Chapitre 848
Lorsque Geommugeuk et Geom Woojin sortirent, Hui était en train d’y déposer de la nourriture.
À leur vue, Hui les salua d’un air radieux, les poings joints.
« Je vous salue, chef du Culte du Démon Céleste et Jeune chef du Culte du Démon Céleste. »
Tout en parlant, il examina d’abord Geom Woojin. Le temps ne s’écoulant pas de la même façon à l’intérieur et à l’extérieur, il avait craint que le chef du Culte ait changé. Heureusement, Geom Woojin semblait identique à ce qu’il était avant d’entrer.
« Oncle, vous avez dû beaucoup travailler, n’est-ce pas ? »
— Pas du tout. Je me suis contenté de transporter la nourriture.
« Allez le dire aux cuisiniers ! Ils peuvent enfin souffler ! »
Grâce aux cuisiniers et à Hui, son père et lui avaient pu bien manger et s’entraîner.
« Si nous n’avions eu que de la viande séchée et des pilules de céréales, nous ne serions probablement toujours pas sortis. »
Hui s’adressa poliment à Geommugeuk.
« Félicitations pour cette grande réussite. »
Geommugeuk le regarda, surpris.
« Ça se voit ? »
« Non, je ne suis même plus en mesure d’évaluer le niveau du Jeune chef du Culte du Démon Céleste. »
Ce n’était pas une simple marque de politesse : c’était la vérité. Il avait depuis longtemps dépassé le stade de l’Inversion complète de l’énergie et de l’esprit, et Geommugeuk avait désormais atteint le royaume ultime des arts martiaux.
« Alors, comment l’avez-vous deviné ? »
« Si le moment n’avait pas été crucial, vous ne seriez pas entrés en retraite tous les deux. Et puisque vous l’avez fait, vous n’en seriez pas ressortis sans résultat. »
Hui connaissait bien leur caractère, surtout celui du chef du Culte du Démon Céleste. Celui-ci n’abandonnait jamais à mi-chemin.
Geom Woojin prit la parole avec fierté.
« Mugeuk a atteint la Grandeur des douze étoiles de l’Art démoniaque des Neuf Calamités à l’âge le plus jeune de l’histoire de notre culte. »
À ces mots, Hui fut stupéfait, puis félicita une nouvelle fois Geommugeuk.
« Jeune chef du Culte, toutes mes félicitations. »
Il était véritablement devenu le deuxième homme le plus puissant sous les cieux. Comme il était encore jeune, ce n’était qu’une question de temps avant qu’il ne devienne le plus fort. Vu les prouesses remarquables qu’il avait déjà accomplies, cela ne tarderait pas.
En vérité, atteindre la Grandeur des douze étoiles était déjà incroyable en soi, mais une chose surprenait davantage encore Hui.
« Chef du Culte du Démon Céleste, vous rendez-vous compte que vous venez, pour la première fois, de vous vanter devant moi des mérites de votre fils ? »
Geommugeuk attribua le mérite à son père.
« Je n’ai pas à me plaindre de la chance que j’ai eue avec mes parents, pas vrai ? Qui d’autre au monde aurait pu mener quelqu’un d’aussi jeune que moi à la Grandeur des douze étoiles ? »
Ce n’était pas seulement grâce à cette retraite. Même lorsqu’il avait atteint la Grandeur des dix étoiles, auparavant, l’aide de son père avait été déterminante.
« Il suffit que tu le saches. »
En vérité, cette expérience avait également beaucoup apporté à Geom Woojin. Elle lui avait fait comprendre que même après avoir atteint la Grandeur des douze étoiles de l’Art démoniaque des Neuf Calamités, le chemin des arts martiaux s’étendait encore à perte de vue.
Hui leur annonça la nouvelle qu’il devait leur communiquer à tous les deux.
« Les Suprêmes Démoniaques, l’Armée démoniaque et le Corps des Fantômes Ténébreux sont tous revenus. Cependant, un incident s’est produit en chemin. »
Après la bataille contre le Maître du Palais des Ténèbres, la grande Boîte secrète qui était restée sur place avait été transportée vers le quartier général du Culte du Démon Céleste.
« La Boîte secrète a disparu pendant le transport. Elle n’a été ni dérobée ni perdue : elle s’est volatilisée sans laisser de trace. Le Pavillon des Enfers a commencé à enquêter. »
Geom Woojin regarda Geommugeuk. Son fils était celui qui en savait le plus sur la Boîte secrète.
« Je ne pense pas qu’une enquête soit nécessaire. »
Geommugeuk avait compris. Le vieil homme qui l’avait renvoyé dans le passé avait récupéré la Boîte secrète.
Vu ses propriétés mystérieuses, peut-être la Boîte secrète n’avait-elle jamais appartenu au monde des hommes.
« On dirait qu’elle est retournée là où elle devait être. »
Geom Woojin hocha la tête. Il savait que plusieurs âmes avaient pénétré dans le corps de l’Étoile meurtrière céleste à cause de cette Boîte secrète. Il fallait absolument la récupérer, mais si son fils disait cela, c’est qu’il avait ses raisons.
« Arrêtez l’enquête. »
« Je transmettrai l’ordre. »
Geommugeuk se tourna vers son père.
« Ah, et père. Que diriez-vous d’ouvrir grand le Trésor du Démon Céleste, cette fois ? »
Devant le regard interrogateur de son père, Geommugeuk lui fit une proposition inattendue.
« La grande bataille est terminée. Pourquoi ne pas réunir bientôt tous les Suprêmes Démoniaques et organiser une compétition ? On pourrait offrir quelques Ginsengs des neiges millénaires en récompense. »
« Quel genre de compétition ? »
« Ils ne peuvent tout de même pas se battre entre eux. Alors, pourquoi pas un concours de pêche ? Une épreuve où ils mettraient leur fierté en jeu ! Toi, moi et même mon frère pourrions y participer. »
À l’évocation de la pêche, une étincelle de rivalité brilla dans les yeux de Geom Woojin.
« Excellente idée ! »
Il acquiesça aussitôt et se dirigea vers le Pavillon du Démon Céleste, Hui sur ses talons.
Un léger sourire se dessina sur les lèvres de Geom Woojin tandis qu’il marchait.
Comment aurait-il pu ne pas comprendre ? Son fils lui préparait l’occasion de prendre soin des Suprêmes Démoniaques, qui avaient tant travaillé, sous prétexte d’un concours de pêche. Une façon de les réconforter.
Même après le départ de Geom Woojin et de Hui vers le Pavillon du Démon Céleste, Geommugeuk resta un moment immobile, les yeux levés vers le ciel.
Au départ, il avait prévu de s’amuser autant qu’il le voulait, mais il avait finalement subi l’entraînement le plus éprouvant de toute sa vie.
C’est pourquoi, après tout ce temps, il lança un cri vers le vrai ciel qu’il retrouvait enfin.
« Cette fois, ne m’en empêchez pas ! Je vais vraiment m’amuser ! »
Le ciel ne lui répondit pas. Seuls des nuages blancs, indifférents, dérivaient lentement.
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Après avoir atteint la Grandeur des douze étoiles de l’Art démoniaque des Neuf Calamités, il y avait une chose qu’il devait absolument faire.
De retour dans sa résidence, Geommugeuk utilisa aussitôt la Technique de transfert spatial et temporel. Une plaine bleue s’étendit devant lui. Dans cette vaste étendue, il fit apparaître un être qui y avait parfaitement sa place.
Un gigantesque Esprit du Démon Céleste descendit des cieux.
C’était la première fois qu’il le voyait depuis qu’il avait atteint la Grandeur des douze étoiles. Tout comme celui de son père avait changé, le sien avait pris une apparence différente.
L’emblème en forme de flamme sur sa poitrine était devenu plus grand et plus net, et le symbole de l’Esprit du Démon Céleste était gravé sur le dos de ses deux mains. Celui de son père ne figurait que sur la main droite, tandis que le sien apparaissait sur les deux.
Son corps avait changé en plusieurs endroits, comme s’il portait une armure. Son allure était bien plus raffinée et impressionnante, mais son regard était devenu encore plus terrifiant et intense.
« Félicitations. Tu es devenu un Esprit du Démon Céleste à douze étoiles. »
L’Esprit du Démon Céleste rapprocha lentement les mains et, à la manière d’un humain, joignit les poings avant de s’incliner légèrement. Geommugeuk le comprit : il le félicitait d’avoir atteint la Grandeur des douze étoiles.
« Merci, mon ami. Nous avons quelque part où aller. Reprends une taille humaine et descends. »
À ces mots, l’Esprit du Démon Céleste disparut, puis reparut sous une forme plus petite.
En effet, sous cette forme réduite, il semblait bien plus impressionnant.
Clac.
Geommugeuk claqua des doigts et l’espace autour d’eux changea.
Ils se retrouvèrent sur cette petite île qu’il aimait tant.
Sous un soleil brûlant s’étendait une plage de sable blanc immaculé. Un arbre aux larges feuilles se dressait là, et deux fauteuils confortables se trouvaient à l’ombre de son feuillage.
« Cette place est pour toi. »
À ces mots, le regard de l’Esprit du Démon Céleste vacilla légèrement. Comme le disait le proverbe, l’esprit ressemblait à son maître ; celui-ci réagissait vraiment différemment.
Geommugeuk s’adossa à moitié dans son fauteuil.
« Tu n’imagines pas à quel point cet endroit m’a manqué pendant l’entraînement. »
Les yeux toujours rivés sur la mer, il poursuivit :
« Quand on s’assied ici et qu’on regarde l’océan, on oublie tous ses
soucis, ne serait-ce qu’un instant. Enfin, je ne sais pas si tu as des soucis. »
L’Esprit du Démon Céleste jeta un regard à Geommugeuk, puis reporta les yeux sur la mer qu’il contemplait.
« Maintenant que tu as atteint la Grandeur des douze étoiles, tu vas parler, pas vrai ? À force, tu dois avoir la langue qui te démange, non ? Mon père m’a dit que certains Esprits du Démon Céleste conversaient avec leur maître, autrefois. Tu ne serais pas le premier, alors inutile de te sentir gêné. Et puis, impossible que l’esprit d’un maître aussi bavard que moi ne sache pas parler, pas vrai ? »
L’Esprit du Démon Céleste garda pourtant le silence.
En vérité, qu’il parle ou non, cela n’avait aucune importance. Il lui suffisait d’avoir quelqu’un qui l’écoute ainsi.
À cet instant, l’Esprit du Démon Céleste s’assit lentement dans le fauteuil à côté de lui.
Geommugeuk le regarda, profondément ému. Il ne s’agissait pas simplement d’obéir à l’ordre de s’asseoir. Ce geste témoignait clairement d’un échange émotionnel entre eux. Ils s’étaient rapprochés d’un pas.
Le visage impassible, l’Esprit du Démon Céleste contempla la mer au loin.
Peut-être, pensa Geommugeuk, cet Esprit du Démon Céleste ressemblait-il moins à son lui-même bavard d’après sa régression qu’à la personnalité qu’il avait avant celle-ci, à son véritable moi, enfoui au plus profond de lui.
« Enfin, si nous parlions tous les deux sans arrêt, ça finirait sûrement par faire trop de bruit, non ? »
Ainsi, Geommugeuk et l’Esprit du Démon Céleste restèrent assis en silence sur la plage, les yeux tournés vers l’océan.
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« Tu es déjà sorti de ta retraite ? »
Le Grand Démon Ivrogne regarda Geommugeuk, stupéfait. Après s’être reposé au bord de la mer avec l’Esprit du Démon Céleste, Geommugeuk était allé le voir en premier.
« J’ai entendu dire que tu étais entré en retraite avec le chef du Culte du Démon Céleste. Je pensais que tu ne ressortirais pas avant longtemps. »
Il semblait surpris que Geommugeuk soit sorti en moins de quelques jours.
« C’est comme ça. Tu n’as pas été blessé ? »
« Je vais bien, maintenant. Ne me dis pas que tu es venu parce que tu t’inquiétais pour ton grand frère ? »
Geommugeuk acquiesça. Le Grand Démon Ivrogne s’était battu férocement et avait même bu tout l’alcool qu’il avait. Cette fois, Geommugeuk voulait d’abord prendre soin de lui.
« J’avais envie de trinquer avec toi pour fêter ça, grand frère. »
« Ça me va. »
Le Grand Démon Ivrogne allait chercher de l’alcool dans un coin de la Tour des Rêves d’Ivresse lorsqu’il sembla se souvenir de quelque chose et reprit la parole.
« Non, il y a un endroit où je dois t’emmener. »
Le Grand Démon Ivrogne conduisit Geommugeuk quelque part.
Ils arrivèrent dans la zone interdite absolue, au cœur de la Forêt des Grands Ivrognes.
C’était là que l’Essence d’alcool était conservée.
Geommugeuk comprit pourquoi le Grand Démon Ivrogne l’avait amené ici. Même l’Étoile meurtrière céleste ayant été tuée, il voulait vérifier que l’Essence d’alcool n’avait pas été altérée.
Ils entrèrent tous deux, le visage tendu.
Après vérification, le Grand Démon Ivrogne poussa un cri de joie.
« L’Essence d’alcool n’a pas tourné ! »
Il exulta bruyamment.
« Elle est enfin redevenue normale ! »
Il était sincèrement ravi, comme un enfant. On comprenait combien cette Essence d’alcool comptait pour lui.
« Tu es si heureux que ça ? »
« Bien sûr. »
Les autres auraient pu prendre cela pour une superstition, mais à ses yeux, c’était la chose la plus importante au monde.
« Félicitations, grand frère. »
« Merci. Trinquons ici pour fêter ça. »
« Avec plaisir. »
Le Grand Démon Ivrogne sortit de la zone interdite l’alcool et les coupes qu’il y avait entreposés.
Ils s’assirent près de l’Essence d’alcool et burent. La contempler, limpide, semblait le mettre de bonne humeur : il ne cessait de sourire.
« Le goût est incroyable. Je n’avais encore jamais bu ça ? »
« Je l’avais gardé de côté. Je comptais le boire une fois l’Essence d’alcool redevenue normale. »
« Tu as une réserve d’alcool à n’en plus finir. »
« J’ai aussi brassé de l’alcool pour le jour où tu deviendras chef du Culte du Démon Céleste. C’est celui auquel je tiens le plus. »
« Celui que tu gardes pour ta retraite n’est pas le meilleur ? »
Le Grand Démon Ivrogne tressaillit, et Geommugeuk éclata de rire.
Boire ici, dans la zone interdite de la Forêt des Grands Ivrognes, avait un charme bien à elle.
Après quelques verres, le Grand Démon Ivrogne lui dit :
« Ne t’inquiète pas à l’avance pour l’avenir. »
« Ça se voit ? »
« Tu as l’air rongé par les soucis. »
« Tu me connais. J’ai tendance à m’inquiéter pour rien. Je me fais même du souci pour des choses qui n’arriveront jamais. Et vu la nature de cette affaire, je ne peux pas simplement la remettre à plus tard. »
Après avoir vidé sa coupe, Geommugeuk se confia sans détour.
« Grand frère, j’ai même eu une pensée horrible, à l’instant. Si père s’obstine vraiment à unifier le monde martial, je me suis dit qu’il vaudrait mieux que l’Essence d’alcool tourne de nouveau. Je pourrais peut-être m’en servir comme prétexte pour l’arrêter. »
« Le chef du Culte du Démon Céleste ne s’en soucierait pas, même si l’Essence d’alcool tournait. »
Le Grand Démon Ivrogne remplit sa coupe vide.
Geommugeuk n’avait rien à répondre. Si le chef du Culte du Démon Céleste donnait un ordre, il lui obéirait sans poser de questions. Même s’il lui ordonnait de tuer Jin Hagun ou Bih Sa, il le ferait de bon gré.
Le Grand Démon Ivrogne fixa un instant la coupe qu’il tenait, puis lâcha soudain une parole inattendue.
« Ne renverse pas la table où boit le chef du Culte du Démon Céleste. »
Geommugeuk le regarda. Le Grand Démon Ivrogne poursuivit sans lever les yeux de sa coupe.
« Le chef du Culte du Démon Céleste boit depuis longtemps l’alcool qu’on appelle “l’unification du monde martial”, et il en est ivre. Imagine maintenant que quelqu’un surgisse, renverse sa table et lui jette de l’eau froide pour le dégriser. Comment le prendrait-il ? Même si c’était son fils ? »
Geommugeuk lui demanda :
« Alors, que devrais-je faire ? »
Le Grand Démon Ivrogne vida sa coupe avant de répondre :
« Tu devrais t’asseoir à cette table, toi aussi. »
Geommugeuk ne s’y attendait pas du tout.
« Assieds-toi d’abord, puis réfléchis. Ne pense pas seulement à renverser la table. »
S’asseoir à la table de son père ? Et ensuite ?
« Et si je finissais par être ivre, moi aussi ? »
« Ça, je n’en sais rien. »
Le Grand Démon Ivrogne eut un rire désabusé et remplit la coupe vide de Geommugeuk.
« Voilà le genre de conseil qu’on reçoit d’un ivrogne. »
« Non. Ça m’a aidé. »
« Vraiment ? »
Geommugeuk acquiesça. Jusqu’ici, comme le disait le Grand Démon Ivrogne, il n’avait pensé qu’à renverser la table. À la façon de mettre un terme à toute cette beuverie.
Mais le Grand Démon Ivrogne avait raison. Du point de vue de son père, ce serait brutal et injuste.
« Je m’en étais déjà rendu compte quand nous étions allés au Palais de glace, mais tu es vraiment intelligent, grand frère. »
Le Grand Démon Ivrogne agita la main pour nier, mais ne put dissimuler son expression qui semblait dire : « Vas-y, fais-moi encore des compliments. »
« Tu es le plus intelligent des Suprêmes Démoniaques. »
« Si je ne m’étais pas noyé dans l’alcool, j’aurais peut-être pu devenir stratège au Pavillon de la Communication Céleste. »
Gowol lui avait conseillé de devenir chef du Culte du Démon Céleste. Le chef du Culte du Vent Céleste lui avait demandé de lui donner un petit-enfant. Et le Grand Démon Ivrogne lui conseillait de boire avec son père. Chacun lui donnait son avis à sa manière.
« D’accord. Comme tu l’as dit, je vais d’abord m’asseoir à cette table. »
Au moins une chose était certaine.
« Père doit le savoir, lui aussi : cette beuverie donnera une sacrée gueule de bois. »
Car d’innombrables vies seraient perdues.
« Et si je devenais son compagnon de beuverie et ne laissais jamais la soirée s’achever ? »
Il ignorait si c’était possible, mais au moins, une chose lui était désormais claire.
Il ne devait pas tenter d’arrêter son père à la légère.
Le Grand Démon Ivrogne apporta une caisse d’alcool qu’il avait rangée dans un coin de la zone interdite.
« Emporte-la en partant. C’est celui qu’on vient de boire. »
« Pourquoi me donner quelque chose d’aussi précieux ? Et toute une caisse, en plus ? »
Ce n’était pas parce qu’on l’avait complimenté sur son intelligence.
« Tu as dit que tu allais te promener et profiter de la vie, rencontrer des gens, non ? Un bon alcool crée une bonne ambiance, et cette bonne ambiance… »
En lui tendant la caisse, le Grand Démon Ivrogne ajouta :
« …t’aidera à trouver ta réponse. »