Chapitre 140
༺ L’Épée Harmonique Jang Cheon (1) ༻
Cela faisait déjà une semaine que j’étais arrivé à Hanam.
Et il neigeait encore aujourd’hui.
Pour preuve, il y avait assez de neige au sol pour que le monde entier soit recouvert d’un manteau blanc.
Crunch.
À chaque pas dans la neige, un petit bruit craquant se faisait entendre.
« Waouh ! Oh ! »
Wi Seol-Ah, emmitouflée dans de la fourrure, affichait un visage radieux, totalement captivée par la neige.
C’était compréhensible, puisqu’il n’y avait ni beaucoup de neige ni beaucoup de pluie là où nous vivions, dans le Shanxi.
« Pff… »
Le temps devait être assez froid aujourd’hui, car mes oreilles commençaient à me faire un peu mal.
« Jeune Maître ! Où allons-nous maintenant ? »
demanda Wi Seol-Ah en sautillant vers moi comme un lapin.
Je repoussai les cheveux noirs de Wi Seol-Ah de la main lorsqu’elle s’approcha.
« On dirait qu’elle a un peu grandi. »
Tout comme moi, Wi Seol-Ah avait grandi cette année.
Si je devais pointer une différence, nos regards étaient à peu près à la même hauteur auparavant…
Mais maintenant, j’étais un peu plus grand qu’elle.
Je parlai tout en jouant avec ses cheveux.
« À l’Alliance Murim. »
« Quel genre d’endroit est-ce ? »
« Pas grand-chose. Juste un lieu rempli de ténèbres qui prétend être pur et lumineux. »
« Oh, je vois ! Gomoku, à la maison, ressemble à ça. »
Gomoku… ?
Alors que je penchais la tête, confus, Hongwa, qui était à nos côtés, m’expliqua :
« Elle parle du chat qui passe nous voir de temps en temps. »
« Il y a un chat chez moi ? »
Hongwa parut momentanément choquée par ma question.
Euh, était-ce quelque chose que je n’aurais pas dû dire ?
Elle hésita un instant, puis parla après avoir pris une décision.
« …Je suis désolée. Nous nous débarrasserons du chat immédiatement à notre retou— »
« Qu’est-ce que tu racontes… ! J’étais juste curieux, c’est tout. »
Comment pouvait-on simplement se débarrasser d’un chat comme ça…
« Atchoum ! »
J’entendis quelqu’un éternuer après avoir fini de parler à Hongwa.
En me retournant, je vis Namgung Bi-ah en train de s’essuyer le nez.
Elle semblait bien couverte, mais avait-elle encore froid ?
Les vêtements en fourrure que portait Namgung Bi-ah lui avaient été offerts par Tang Soyeol.
« Tu as froid ? »
« …Un peu. »
« Alors fais circuler ton Qi. »
Je n’avais pas froid, car les arts martiaux que j’avais appris se trouvaient être des Arts de la flamme, mais…
Ce n’était pas le cas pour Namgung Bi-ah.
En règle générale, dans ce genre de situation, on fait circuler son Qi pour trouver un peu de réconfort.
« …Trop lar… »
« Comment peux-tu être paresseuse pour ça… ? »
Mais Namgung Bi-ah n’était pas du genre à faire cela.
Mon Dieu, elle est paresseuse même pour ça ?
Observant les mains de Namgung Bi-ah, désormais rouges à cause du froid, je tendis la mienne vers elle.
Namgung Bi-ah s’arrêta brièvement, l’air perplexe, mais finit par tendre prudemment la main vers moi.
« Tu dis que tu as froid, mais tu ne portes même pas de gants. »
« Trop la— »
« Laisse tomber. »
Essayer de discuter avec elle ne ferait que me donner mal à la tête.
Je saisis la main de Namgung Bi-ah et l’imprégnai de chaleur.
Sa main froide dans la mienne semblait être de la glace.
Elle aurait dû, au minimum, envelopper ses mains dans des vêtements ou les glisser dans ses poches s’il faisait si froid pour elle.
Cela m’inquiétait.
Après avoir utilisé un peu de mon Qi, la main de Namgung Bi-ah se réchauffa rapidement.
Mais maintenant, c’était son visage qui était devenu rouge.
« Ton visage est froid, maintenant ? »
Je lâchai sa main et tentai de toucher sa joue, mais Namgung Bi-ah recula après un sursaut.
« …A…Arrête. »
Namgung Bi-ah essaya de se couvrir le visage, réalisant qu’il était devenu écarlate.
Luttant pour se cacher avec ses vêtements, elle finit par utiliser ses longs cheveux.
« …Que fais-tu ? »
Elle réussit à se couvrir le visage grâce à ses longs cheveux, mais elle avait l’air assez drôle dans cet état.
Je n’avais aucune idée de ce qu’elle faisait.
Ma main, qui était restée en suspens après avoir échoué à atteindre la joue de Namgung Bi-ah, fut saisie par Wi Seol-Ah.
« Waouh ! La main du Jeune Maître est si chaude ! »
Elle commença alors à frotter sa joue contre ma main pour savourer la chaleur.
Je me sentis un peu déçu à chaque fois que je sentais la joue de Wi Seol-Ah.
Après avoir remarqué cette subtile différence, je m’adressai à elle :
« Tu as encore perdu du poids, n’est-ce pas ? »
« Hmm… ? »
« Tu veux que je te gronde, sérieusement ? »
« P… Pourquoi me gronderais-tu pour ça ? »
« Parce que c’est quelque chose pour lequel tu mérites d’être grondée ! »
Comment cela pouvait-il arriver ?
J’avais même dit à Hongwa de la nourrir davantage.
Pour répondre à ma curiosité, Hongwa prit rapidement la parole :
« Je la nourris bien, trois à quatre fois par jour. »
« Et les collations de minuit ? »
« Elle les prend elle-même, sans que j’aie besoin de lui dire. »
À en juger par ce que Hongwa venait de me dire, il semblait qu’elle mangeait bien.
Alors pourquoi ne prenait-elle pas de poids ?
C’était assez déconcertant.
Ce n’étaient pas que des mots sans preuve, car je pouvais constater moi-même qu’elle avait un appétit sain.
« Alors, combien mangeait-elle à l’époque où je pensais qu’elle avait un peu de poids ? »
C’était il y a quelques mois, cela signifiait-il qu’elle mangeait autant avant ?
Cette pensée était un peu effrayante.
Mais Wi Seol-Ah semblait me cacher quelque chose récemment, car elle passait plus de temps seule.
« Elle me cache quelque chose, hein ? »
Elle était à l’âge où l’on garde des secrets,
Mais je ne pouvais m’empêcher d’être perturbé par cela.
Alors que je jouais avec la joue de Wi Seol-Ah…
Je sentis une présence s’approcher.
« Hmm ? »
En me retournant, me demandant de quoi il s’agissait, je vis Tang Soyeol, arborant une expression embarrassée.
« Dame Tang ? »
« Jeune Maître Gu… »
Puis elle tendit la main.
C’est étrange ?
J’aurais juré avoir vu Tang Soyeol avec des gants il y a un instant.
Des gants en fourrure qui avaient l’air très chers, d’ailleurs.
Pourtant, maintenant, Tang Soyeol avait les mains nues.
« Mes mains sont aussi froi— »
Avant que Tang Soyeol ne puisse finir, Namgung Bi-ah saisit rapidement sa main.
« …Ma main est encore chaude. »
Namgung Bi-ah frotta les mains de Tang Soyeol avec les siennes, qui conservaient un peu de chaleur de mon contact.
Les mains de Tang Soyeol semblaient plus chaudes, mais elle paraissait plus déçue.
[Quel bazar de chien… Ou devrais-je dire, de chat ?]
Alors que l’Ancien Shin parlait avec un soupir, j’identifiai la personne qu’il avait en tête en mentionnant un chat.
« …Toujours aussi harmonieux, même après quelques jours, hein ? »
C’était Moyong Hi-ah, que je n’avais pas vue depuis quelques jours.
Elle avait disparu après avoir rencontré Namgung Cheonjun et je l’avais à peine revue depuis.
Cependant, au moment où nous quittions Bacheonmaru, Moyong Hi-ah était réapparue et s’était jointe à notre voyage.
Comme nous nous dirigions tous vers l’Alliance Murim, je n’avais pas dit grand-chose, remarquant que Tang Soyeol voulait aussi l’accompagner pour une raison quelconque.
Contrairement à son séjour à Bacheonmaru, Moyong Hi-ah ne portait pas de masque pour le moment, mais son visage était toujours le même.
Ce visage félin qui dégageait une aura étrange.
Émanait-elle cette aura charmante même lorsqu’elle restait immobile, à cause de la forme de ses yeux ?
Peut-être que ses yeux bleu ciel contribuaient à ce charme.
Comme je la fixais un instant, mes yeux croisèrent ceux de Moyong Hi-ah.
Lorsqu’ils se rencontrèrent, elle répondit avec un sourire dans les yeux.
« Hein ? »
C’était si charmant et séduisant que n’importe quel homme aurait été instantanément charmé.
« Qu’est-ce qui ne va pas chez elle ? »
Mais pour moi, rien de ce qu’elle faisait ne pouvait être plus inconfortable que cela.
Car cela signalait généralement des ennuis dès qu’elle prenait cette expression.
Moyong Hi-ah était parfaitement consciente de sa propre beauté.
Elle savait que son visage avait le pouvoir de captiver les hommes sans effort, et c’était une femme qui savait comment en tirer parti.
Et généralement, chaque fois qu’elle faisait cette tête, c’était pour profiter de celui qu’elle charmait.
Cependant, comme je connaissais déjà ses véritables intentions, cela me la rendait encore plus antipathique, même si je ne l’appréciais déjà pas beaucoup.
« Je me suis aussi habitué à ce genre de choses à cause des filles autour de moi. »
Rien qu’en regardant Wi Seol-Ah et Namgung Bi-ah pendant un moment, les autres filles semblaient n’être que de simples statues d’argile.
Je fis un léger signe de tête au sourire de Moyong Hi-ah et détournai le regard.
[Gamin.]
« Oui ? »
[…Je… Pour une raison quelconque, j’ai froid ces derniers temps.]
« Pardon… ? »
Les esprits ressentent-ils aussi le froid ? L’Ancien Shin semblait déjà sensible au froid la dernière fois, alors pourrait-ce être un vrai problème ?
[Pourquoi toutes ces filles viennent-elles toujours vers toi ? C’est si étrange que j’en ai froid. Est-ce mon heure de mourir ou quelque chose comme ça ?]
« Pff… Je pensais que tu avais un vrai problème. »
Je m’inquiétais pour rien.
Pourquoi un homme qui avait déjà passé des centaines d’années dans l’au-delà parlait-il comme ça ?
[Connais-tu ma douleur !? Sais-tu ce que j’ai ressenti quand je ne pouvais même pas entamer de romance avec qui que ce soit parce que j’étais occupé par les affaires du clan !?]
« Pourquoi me reproches-tu ça ? »
Il devenait de plus en plus bizarre… Devrais-je vraiment essayer de trouver une fantôme féminin ou quelque chose du genre ?
« …Mais comment trouverais-je une chose pareille ? »
Devrais-je aller rendre visite à la secte Wudang ?
En fait non, ils pourraient essayer d’exorciser l’Ancien Shin.
[De quoi parles-tu ? Pourquoi m’exorciserait-on ?]
« Peu importe comment on regarde les choses, l’Ancien Shin ressemble plus à un esprit maléfique à cause de ta personnali— »
[Toi, viens ici. Même si c’est la dernière chose que je fais, je m’assurerai de t’entraîner avec moi quand je monterai au ciel.]
Juste au moment où l’Ancien Shin était sur le point de hurler de frustration, Muyeon vint vers moi et parla :
« Jeune Maître. »
« Hmm ? »
« Nous sommes arrivés. »
Avant que Muyeon ne finisse de parler, mes yeux étaient déjà fixés sur le bâtiment géant devant moi.
Sans parler du Clan Gu, le mur devant moi faisait paraître minuscule même le Clan Tang que j’avais vu au Sichuan.
Au-delà de l’imposant mur se dressaient des bâtiments encore plus grands.
C’était l’endroit que l’on appelait le cœur et le centre de la Faction orthodoxe.
L’Alliance Murim.
Pour moi, cela faisait plusieurs années que je n’avais pas posé les yeux sur cet endroit, en comptant ma vie passée et présente.
Il n’était pas trop difficile d’entrer dans l’Alliance Murim. Après tout, j’avais passé quelques jours à Bacheonmaru…
Et j’avais plus qu’assez de preuves à leur montrer.
J’étais actuellement dans la salle d’attente pour pouvoir participer au tournoi des Dragons et des Phénix.
« Une chambre dorée, hein ? »
Le changement de traitement par rapport à la chambre argentée que j’avais eue à Bacheonmaru soulevait quelques questions dans mon esprit.
« Pas besoin de réfléchir trop profondément… C’est évidemment à cause du Vénérable Déshonoré. »
La lettre de recommandation que j’avais montrée à Bacheonmaru, accompagnée de la lettre d’invitation.
Il semblait que l’Alliance Murim en avait déjà été informée.
Je pouvais déjà constater les avantages d’une lettre de recommandation d’un Vénérable Céleste.
Bien que cela ait ses inconvénients.
Oh eh bien, je ne pouvais pas vraiment y faire grand-chose puisque c’était déjà arrivé.
« La réunion commencera dans environ 15 minutes. Si vous avez besoin de changer de vêtements — »
« C’est bon. J’ai apporté les miens. »
« Compris. »
Bien que le tournoi des Dragons et des Phénix puisse être l’occasion pour les jeunes prodiges de montrer leurs talents et leur progression au monde…
L’objectif principal de l’Alliance Murim était de favoriser les liens entre toutes les personnes présentes.
Le tournoi servait de plateforme aux lignées nobles pour se rassembler, leur permettant de réseauter, de se présenter et de forger des liens pour l’avenir.
Sans cela, les clans nobles auraient peu d’incitation à envoyer leurs proches dans cet endroit.
[…Tout est parti en vrille. Ce n’était pas comme ça à mon époque.]
Si un jeune prodige voulait montrer son entraînement, ses prouesses physiques et ses convictions en tant qu’artiste martial…
« Il y a de meilleurs endroits que celui-ci. »
Et ce serait l’Académie du Dragon Céleste établie par l’Alliance Murim, une institution éducative pour les épéistes.
Ou le Festival du Dragon Céleste, géré séparément.
Ces endroits seraient meilleurs.
Dragon Céleste par-ci, Dragon Céleste par-là, et même le titre de Dragon Céleste.
Il semblait que l’Alliance Murim aimait vraiment le nom de Dragon Céleste.
« Dragon Céleste, hein… »
Je me demandais pourquoi cela m’avait rappelé ce serpent géant que j’avais vu dans le coffre secret.
Le démon qui ressemblait étrangement à ce que j’imaginais être un dragon.
J’avais encore un souvenir clair de ce serpent me regardant avec ses yeux dorés.
« N’est-ce pas une pensée trop aléatoire ? »
Même moi, je trouvais que j’avais évoqué cela de manière assez aléatoire.
Étais-je nerveux ou quelque chose comme ça ?
« Moi, devenir nerveux dans le terrain de jeu de ce gamin ? »
Il était plus probable que mon corps physique devienne nerveux plutôt que mon esprit.
Ou du moins, c’était ma façon de gérer la situation.
« Jeune Maître, vos vêtements — »
« Oh, c’est vrai. Je te laisse faire. »
Hongwa vint vers moi et m’aida soigneusement à enfiler mon uniforme.
Se changer était une telle corvée.
Cependant, je devais le faire car le premier jour du tournoi des Dragons et des Phénix était une journée de rassemblement.
C’était pour que tout le monde puisse se rencontrer, socialiser et aussi se faire des amis.
Et à cause de cela, j’étais pratiquement obligé de me changer.
Même Père, dont je pensais qu’il s’en moquerait, m’avait donné des vêtements à enfiler, alors ce jour devait être assez important.
Tout en changeant de vêtements sans me plaindre, je parlai à Hongwa :
« Pourrais-tu s’il te plaît sauter la partie des accessoires ? »
« Oh, ne vous inquiétez pas, Jeune Maître. Je savais que vous ressentiriez cela, alors je n’en ai pas apporté. »
« … »
Eh bien, cela me rendait un peu triste.
Habituellement, pour quelque chose comme ça, ne devrait-elle pas dire : « Notre Jeune Maître adorait les choses brillantes et coûteuses, mais maintenant il n’en veut plus ? » tout en ayant l’air surprise ?
« Elles s’y habituent beaucoup trop vite… »
Il semblait que Hongwa s’était aussi habituée à moi, ayant voyagé avec moi un bon moment aux côtés de Wi Seol-Ah.
« N’est-ce pas trop simpliste ? »
« C’est simpliste ? »
Le vêtement rouge avec quelques touches dorées pouvait sembler simpliste comparé aux uniformes des autres…
« Cela coûte probablement bien plus cher que ton salaire. »
Mais ce n’était certainement pas un vêtement ordinaire.
Les yeux de Hongwa s’agrandirent après avoir entendu mes mots.
Malgré les bâtiments relativement modestes du Clan Gu et mon style de vie frugal après ma résurrection…
Les vêtements du Clan Gu avaient toujours été d’une qualité et d’une valeur exceptionnelles.
« Il ne fait pas les choses à moitié quand il s’agit de ce genre de choses. »
Je n’arrivais jamais à comprendre ce que Père pensait.
Alors que je cherchais un ruban pour m’attacher les cheveux…
Wi Seol-Ah arriva avec un ruban comme si elle était à l’affût.
« Jeune Maître ! »
« Hmm ? »
« Puis-je les attacher ? »
« Quoi ? Mes cheveux ? »
« Oui ! »
Hongwa essaya de gronder Wi Seol-Ah immédiatement après avoir entendu sa demande, mais je la bloquai de la main.
« Vas-y. »
« Youpi ! »
Ce n’était pas une demande difficile du tout.
Après ma permission, Wi Seol-Ah passa rapidement derrière moi et commença à passer ses doigts dans mes cheveux.
Elle semblait manquer de compétence, mais il ne devrait pas y avoir de problème.
Puisque Hongwa les arrangerait pour moi si cela semblait trop bizarre.
« Wi Seol-Ah a-t-elle jamais été douée de ses mains ? »
Pas que je sache, d’après mes souvenirs.
Même dans ma vie passée, je me souviens qu’elle avait du mal à faire un simple nœud.
Sans surprise, plus Wi Seol-Ah tripotait mes cheveux, plus l’expression de Hongwa se remplissait de désespoir.
« …S-Seol-Ah. »
« Hmm ? »
« Laisse Grande Sœur… faire le reste. »
« Pourquoi ? »
Je suis aussi assez curieux.
« Qu’est-ce qui ne va pas ? »
« Rien, Jeune Maître, il n’y a aucun problème… »
Comment pouvais-je croire cela alors qu’un tel désespoir était si évident sur ton visage ?
« Il n’y a rien qui ne va pas avec les cheveux du Jeune Maître. »
« Si je découvre que tu mens, tu devras porter la même coiffure que la mienne. »
« …Il y a un tout petit problème. »
Finalement, Wi Seol-Ah recula, déçue, et Hongwa commença à arranger mes cheveux.
Toc toc.
Mais alors, je sentis une présence devant la porte de la salle d’attente.
– Jeune Maître Gu, êtes-vous là ?
« J-Juste un instant. »
Les mains de Hongwa s’agitèrent plus frénétiquement en entendant la voix derrière la porte.
Il semblait que les choses ne se passaient pas bien pour elle.
– Nous devons le voir imméd— Ah ! Chef de l’Alliance, atten— »
Glissement.
Je n’avais même pas donné la permission, mais la porte s’ouvrit en glissant.
Je ne pouvais m’empêcher de me demander pourquoi quelqu’un s’introduisait alors qu’il restait encore du temps avant le début du rassemblement.
« Je m’excuse de venir soudainem— »
Je m’arrêtai net en croisant le regard de l’homme qui était entré, et lui aussi s’arrêta soudainement.
C’était un homme d’âge mûr qui arborait une expression bienveillante, et le mot « Alliance » était inscrit sur son uniforme.
Et c’était aussi un homme que je connaissais.
« Chef de l’Alliance… ? »
Le Chef de l’Alliance Murim, l’Épée Harmonique, Jang Cheon.
Il tenait actuellement les rênes de l’Alliance Murim et commandait une grande attention et un grand respect au sein de la Faction orthodoxe.
Alors pourquoi un tel homme était-il venu me voir ?
« Alors… »
Juste au moment où Jang Cheon allait dire quelque chose, il se couvrit légèrement la bouche.
« Cet homme n’avait-il pas l’air d’être sur le point de rire ? »
Il ne riait pas de mes cheveux, n’est-ce pas… ?
Vous pouvez noter/critiquer cette série ici.