Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
Ronad venait de recevoir deux gifles violentes en plein visage. Cependant, son expression était celle d’une totale confusion.
Son cerveau était encore en ébullition, luttant pour comprendre ce qui venait de se passer. Mais lorsque la troisième gifle cataclysmique l’envoya une nouvelle fois valdinguer, Ronad prit enfin conscience de la réalité de la situation.
Lui, un grand maître+, venait d’être giflé ?
Ronad était peut-être fou, mais il était toujours fier jusqu’au bout des ongles. Son visage se tordit de rage et ses yeux brûlaient de fureur. Il poussa un rugissement qui résonna à travers le champ de bataille.
Les molécules d’air obéissaient désormais aux ordres de Ronad, qui fit à nouveau appel à son domaine dispersé.
Une vague d’énergie palpable jaillit de Ronad. Les vents se déchaînèrent, l’atmosphère elle-même se pliant à sa volonté alors que son domaine s’étendait vers l’extérieur.
Mais alors que les courants d’air intenses se propageaient, ils entrèrent en collision avec la présence écrasante du domaine déjà établi d’Avalon. Le domaine de Ronad fut immédiatement étouffé, réprimé par la chaleur brûlante qui l’entourait.
Pourtant, la colère de Ronad ne fit que croître. Il concentra son pouvoir et, avec un autre cri furieux, libéra un ouragan déchaîné depuis l’intérieur de son domaine restreint.
Les vents hurlèrent avec une force assourdissante tandis que des tornades gigantesques se manifestaient, leur puissance si immense qu’elles déchiraient le paysage.
Les tornades s’emparèrent immédiatement des flammes d’Avalon, les transformant en vortex enflammés qui tourbillonnaient de manière incontrôlable, semant la dévastation partout où ils touchaient.
Ils se dispersèrent dans différentes directions, espérant prendre Avalon au dépourvu. Cependant, Avalon se contenta de… disparaître.
L’instant d’avant, il était une silhouette lointaine se tenant calmement au milieu de l’enfer, et l’instant d’après, il apparut dans le petit domaine de Ronad.
L’air autour de lui semblait se séparer, lui laissant le passage tandis qu’il marchait lentement et sans hâte à travers le domaine de Ronad, le visage impassible.
Un sourire tordu se dessina immédiatement sur le visage de Ronad lorsqu’il aperçut Avalon dans son domaine.
‘Enfin !’
Même s’ils se trouvaient actuellement dans le domaine d’Avalon, c’était son espace. Son domaine avait peut-être rétréci, mais il n’avait pas encore perdu !
Il avait enfin Avalon à sa portée, et il ne perdit pas de temps pour libérer tout ce qu’il avait.
Des pics d’air se matérialisèrent à partir des vents turbulents qui l’entouraient, acérés et mortels, chacun visant directement Avalon. Les pics foncèrent vers lui à une vitesse incroyable, convergeant de tous côtés.
Mais alors que les pics se rapprochaient, Avalon fit un pas en avant, calme. Au moment où son pied toucha le sol, les vents violents qui soufflaient dans le domaine de Ronad commencèrent à faiblir.
Les pointes se désintégrèrent dans les airs, les tornades tourbillonnantes perdirent leur élan et les vents autrefois féroces se dissipèrent comme de la brume devant le soleil.
En un instant, le domaine de Ronad, symbole du pouvoir des grands maîtres, une force capable de provoquer des catastrophes naturelles lorsqu’il était libéré, fut dispersé d’un seul pas.
Le regard de Ronad trembla, son esprit se figea. Peu importe à quel point il essayait de convoquer son domaine, celui-ci ne répondait pas à son appel. Non, il répondait, mais la portée habituelle qu’il pouvait atteindre était devenue impossible. Il ne pouvait pas s’étendre au-delà de son propre corps.
« Q-Quelle est cette force ? »
Ronad ne pouvait que demander. Avalon était du même rang que lui. Les combats entre personnes du même rang étaient censés être intenses, les deux camps déployant des efforts considérables. Cependant, Ronad comprit clairement qu’Avalon n’avait même pas jugé nécessaire d’utiliser une arme contre lui, ni même ses poings !
En fait, Ronad commençait à comprendre que la seule raison pour laquelle Avalon utilisait son domaine était pour les empêcher de lui échapper.
Alors que le bruit des pas d’Avalon se rapprochait, Ronad ressentit une peur profonde, qui lui brisait l’âme.
C’était le chef de la famille Ravenstein.
Un monstre.
C’était ce qu’était l’homme qui se tenait devant lui.
« Attends… »
Avant que Ronad n’ait pu finir sa phrase, Avalon clignota une nouvelle fois, sa silhouette disparaissant pour réapparaître juste devant lui.
Il n’eut pas le temps de réagir : la main d’Avalon se déplaça à la vitesse de l’éclair, sa paume frappant le visage de Ronad dans une collision titanesque qui fit imploser le sol sous leurs pieds.
La tête de Ronad fut projetée en arrière et il fut propulsé à travers le champ de bataille, laissant derrière lui une traînée de sang mêlé de salive.
Mais cette fois, Ronad n’eut pas le temps de réfléchir. Avalon apparut au-dessus de lui dans les airs et lui asséna une autre gifle cataclysmique sur la joue opposée.
Ronad s’écrasa sur le sol en fusion, le bruit de la chair brûlante remplissant l’air.
Avalon fondit sur lui et atterrit dans un bruit sourd qui fit trembler le sol. Le choc enfonça Ronad davantage dans le sol, l’air explosant dans ses poumons tandis que le terrain sous lui se fissurait et se brisait sous la force de l’impact.
Avalon ne perdit pas une seconde. Ses paumes s’abattirent en une pluie de gifles cataclysmiques, chacune produisant un craquement tonitruant qui résonna à travers le champ de bataille.
Le bruit était assourdissant, chaque gifle résonnant comme si un énorme canon avait été tiré.
La tête de Ronad se balançait d’un côté à l’autre, sa vision se brouillant à chaque gifle sauvage. Ses joues étaient battues sans relâche, la force de chaque coup enfonçant sa tête dans le sol avant qu’une autre gifle ne la tire vers le haut.
L’air autour d’eux devint soudainement plus chaud, la température atteignant des niveaux insupportables.
Les paumes d’Avalon se mirent à briller d’une lumière orange brûlante, la chaleur qui s’en dégageait s’intensifiant à chaque gifle.
La fois suivante, lorsque sa main frappa le visage de Ronad, le bruit de la chair qui grésillait emplit l’air.
Le seuil de douleur des grands maîtres était extrêmement élevé, mais la douleur que Ronad endurait actuellement dépassait ce niveau, dépassant complètement l’échelle.
Cependant, les cris de douleur de Ronad étaient couverts par le crépitement de la chair brûlante alors que les paumes brûlantes d’Avalon lui brûlaient les joues.
La peau bouillonnait et noircissait, le visage autrefois ensanglanté se transformant en une masse carbonisée et noircie. Sa chair fondait et se détachait, révélant les muscles crus et exposés en dessous.
Mais Avalon ne s’arrêta pas. Le barrage incessant continua, et bientôt la chair carbonisée céda complètement, révélant le blanc éclatant des pommettes de Ronad.
Les os eux-mêmes commencèrent à noircir et à se fissurer sous la chaleur implacable, l’odeur des os brûlés se mêlant à la puanteur de la chair carbonisée.
Le visage de Ronad, autrefois reconnaissable, n’était plus qu’une masse noire et horrible, ses traits indéfinissables sous le carnage.
Pourtant, Avalon restait implacable, ses paumes ne montrant aucun signe d’arrêt.
Atticus déglutit bruyamment. ‘Je crois que je sais maintenant d’où me vient mon caractère vengeur.’
Atticus avait toujours été vengeur, même sur Terre, mais il avait remarqué qu’à son arrivée à Eldoralth, ce trait de caractère s’était intensifié. Il n’avait pas compris pourquoi auparavant, mais c’était clair maintenant.
L’expression d’Avalon ne changea pas d’un iota pendant le passage à tabac ; son visage resta impassible.
Tandis qu’Atticus était fixé sur Avalon, le deuxième grand maître+ présent dans la zone avait l’esprit en ébullition.
‘Merde ! Merde ! Il est plus puissant que je ne le pensais !’ Alvis serra le poing et serra les dents.
Il essayait de trouver un moyen de s’échapper depuis le moment où il avait vu leurs domaines perdre, mais rien ne lui venait à l’esprit. Il n’y avait aucun moyen d’échapper à un domaine.
‘Ce salaud est le plus rapide d’entre nous. Si Ronad ne peut pas réagir à ses mouvements, alors je n’ai aucune chance. Allons-nous tomber ici ?’
Alvis refusait d’accepter cette idée. Ils avaient été patients, attendant leur heure pendant cinq ans ! Tout ce travail allait-il être réduit à néant ?
Alors qu’il réfléchissait, le regard d’Alvis se posa soudainement sur Atticus, au loin.
‘Je pourrais l’utiliser comme otage.’
Alvis agit avant même d’avoir pu terminer sa pensée, sa silhouette fendant l’air à une vitesse fulgurante, laissant derrière lui une traînée noire.
Atticus remarqua la tache floue qui approchait au loin et se contenta de rire, sans faire le moindre mouvement.
Il était vrai qu’Avalon était actuellement concentré sur Ronad, mais si Alvis pensait qu’Avalon laisserait son propre fils sans surveillance, alors il devait être l’être le plus stupide de la planète.
Rien ne pouvait se passer dans ce domaine sans la permission d’Avalon.
Alors qu’Alvis réduisait la distance, le regard glacial, sur le point d’attraper Atticus, son corps tout entier s’enflamma soudainement, une petite brise effleurant Atticus.
L’instant d’après, Alvis se retrouva suspendu dans les airs, des lianes de feu brûlant tout son corps.
Une douleur intense le secoua, suivie du bruit de la chair qui grésillait.