Chapitre 114
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Traducteur/Éditeur : Coughing Baby
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◈ Grimper la Tour avec le pouvoir d'arrêter le temps
Chapitre 114
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Étage du Cauchemar 8 (2)
« ...Serait-ce ça ? »
Cela semblait peu probable, mais.
Dans cette étendue désertique infinie, la seule chose qui pouvait être qualifiée d'espace différent.
C'étaient les fosses d'où jaillissaient les Vers des sables.
Après tout, ils rampaient sous terre avant de faire surface...
Peut-être y avait-il un espace souterrain là-dessous ?
Rien d'autre ne me venait à l'esprit.
Ça valait le coup d'essayer.
Il était temps de pénétrer dans l'une de ces fosses.
« Mais comment... »
Comment y entrer, concrètement.
Le Ver des sables était mort avant que son corps ne soit entièrement sorti, restant coincé dans l'ouverture comme un bouchon.
Pour entrer, je devais d'abord me débarrasser de la carcasse.
Devais-je attendre qu'un autre Ver des sables surgisse et utiliser une autre fosse ?
...Non. C'était une perte de temps.
Peu importe ce que signifiait le doublement du chiffre de la boussole toutes les deux minutes, moins il augmentait, mieux c'était.
J'y réfléchis brièvement, puis je relançai le temps.
Kwaaaaaang !
D'abord, je tirai une Frappe de Flammes.
Je concentrai les boules de feu sur un seul point et fis voler en éclats la section du Ver des sables qui bloquait l'entrée de la fosse.
Le sol s'effondra et l'ouverture s'élargit.
Maintenant, il fallait s'occuper de la carcasse restée à l'intérieur.
Je sautai, puis j'arrêtai le temps.
Je terminai de charger et tirai un Rayon de destruction à pleine puissance droit dans la fosse.
Passsss...
Une fois que j'eus dégagé autant de carcasse que possible.
J'essayai d'entrer dans la fosse.
Je m'y introduisis avec le Durcissement de la peau activé.
L'obscurité n'était pas un problème grâce à la vision nocturne.
« Oh mon Dieu. »
Une puanteur révoltante me frappa le nez comme un coup de poing.
Je me retrouvai bientôt face aux morceaux de carcasse restants.
Ça ne marcherait pas, décidai-je, et j'appelai le Roi Démon.
« Roi Démon, dresse une barrière et fonce tout droit. »
Le fluide du Ver des sables était toxique.
Le Durcissement de la peau bloquait les impacts physiques, pas les attaques chimiques.
Mon sixième sens ne hurlait pas au danger, donc j'aurais probablement pu encaisser à peau nue et forcer le passage, mais...
Mes vêtements se seraient dissous, et laisser faire le Roi Démon était l'option la plus propre.
« Garde ta consommation d'énergie au minimum, s'il te plaît. »
- Je sais. Arrête de jacasser.
Le Roi Démon prit le corps.
Une barrière de givre enveloppa chaque centimètre de celui-ci comme une armure.
Kwagwagwagwagwag !
Avec la barrière activée, le Roi Démon traversa la carcasse du Ver des sables et s'engouffra dans le tunnel de la fosse.
Quelle était la longueur de ce truc ?
Cela prit bien plus longtemps que prévu avant que nous ne soyons totalement sortis du corps.
« Hff. »
Je repris le corps et me déplaçai dans le tunnel souterrain désormais ouvert.
La pente raide vers le bas s'aplanit progressivement.
...Est-ce le bon chemin ?
Ça devait l'être.
Portant un malaise non négligeable, je continuai d'avancer, et puis...
Une bifurcation apparut.
J'arrêtai le temps et pesai mes options.
Les deux tunnels semblaient identiques de l'extérieur.
Je n'avais donc pas d'autre choix que de deviner.
J'allai à droite.
Le tunnel déboucha sur ce qui ressemblait à une petite caverne, mais.
C'était une impasse.
Hm... mauvais choix ?
Juste au moment où je me retournais pour revenir en arrière.
Mon sixième sens déclencha soudain l'alarme.
Je me jetai rapidement vers l'entrée de la caverne.
Chwaaaaa !
Un liquide vert se déversa du plafond.
Le sol où je me tenais un instant plus tôt se dissout.
Une sorte de poison, comme le fluide du Ver des sables ?
Mon sixième sens avait réagi violemment, ce qui suggérait que c'était bien plus toxique.
« Un piège... »
C'était en fait une bonne nouvelle, d'une certaine manière.
S'il y avait des pièges ici, c'est qu'il devait y avoir quelque chose de précieux à protéger à proximité. Le sous-sol était bien la bonne réponse après tout.
Je retournai à la bifurcation.
Je pris le tunnel de gauche cette fois.
Je le traversai et tombai sur une autre bifurcation.
...C'est quoi ça.
S'il vous plaît, ne me dites pas que c'est un labyrinthe.
[2 048]
J'allai à droite.
Je tombai sur une impasse peu après.
Je claquai la langue. Sans entrer dans la caverne, je fis demi-tour.
À gauche.
Une autre bifurcation, la troisième.
C'est sûrement la bonne cette fois, pensai-je, et je choisis encore la droite, mais...
Une autre impasse.
...Je n'ai vraiment jamais de répit dans les étages du Cauchemar.
Je fis demi-tour et pris à gauche à la troisième bifurcation également.
Mais c'était quoi, toutes ces bifurcations ?
Les pièges étaient basiques pour une difficulté Cauchemar, et rien ne semblait se passer. Je commençais à me demander si j'avançais vraiment.
Juste au moment où cette pensée me traversa l'esprit.
« Oh. »
Cette fois, au lieu d'une bifurcation, un large espace ouvert apparut.
Et il y avait quelque chose dedans.
« ...Un puzzle ? »
En plein milieu du sol de la caverne.
Un grand cadre rectangulaire, et à côté, éparpillées, des pièces de la taille d'un rocher en forme de pièces de puzzle.
Au-delà du tunnel par lequel j'étais arrivé, d'innombrables autres tunnels parsemaient les parois de la caverne dans toutes les directions.
Je m'approchai.
Les pièces de pierre avaient des images sculptées dessus. C'était définitivement un puzzle.
« Ils veulent que je résolve ça ? »
Sorti de nulle part, et honnêtement absurde.
...D'un autre côté, l'étage 3 avait un cube. Peut-être que plus rien ne devrait me surprendre.
Quoi qu'il en soit, ça ne servait à rien de traîner.
Je me préparai à le résoudre immédiatement.
J'arrêtai le temps et comptai. Un puzzle de cent pièces au total.
Je relançai le temps et commençai à examiner les pièces, chacune presque aussi grande que mon corps.
Ku-u-u... !
Une vibration.
Un Ver des sables surgit de l'un des tunnels de la caverne sans prévenir.
...Et maintenant ?
Kwaaaaaang !
Je fis exploser sa tête avant que son corps ne puisse entièrement sortir.
Je m'en débarrassai rapidement, puis reportai mon attention sur le puzzle.
Voyons voir.
Je commençai à déplacer les pièces une par une.
D'abord, je les étalai toutes sur le sol pour pouvoir tout voir d'un coup d'œil.
C'était bien plus rapide que de travailler au hasard.
« Les coins d'abord. »
J'arrêtai à nouveau le temps et partis à la recherche des pièces de coin.
Je les emboîtai une par une.
Ku-u-u-u...
Une vibration, et un autre Ver des sables sortit d'un tunnel différent. Encore ?
Je fis exploser la tête de celui-là aussi et retournai au puzzle.
Mais un instant plus tard, d'autres vibrations.
Les Vers des sables continuaient d'arriver à intervalles rapprochés.
« Pour l'amour de... »
Qu'est-ce qu'ils essayaient de faire, au juste ?
Juste m'interrompre sans fin ?
À ce rythme, je ne pouvais pas me concentrer correctement sur le puzzle.
C'était à nouveau le tour du Roi Démon.
« Roi Démon, peux-tu geler toutes les entrées des tunnels ? Aussi solidement que possible. »
Saaaaaaa- !
Le Roi Démon s'exécuta et gela chaque entrée de tunnel.
Les Vers des sables n'étant plus une préoccupation, je me plongeai dans le puzzle.
Ku-ung.
Déplaçant les pièces massives une par une.
Ce n'était pas difficile, mais avec cent pièces, cela allait prendre du temps quoi qu'il arrive.
Il n'y avait pas de limite de temps comme à l'étage 3, au moins.
Pourtant, je me sentais anxieux.
Parce que...
[131 072]
Le chiffre de la boussole continuait de grimper de façon exponentielle.
J'arrêtais et relançais le temps par cycles pour économiser chaque seconde possible.
Une fois qu'une partie suffisante du puzzle fut assemblée, je pus distinguer l'image...
Un fourmilion ?
L'image qui se formait sur les pièces était celle d'un monstre en forme de fourmilion.
Peu importe ce que c'était, je continuai.
Et après un long moment...
« ...Terminé ! »
La dernière pièce s'emboîta enfin.
Snap !
Le puzzle terminé brilla faiblement un instant, puis s'éteignit.
Je fixai ce que j'avais assemblé.
Un fourmilion.
Et sur le corps du fourmilion, un réseau de lignes comme un labyrinthe ?
Je ne savais pas trop quoi en penser.
[33 554 432]
La boussole avait dépassé les trente millions.
J'avais travaillé aussi vite que possible, mais cela avait quand même pris plus de vingt minutes.
Le doublement à un rythme constant était brutal.
Qu'est-ce que ce chiffre pouvait bien signifier...
Ne pas savoir rendait le malaise pire à chaque seconde qui passait.
Je regardai autour de moi.
...Et maintenant, quoi exactement ?
J'avais fini le puzzle, mais rien n'avait changé au-delà de ce bref éclair de lumière.
La seule chose qui ressortait était le labyrinthe dessiné sur le fourmilion...
Est-ce que ça devait signifier quelque chose ?
Le labyrinthe commençait à la bouche du fourmilion et se terminait sur une image de cœur.
Aucune idée de ce que cela signifiait.
J'arrêtai le temps et trouvai le chemin à travers le labyrinthe.
Au cas où, je mémorisai tout le trajet. J'avais l'impression que cela avait pris plusieurs heures à vitesse subjective.
Je relançai le temps. Je commençais tout juste à penser à retourner dehors.
Ku-gu-gu-gu-gu-
Une vibration commença.
Rien à voir avec les Vers des sables précédents. C'était colossal.
« ... ! »
L'alarme du sixième sens.
D'en bas.
« Roi Démon ! »
Je changeai immédiatement.
Le Roi Démon enveloppa le corps dans une barrière comme avant.
Et puis, juste après ça.
...Ku-gu-gu-gu-gu !
Le sol se souleva violemment et projeta mon corps vers le plafond.
La barrière encaissa l'impact, mais mon corps continuait d'être poussé vers le haut.
Quelque chose d'énorme montait du sous-sol.
C'était tout ce que je pouvais dire.
« Tch. »
Kwaaaaaaa !
Le Roi Démon lança un petit blizzard autour du corps et perça tout droit à travers le plafond.
Je sortis en trombe à la surface.
Volant haut dans le ciel, je regardai en bas et...
« ...C'est quoi ce bordel. »
Qu'est-ce que c'est ?
Le désert était en convulsion.
Le sable était aspiré vers l'intérieur depuis toutes les directions vers un seul point.
Exactement comme un piège à fourmis.
Goooooo-
La forme qui émergea du sable était... un fourmilion colossal.
Non, colossal n'était même pas le mot. Ce truc était absurde, une créature à une échelle qui brisait toutes les catégories.
Les carcasses des Vers des sables étaient toutes entraînées dans la gueule du fourmilion.
Les Vers des sables, qui avaient la taille de gratte-ciels, ressemblaient à de vraies fourmis à côté de ce truc.
Je sus immédiatement.
C'était le boss de l'étage 8.
« Mais c'est quoi... »
Est-ce que c'était vraiment juste ?
Le plus gros monstre que j'avais jamais vu était l'Hydre gelée dans la Zone 4.
Ce truc était au moins dix fois plus gros.
C'était vraiment au-delà de toute compréhension.
« Roi Démon, le corps s'il te plaît. »
Je repris le corps au Roi Démon.
J'arrêtai le temps et tirai un Rayon de destruction à pleine puissance vers le bas.
Je visai la tête du fourmilion, mais...
...Goooooo !
Le fourmilion poussa un cri assez fort pour faire éclater les tympans.
Du fluide jaillit comme une cascade de l'endroit où le rayon avait percé.
L'attaque avait touché.
Elle avait touché, mais...
La chose était si énorme que même le Rayon de destruction donnait l'impression de la piquer avec une aiguille.
Le tuer de cette façon prendrait une éternité.
J'arrêtai à nouveau le temps.
« Ça ne colle pas... ? »
Quelque chose d'aussi monstrueusement grand est le boss ? À l'étage 8 ?
La seule raison pour laquelle j'envisageais de l'user à l'usure, c'était parce que c'était moi.
Pour n'importe quel autre grimpeur du Cauchemar, ce serait totalement impossible à vaincre.
Non — ils n'atteindraient même jamais la surface. Ils se feraient juste avaler sous terre... attends.
Une pensée me vint à l'esprit.
« Le labyrinthe. »
Est-ce que cette image du labyrinthe... ?
Était-ce une carte de l'intérieur du fourmilion ?
Et le cœur à la destination était son point faible ?
Ça aurait du sens.
Ne pas le tuer de manière conventionnelle, mais entrer dans son corps et viser directement le point faible.
« Donc se faire avaler était censé faire partie du plan depuis le début. »
Dans ce cas, je devais juste entrer dans la gueule du fourmilion maintenant, mais...
Combien de temps cela prendrait-il ?
Le chiffre de la boussole me taraudait.
J'avais mémorisé le labyrinthe, mais je n'avais aucune idée du temps qu'il faudrait réellement pour atteindre le point faible.
« ...Roi Démon. »
Je demandai.
« Combien de temps penses-tu qu'il faudrait pour abattre ce truc ? »
L'apparition du boss signifiait que nous étions probablement proches de la fin...
Serait-il plus rapide de laisser le Roi Démon tout donner et d'en finir ?
Si c'était possible.
- Puis-je forcer un peu ?
« Juste pas au point de surcharger... »
- Alors donne-moi le contrôle.
Je lui donnai le contrôle immédiatement.
Le Roi Démon regarda le fourmilion et joignit ses deux mains.
Et puis...
Saaaaaaaaaa- !
Une énergie glaciale commença à se rassembler vers l'intérieur.
Comprimée sans limite.
Comprimée jusqu'à ce qu'elle soit à peine visible — une simple goutte de froid.
La volonté tomba à zéro en un instant.
« Charge. »
À la demande du Roi Démon, j'arrêtai le temps et remplis la volonté.
Pendant qu'elle se remplissait, le Roi Démon continuait de comprimer l'énergie davantage.
Rien que de regarder, j'en avais la chair de poule. Cette force énorme et impossible, concentrée dans quelque chose de la taille d'une goutte d'eau.
Je remplis la volonté plusieurs fois.
Je m'arrêtai juste avant le seuil de surcharge.
Le Roi Démon balaya la main vers le bas.
La goutte glaciale tomba vers le fourmilion, et...
Jjeok.
À partir du point de contact.
Le fourmilion commença à geler. À une vitesse incroyable.
Pas même dix secondes pour que cet énorme corps gèle complètement.
Ku-gu-gu-gu.
Le fourmilion gelé se fissura et s'effondra, morceau par morceau.
« Wow... »
Mort instantanée.
C'est ainsi que le boss fourmilion finit.
Je redescendis et repris le corps.
Sss...
Exhalant une brume blanche, je fixai ce qu'il restait du boss.
Un coin du désert, complètement effondré.
Le boss était mort, mais aucun message clair n'apparut.
Je vérifiai la boussole.
[134 217 728]
Plus de cent millions.
Puis quelque chose changea.
[0/134 217 728 km]
« ... ? »
À côté du chiffre de la boussole.
L'unité "km" était apparue.
...Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je continuai à fixer la boussole, incapable de comprendre.
Mais rien d'autre ne changea.
Deux minutes passèrent et le chiffre ne continua pas de croître.
Je levai les yeux, les sourcils froncés.
« ... »
La direction indiquée par la boussole.
L'oasis était toujours là.
Donc je devais toujours l'atteindre pour terminer l'étage ?
Me demandant si quelque chose avait changé, je commençai à me diriger vers l'oasis.
Après avoir marché une courte distance.
[1/134 217 728 km]
Le chiffre de la boussole changea.
Je m'arrêtai et le fixai.
« ...Attends. »
Est-ce que ça voulait dire.
Qu'il restait cent trente-quatre millions de kilomètres jusqu'à l'oasis... ?
Je me dirigeai à nouveau vers elle.
[2/134 217 728 km]
Un peu plus de mouvement, et le numérateur passa à 2.
Donc ma supposition était correcte.
« Vous plaisantez, j'espère... »
Voyager sur plus de cent millions de kilomètres ?
Je fis le calcul, stupéfait.
D'accord. J'avais le dispositif de téléportation, au moins...
Si je continuais à me téléporter toutes les dix minutes ?
Six cent mille kilomètres par heure.
Plus la distance que je couvrais à pied, donc un peu plus que ça.
Disons environ un million et demi de kilomètres par jour...
Cela plaçait l'arrivée à l'oasis à environ quatre-vingt-dix jours.
« ... »
Quatre-vingt-dix jours ?
Quatre-vingt-dix jours ?
...Il restait vingt jours à la limite de temps du Cauchemar.
[Cauchemar]
Participants : 476 805
Temps restant : 19 jours 22 heures 52 minutes 1 seconde
Étage le plus élevé atteint : Étage 8
Une sueur froide me coula dans le dos.
Une seule pensée tournait en boucle dans ma tête.
Je suis foutu.
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