Chapitre 62
Cole s’approcha de la réception, où la même employée que tout à l’heure leva les yeux vers lui avec son sourire d’accueil automatique.
« Que puis-je faire pour vous, monsieur Mercer ? »
Cole s’accouda au comptoir. « On espérait pouvoir visiter les lieux, histoire de savoir où se trouve quoi avant de commencer à errer au hasard. »
« Bien entendu, monsieur. Si vous voulez bien m’accorder un instant, je vais vous trouver un guide. »
Sans même regarder, elle tendit la main et trouva une petite clochette en laiton au milieu du désordre sur le bureau. Elle la fit sonner une fois, par pur réflexe.
Un type d’une vingtaine d’années surgit de derrière le comptoir de conciergerie, mâchant encore la dernière bouchée de son petit-déjeuner, à n’en pas douter. Il déglutit, s’essuya la bouche et se redressa comme s’il ne venait pas d’être pris la bouche pleine.
Le sourire de la réceptionniste se crispa une fraction de seconde : une désapprobation toute professionnelle, mais assez brève pour pouvoir être niée. « Voici monsieur Quint, monsieur, dit-elle d’un ton égal, mais avec juste assez de mordant pour que Quint le sente passer. Il sera ravi de vous faire visiter les lieux quand vous le souhaiterez. »
Quint se reprit vite et leur adressa une révérence impeccable, assez soignée pour satisfaire aux critères de Tenna. « Bonjour, messieurs, madame. Si cela vous convient, je serais ravi de vous faire découvrir les installations du complexe. Nous pouvons commencer dès que vous le souhaitez. »
Cole se retourna vers le groupe. Personne ne protesta. « Ouais, on est prêts. »
« Parfait, fit Quint avec un enthousiasme tout professionnel. Suivez-moi, nous allons commencer ici, dans le hall principal. »
Il les ramena de quelques pas vers le centre du hall et leur désigna largement l’espace alentour.
« Il y a près de huit ans, le seigneur Masahiro Tanaka a fondé le Complexe Terraland avec l’intention de créer un havre reflétant les traditions de sa patrie. Il a apporté avec lui des nouveautés comme le “cinéma” et le “bowling”, aménagés tels qu’il s’en souvenait. Pourtant, il a su tout agencer avec tant d’harmonie que ses idées et les goûts de notre bonne société semblent se rejoindre naturellement, comme si cela allait de soi. »
Son discours était irréprochable, et même impressionnant. Si Cole ne l’avait pas surpris en train d’engloutir un sandwich un peu plus tôt, il aurait pu croire que Quint était né pour faire visiter les lieux.
« Le complexe s’étend sur près de trois cents acres : jardins, promenades, salles de loisirs de toutes sortes et salles à manger. Vous y trouverez aussi bien des endroits calmes que des coins plus animés, un agréable changement après le tumulte de la ville. Quant aux bâtiments, le seigneur Tanaka les a conçus dans le style de sa patrie, puis les a harmonisés avec celui de Celdorne. Il disait toujours que les deux devaient se mêler en douceur, afin que les visiteurs se sentent chez eux tout en découvrant quelque chose de merveilleusement nouveau. »
Miles se pencha vers Ethan. « Une façon distinguée de dire que le gars a mélangé deux styles en espérant que ça passe. »
Ethan eut un sourire en coin, mais laissa la plaisanterie mourir. Et franchement, c’était probablement mieux ainsi : Miles n’avait pas besoin qu’on l’encourage.
Quint, trop concentré ou trop professionnel pour relever, poursuivit sans broncher. « Le bâtiment principal abrite les chambres, nos plus grandes salles à manger et les bureaux d’où nous assurons le bon fonctionnement du complexe. Les deux ailes, de part et d’autre, ajouta-t-il d’un geste tranquille, proposent chacune leurs loisirs : l’une est destinée au repos et au calme, l’autre aux divertissements plus animés. »
L’aile Est délaissait le marbre ostentatoire au profit de teintes de bois plus chaleureuses : des boiseries lisses, un éclairage tamisé, de légers voiles de vapeur qui flottaient dans l’air… Juste ce qu’il fallait d’ambiance d’onsen sans pousser le concept jusqu’au bout. Même l’air y avait une odeur sucrée, quelque part entre la vanille et le miel, avec une note plus piquante qui la rendait indéniablement locale.
Cole se détendit presque aussitôt, ce qui était… super. Parfait. Exactement ce dont son corps avait besoin, mais aussi légèrement inquiétant. Suspect, pour le moins. Ce qu’ils avaient répandu dans l’air avait plus d’effet sur lui qu’il ne l’aurait voulu.
Cela dit, c’était un complexe de villégiature, approuvé par l’OTAC et adoré des nobles. Le but était précisément d’aider les gens à se décrisper. Mais il avait beau le savoir, son cerveau continuait de traiter tout ça comme un test qu’il ne devait pas rater trop facilement. Les vieilles habitudes ne disparaissaient pas juste parce que l’endroit sentait bon.
Il chassa cette pensée tandis que Quint les faisait passer devant une rangée de portes vitrées, chacune légèrement embuée et dotée d’une étiquette imprimée avec soin, en écriture celdornienne et son équivalent aurélien.
Le spa se révéla bien plus sophistiqué que Cole ne l’avait imaginé : il ne s’agissait pas seulement des habituels massages et bains de vapeur, mais d’installations thérapeutiques dignes de ce nom. On y trouvait tout ce qu’on pouvait bricoler avec la technologie de Celdorne et un peu d’ingéniosité pratique : appareils de pression, salles de vapeur et autres équipements du genre. Tant que ça ne nécessitait pas d’électronique, l’endroit en était pourvu.
Quint passa en revue les soins proposés, des massages à l’hydrothérapie, sans oublier les bains aux herbes adaptés aux besoins de chacun. Des prestations classiques pour un complexe de ce genre, certes, mais il mentionna ensuite les soins visant à rétablir la circulation du mana.
Il semblerait qu’ils proposaient des traitements spécialement conçus pour éliminer les blocages et améliorer la circulation du mana dans les voies naturelles du corps. Ils utilisaient notamment de l’eau infusée de cristaux et des impulsions magiques contrôlées, le tout dans le but d’ouvrir les canaux et de stimuler le flux. Franchement, ça ressemblait moins à un soin relaxant qu’à une visite chez le chiropracteur pour utilisateurs de mana.
Ça paraissait excessif, mais après tout, les mages étaient aussi sujets aux blessures de surmenage que les sportifs. Et vu à quel point l’équipe avait sollicité son mana ces derniers temps, c’était peut-être l’une des rares choses du complexe à pouvoir lui être utile physiquement.
Quint les conduisit ensuite aux sources chaudes, juste après l’entrée du spa. L’endroit avait tout d’un onsen, exactement comme ces bains publics d’anime que Cole avait vus des dizaines de fois, à ceci près qu’il n’y avait pas de fan-service.
Les deux côtés étaient aménagés selon le même principe : un immense bassin collectif, assez grand pour accueillir un peloton, et quelques bassins privés plus petits pour ceux qui préféraient se détendre sans témoins. Les grands bains avaient même le classique toit ouvert, avec la vapeur qui s’élevait vers la forêt, comme si l’endroit passait une audition pour une publicité touristique. Les bassins privés, eux, restaient à l’abri derrière des cloisons de pierre et de bois.
Les équipements jouaient la carte du thème à fond. Des bouteilles de lait froid attendaient près des entrées, une tradition classique des onsen, offerte par Tanaka. Les vestiaires prolongeaient cette authenticité, avec une petite entorse : on y trouvait des peignoirs de deux styles distincts, des yukatas légers, japonais, évidemment, et d’épais peignoirs de bain celdorniens, tout droit sortis d’un hôtel chic de chez lui.
Le contraste sautait aux yeux, mais ne nuisait pas du tout à l’ambiance.
Ils avaient même installé le petit mécanisme en bambou qui se remplissait, basculait et produisait un doux toc ! toutes les quelques secondes. Ce détail à lui seul avait conquis la salle. Ils n’en étaient qu’à deux étapes de la visite, mais Cole savait très bien qu’ils en avaient déjà atteint le sommet. Mack avait visé juste avec son choix.
Vint ensuite la salle de sport, à peu près comme il s’y attendait : plutôt classique, avec pour seul vrai luxe l’absence totale d’inconnus en sueur qui monopolisaient les appareils. Franchement, rien que le squat rack vide la rendait plus agréable que tout ce qu’il avait connu chez lui. Il y repasserait plus tard ; l’entretien, c’était l’entretien.
Après ça, ils gagnèrent le centre aquatique. Non, pas une piscine, un centre aquatique. Appeler ça une simple « piscine » aurait été un mensonge éhonté : on se serait plutôt cru devant un lac privé. La lumière du soleil traversait un plafond de verre voûté et transformait toute la surface en une nappe bleue lumineuse.
Elina s’arrêta pour contempler les lieux, ce qui en disait long sur leur ampleur. Même Quint bomba légèrement le torse, comme s’il attendait depuis le début de leur faire découvrir cet endroit.
Ils achevèrent la visite de l’aile Est et passèrent à l’aile Ouest, où l’ambiance bascula de « détendez-vous et respirez » à « on est là pour s’amuser ». Lumières plus chaleureuses, couloirs plus larges : tout avait clairement été conçu pour accueillir la foule sans perdre la tête.
Le complexe théâtral trônait en plein centre de l’aile, et Quint tint à le souligner. Pas à cause de la scène, même si l’on y jouait des pièces et accueillait des orchestres au complet, mais à cause du cinéma.
D’après la brochure du complexe, c’était l’attraction phare. Quint, si fier qu’il aurait pu éclater, en expliqua la raison : des images animées accompagnées d’un son parfait et d’une netteté cristalline. De véritables films. Une technologie que ce monde n’aurait pas dû connaître avant un siècle.
Tout cela, précisa-t-il, grâce à la « mise en œuvre visionnaire de la magie de scrutation par le seigneur Tanaka ».
Ethan avait déjà consulté le programme affiché près de la porte. Apparemment, Tanaka avait recréé de mémoire la moitié du patrimoine cinématographique : des copies fidèles, réalisées avec amour, de grands classiques hollywoodiens de chez eux, côtoyaient de véritables productions celdorniennes et auréliennes. Cole ne prétendit même pas que ça ne l’intéressait pas. Ils iraient forcément voir un film avant de repartir.
À côté du théâtre se trouvait le bowling. Ils avaient réussi, on ne savait comment, à lui donner l’allure d’un bowling rétro plutôt que d’un établissement de luxe aseptisé, ce qui était moins évident qu’il n’y paraissait vu la clientèle. La seule vraie différence, c’était les feuilles de score en papier au lieu des écrans, mais ça renforçait l’ambiance.
Plus loin se trouvait la salle de jeux : billards, tables de cartes et quelques grands classiques des salles d’arcade, comme la taupe à taper ou le skee-ball. Quint ne s’y attarda pas, pas plus que Cole.
Quint les emmena ensuite dans l’arène, moitié stand de tir, moitié parc d’attractions d’airsoft pour nobles qui avaient trop de temps libre. Miles s’illumina aussitôt et se mit à parler de « rouler sur des civils à l’airsoft ». Prévisible. Attendrissant.
Le guide les conduisit ensuite dans les jardins et se lança dans un exposé sur les aménagements saisonniers, que Cole cessa d’écouter au bout de cinq secondes. Les allées étaient jolies, oui, mais c’était à peu près tout ce qu’il avait à en dire.
Ce genre de discours convenait davantage à une noble raffinée comme Elina. Mais savoir si elle appréciait vraiment les subtilités des choix décoratifs sophistiqués ou si elle aimait simplement le résultat, c’était une autre histoire. Quoi qu’il en soit, Cole nota qu’elle semblait s’y intéresser ; cela pourrait lui servir s’il voulait passer du temps avec elle en dehors des missions.
Ils poursuivirent au-delà des jardins. Le terrain de golf s’étendait sur leur gauche, comme dans n’importe quel country club huppé de chez lui. Très chic, ouais, mais rien de vraiment remarquable, à part le relief. Les différents obstacles, dangers et dénivelés avaient manifestement été sculptés par magie afin que les visiteurs puissent prétendre que le golf était intéressant.
Personnellement, Cole n’y voyait guère d’intérêt, hormis pour sociabiliser. Mais bon, chacun son truc.
Il reprit sa route derrière Quint. La promenade débouchait sur l’océan et la vue le frappa de plein fouet : un vaste horizon, une brise légère, rien qui exige quoi que ce soit de lui, pour une fois. C’était… agréable, d’une manière qu’il ne s’autorisait jamais vraiment à admettre. Peut-être trop paisible, mais pas au point de le mettre sur ses gardes ; plutôt dans ce calme léché qu’il avait vu récolter des « j’aime » sur des pages de voyage Instagram.
La plage apparut ensuite : cabanes, chaises longues, voiles d’ombrage, tout l’attirail d’un complexe de vacances, mais agencé avec goût plutôt que pour attirer les touristes. Franchement, ça lui rappelait les plus belles plages d’Hawaï. Celles où les gens font vraiment que siroter des mimosas ou un truc du genre, tout en prétendant qu’ils n’allaient pas attraper de coup de soleil.
Cole n’était pas vraiment ce genre de type, mais… ouais. Il pouvait s’y faire.
Quint conclut la visite et leur demanda s’ils voulaient revoir quelque chose ou rentrer. Cole ouvrit la bouche pour répondre, mais son estomac le devança avec un avis sonore et sans équivoque.
Miles ricana. « Déjeuner ? »
« Ouais, bonne idée. » Cole se tourna vers Quint. « Vous nous conseillez quoi ? »
Le guide déploya un éventail de brochures soigneusement alignées. « Si vous souhaitez découvrir nos salles à manger, monsieur, ces brochures pourront vous aider. » Il lui en tendit une, paume ouverte.
« Sakura Hall est la plus réputée. Le seigneur Tanaka l’a conçue autour de la cuisine de sa patrie, et les chefs préparent les plats comme il le leur a enseigné. Vous y trouverez beaucoup de poisson frais, du riz préparé à leur façon, ainsi que quelques mets raffinés qui figurent rarement aux tables celdorniennes. Les visiteurs en disent le plus grand bien, surtout ceux qui préfèrent les plats légers. »
Il lui tendit la brochure suivante avec un petit signe de tête.
« La Terrasse propose une cuisine aux goûts celdorniens, même si le seigneur Tanaka a jugé bon d’y ajouter quelques idées recueillies au cours de ses voyages. Des pâtes en sauce appelées “spaghettis” — un plat très nourrissant malgré sa simplicité — et des volailles rôties avec des herbes qu’on trouve rarement dans nos cuisines. C’est assez proche de ce que nous connaissons pour être réconfortant, avec une petite touche agréablement différente. »
Puis vint la troisième brochure.
« Pour varier, beaucoup choisissent le Conservatoire. On y sert des buffets, du petit-déjeuner jusqu’au souper, avec des plats celdorniens habituels et plusieurs spécialités étrangères proposées par le seigneur Tanaka. C’est pratique pour les familles ou les groupes dont les membres n’ont pas les mêmes horaires. »
Il passa à la dernière brochure.
« Et pour finir, le Pavillon. On y sert une cuisine aurélienne : viandes épicées, pains plats cuits très fins, olives et huiles d’olive, ainsi que des ragoûts. Les visiteurs qui apprécient les assaisonnements relevés l’aiment tout particulièrement. Si l’un de ces établissements vous tente, monsieur, je serai ravi de vous réserver une table à l’heure qui vous conviendra. »
Cole hocha la tête en feuilletant la première brochure. « Vous, vous choisiriez quoi ? »
« Oh, Sakura Hall, sans hésiter ! répondit Quint aussitôt, en se penchant un peu, comme s’il avait eu la réponse sur le bout de la langue. J’ai vécu toute ma vie à Alexandria, alors notre cuisine celdornienne me paraît plutôt ordinaire, à présent. Mais les plats du seigneur Tanaka… ils sont si légers, et tellement variés, c’est rare d’en trouver de pareils. La façon dont ils préparent le poisson — frais, délicat, jamais lourd —, c’est remarquable, monsieur. Vraiment. »
Il eut un petit rire gêné, mais ne détourna pas le regard.
« Cela dit, la Terrasse et le Conservatoire valent aussi le détour. Certains plats étrangers peuvent sembler étranges au premier abord, mais une fois qu’on les a goûtés, ils sont étonnamment bons. Je me suis surpris à y retourner plus d’une fois. »
« D’accord. Merci, Quint. » Cole jeta un coup d’œil à son équipe. « Laissez-nous une minute, et on vous dira ce qu’on décide ? »
« Bien entendu, monsieur. Je vous attends ici. » Quint recula pour leur laisser de la place.
Cole étala les brochures sur une table voisine et parcourut d’abord le menu de Sakura Hall. « Bon, voyons ce qu’on nous propose. »
Le menu était étonnamment détaillé ; chaque plat était accompagné d’une description complète et de ses garnitures. Il en lut quelques-uns à voix haute.
« Sashimi moriawase : sélection du chef de trois poissons, kairel, talmis et sanmar. Servi avec du gingembre mariné, du wasabi, de la sauce soja et du riz vapeur. » Il regarda Mack. « Bon, c’est à peu près un assortiment de sashimis, c’est ça ? »
Mack haussa les épaules. « Ouais. Je sais pas ce que sont ces poissons, mais ça a l’air plutôt bon, franchement. »
Cole poursuivit sa lecture. « Tempura gozen : assortiment de tempuras — une sorte de crevette, du cevass, des champignons yumeji et… des navets sucrés ? Servi avec une sauce, de la soupe miso, du riz et une salade. »
Miles plissa les yeux devant le menu. « C’est quoi, un “gozen” ? »
« C’est ça, ta question ? demanda Ethan. Enfin, c’est un repas complet. Un truc japonais. On te sert plein de choses différentes sur un plateau. »
« Ah. La grande classe. »
Cole poursuivit. « Don au brellen teriyaki : lamelles de brellen grillées, nappées de sauce teriyaki maison et servies sur du riz vapeur avec des légumes sautés et un œuf mollet. Le brellen, ça doit être de la viande. Du bœuf ? De la volaille ? Bah, ce sera bon dans les deux cas. »
Elina prit la brochure de la Terrasse et fronça légèrement les sourcils en lisant. « Kairel poêlé… filet de kairel avec une sauce à la crème de qaris, brins rôtis, vess et sholu sautés, garnis de thornley frais. C’est effectivement très celdornien. »
« Ouais. Une fusion de cuisine occidentale, j’imagine. » Devant l’air perplexe d’Elina, Cole précisa : « Enfin, “occidentale” dans le sens où c’est à l’ouest de Celdorne, je suppose. »
Il posa le menu de Sakura Hall et regarda autour de la table. « Alors, qu’est-ce qu’on en pense ? Le buffet, c’est probablement un peu trop pour l’instant. »
« Sakura Hall me tente bien, dit Mack. Ça colle à l’ambiance de complexe isekai. »
Miles haussa les épaules. « Ça me va. Si c’est aussi bon que la cuisine de Lisara, ça va être sacrément bon. »
« Pareil », ajouta Ethan.
Elina mit sa brochure de côté. « Je n’y vois pas d’objection. Cela me semble plutôt approprié, je suppose. »
Cole hocha la tête et rassembla les brochures. « Ce sera Sakura Hall. »