Auteur : RealmWeaver
Traductrice : Moonkissed
La simulation suivante était assez simple. Elle reflétait la précédente, mais cette fois-ci, Atticus devait utiliser du mana.
Il remarqua une similitude significative entre ce processus d’apprentissage et celui qu’il avait suivi pour maîtriser le deuxième art.
Il s’était d’abord concentré sur la maîtrise des mouvements physiques avant d’apprendre à canaliser efficacement le mana. Heureusement, il était déjà familiarisé avec la manipulation du mana, ce qui rendait cette phase un peu plus facile.
‘Je dois synchroniser le flux de mana avec mes mouvements’, pensa-t-il.
Ce défi était différent du précédent. Atticus devait faire correspondre chaque flux et chaque coup avec son mana. De plus, il se rendit rapidement compte que les projectiles étaient désormais plus puissants, chacun étant enveloppé d’une couche de mana.
Le bruit de l’air qui se déchirait devenait plus fort à mesure que les projectiles se déplaçaient à une vitesse plusieurs fois supérieure à celle d’avant. Bien qu’Atticus fût préparé, il se retrouva avec beaucoup moins de temps pour réagir. Même avec sa perception aiguisée au maximum, les projectiles se déplaçaient à une vitesse telle qu’ils le prirent au dépourvu.
‘Merde !’
Plusieurs projectiles frappèrent Atticus comme des boulets de démolition s’écrasant sur une pastèque humanoïde.
Il réapparut et entendit immédiatement Cedric rire de bon cœur sur le côté. Roulant des yeux, Atticus retourna au centre de la pièce et se mit en position.
Un carillon retentit, suivi par les projectiles recouverts de mana qui fusèrent vers Atticus à une vitesse aveuglante.
Cette fois, il était prêt. Atticus devint une ombre floue alors qu’il coupait chaque projectile à une vitesse surhumaine, une traînée azur remplissant l’espace.
Désormais capable d’utiliser le mana, il bénéficiait également de sa récupération passive. Cependant, cette tâche s’avéra encore plus ardue que la précédente. Elle exigeait plus d’efforts et, surtout, Atticus devait rester extrêmement vigilant tout au long du processus.
Comme auparavant, les projectiles semblaient infinis jusqu’à ce qu’un carillon retentisse, signalant la fin.
Atticus eut droit à un bref moment de répit avant d’être contraint de se relever et de recommencer le processus.
Ce cycle se poursuivit pendant des jours jusqu’à ce qu’Atticus parvienne à atteindre le temps minimum requis pour passer à l’étape suivante.
« Tu as une sale tête », remarqua Cedric.
Atticus, concentré sur sa respiration, choisit de ne pas répondre. Mis à part la première fois, il était mort plusieurs fois à cause de petites erreurs, et Cedric ne manquait jamais de se moquer de lui à chaque fois.
Haletant sur le sol, Atticus finit par reprendre son souffle et se releva en tremblant. Ces derniers jours avaient été infernaux et il avait dû se pousser à bout sans relâche. La situation n’aurait pas été si difficile s’il avait eu accès à l’eau ou à la lumière. Au-delà de leur capacité à faciliter ses mouvements, il était surtout intéressé par leurs vertus curatives.
« Et maintenant ? » demanda Atticus en se relevant.
Cedric sourit, trouvant l’état actuel d’Atticus amusant. « Tu devrais te reposer un peu. Je t’enseignerai les leçons suivantes. »
Atticus ne vit aucun inconvénient à cela et fut même ravi de pouvoir se reposer davantage. Il s’affala sur le sol et dormit pendant quelques heures.
Se réveillant en pleine forme, Atticus s’approcha de Cedric.
« Malheureusement, en raison de mon état actuel, je ne pourrai pas te faire de démonstration. Je m’en excuse. Cependant, je ferai de mon mieux pour t’expliquer afin que tu comprennes. »
Atticus était un peu déçu de ne pas pouvoir assister à une démonstration, car c’était ainsi qu’il apprenait le plus facilement et le plus efficacement, mais il ne se plaignit pas. Il savait que c’était de sa faute si Cedric s’était retrouvé dans cet état.
Remarquant l’acquiescement silencieux d’Atticus, Cedric poursuivit.
« Tu as appris le mouvement et comment le synchroniser avec le mana. Les deux processus suivants consistent à relier chaque coup entre eux, puis à les combiner pour former un seul coup puissant.
‘C’est exactement comme Ae’ark’, pensa Atticus.
« Tu penses probablement à ce garçon Aeonian. Tu as raison, c’est pratiquement le même principe, mais compte tenu de ton état actuel, je suis sûr que tu seras capable de rendre le tien plus mortel et plus puissant », dit Cedric en faisant un clin d’œil à Atticus. Atticus comprit immédiatement.
‘Ma volonté’, réalisa-t-il.
« Bon, passons à la suite. La prochaine étape consiste à relier chaque coup entre eux. Le principe est simple, mais l’exécution est délicate. Pour chaque coup que tu donnes, tu dois créer un petit fil de mana qui relie les coups entre eux. Cela signifie que tu dois être plus conscient de chaque coup que tu donnes afin que les fils ne s’emmêlent pas. »
Atticus comprit clairement l’explication de Cedric. Tout ce qu’il avait à faire était de créer un fil pour relier chacun de ses coups.
Il se mit immédiatement au travail, debout au milieu de la pièce. Des projectiles recouverts de mana fusèrent vers lui, et il commença à les couper.
Cependant, après seulement quelques secondes, Atticus commit une erreur, fut touché et mourut. Réapparaissant, il entendit le rire bruyant de Cedric.
‘Salaud’, pensa Atticus, mais il l’ignora et retourna au centre.
‘C’est beaucoup plus difficile que je ne le pensais’, songea-t-il.
Lors de sa dernière tentative, les fils s’étaient emmêlés et, pris de panique, il avait essayé de les démêler, perdant momentanément sa concentration.
‘Je dois tracer la trajectoire de chaque projectile afin de déterminer la meilleure trajectoire possible pour mes coups’, pensa Atticus.
C’est exactement ce qu’il fit. Dès que les projectiles approchèrent, son esprit travailla rapidement, calculant la trajectoire de chacun d’entre eux avant de déterminer la meilleure trajectoire pour ses coups.
Cela se passa mieux que la première fois, mais Atticus commit rapidement une autre erreur et finit par mourir à nouveau.
Il laissa le son intense du rire de Cedric s’estomper en arrière-plan tandis qu’il retournait au centre de la pièce, plongé dans ses pensées.
‘Les projectiles arrivent sans cesse, je dois donc cartographier leur trajectoire en permanence’, réalisa Atticus.
Après avoir expiré profondément, il recommença. Cette fois-ci, il tint plus longtemps, mais finit par mourir à nouveau. Cependant, il commençait à prendre le coup de main.
À chaque erreur, Atticus réfléchissait et s’ajustait au fur et à mesure.
Les jours passèrent rapidement, et cela faisait déjà plus d’une semaine qu’Atticus était entré dans le royaume du katana. Il se déplaçait comme une tache bleue au milieu de la pièce d’un blanc immaculé, coupant les projectiles les uns après les autres.
Un carillon retentit soudainement, et les projectiles cessèrent d’apparaître. Devant lui se trouvait un nombre impressionnant de traits azurés, maintenus ensemble par de minuscules fils entre eux.
Cedric s’approcha, son amusement remplacé par une expression grincheuse. « Bien sûr, tu allais battre le record », marmonna-t-il. Le temps d’apprentissage normal était de trois mois, mais Atticus avait considérablement raccourci ce délai.
« Passons à la dernière étape. »