Chapitre 111
༺ Oups (2) ༻
C’était une chaude journée d’été quand l’inattendu arriva à Tang Soyeol.
Après avoir pratiqué ses arts du poison comme à son habitude, elle essuya la sueur sur son front et prit une gorgée d’un thé empoisonné.
Boire un tel thé l’aidait à entraîner son art du poison, mais il y avait une autre raison majeure pour laquelle elle appréciait d’en boire.
Il y avait ce goût amer unique lorsqu’elle le buvait, et un léger picotement sur sa langue qui était momentanément paralysée.
Le jeune maître et frère aîné de Tang Soyeol, Tang Jooyeok, voulut engager la conversation avec elle.
« Hé, Soyeol, tu as entendu ? »
« Entendu quoi ? »
« J’ai appris que Bi-ah allait épouser quelqu’un. »
« Quoi !? » s’exclama Tang Soyeol, sous le choc. Dans sa tête, elle pensa : « Ça ne fait même pas si longtemps qu’on s’est vues pour la dernière fois, et elle se marie déjà avec quelqu’un, comme ça, à l’improviste ? »
« Pourquoi est-ce que sœur se marie soudainement avec quelqu’un… ? »
« J’ai été très surpris moi aussi en apprenant la nouvelle, mais il semble que l’information ait déjà été propagée partout par la Secte des Mendiants. »
La Secte des Mendiants, qui était liée à de nombreux endroits de la Faction orthodoxe, divulguait souvent des informations importantes aux autres clans.
La nouvelle importante cette fois-ci était le mariage de la descendante directe du clan Namgung.
Quand Tang Soyeol apprit la nouvelle, elle commença immédiatement à s’inquiéter.
« Cette sœur si terne se marie vraiment avec quelqu’un ? »
Namgung Bi-ah n’était peut-être pas encore connue dans le monde, mais Tang Soyeol savait que cette fille faisait partie des meilleurs jeunes prodiges en matière d’arts martiaux. Non seulement cela, mais elle était aussi absurdement belle.
Le problème était que, contrairement aux membres froids du clan Namgung, sa personnalité était vraiment terne.
« Espérons que ce ne soit pas quelqu’un de mauvais. »
Tang Soyeol se rassura en se disant que Bi-ah n’épouserait pas quelqu’un d’étrange, puisqu’elle venait du clan Namgung, l’un des quatre clans nobles. Elle demanda : « Frère, avec quel clan sœur Bi-ah va-t-elle se marier ? »
« Eh bien, ils ne se sont pas encore passés la bague au doigt… »
Si Namgung Bi-ah s’était entichée d’un mauvais bougre, Tang Soyeol l’aiderait.
Elle avait réussi à empêcher son mariage avec Namgung Cheonjun grâce à une crise de colère, elle était donc confiante pour ce genre de choses.
Tang Jooyeok répondit à la question de Tang Soyeol.
« Mais j’ai entendu dire que c’était le clan Gu du Shanxi. »
« …Quoi ? » demanda à nouveau Tang Soyeol, pensant avoir mal entendu.
Tang Jooyeok ne remarqua pas l’expression abattue de Tang Soyeol et continua de parler sur un ton enjoué.
« Tu le connais aussi, n’est-ce pas ? C’est ce gars du clan Gu que tu as rencontré la dernière fois qui épouse Bi-ah. »
« … ? »
Et c’est ainsi que Tang Soyeol s’évanouit ce jour-là sous le choc.
Il lui fallut quatre jours pour enfin reprendre ses esprits.
« Ouais, ce n’est pas comme si on se connaissait depuis longtemps. »
C’était très choquant pour elle, mais elle ne cessait de se répéter qu’elle appartenait à un clan noble et mit de côté ses pensées vertigineuses.
Mais soudain, le souvenir du garçon qui l’avait vraiment charmée lui revint en mémoire.
C’était quelqu’un à qui elle avait à peine parlé, mais elle était tout de même ébranlée par sa simple apparence.
Elle pensa qu’elle pourrait l’oublier immédiatement.
Quatre jours plus tard…
Les yeux du garçon ne cessaient de lui revenir en tête toute la journée.
Elle n’arrivait pas à croire qu’elle avait été autant affectée par l’apparence d’un garçon, mais elle endura tout de même.
Elle pensa que le temps guérissait toutes les blessures, alors elle se convainquit qu’elle irait bientôt mieux.
Le cinquième jour…
Elle ne put pas dormir du tout.
Le sixième jour…
Elle commença à sauter ses repas. Elle n’avait aucun appétit.
Ce n’est qu’à ce moment-là que Tang Soyeol réalisa qu’elle était peut-être fichue.
Le septième jour.
« Je croyais qu’elle avait dit qu’elle ne l’aimait pas… »
Tang Soyeol commença à en vouloir à sa sœur bien-aimée dans son esprit. Elle pensa : « Quand je t’ai demandé la dernière fois, sans la moindre émotion sur le visage, tu as dit que tu ne l’aimais pas… »
« Ce n’est qu’une renarde au visage terne ! »
La fille du clan Tang perdit la tête et lança son oreiller. Tang Jooyeok, qui passait par là, fut touché.
Le huitième jour…
Tang Soyeol réalisa que si les choses continuaient ainsi, elle serait fichue pour la vie.
Non seulement elle avait du mal à se concentrer sur son entraînement, mais elle sautait ses repas et avait même du mal à dormir.
Elle dut admettre que la maladie dont elle souffrait était le mal d’amour.
Elle se sentait pathétique de ressentir cela juste à cause de l’apparence séduisante d’un garçon, mais il n’y avait pas d’autre explication. Elle devait être honnête avec elle-même.
Même maintenant, quand elle pensait à ses yeux féroces, elle trébuchait comme si elle était envoûtée.
Son image lui revenait en tête avant même d’apprendre la nouvelle du mariage. Mais après avoir entendu parler de ses noces, elle ne pouvait plus le supporter.
« Qu’est-ce que je fais ? »
Elle devait trouver une réponse.
Le neuvième jour…
Elle trouva une réponse.
C’était en fait assez simple. Tout ce qu’elle avait à faire, c’était d’aller le voir.
C’était tout ce qu’elle avait à faire, alors elle se demanda pourquoi elle avait fait tout ce foin.
Ce n’est qu’après avoir trouvé une réponse qu’elle put à nouveau apprécier ses repas.
Son état d’esprit était déjà altéré au-delà de toute réparation…
Puis, le dixième jour, Tang Soyeol demanda à rencontrer le Seigneur du clan, son père, et s’entretint avec lui. Elle lui dit qu’elle voulait, et avait besoin, d’aller au clan Gu.
Son père refusa initialement sa requête, lui demandant quel était ce non-sens, mais Tang Soyeol était une professionnelle des crises de colère. Elle n’avait aucune intention de perdre cette dispute.
Dans son esprit, si elle perdait ici, sa vie serait finie. Elle ne pouvait pas reculer si facilement.
Elle avait préparé des excuses raisonnables pour son argumentaire, mais le Seigneur du clan n’était pas du genre à reculer non plus, alors leur dispute dura un bon moment.
À la fin, Tang Soyeol sortit victorieuse.
Faire la mignonne devant son père : 5 fois. Se promener autour du lac en lui tenant la main : 3 fois. Ne pas dire à sa mère où il cachait secrètement son vin de serpent, et ainsi de suite.
Elle avait dû faire beaucoup de choses, mais Tang Soyeol était satisfaite à la fin. Tout irait bien tant qu’elle pourrait le voir.
Elle n’avait cependant aucune intention d’arrêter le mariage de son amie.
C’était un mariage entre deux clans.
Elle savait qu’il était irréaliste pour une personne extérieure d’empêcher deux clans entiers de s’unir par le mariage.
Tout ce qu’elle voulait, c’était le voir.
Même si elle devait renoncer à lui, elle voulait au moins voir son visage une dernière fois.
Le temps passa.
Accompagnée par les escortes du clan Tang, Tang Soyeol arriva au clan Gu. Ce fut un long voyage, mais ce ne fut pas trop inconfortable car le déplacement avait été approuvé par le seigneur lui-même.
La saison avait changé également.
L’été s’était transformé en automne, et Tang Soyeol avait perdu un peu de rondeur sur ses joues durant cette période.
La personne qui sortit pour les accueillir fut le Premier Aîné du clan Gu.
Elle demanda pourquoi le seigneur lui-même n’était pas venu les accueillir, mais elle n’y prêta pas plus d’attention.
Elle se serait peut-être mise en colère si elle avait été dans son état normal, pensant que le clan Gu les prenait de haut, mais cela n’avait aucune importance pour Tang Soyeol dans son état actuel.
Le Premier Aîné questionna Tang Soyeol alors qu’il la conduisait à la maison des invités. « Comment as-tu fini par apprendre l’existence de mon Jeolyub pour venir jusqu’ici ? »
Il semblait être de bonne humeur.
« Mon Jeolyub, a-t-il dit ? »
Tang Soyeol se demanda si le jeune Gu était proche du Premier Aîné.
« J’imagine qu’il est logique que les gens d’un même clan soient proches les uns des autres. »
Elle n’y réfléchit pas davantage.
« Vous savez… J’ai juste fini par apprendre son existence. »
Elle tourna ses paroles autour du pot, car elle ne pouvait pas dire ouvertement qu’elle avait été charmée par son apparence dès qu’elle l’avait vu.
Le Premier Aîné hocha la tête avec enthousiasme, visiblement heureux.
Peu après, ils arrivèrent à la maison des invités.
« S’il vous plaît, détendez-vous ici un instant, mon garçon viendra bientôt. »
« D-D’accord ! »
Tang Soyeol ne put contrôler son excitation en apprenant qu’elle allait bientôt le voir.
Elle se demanda ce qu’elle devrait lui dire en premier. « Je devrais le saluer en premier, n’est-ce pas ? »
Elle se demanda si elle devait lui demander si tout allait bien pour lui, et aussi comment elle devrait lui expliquer la raison de sa venue.
Alors que de nombreuses pensées traversaient son esprit, elle sentit une présence derrière la porte.
– Toc- !
Elle sentit immédiatement son cœur battre sauvagement à cause de cette présence.
Pour refroidir ses joues échauffées, elle pressa ses mains froides contre elles.
Mais même alors, cela ne fit rien pour dissiper la chaleur.
« Q…Q…Qu’est-ce que je fais ?! »
Alors qu’elle se sentait nerveuse, son cœur battait follement à cause de l’excitation, à l’idée qu’elle allait le revoir.
« Jeune Maître Jeolyub… »
Dans un grincement, la porte s’ouvrit. Afin de le saluer comme elle l’avait prévu, Tang Soyeol parla aussi assurément qu’elle le pouvait.
« J-Jeune Maître Gu, comment allez-vou- »
Tang Soyeol, qui parlait d’une voix claire, ferma la bouche en voyant le garçon qui entrait dans la pièce.
Avec une expression quelque peu timide, le garçon lui demanda :
« Je suis Gu Jeolyub. J’ai entendu dire que vous me cherchiez… ? »
« Qui êtes-vous ? »
« Pardon ? »
« Hein ? »
« Hein… ? »
Tang Soyeol réalisa alors qu’elle était fichue.
* * * *
« Oh. »
Je commençai à transpirer en voyant le ressentiment dans les yeux de Tang Soyeol.
J’avais oublié que je lui avais dit une chose pareille. J’avais donné un faux nom à son clan parce que je ne voulais pas m’impliquer avec Namgung Bi-ah ou Tang Soyeol, mais mon plan semblait s’être retourné contre moi.
« Je ne m’attendais pas à ce qu’elle vienne jusqu’ici, cependant. »
Comment aurais-je pu savoir que Tang Soyeol du Sichuan viendrait jusqu’au Shanxi pour moi ?
De plus, elle savait probablement que j’étais le descendant direct du clan, mais j’avais quand même décidé de lui donner un faux nom.
Je n’aurais jamais pu prévoir que cela me reviendrait en pleine figure comme ça.
« Je suis venue ici pour te voir. À quel point penses-tu que j’étais confuse quand j’ai demandé Gu Jeolyub et que quelqu’un de totalement inconnu est venu me voir ? »
« Oups… »
Il semblait qu’elle avait même rencontré Gu Jeolyub. J’aurais utilisé un nom différent si j’avais su qu’une telle chose arriverait.
Comme Gu Jinjin…
「On dirait que tu n’es toujours pas réveillé si tu penses encore comme ça.」
« Je suis désolé. »
Je devais d’abord m’excuser. En fin de compte, c’était ma faute si elle avait fini par faire tout ça après être venue au clan pour me voir.
« Quand j’ai vérifié, j’ai entendu dire que tu revenais tout juste du Mont Hua. Ton nom était différent aussi. »
Je savais qu’elle avait passé dix jours à m’attendre.
« Puis-je demander pourquoi tu as fait une chose pareille ? »
Tang Soyeol me demanda une raison, mais je n’avais aucune autre raison à lui donner que : « J’ai senti que tu serais une gêne à l’avenir. »
Je ne pouvais pas non plus expliquer pourquoi je ressentais cela à son sujet.
« J’avais une raison de le faire à l’époque… »
« Est-ce que sœur est au courant aussi ? »
Sœur ? Tang Soyeol a une sœu- Attends.
Au cas où, je demandai à Tang Soyeol.
« Quand tu dis sœur, fais-tu référence à Dame Namgung ? »
« Oui, est-ce que sœur Bi-ah connaît ton vrai nom ? »
« Oui. »
« Je crois que je le lui ai dit quand je revenais du Sichuan vers le Shanxi. Je pense que Tang Soyeol était là aussi quand je l’ai dit à Namgung Bi-ah, mais je ne pense pas qu’elle l’ait entendu car elle était un peu loin. »
Ma réponse fit baisser la tête de la jeune fille. Il semblait qu’elle était extrêmement blessée par ce fait, pour une raison quelconque.
« Euh… Dame Tang ? »
« Oui… »
« Est-ce que ça va ? »
Était-ce un tel choc pour elle de découvrir que Namgung Bi-ah connaissait mon vrai nom ? Voyant la situation devenir bizarre, l’Ancien Shin prit soudainement la parole.
「Qu’est-ce que tu as bien pu faire… pour qu’une mante religieuse comme toi ait toutes les filles du monde à tes pieds ? Pourquoi ne pas collectionner toutes les couleurs de cheveux tant qu’on y est ?!」
« Arrête de dire des choses bizarres, Ancien Shin. Je ne connais cette fille que depuis quelques jours. »
De plus, je lui avais à peine parlé. Y avait-il vraiment eu un moment où Tang Soyeol était tombée amoureuse de moi ?
「Qui sait, peut-être qu’elle est tombée amoureuse de ton apparence.」
« Je ne pense pas que ça devrait venir d’un homme qui me traite de mante religieuse. »
「Je sais, n’est-ce pas ? Je ne pense pas que ce soit le cas non plus.」
« Oh, pour l’amour du ciel… »
Il disait certainement des bêtises, car je pouvais entendre à quel point il était énervé dans sa voix.
Je regardai Tang Soyeol. Il semblait qu’elle avait eu une illumination en ce court laps de temps, car l’un de ses yeux brillait d’une lueur verte.
La plus parfaite artiste martiale du poison de l’histoire du clan Tang.
Elle avait peut-être un rang d’art martial inférieur comparé aux autres jeunes prodiges de la génération des météores, mais c’était une femme capable de déployer une force extrême et écrasante dans une grande variété de batailles.
La maîtresse qui protégeait le Sichuan en empoisonnant des milliers d’humains démoniaques était maintenant en train de siroter du thé devant moi, sous sa forme plus jeune.
« Dame Tang… Euh, puis-je d’abord demander pourquoi vous êtes venue me voir ? »
Quand elle entendit ma question, ses yeux qui s’éteignaient retrouvèrent leur éclat.
– Claque !
Elle se gifla soudainement les joues avec ses mains.
« C’est quoi ce… ?? »
« C’est bon… Ce n’était pas quelque chose à quoi je m’attendais, mais c’est en fait mieux comme ça. Tu peux le faire, Soyeol. Quelque chose comme ça n’est rien pour toi, n’est-ce pas ? »
Elle commença à marmonner toute seule soudainement. Je me sentis honnêtement effrayé en entendant cela, et je reculai même un peu.
「On dirait que cette fille n’est pas très normale non plus.」
« Qui sait, peut-être qu’elle a aussi un fantôme dans son esprit comme moi. »
「Un fantôme, hein… Je me demande si elle est jolie.」
« Ancien Shin ? »
「C’est juste une blague, ne le prends pas si sérieusement.」
Je jure que la façon dont tu l’as dit ne ressemblait pas à une blague, cependant.
Tang Soyeol, qui marmonnait pour elle-même en se frottant les joues, sortit quelque chose de sa poche.
C’était une lettre attachée avec un ruban bleu clair. Je savais ce que c’était rien qu’en la regardant.
C’était quelque chose que vous receviez au moins une fois si vous étiez un clan de la Faction orthodoxe, surtout si vous étiez un jeune prodige.
Mais je ne pensais pas qu’elle était venue jusqu’au Sichuan juste pour me montrer ça.
Elle prit soigneusement la lettre dans sa main et demanda :
« Sais-tu que le Tournoi des Dragons et des Phénix se tiendra bientôt à l’Alliance Murim ? »
« Je le sais. »
Comme prévu, c’était une lettre d’invitation pour le tournoi. Il restait cependant une bonne quantité de temps avant qu’il ne commence, puisqu’il devait avoir lieu en hiver.
« Je me demande si j’ai reçu la lettre d’invitation aussi ? »
Il y avait une chance que je l’aie reçue, mais je n’en étais pas sûr puisque je ne participais jamais aux événements avant d’avoir reçu le titre de jeune maître dans ma vie passée.
Tang Soyeol se prépara, prit une profonde inspiration et dit :
« …Je suis venue ici parce que je voulais aller le voir avec toi. »
« Hmm ? »
Je ne pouvais pas comprendre ce qu’elle voulait dire.
« Dame Tang. »
« Oui. »
« Avez-vous vraiment pris la peine de venir jusqu’au Sichuan juste pour me dire ça ? »
« Oui. »
« Quoi ? »
Le tournoi serait supervisé par l’Alliance Murim et se tiendrait dans le Henan.
Ce n’était pas si loin du Shanxi, mais il n’y avait aucune raison pour quiconque de s’embêter à aller du Sichuan au Shanxi, puis d’aller dans le Henan.
Malgré cela, Tang Soyeol fit exactement cela et vint jusqu’au clan Gu juste pour me demander de l’accompagner.
Regarder ses joues rouges et la façon dont elle essayait d’éviter mon regard me rappela ce que l’Ancien Shin m’avait dit plus tôt.
« Pas moyen… »
« Est-ce qu’elle est vraiment intéressée par moi ou quelque chose comme ça ? Alors pour quelle raison ? »
Peu importe à quel point j’y réfléchissais, je ne trouvais aucune raison. Rien dans ma vie passée ou cette vie-ci ne pouvait rendre cela logique. La curiosité me rongeant, je devais juste demander…
« Dame Tang… »
« O, Oui ! »
« Y a-t-il une chance que vous m’aimi- »
Alors que j’étais sur le point de terminer ma question…
– Glissement.
Je me retournai quand j’entendis la porte coulisser derrière moi.
C’était Namgung Bi-ah, debout sur le seuil.
« Toi… Pourquoi… ? »
J’allais lui demander pourquoi elle était là, mais je fermai instinctivement la bouche en remarquant l’expression froide qu’elle arborait sans raison apparente.
Namgung Bi-ah fixa Tang Soyeol pendant un moment, puis se tourna pour me regarder.
« Sors un instant… »
« Qu’est-ce que tu veux dire par “sors”, je suis encore en train de lui parler. »
« S’il te plaît. »
Son ton était ferme, mais même ainsi, je devais demander l’avis de Tang Soyeol à ce sujet.
Tang Soyeol, qui regardait Namgung Bi-ah avec un visage choqué, vit ma confusion et dit : « Monsieur, c’est bon, puisque je vous ai déjà dit ce pour quoi je suis venue… J’ai aussi quelque chose à discuter avec Sœur Namgung. »
J’imaginai qu’elle était vraiment venue pour m’inviter au tournoi, ce qui était encore plus choquant.
« S’il vous plaît, considérez ma… requête. »
« Je… Oui, je vais y réfléchir. »
Je sentais qu’une tempête était sur le point de se déchaîner.
« J’aurais juré qu’elles étaient proches, alors qu’est-ce qui se passe en ce moment ? »
「Petit merdeux, dans des moments pareils, tu devrais savoir te taire et t’enfuir pour préserver ta vie… !」
J’écoutai l’Ancien Shin et passai devant Namgung Bi-ah, en m’assurant de fermer la porte derrière moi.
Il était encore trop tôt pour qu’il fasse froid, mais je me sentais glacé pour une raison quelconque, ce qui me fit frotter mes épaules en réponse.
« Qu’est-ce que… Pourquoi fait-il si froid ? »
C’était encore plus difficile pour moi à comprendre puisque je pratiquais les arts de la flamme.