Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
« Suis-moi. »
Atticus suivit Cedric jusqu’au milieu du hall où se trouvait un petit bâtiment blanc. Il se souvenait encore de son expérience à l’intérieur de ce bâtiment ; c’était là qu’il avait appris le deuxième art du katana.
En entrant, Atticus fut accueilli par une pièce d’un blanc immaculé, vide de tout objet.
« Je suis sûr que tu sais comment ça se passe maintenant. Marche jusqu’au milieu et commence ton entraînement », ordonna Cedric.
Atticus acquiesça sérieusement et se dirigea vers le milieu de la salle. Il se souvenait encore très bien de la dernière fois où il s’était entraîné ici, et, comme auparavant, la même chose se produisit.
Avant qu’il n’ait pu l’atteindre, un homme qu’Atticus ne connaissait que trop bien apparut au milieu de la salle, un katana à la ceinture gauche. C’était l’avatar du katana, mais il ne dégageait pas une aura aussi intense que celle qui émanait de l’homme assis sur le trône.
Un carillon retentit, et soudain, l’homme se mit en position, serrant fermement la poignée de son katana. L’instant d’après, plusieurs projectiles fusèrent vers lui à une vitesse supersonique, se déployant en éventail à 180 degrés devant lui.
Le katana de l’homme jaillit de son fourreau, décochant coup après coup à une vitesse fulgurante, et de multiples traînées argentées remplirent l’air. En une seconde, tous les projectiles avaient été détruits. Cependant, d’autres projectiles continuèrent à fuser vers lui, l’obligeant à continuer de les détruire.
La simulation s’arrêta rapidement, et Atticus s’approcha du centre de la pièce pour prendre position.
‘Bon, on dirait que c’est comme la dernière fois. Je n’ai qu’à faire comme dans la simulation et trancher les projectiles’, pensa Atticus.
Il entendit un grand carillon et se mit instantanément en position. Le bruit de multiples projectiles fendant l’air parvint à ses oreilles, et Atticus fit circuler sa mana dans tout son corps en préparation.
Cependant, juste au moment où il s’apprêtait à bouger, toute la pièce d’un blanc immaculé devint rouge et chaque projectile disparut.
« Que s’est-il passé ? » Atticus regarda autour de lui, perplexe.
« Tu n’es pas censé utiliser de mana », répondit Cedric.
En entendant la réponse de Cedric, Atticus écarquilla les yeux avant d’acquiescer d’un signe de tête.
‘Il a fait tout ça sans utiliser de mana ?’ se demanda Atticus. Les mouvements de l’homme avaient été si rapides et intenses qu’ils étaient pratiquement flous. Il ne lui était même pas venu à l’esprit que l’homme n’avait pas utilisé de mana.
‘C’est vrai, son katana ne brillait pas non plus’, réalisa Atticus.
Arrivé à cette conclusion, Atticus se remit en position après avoir calmé son mana. Un grand bruit retentit, suivi du bruit de multiples projectiles fendant l’air. Tout comme dans la simulation, ils apparurent à 180 degrés devant lui, venant de l’avant et des deux côtés.
Atticus repéra chaque projectile et trouva sa première cible, tirant son katana pour la couper.
Cependant…
‘Qu’est-ce que c’est que ça ?’
Le choc d’Atticus était palpable. Malgré tous ses efforts pour le couper, son katana n’avait réussi à entailler que de quelques centimètres la boule ronde. Pire encore, il avait du mal à résister à la force du projectile.
Atticus sortit rapidement de son état de choc lorsque la réalité de la situation lui apparut. Il redirigea le projectile, déviant légèrement sa trajectoire avant de se déplacer rapidement pour esquiver et rediriger les centaines d’autres projectiles.
C’était le chaos total, ses mouvements étaient désordonnés, et Cedric ne put s’empêcher de rire en voyant le jeune monstre se débattre ainsi.
Cependant, la chance d’Atticus ne dura pas et il fut rapidement touché par plusieurs projectiles qui le frappèrent avec force, et il mourut.
Réapparaissant, Atticus respirait fortement, tenant ses genoux. « Putain, c’est quoi ce bordel ? » marmonna-t-il en entendant Cedric rire de l’autre côté de la pièce.
La bouche d’Atticus se tordit. « Je suis sur le point de me faire écraser par un grand maître. Tu peux m’épargner tes rires et me dire ce que je fais de travers ? »
Cedric gloussa : « Je vais bientôt être réduit à néant, et tu veux me priver de ma source de bonheur ? »
L’expression d’Atticus s’adoucit légèrement, teintée de tristesse, et il se tut.
Cedric, toujours amusé, continua : « Tu es trop direct, mon enfant. Quoi qu’il en soit, essaie de te souvenir correctement de la simulation. Tout est dans les mouvements et la façon dont il a coupé chaque projectile. »
‘La façon dont il bougeait’, Atticus rejoua la simulation dans son esprit, se concentrant sur les mouvements de l’homme.
‘Je vois.’
Ayant compris quelque chose, il se déplaça et se planta au milieu de la pièce, la main agrippée à la poignée de son katana. Un son métallique retentit, et Atticus dégaina son katana et se mit en mouvement.
Cependant, il y avait une différence notable cette fois-ci. Les mouvements d’Atticus étaient doux mais puissants. Il ne se concentrait pas sur la vitesse, mais suivait plutôt le mouvement.
La différence la plus importante résidait dans la façon dont il coupait les projectiles. Auparavant, il avait simplement frappé dans leur élan, mais comme dans la simulation, il découvrit maintenant l’endroit idéal où la force opposée n’était pas aussi forte, juste sur le côté.
C’est pourquoi, dès qu’Atticus bougea, il n’était pas surprenant que les projectiles continuent de tomber du ciel.
Il n’y eut pas de pause ; d’autres projectiles foncèrent vers lui, et Atticus se déplaça rapidement, les coupant tous en plein vol.
Très vite, Atticus remarqua que les projectiles augmentaient en vitesse et en nombre, ce qui lui rendait la tâche plus difficile. Il sentit la fatigue monter après plusieurs heures, et juste au moment où il pensait s’effondrer, un autre carillon retentit et les projectiles disparurent.
Atticus s’effondra immédiatement sur le sol, haletant. Sans mana, il avait perdu la récupération passive que celle-ci lui procurait habituellement.
C’est pourquoi, alors qu’Atticus faisait circuler son mana allongé sur le sol, il fut presque obligé de laisser échapper un gémissement de soulagement. Cela faisait tellement de bien.
Ce moment de paix ne dura pas longtemps, et Atticus fut contraint de se relever lorsqu’il entendit à nouveau le carillon retentir.
Il se déplaça au milieu de la pièce, et la pluie de projectiles continua de tomber avec la même intensité.
Alors qu’Atticus continuait ainsi, il remarqua qu’un chronomètre était apparu, indiquant le temps qu’il lui fallait pour détruire une vague de projectiles. Atticus en déduisit que c’était ainsi qu’il progresserait. Moins il passerait de temps, mieux ce serait.
Il décida donc de s’y tenir. Les jours passèrent, et il se retrouva à nouveau dans la pièce, fixant la simulation suivante.