Chapitre 50
Grâce à l'Excellent contrôle de balle (B+2) qu'il avait acquis auprès de Marcelo, Ho-young prévoyait de sélectionner le talent Génie du dribble (A+3).
Il ne pouvait pas encore choisir Prodige du football (S-) à cause de la condition cachée.
« Je devrai attendre le prochain match. »
Le score final était de 3-2.
Le São Paulo FC empochait les 3 points.
Cependant, Breno ne pouvait pas se réjouir pleinement.
Il ressemblait à un homme qui venait d'échapper à un incendie dévastateur, soulagé d'avoir survécu.
Le simple fait de penser à avoir été tourmenté par Neymar pendant 80 minutes lui donnait des frissons dans le dos.
Sans ses coéquipiers, il aurait peut-être abandonné depuis longtemps.
Le soutien de Ho-young, en particulier, avait joué un rôle crucial pour le maintenir à flot.
Breno regarda Ho-young avec les yeux injectés de sang.
« Merci. »
« Allez. On a gagné parce que tu n'as pas abandonné. Tu as vraiment assuré ton rôle de capitaine. »
« Haha... Merci. »
Ho-young se contenta de tapoter l'épaule de Breno en réponse.
Puis il détourna rapidement le regard.
À l'extrémité droite du terrain, il sentit un regard perçant fixé sur lui.
« Neymar. »
C'était Neymar, debout, une jambe pliée.
Le match était terminé depuis un moment, mais son regard restait acéré.
L'intensité de ce regard suffisait à faire jaillir des étincelles, mais Ho-young ne se déroba pas. Il soutint son regard.
Puis il demanda à Breno, debout à ses côtés :
« Capitaine, à quelle heure te lèves-tu d'habitude le matin ? »
« Huit heures. »
« Alors à partir de demain, tu ferais mieux de commencer à te lever à six heures. »
« Pourquoi ? »
« Parce qu'on doit les battre à nouveau. »
La rivalité entre Neymar et Ho-young atteignait son point d'ébullition.
Le lendemain matin.
Un petit article était glissé dans un coin de la rubrique sportive.
[Le São Paulo FC, victorieux dans un match chaotique, a repris la première place du championnat national. Mais il est trop tôt pour se sentir à l'aise. Le chemin vers le titre n'est qu'à moitié parcouru, et le Santos FC aiguise ses lames pour une revanche. Le moment décisif pourrait bien être la 37e journée en février.]
Carlos hocha la tête en lisant l'article tout en serrant le volant.
« Ouais. Il est beaucoup trop tôt pour se détendre. »
Il y avait un problème en particulier.
« Breno galère plus que prévu face à Neymar. »
C'est pourquoi l'entraîneur Carlos se creusait la tête depuis le petit matin.
« Notre défense semble beaucoup trop instable. »
Si les choses se passaient de la même manière la prochaine fois, rien ne garantissait qu'ils gagneraient.
Mais sortir Breno du prochain match était également problématique.
« C'est le seul qui a réellement fait l'expérience de jouer contre Neymar. »
C'est pourquoi Carlos ne l'avait pas remplacé lors du dernier match.
Il voulait que Breno découvre par lui-même le mur massif qu'était Neymar en vue des futurs affrontements.
« Au minimum, il devrait avoir une idée approximative du style de Neymar. Même s'il ne voulait pas le comprendre, se faire malmener comme ça le lui imposerait. »
Maintenant qu'il avait été totalement humilié, cela ferait moins mal la prochaine fois.
Une sorte de thérapie de choc.
Tout cela faisait partie de la stratégie pour gagner le prochain match.
Et maintenant, il lui fallait un moyen d'arrêter Neymar.
Dimanche, 8 h, centre d'entraînement de Barra Funda.
Il n'y avait généralement pas de séance d'entraînement le lendemain d'un match, mais aujourd'hui était différent. Une séance spéciale avait été programmée pour maintenir le rythme des joueurs.
Carlos, arrivé plus tôt que d'habitude, se dirigea directement vers le terrain d'entraînement des U15.
« Hm ? »
La lumière du soleil frappait le terrain où les garçons s'agitaient comme un banc de poissons.
« Déjà là, hein ? »
Malgré le match épuisant d'hier, certains joueurs s'étaient présentés tôt en ce week-end.
« C'est une sacrée passion. Habituellement, quand quelqu'un a du talent, il lui manque autre chose. »
Ho-young.
C'était un garçon qui possédait de la diligence, une vertu essentielle pour tout jeune joueur.
Mais aujourd'hui, à sa grande surprise, Breno et Casemiro étaient là aussi.
« Bon, Ho-young est obsédé par le football, donc ça se comprend. Mais ces deux-là, c'est inattendu. »
Pour une raison quelconque, les trois s'exerçaient seuls à des exercices de marquage individuel.
Curieux, Carlos s'approcha d'eux.
« Ça a l'air sérieux ici. »
« Oh, coach ! Vous êtes là. »
Ho-young, qui montrait quelques mouvements techniques face à Breno, le salua.
« On doit gagner le prochain match aussi. »
Ho-young le dit avec désinvolture, comme si ce n'était rien. Breno et Casemiro hochèrent simplement la tête sans dire un mot.
En observant les trois, Carlos eut un aperçu de ce à quoi ressemblait le professionnalisme.
À partir de ce jour, le São Paulo FC intensifia ses entraînements.
Au lieu de travailler les fondamentaux, le programme devint chargé d'exercices axés sur les matchs.
En plus de cela, Ho-young commença à organiser des séances d'entraînement individuelles, faisant appel à tous les coéquipiers disponibles.
Il était particulièrement insistant avec Breno, s'assurant qu'il soit toujours présent, quoi qu'il arrive.
Casemiro, qui devait travailler avec Breno pour arrêter Neymar, se joignit naturellement au groupe. Et Oscar, inspiré par les autres, se porta volontaire pour participer également.
« Puisque Oscar est là aujourd'hui, essayons une séance de 2 contre 2. Je jouerai le rôle de Neymar. Oscar, tu joues Gabigol. »
L'entraînement commença sans délai.
Pendant qu'Oscar rôdait près de la surface, cherchant des espaces libres, Ho-young affrontait Breno en duel.
Il évita d'utiliser sa force physique caractéristique et adopta plutôt le style de dribble de Neymar, se concentrant sur un jeu de jambes brillant et des mouvements techniques.
« ... ! »
Alors que Ho-young déployait ses compétences, Breno hésita un instant.
« A-t-il toujours été aussi bon avec ses pieds ? »
Il n'était pas tout à fait au niveau de Neymar, mais cela lui rappelait Marcelo.
« Et en plus de ça, il est fort dans les duels physiques, dominant dans les airs, et sa pénétration est folle. Un vrai phénomène. »
Ils étaient dans la même équipe, mais à chaque fois qu'il voyait Ho-young jouer, Breno ne pouvait s'empêcher d'être émerveillé.
Peut-être, d'une certaine manière, était-ce un soulagement que leur adversaire soit Neymar et non Ho-young.
« Concentre-toi, Breno. Comparé à moi, Neymar est un monstre. »
« D-d'accord ! »
Ho-young connaissait bien Neymar.
Non seulement il avait étudié ses rapports en détail, mais il avait regardé d'innombrables matchs de lui avant même sa régression.
Le Neymar d'aujourd'hui jouait un style qui lui était très familier.
C'est pourquoi Ho-young était capable de l'imiter efficacement et d'aider à l'entraînement.
Son dribble était éblouissant, presque étourdissant.
Pourtant, ce n'était pas brouillon. C'était propre, fluide, créatif et mortel.
« Pas étonnant qu'il ait battu le record mondial de transfert. »
Voir Neymar en personne lors du dernier match avait laissé une forte impression sur Ho-young.
« Je vais le copier aussi fidèlement que possible. Essaie juste d'absorber la sensation et de te l'approprier. »
Pour chasser un tigre, il faut au moins savoir comment attraper un léopard.
C'était tout l'intérêt de cet entraînement spécial.
« Tu vois ce que je veux dire ? »
« Ouais. »
L'entraînement se poursuivit jour et nuit.
Si le temps manquait, ils dormaient moins. Si la motivation de Breno chutait, Ho-young le poussait en avant.
Puis un jour, Breno demanda :
« Pourquoi m'aides-tu autant ? »
« Hein. »
Breno posa la question par pure gratitude et curiosité, mais Ho-young parut sincèrement surpris.
« On est une équipe. Ne dis pas de bêtises qui plombent l'ambiance. »
Quand l'expression de Ho-young devint sérieuse, Breno se gratta la tête maladroitement.
« Je veux dire, je comprends... mais si j'étais à ta place, je ne pense pas que j'aurais pu faire tout ça. Et c'est moi le capitaine. »
À cela, Ho-young plissa les yeux.
« Tu n'as pas à me remercier. Montre-le juste pendant le match. Le coach l'a dit aussi. Montre juste ce que tu as préparé. »
Pour Ho-young, aider Breno était naturel.
Ils étaient coéquipiers.
Et ils devaient gagner.
Surtout le prochain match en février contre le Santos FC. C'était absolument critique pour Ho-young.
Le talent Prodige du football (S-) de Neymar était en jeu. Il devait gagner.
De plus, cet entraînement spécial ne profitait pas seulement à Breno.
[Jeu de jambes assez brillant (B-)↑]
Faire d'une pierre deux coups.
En travaillant avec Breno, le propre Jeu de jambes assez brillant (C+3) de Ho-young avait progressé.
D'autres talents avaient également grandi régulièrement, et il avait même réussi à en extraire quelques-uns d'Oscar.
[Ho-young]
[Talents possédés : Génie du football (A+), Dribble tempête (S), Meneur de jeu du Prince héritier du football (U), Commandant de milieu de terrain polyvalent (U), Génie du dribble (A+3), Jambes plus rapides qu'une Lamborghini (A+2), Pénétration intelligente dans l'espace (A+), Apparence sculptée (A+), Esprit combatif brûlant (A-), Prise de décision tranchante (A-), Corps de fer (B+2), Excellent contrôle de balle (B+2), Tir de loin puissant qui pénètre les brèches (B+), Interceptions précises (B+), Plaques de croissance ouvertes (B+), Excellent positionnement (B+), Touche de balle précise (B), Jeu de jambes assez brillant (B-)]
(Voir plus)
En tant que joueurs, ils grandissaient ensemble.
Surtout dans le football des jeunes, les coéquipiers se poussaient souvent à s'améliorer, créant des résultats positifs.
Regarder Breno et Ho-young grandir jour après jour le prouvait exactement.
Quelques mois plus tard, le moment de vérifier leurs progrès arriva.
22 décembre, finale de la Coupe nationale.
Un match contre le Santacruz FC, une équipe de deuxième division.
Ils avaient choqué tout le monde avec leur parcours de Cendrillon jusqu'en finale, et leur menace principale était un ailier qui comptait énormément sur le dribble.
C'était l'occasion parfaite pour voir les résultats de leur entraînement.
Bien sûr, il n'était pas aussi bon que Neymar mais...
« Ho ! »
Quoi qu'il en soit, le résultat fut un succès retentissant.
L'excellente défense de Breno neutralisa leur attaque, et Ho-young ouvrit le score sur cette base.
Certes, l'adversaire n'était pas de haut niveau, mais comparé à avant, Breno s'était clairement amélioré.
Grâce à cela, les attaquants du São Paulo FC purent tirer à volonté.
Poum !
Un tir à mi-distance de 20 mètres décoché par le pied de Ho-young.
« Ho ! »
Sa célébration courte, d'une seule syllabe, provoqua les rires des 2 000 spectateurs.
Ce but ouvrit les vannes. Le rugissement de la foule ne s'arrêta pas jusqu'au coup de sifflet final.
Le trio composé de Ho-young, Douglas et Oscar enchaîna les buts comme une machine, et les supporters de São Paulo répondirent par des acclamations tonitruantes.
Score final : 7-0, une victoire écrasante pour le São Paulo FC.
Ho-young, au sommet de sa forme, marqua 4 buts et fut nommé homme du match. L'équipe remporta son premier trophée de la saison.
Plus important encore, c'était une scène où Breno avait pu reprendre confiance en lui.
Janvier 2005.
La Corée du Sud commença la nouvelle année sur une bonne note en remportant le tournoi U19 du Qatar.
Pendant ce temps, le São Paulo FC, souffrant de fatigue en raison du calendrier implacable du championnat national, fut éliminé prématurément de la Copa Libertadores.
Pourtant, ils étaient en pleine forme dans le Super Championnat et le championnat national.
Pendant ce temps, Ho-young se préparait à passer le test de compétence en langue brésilienne internationale à la mi-février pour acquérir le talent linguistique de Monica.
Tout se déroulait comme prévu.
Et à la mi-février, la forme de la course au titre du championnat national commença à se dessiner.
Le São Paulo FC était en tête avec 23 victoires, 8 nuls et 5 défaites, totalisant 77 points.
Juste derrière eux se trouvait le Santos FC, leur soufflant dans le cou avec 75 points.
São Paulo avait une main sur le titre, mais le prochain match pourrait tout décider.
[Championnat national, 37e journée]
[São Paulo FC contre Santos FC]
Si São Paulo gagnait, ils remporteraient le titre de champion, quel que soit le résultat de la 38e journée.
Mais si Santos gagnait, le leadership changerait de main.
C'était le match décisif.
Et maintenant, le jour était arrivé.
14 février. Un ciel parfaitement dégagé.
Après près de cinq mois, Ho-young allait affronter Neymar une fois de plus.
Le deuxième affrontement.
La 37e journée.
Le jour qui marquerait la fin de l'intense saison 2004–2005 était enfin arrivé.
(À suivre.)