Zu. Il poursuivit après que Zac eut acquiescé. L’Ordre a apporté la structure. Une hiérarchie de factions établies contrôle tout l’espace intégré, et la société s’organise autour des Empires. Le flambeau de la cultivation se transmet au sein des familles, et un équilibre délicat est maintenu.
« On peut considérer l’Ère de l’Ordre comme une réaction à celle qui l’a précédée, généralement appelée Ère primordiale. Le Chaos primordial constituait la pierre angulaire de la réalité, ce qui engendrait un environnement très différent. Les factions n’atteignaient ni la taille ni la longévité que nous avons connues à notre époque. Ceux qui recherchaient le Dao ressemblaient plus souvent à des cultivateurs errants.
« Ils voyageaient seuls ou en petits groupes de personnes partageant les mêmes idées. Les faibles parcouraient la terre, et les forts sillonnaient les étoiles. On les appelait généralement des cultivateurs démoniaques. Attention, ils n’étaient pas mauvais par nature. Ils suivaient leur voix intérieure, sans se soucier des lois des hommes ni de celles des Cieux.
« Cet environnement chaotique n’était pas forcément pire que la voie de cultivation que nous suivons aujourd’hui. Peu atteignaient le sommet, car ils ne comptaient que sur leurs mains et leur détermination pour s’emparer d’un coin des Cieux. Mais ceux qui y parvenaient étaient généralement plus puissants que les cultivateurs d’aujourd’hui. Bien sûr, notre génération a aussi le Système, alors toute comparaison parfaite est impossible. »
Ce qu’A'Zu décrivait correspondait à la façon dont Iz avait parlé des progéniteurs. Ceux qui parvenaient à atteindre le rang B ou plus exerçaient souvent une puissance supérieure à la normale et possédaient des Cœurs du Dao plus solides. Ils avaient tracé leur voie au prix d’efforts plus considérables, puisqu’ils n’avaient ni anciens pour les guider ni Héritage tout prêt sur lequel s’appuyer.
« Le défaut de l’environnement de l’Ère primordiale était la rareté des traditions d’héritage. Tu ne le sais peut-être pas, mais les Héritages éternels se répartissent en deux catégories. Les Héritages éternels véritables sont sans doute ceux dont tu as entendu parler : des lieux de puissance absolue qui transcendent le Dao et lui permettent de survivre d’une Ère à l’autre. »
« Le[Code de Chaos]n’a rien à voir avec l’un d’eux, conclut Zac. »
« Non, soupira A'Zu. Aucune faction actuelle ne possède les ressources et la puissance nécessaires pour ériger un Héritage éternel véritable. Seul l’Empire Sans-Limites avait les qualités requises, mais il a créé le Système à la place. Alors, comment des cultivateurs solitaires de l’Ère précédente auraient-ils pu accomplir une telle chose ? À notre connaissance, il ne reste aucun Héritage éternel véritable de l’Ère primordiale. »
« Cela nous amène à la deuxième catégorie d’Héritages éternels. On les appelle les Héritages cataclysmiques, et le[Code de Chaos]que nous te léguons te donnera accès à l’un d’eux, appelé le[Nautile éveillé]. »