Chapitre 123
« Ces trois Enfants de la Fortune. »
Lin Yuan se plongea brièvement dans ses pensées.
Que sont les Enfants de la Fortune ? Des êtres favorisés par le Ciel et la Terre, qui tombent sur des occasions même en buvant de l’eau. En somme, ils ont une chance exceptionnelle, retournent souvent les situations à leur avantage et ne cessent de gagner en puissance.
Et aujourd’hui, Lin Yuan en avait enfin constaté les effets.
En temps normal, Xiao Huo, Yang Bixing et Shen Lang se seraient rendus au mont Tianjian pour défier Tianjianzi et tracer leur propre voie jusqu’au dixième stade.
Si tout s’était déroulé sans accroc, au moment où tous trois auraient atteint le sommet du mont Tianjian, l’Esprit Yin de Lin Yuan serait apparu et aurait conquis la montagne sans le moindre effort.
Face à la puissance de l’Esprit Yin, quels qu’aient été les moyens employés par ces trois Enfants de la Fortune, leur mort aurait été inévitable.
Pourtant, pour une raison ou une autre, les trois Enfants de la Fortune s’étaient arrêtés en chemin. Ils avaient échangé quelques mots avec Situ Ming et étaient même allés jusqu’à l’inviter à se joindre à eux.
En perdant simplement ce peu de temps, ils avaient échappé à une catastrophe.
Il fallait bien reconnaître que ces trois Enfants de la Fortune avaient une chance insolente. Comparé à eux, Situ Ming, bien qu’appartenant lui aussi à la jeune génération, était loin de faire le poids.
D’ordinaire, même s’ils croisaient Situ Ming, Xiao Huo et les autres ne s’arrêtaient pas pour discuter avec lui, encore moins aussi longtemps qu’aujourd’hui.
« Est-ce vraiment de la chance ? »
« Ou bien un signe quelconque ? »
Lin Yuan réfléchit.
En réalité, avec sa puissance, s’il avait vraiment eu l’intention de tuer ces trois Enfants de la Fortune, peu importait qu’ils soient favorisés par le Ciel et la Terre ou qu’ils aient une chance insolente : cela n’aurait rien changé.
Tous trois seraient morts quand même.
La chance n’aurait servi à rien.
Face à une puissance absolue, seule une force égale pouvait lui tenir tête.
Le reste ? Autant dire que c’était inutile.
Pourtant…
Lin Yuan comprenait le Ciel et la Terre.
Il sentait vaguement que même s’il tuait ces trois Enfants de la Fortune, cela ne servirait à rien.
Tant que ce monde subsisterait, d’ici quelques années ou quelques décennies, un quatrième, un cinquième et un sixième Enfant de la Fortune verraient le jour.
Ainsi, lorsque son Esprit Yin avait jeté un coup d’œil aux trois Enfants de la Fortune, un peu plus tôt, il avait lancé : « Intéressant. »
« Pitoyable. »
Lin Yuan secoua légèrement la tête.
Les Enfants de la Fortune étaient favorisés par le Ciel et la Terre.
Ils pouvaient connaître la fortune comme l’infortune.
Après « quand vient l’heure, le Ciel et la Terre conjuguent leurs forces » venait « quand la fortune s’en va, même les héros ne sont plus libres ».
Que signifiait ne plus être libre ? On pouvait considérer les Enfants de la Fortune comme les enfants de ce monde.
Ou peut-être comme l’incarnation de son réceptacle.
Leur limite était celle du monde.
Et jamais ils ne pourraient échapper aux contraintes de ce dernier.
Bien sûr, il restait possible que les Enfants de la Fortune finissent par vaincre la conscience du monde et retournent la situation à leur avantage.
Mais cette éventualité était bien trop improbable.
Tout ce que tu étais, tous tes moyens, tu les devais au Ciel et à la Terre, au monde.
Comment pouvais-tu espérer le vaincre ?
« À bien y réfléchir, ces dernières décennies, la grande fortune du Ciel et de la Terre a prospéré et donné naissance à trois Enfants de la Fortune successifs. Et cela aussi, c’est en partie à cause de moi. »
Alors que ses pensées s’agitaient, Lin Yuan comprit soudain.
Au fil des années, sa puissance n’avait cessé de croître, franchissant encore et encore les limites qui l’entravaient.
Les autres l’ignoraient peut-être. Situ Ming, Nuan Shu et le Seigneur démon Moyang, par exemple, avaient tout au plus compris que Lin Yuan était très puissant.
Mais ils n’avaient aucune idée de l’étendue de sa force.
À vrai dire, ils étaient incapables de se l’imaginer.
Pourtant…
Ce monde, ce coin de Ciel et de Terre,
pouvait sentir les changements de puissance de Lin Yuan.
Un individu trop puissant éveillait un sentiment de crise chez le monde.
Ce qui provoquait des fluctuations dans la grande fortune et entraînait l’apparition d’Enfants de la Fortune.
En un sens,
la naissance de ces Enfants de la Fortune avait pour but de soumettre les démons.
De soumettre Lin Yuan, ce démon stupéfiant.
Seulement voilà.
La naissance des Enfants de la Fortune prenait elle aussi du temps.
Même en mobilisant toutes les forces d’un monde entier, faire grandir trois Enfants de la Fortune jusqu’au sommet du neuvième stade en un peu plus de vingt ans relevait de l’impensable.
Mais Lin Yuan progressait encore plus vite, à une vitesse telle que les Enfants de la Fortune ne pouvaient espérer le rattraper.
Il en résultait une situation pour le moins embarrassante.
Face à Lin Yuan, les Enfants de la Fortune perdaient complètement leurs moyens. Oubliez l’idée de soumettre un démon : ils n’osaient même pas y songer.
« Ouf. »
Alors que Lin Yuan réfléchissait, son Esprit Yin, devant lui, entrouvrit la bouche.
Il en expulsa deux filets de puissance divine.
Dès qu’ils apparurent, ces deux filets se condensèrent peu à peu et se transformèrent en deux silhouettes hautes comme le pouce.
C’étaient Tianjianzi et « Bai Qing’er ».
Avec les autres puissants, l’Esprit Yin de Lin Yuan avalait sans hésiter leur sang et leur puissance divine pour se renforcer directement.
Mais ces deux-là occupaient une place « particulière » dans le cœur de Xiahou Yuan.
Une place, bien sûr, qui n’avait rien d’agréable.
« Avale-les, eux aussi. »
Lin Yuan baissa les yeux sur les deux minuscules silhouettes de Tianjianzi et Bai Qing’er.
Sur le moment, il n’y trouva guère de saveur.
Sans attendre qu’ils se réveillent,
sans attendre de voir leurs expressions stupéfaites et terrifiées à leur réveil,
il invoqua directement son Esprit Yang et lui fit avaler ces deux âmes divines.
Dévorer le sang et la puissance divine des êtres vivants souillait facilement la pureté de sa propre âme, mais le faire de temps à autre ne posait aucun problème.
Au niveau qu’avait atteint Lin Yuan, il aurait fallu qu’il dévore des milliards, voire des billions d’êtres vivants en peu de temps pour que des dangers cachés apparaissent.
Après avoir réglé les griefs du « propriétaire originel »,
Lin Yuan se pencha sur la suite.
Il s’agissait de « répandre sa doctrine ».
À mesure que son statut s’élevait dans le monde principal,
Lin Yuan remarqua que les êtres suprêmement puissants de ce monde
répandaient leur propre voie, ou des voies évolutives qui leur étaient liées.
Par exemple, si les « dieux anciens » primordiaux, au cœur du ciel étoilé, ne le souhaitaient pas, aucune voie évolutive des dieux anciens n’existerait, vu leurs capacités.
En réalité, les dieux anciens souhaitaient ardemment que les voies évolutives qui leur étaient liées se répandent parmi les humains.
Seulement, l’Alliance humaine cosmique les en empêchait.
Et les dieux anciens n’étaient pas les seuls concernés : les puissants de haut rang de l’Alliance humaine cosmique, eux aussi,
répandaient intentionnellement ou non leurs propres voies évolutives.
Le grand nombre de voies évolutives répertoriées par l’Alliance humaine cosmique ne pouvait s’expliquer uniquement par les téléversements obligatoires des évolués.
Encore fallait-il que les évolués acceptent de le faire.
Lin Yuan avait un jour interrogé son frère aîné.
Celui-ci était le disciple le plus puissant du Seigneur stellaire de Red Kun,
et le plus fort des treize disciples.
Il lui avait expliqué que répandre sa propre voie évolutive était lié à l’ultime percée.
Bien sûr, l’ultime percée était encore bien loin pour son frère aîné.
Le Seigneur stellaire de Red Kun lui-même était loin d’avoir atteint ce niveau.
Pour franchir véritablement cette étape, il fallait créer une voie évolutive parfaitement adaptée à soi-même ; alors seulement pouvait-on espérer y parvenir.
Pour le moment, qu’il s’agisse du frère aîné, du deuxième frère aîné ou du troisième frère aîné, tous suivaient les voies évolutives de leurs prédécesseurs.
Puisque la plupart des êtres suprêmement puissants du monde principal répandaient leurs propres voies évolutives,
il était certain que cette voie n’était pas mauvaise.
Dans le monde principal, au sein de l’Alliance humaine, des milliers de voies évolutives voyaient le jour.
Pour que la voie évolutive des arts martiaux créée par Lin Yuan gagne quelques évolués, il lui fallait se livrer à une concurrence acharnée.
Dans ce monde, cependant,
Lin Yuan n’aurait naturellement aucun mal à répandre sa propre voie évolutive.
Après tout, quand on était invincible, pourquoi craindre que les autres refusent de pratiquer ?
Toutefois,
répandre une voie évolutive prenait beaucoup de temps.
Lin Yuan possédait la Compréhension défiant les cieux ; avec de solides fondations,
il pouvait atteindre le sommet en quelques décennies à peine.
Mais qu’en était-il des autres ?
Il leur faudrait parfois plusieurs générations, voire des dizaines, pour accomplir quelque chose.
Pour éviter que la voie évolutive des arts martiaux ne disparaisse, pour des raisons obscures, au fil de sa propagation,
Lin Yuan devait former un « Gardien ».
Quelqu’un qui garantirait que les arts martiaux continuent de prospérer après son départ de ce monde.
Ce « Gardien » devait jouir d’une longévité exceptionnelle. Si la charge se transmettait de génération en génération, des problèmes risquaient de surgir.
Et surtout, ce « Gardien » devait être absolument fidèle à Lin Yuan. Même après des milliers ou des dizaines de milliers d’années, il devait encore pouvoir exécuter parfaitement ses ordres.
Lin Yuan avait choisi Situ Ming comme « Gardien ».
Le corps originel de Situ Ming était le Lotus aux cinq couleurs, dont la longévité lui permettait de vivre facilement plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers d’années.
À cela s’ajoutait le fait que sa puissance divine et son corps physique provenaient tous deux de Lin Yuan : sa fidélité était absolue. Même lorsque Lin Yuan arriverait au terme de sa vie, Situ Ming pourrait le remplacer et faire perdurer les arts martiaux pendant longtemps.
Quand Lin Yuan avait sauvé Situ Ming, il n’avait pas hésité à dépenser un Lotus aux cinq couleurs, beaucoup de temps et d’énergie, puis une goutte de sang.
Tout cela, c’était pour ce jour.
Quelques mois plus tard,
Situ Ming regagna le palais souterrain.
« Mon seigneur. »
Situ Ming s’agenouilla devant Lin Yuan, débordant d’une ferveur sans pareille.
Nuan Shu, le Seigneur démon Moyang et les autres à ses côtés lui témoignèrent eux aussi le plus grand respect.
Le mont Tianjian avait été rasé depuis longtemps par un être mystérieux, et la nouvelle s’était propagée à travers les Cinq Royaumes à la vitesse d’un ouragan.
Après tout, de nombreux mortels vivaient autour du mont Tianjian, ainsi que des pratiquants des quatrième et cinquième stades.
Sous le pas de l’Esprit Yin de Lin Yuan, tous les puissants du mont Tianjian avaient péri.
Mais, à l’extérieur de la montagne, beaucoup de gens avaient assisté à la scène.
Les rumeurs avaient alors fusé de toutes parts.
On disait par exemple que la Secte de Tianjian avait offensé les cieux et subi leur châtiment.
Cependant,
tandis que les étrangers spéculaient,
les membres de la voie démoniaque échafaudaient eux aussi toutes sortes d’hypothèses.
Mais toutes ces spéculations s’évanouirent dès le retour de Situ Ming.
Car il leur apprit que l’œuvre revenait à leur seigneur vénéré.
« À partir d’aujourd’hui, tous les pratiquants de la voie démoniaque suivront eux aussi cette méthode de cultivation. »
« De plus, employez tous les moyens possibles pour la répandre à travers les Cinq Royaumes. »
Lin Yuan parla d’un ton indifférent.
Devant lui se trouvait une pile de livrets.
Ils consignaients les voies évolutives des arts martiaux mises au point ces derniers temps.
Afin d’intégrer autant que possible les voies évolutives des arts martiaux à ce monde,
Lin Yuan les avait profondément remaniées, tout en préservant leur essence.
« Oui. »
Nuan Shu et le Seigneur démon Moyang acquiescèrent aussitôt.
« Le Nord. »
Après avoir congédié tout le monde, Lin Yuan resta assis en tailleur près de la Source du Qi.
À son niveau actuel, il sentait vaguement la présence d’un « trou noir » à l’extrême nord, encore plus au nord du Domaine du Nord, au-delà de la mer sans limites.
Un « trou noir » semblait s’y cacher, absorbant sans cesse la vitalité du Ciel et de la Terre.
La vitalité de l’ensemble du Ciel et de la Terre diminuait ainsi peu à peu, à un rythme lent.
Il y a cinquante mille ans, cent mille ans, des puissants du onzième stade naissaient encore dans les Cinq Royaumes.
Mais entre dix mille et cinquante mille ans auparavant, les puissants du onzième stade étaient devenus légendaires, et ceux du dixième stade eux-mêmes se faisaient extrêmement rares.
Quant à aujourd’hui, au cours des dix mille dernières années, Tianjianzi était le seul puissant du dixième stade dont l’existence avait été confirmée.
En cette période de prospérité du Ciel et de la Terre, les Enfants de la Fortune pourraient peut-être atteindre le dixième stade, mais ce ne serait qu’un expédient provisoire.
Cette prospérité ne faisait que consumer le potentiel des quelques milliers, voire dizaines de milliers d’années à venir.
Après la mort de vieillesse de ces Enfants de la Fortune, ce monde ne produirait peut-être même plus de puissant du neuvième stade.
Et le responsable de tout cela,
le responsable de tout cela était l’immense « trou noir » que Lin Yuan sentait vaguement.
Au nord de la mer sans limites.
Domaine de l’Est.
Dans une forêt de bambous violets,
Xiao Huo, Yang Bixing et Shen Lang, les trois Enfants de la Fortune, se trouvaient là.
« Xiahou Yuan a beau être puissant, nous ne devons pas nous laisser abattre. La force, c’est leur affaire ; nous devons continuer à cultiver », dit doucement Yang Bixing. Des trois, ce fut elle qui se remit le plus vite.
« C’est vrai. »
« Un homme de bien s’efforce sans cesse de se dépasser », reprit rapidement Shen Lang.
« J’ai honte », dit Xiao Huo. Il avait les yeux rouges, mais venait lui aussi de retrouver ses esprits.
Tous trois échangèrent un sourire.
Alors qu’ils s’apprêtaient à poursuivre leur conversation,
au cœur de la forêt de bambous violets,
un grondement retentit soudain.
Xiao Huo et les deux autres se levèrent aussitôt et s’en approchèrent.
Ils sentirent confusément que ce grondement n’avait rien d’ordinaire.
Peu après,
tous trois arrivèrent devant une immense ouverture.
Elle était noire comme l’encre, mais une puissante fluctuation de vitalité en émanait, comme si elle menait à un autre monde.
« Qu’est-ce que c’est ? »
Xiao Huo fronça les sourcils.
« C’est l’entrée du monde souterrain, qui n’est pas apparue depuis des dizaines de milliers d’années. »
Shen Lang réfléchit un instant, le visage rayonnant d’enthousiasme.
Après ses explications,
Xiao Huo et Yang Bixing comprirent un peu mieux ce monde souterrain.
Ce monde souterrain était celui des Cinq Royaumes. Vaste et sans limites, il avait surtout conservé la concentration de vitalité d’il y a des dizaines de milliers d’années, voire d’il y a cent mille ans.
Au cours des cent mille dernières années, l’entrée du monde souterrain était apparue à plusieurs reprises.
Chaque fois qu’un pratiquant y pénétrait, il en ressortait bien plus puissant : c’était là l’une des plus grandes occasions de ce monde.
« Hahaha ! »
« Même les cieux nous viennent en aide ! »
Xiao Huo et ses deux compagnons échangèrent un regard, puis entrèrent sans hésiter.
Quand tous trois eurent entièrement franchi l’entrée du trou noir,
le sol trembla de nouveau et des morceaux de pierre s’effondrèrent.
L’entrée fut complètement ensevelie.
Le temps passa lentement.
Après que le mont Tianjian eut été rasé par un être mystérieux,
la vérité finit par se répandre. Le Souverain démon Xiahou Yuan avait achevé sa cultivation démoniaque et libéré sa puissance divine, prenant la forme d’un géant de cent mille pieds qui avait rasé le mont Tianjian.
Quand la nouvelle avait d’abord circulé, la plupart des gens n’y avaient pas cru, tant elle paraissait invraisemblable. Une puissance divine de cent mille pieds… À quel point pouvait-elle être formidable ?
Mais le temps passant, la voie démoniaque ne donnant aucun signe de faiblesse, de plus en plus de gens finirent par y croire.
Après tout, si c’était faux, Xiahou Yuan serait vite sorti pour démentir la rumeur. Sinon, la voie démoniaque ne risquait-elle pas d’être la prochaine à se faire écraser ?
Mais Xiahou Yuan ne démentit rien, et aucun chef démoniaque ne prit la parole pour s’expliquer. Tous finirent donc par tenir la rumeur pour vraie.
Dans ces conditions, puisque Xiahou Yuan était toujours en vie, la nouvelle était probablement véridique.
Pendant un temps, nombre de puissants considérèrent Xiahou Yuan comme l’homme le plus fort des Cinq Royaumes.
Pour être plus précis, comme le plus puissant de ces cent mille, voire de ces millions d’années.
Une âme divine de cent mille pieds était tout bonnement terrifiante.
C’est alors qu’un système de cultivation appelé Voie martiale commença à se répandre rapidement dans les Cinq Royaumes.
Les gens ordinaires dépourvus d’aptitudes à la cultivation se mirent à l’essayer.
Même des pratiquants des troisième et quatrième domaines, après avoir découvert le potentiel du système de cultivation de la Voie martiale, abandonnèrent résolument leur propre cultivation pour s’y consacrer.
Et ainsi,
cent années passèrent en un clin d’œil.
…
J’ai besoin de PUISSAANCE :D