Chapitre 846
Geommugeuk avait déployé toute sa puissance lors de son duel contre son père.
Non.
Qu’il le veuille ou non, il n’avait pas le choix.
Fiiioou !
Sans exagérer, l’attaque que son père lui lança était plus féroce encore que celles de Hwa Moogi.
« Père, je suis votre fils ! Je ne suis pas votre ennemi, ni l’Étoile meurtrière céleste ! »
Il n’avait même pas le loisir de plaisanter ainsi. À la moindre baisse de concentration, la mort l’attendait.
Geom Woojin avait retrouvé le père impitoyable qui, lors de leur toute première ascension ensemble, avait envoyé des lames de vent fuser vers le visage de son fils.
Vu le but de cet entraînement, de telles attaques brutales étaient parfaitement naturelles.
Et ce duel exigeait bien plus que de simples aptitudes. Il réclamait un état d’esprit hors du commun.
Les deux adversaires échangeaient librement des techniques capables de tuer, mais aucun ne pouvait se permettre de blesser l’autre. Le combat exigeait une concentration et un discernement absolus.
Dès le départ, seuls Geom Woojin et Geommugeuk pouvaient se livrer à un tel duel.
Au fil des échanges entre père et fils, les bonnes et les mauvaises réponses se succédaient.
« Voilà la bonne réponse », semblait annoncer l’attaque de son père en fondant sur lui. Geommugeuk la bloquait alors, comme pour répliquer : « Mauvaise réponse. »
Un nouvel assaut suivit. « Alors, celle-ci doit être la bonne », semblait-il dire. Une fois encore, Geommugeuk s’efforça désespérément d’en faire une mauvaise réponse.
Bien sûr, cette distinction n’existait qu’entre eux. Pour n’importe qui d’autre, chacun de leurs mouvements aurait constitué une attaque juste et mortelle.
Geommugeuk esquivait de toutes ses forces les assauts de son père.
Il ne mourrait pas sous des attaques de cette intensité, tant qu’il ne se montrait pas à la hauteur des exigences de son père.
« Je vais vraiment mourir ! »
À la fin de leur premier duel depuis qu’ils étaient entrés dans la Technique de transfert spatial, Geom Woojin reconnut le changement chez son fils.
« Tu n’as pas seulement gagné en énergie interne ! »
Les aptitudes de son fils avaient considérablement progressé. Outre l’évolution de l’Art démoniaque des Neuf Calamités, passé de la dixième à la onzième étoile, ses connaissances martiales et ses capacités au combat s’étaient elles aussi approfondies.
« J’ai obtenu non seulement leur qi inné et leur énergie interne, mais aussi les arts martiaux qu’ils avaient cultivés. »
On ne pouvait appeler cela qu’un don du ciel. Les accomplissements de toute une vie d’autres pratiquants lui avaient été transmis intacts.
De plus, Geommugeuk pouvait réellement mettre ces arts martiaux en pratique.
En temps normal, celui qui cultivait les arts démoniaques ne pouvait pas utiliser les techniques des factions orthodoxes ou des voies démoniaques. La nature fondamentale de leur énergie interne différait.
Mais à présent que son qi inné et son énergie interne avaient fusionné, il pouvait toutes les utiliser.
Autrement dit, une fois dans le monde martial, il pourrait se faire passer pour un membre de la faction orthodoxe ou pour un pratiquant des voies démoniaques.
Geom Woojin leva de nouveau son épée. Combien de fois encore devrait-il le dire avant qu’ils puissent partir ?
« Encore ! »
Ils se ruèrent l’un sur l’autre.
Fiiiou.
Leurs mouvements étaient aussi rapides que la lumière. Pourtant, à l’extérieur, un simple insecte continuait de voler lentement, incapable d’atteindre la lampe.
---
« Suis-je encore ivre ? »
Le Démon Ivrogne cligna des yeux, stupéfait, en regardant par la fenêtre.
« Ils n’ont pas dit que nous entrions dans le village de Maga ? »
Un artiste martial de l’escorte répondit à sa question.
« En effet. Nous sommes dans le village de Maga. »
Le cocher était tout aussi abasourdi. Sa voix tremblait tandis qu’il regardait autour de lui, désemparé.
« Arrêtez la charrette. »
La charrette du Démon Ivrogne s’immobilisa, et celles qui les suivaient s’arrêtèrent à leur tour.
Quand il descendit, le Démon Bouddha et le Suprême Démoniaque Faucheur d’Âmes en firent autant. Ils étaient tout aussi stupéfaits.
Le village de Maga avait disparu.
Les trois Suprêmes Démoniaques échangèrent un regard. Ils avaient déjà appris par un message urgent du Pavillon de la Communication Céleste que l’Étoile meurtrière céleste avait été vaincue.
Mais la bataille avait-elle été si féroce ?
Derrière eux arrivèrent de grandes charrettes transportant le Corps des Fantômes Ténébreux et l’Armée démoniaque. Elles s’arrêtèrent à leur tour.
Lee Ahn était la plus bouleversée. Elle savait mieux que quiconque à quel point cet endroit comptait pour Geommugeuk.
« Jeune chef du Culte du Démon Céleste ! »
Là où le village de Maga s’était autrefois dressé, des pratiquants démoniaques et des ouvriers préparaient la reconstruction. Ils délimitaient le terrain et discutaient des bâtiments à ériger à chaque emplacement.
Reconnaissant les Suprêmes Démoniaques, ils s’inclinèrent tous avec respect.
Un homme s’avança parmi eux. C’était Geom Muyang, le jeune maître aîné. Le Stratège en chef Sima Ming lui avait confié la reconstruction du village de Maga. De nature méticuleuse, il gérait ce genre d’affaires pratiques mieux que Geommugeuk.
« Jeune Maître aîné ! »
« Démon Bouddha ! »
Geom Muyang échangea des salutations avec les trois Suprêmes Démoniaques. Lee Ahn et Jangho vinrent également le saluer.
Il s’enquit d’abord de leurs blessures.
« Vous n’êtes pas blessés ? »
« Nous allons bien. »
« Tant mieux. »
Le Démon Bouddha, inquiet, demanda :
« Que s’est-il passé ici ? »
« Comme vous l’avez appris, le chef du Culte a vaincu l’Étoile meurtrière céleste ici même. »
Lorsqu’elle apprit que le chef du Culte et les villageois étaient sains et saufs, Lee Ahn demanda d’une voix tremblante :
« Le Jeune chef du Culte va bien ? »
En attendant sa réponse, le cœur battant à tout rompre, elle eut l’impression qu’il allait éclater.
Si le village de Maga avait été entièrement rasé, Geommugeuk aurait tenté de l’arrêter, quoi qu’il lui en coûte. Elle craignait qu’il n’ait été blessé en intervenant.
Heureusement, ce n’était pas le cas.
« Le Jeune chef du Culte est sain et sauf, lui aussi. »
« Ah ! »
Alors que Lee Ahn poussait un soupir de soulagement, une nouvelle stupéfiante parvint aux Suprêmes Démoniaques.
« Le chef du Culte et Geommugeuk sont entrés ensemble en retraite. »
À l’annonce de cette retraite commune, tout le monde fut stupéfait. Personne n’avait jamais entendu dire que le chef du Culte et le Jeune chef du Culte s’isolaient ensemble pour s’entraîner.
« Cela fait deux jours qu’ils sont entrés. »
Le Démon Bouddha demanda avec prudence :
« Se pourrait-il que… ? »
Il craignait qu’ils ne dissimulent leurs blessures sous prétexte de s’entraîner.
Geom Muyang comprit son inquiétude et sourit.
« Il n’y a pas lieu de vous inquiéter. »
Ce n’est qu’alors que tous, y compris le Démon Bouddha, se détendirent en voyant son air serein.
« Vous devez être épuisés par ce long voyage. Allez donc vous reposer. »
En remontant dans la charrette, le Démon Bouddha déclara :
« Si ce n’est que le deuxième jour, le Culte restera tranquille encore un bon moment ! »
Le Démon Ivrogne monta à son tour et pressa le cocher.
« Allons-y. Je sens déjà l’alcool entreposé à la Tour des Rêves d’Ivresse. »
Le Suprême Démoniaque Faucheur d’Âmes ne dit rien, mais jamais encore il n’avait autant souhaité voir le Jeune chef du Culte. Après tout, le jeune homme avait mené le combat à son terme sans encombre, alors qu’il était son tout premier Suprême Démoniaque.
Les charrettes qui transportaient les Suprêmes Démoniaques filèrent donc vers le quartier général.
Lee Ahn resta un instant sur place, les yeux fixés sur l’endroit où s’était autrefois dressée la Taverne du Vent Flottant.
Une pointe de regret passa sur son visage.
Elle était soulagée que le chef du Culte et Geommugeuk soient sains et saufs, mais la destruction totale du village de Maga l’attristait profondément.
La Taverne du Vent Flottant, surtout, renfermait tant de souvenirs pour elle.
Elle se rappela avoir bu avec Geommugeuk, s’être enivrée et avoir été ramenée sur son dos. Elle se souvint aussi des réunions avec Seo Daeryong et Jangho.
Boire à l’endroit même où le sommet des trois factions avait eu lieu avait eu une saveur particulière.
Elle aurait aimé venir plus souvent. Ces derniers temps, elle avait été trop occupée et, depuis le mariage de Seo Daeryong, leurs beuveries avaient complètement cessé.
À cet instant, Jangho vint se placer à côté d’elle.
« Chef de division Lee, ne vous laissez pas trop abattre. »
« Commandant Jangho, quand cet endroit sera reconstruit, reprenons nos soirées arrosées. »
« Entendu. »
Après s’être promis de se retrouver, les grandes charrettes menées par Jangho partirent à leur tour.
Lee Ahn allait dire à ses subordonnés qu’ils pouvaient partir eux aussi lorsqu’elle remarqua Cha Iran, qui fixait quelque chose avec insistance.
Elle s’approcha d’elle.
« Qu’est-ce que tu regardes avec autant d’attention ? »
« J’observe une scène qui va bientôt faire de moi une méchante cruelle, prête à s’interposer entre deux amoureux. »
Qu’est-ce que cela voulait dire ? Lee Ahn tourna les yeux vers l’endroit où regardait Cha Iran.
La personne qu’observait Cha Iran était la Dix-septième Beauté.
La Dix-septième Beauté fixait un point où un jeune homme se tenait parmi les ouvriers. La tendresse de leurs regards était presque insoutenable.
C’était l’Épéiste sans visage du Croissant de Lune. Il avait déjà retiré son masque une fois pour lui montrer son visage.
Apprenant qu’elle allait arriver, il l’avait attendue parmi les ouvriers. Seules quelques personnes alentour connaissaient leur relation ; ils se retrouvaient donc en secret de cette manière.
« Ils ne font vraiment pas semblant de s’aimer. »
Lee Ahn sourit à sa remarque.
« On dit que même en temps de guerre, les enfants naissent et la fumée s’élève des cuisines, non ? »
Cha Iran s’adressa à Lee Ahn :
« Pourquoi ne tenterais-tu pas, toi aussi, de me rendre jalouse, Chef de division ? »
« Et de quel droit tu dis ça ? »
Les deux femmes se regardèrent en souriant.
« C’est vraiment fini, maintenant. »
Lee Ahn ajouta en contemplant les alentours :
« Tout est complètement rasé. »
Quand elle pensait aux forces qui se cachaient derrière tout cela, la première personne qui venait à l’esprit de Lee Ahn était Geommugeuk. Après son départ du Culte, elle s’était tellement inquiétée qu’elle s’était consacrée corps et âme à l’entraînement martial. On pouvait dire que c’était ainsi qu’elle avait atteint son niveau actuel.
Lee Ahn regarda Cha Iran.
« Qu’est-ce que tu ressens ? »
Comme pour elle-même, cette conclusion devait avoir une grande importance pour Cha Iran.
« Je me sens soulagée. »
C’était comme si les chaînes qu’elle portait depuis si longtemps venaient de tomber. Les ténèbres qui l’entravaient avaient été entièrement dissipées.
Un nouveau chapitre de sa vie commençait à présent.
Cha Iran s’adressa aux membres de son équipe :
« Bon, vous pouvez disposer. Reposez-vous bien aujourd’hui ! »
Elle les avait congédiés ici pour la Dix-septième Beauté. C’était une attention de sa part, afin de leur laisser passer un peu plus de temps ensemble.
« Et si on allait boire un verre plus tard, entre chefs d’escouade ? »
À ces mots, Lee Ahn hocha la tête. Si seulement on pouvait tout voir disparaître du jour au lendemain.
« Ça me va. »
Cette fois, elle ne comptait pas remettre ça à plus tard.
---
Sans qu’ils s’en aperçoivent, deux jours s’étaient écoulés depuis leur entrée dans la Technique de transfert spatial.
Comme deux jours avaient passé à l’extérieur, un temps considérable s’était écoulé à l’intérieur.
La promesse audacieuse de partir avant le matin avait cédé devant la difficulté d’atteindre la Grandeur des douze étoiles. Après tout, comment une telle chose aurait-elle pu être facile ?
L’entraînement se poursuivit. Certains jours, ils s’affrontaient avec l’Art démoniaque des Neuf Calamités ; d’autres, avec l’Art de l’Épée Ascendante, et parfois même avec les techniques d’épée les plus élémentaires.
Dès que Geommugeuk semblait s’être habitué au style de son père, celui-ci déchaînait immanquablement une technique surpuissante. Son attaque devenait alors si terrifiante qu’il se disait pour de bon : « Je vais mourir ! »
Ce jour-là encore, Geommugeuk, qui était pratiquement mort avant de revenir à la vie, annonça l’heure du repas.
« Père, c’est l’heure de manger. »
« D’accord, mangeons. »
Clac !
D’un claquement de doigts de Geommugeuk, une table apparut dans une prairie surplombant un magnifique lac.
À chaque repas, il créait un décor splendide pour son père.
« Ne gaspille pas ton énergie interne pour des futilités ! »
« Hors de question. Même si je dois renoncer à une technique, les repas doivent être à la hauteur. »
Geommugeuk prit plusieurs plats parmi ceux qui étaient empilés à proximité et dressa la table.
Hui était chargé de leur apporter de la nourriture de l’extérieur.
Un peu plus tôt, Geommugeuk était sorti un instant, avait rassemblé une grande quantité de provisions et demandé à Hui d’en apporter régulièrement là où la technique était déployée.
Il aurait pu faire entrer des provisions pour plusieurs mois d’un coup, mais son père aurait alors dû se contenter de viande séchée ou d’aliments déshydratés.
Geommugeuk avait donc demandé qu’on leur apporte régulièrement les plats préparés par les cuisiniers du Pavillon du Démon Céleste.
Il avait expliqué franchement à Hui que le temps s’écoulait différemment à l’intérieur et qu’il leur fallait donc beaucoup de nourriture.
Pendant deux jours d’affilée, Hui avait déposé les plats dès que les cuisiniers avaient terminé. Et chaque fois, ils avaient disparu aussitôt.
« Le repas d’aujourd’hui est vraiment délicieux. Le cuisinier a montré tout son savoir-faire. »
« Il doit avoir beaucoup de travail. »
« Que veux-tu ? Il va devoir tenir quelques jours. »
« Et tu crois qu’on pourra sortir en quelques jours ? »
« Non… Père, comment avez-vous réussi à accomplir une chose aussi difficile ? »
La nourriture n’était pas la seule chose dont Geommugeuk s’occupait pour son père.
Il faisait aussi en sorte que le temps s’écoule à l’intérieur comme à l’extérieur.
Le soleil se levait et se couchait ; la nuit venait, puis l’aube.
Il faisait également cela pour son père. Jeune, il pouvait supporter des journées et des nuits désordonnées, mais un tel rythme de vie prolongé aurait nui à la santé de son père.
À l’heure du coucher, il le faisait dormir. Il veillait à ce que les repas soient toujours servis aux mêmes heures.
Recréer une journée presque parfaite dans cet espace était une prouesse que seul un maître absolu comme Geommugeuk pouvait accomplir.
Geom Woojin était secrètement touché par toutes ces attentions de son fils, mais ne le laissa pas paraître.
Après le repas…
Clac !
Geommugeuk transforma les alentours en sentier de promenade. Certains jours, c’était une magnifique bambouseraie ; d’autres, un chemin qu’il avait jadis parcouru dans les monts Daecheon.
Parfois, le sentier était couvert de neige, vierge de toute trace. Autrefois, il lui avait semblé triste de l’arpenter seul ; à présent, il le parcourait avec son père.
Geommugeuk chérissait par-dessus tout ces moments passés avec son père. À vrai dire, cela lui était même égal de ne pas parvenir à atteindre la Grandeur des douze étoiles de l’Art démoniaque des Neuf Calamités. Le temps qu’il passait avec lui était trop précieux.
Il savait mieux que quiconque combien ces instants pouvaient s’évanouir vite, même lorsqu’ils semblaient interminables.
Et combien il fallait attendre qu’ils soient passés pour comprendre à quel point ils avaient été lumineux.
Après leur promenade, ils reprenaient l’entraînement du soir.
Le soir, au lieu de se livrer à de véritables combats, ils discutaient surtout de théorie martiale.
« Parmi les techniques du Maître du Palais de la Volonté Céleste, il en est une qui s’appelle le “Cycle tournant des deux vies”. Le flux de l’énergie interne diffère de celui des autres arts martiaux lorsqu’on l’utilise. Cette technique commence au point du Pôle central… »
Geommugeuk ne voulait pas que ces précieux moments avec son père se réduisent à de simples leçons.
Même si son père avait atteint la Grandeur des douze étoiles, le chemin des arts martiaux était sans fin.
Il pouvait encore atteindre des sommets supérieurs.
C’est pourquoi, après avoir obtenu les arts martiaux de l’Épée divine de l’Empereur martial, de Joo Ga-shin et du Maître du Palais de la Volonté Céleste, il partagea avec son père toutes les connaissances qu’il en avait tirées.
Geommugeuk les lui transmit sans rien lui cacher.
Et lorsque son père les lui rendait, ses enseignements revenaient enrichis d’un sens encore plus profond.
Après l’entraînement du soir, Geommugeuk plongea l’espace dans la nuit.
Pour dormir, il recréa la chambre de son père afin qu’elle soit aussi confortable et familière que possible.
Bien sûr, elle n’était pas identique, mais sa mémoire exceptionnelle lui permit de s’en approcher suffisamment.
Il accrocha même un tableau représentant son père avec son frère aîné et n’oublia pas les ornements posés sur l’armoire.
À côté du grand lit de son père, il en installa un pour lui-même.
Les quelques mots qu’ils échangeaient avant de s’endormir étaient eux aussi précieux.
Parfois, il l’interrogeait sur ses années de Jeune chef du Culte ; parfois, sur les Suprêmes Démoniaques. La plupart du temps, toutefois, il parlait seul, sans obtenir de réponse.
Mais il n’aborda jamais l’unification du monde martial. Son père non plus.
« Dors. »
« Reposez-vous bien, Père. Merci pour cette journée, vous aussi. »
D’un claquement de doigts, il plongea les alentours dans l’obscurité.
« Demain, ce sera encore plus difficile ! »
Geommugeuk avait compris. Son père avait réellement l’intention de ne pas partir avant qu’il ait atteint la Grandeur des douze étoiles.
« Ne vous surmenez pas trop, je vous en prie. »
Parce que ces moments passés avec son père étaient trop précieux…
« Je veux y parvenir lentement, ne serait-ce que pour gagner un jour de plus. »