Chapitre 840
« Que voulez-vous dire ? La méthode pour le briser, c’est nous ? »
À la question sur l’Épée divine de l’Empereur martial, Geommugeuk répondit calmement.
« C’est exactement ce que ça signifie. Pour le briser, il faut vous quatre et moi. »
Ils affichaient toujours des mines perplexes.
Quand Hwa Moogi avait déchaîné l’Art de Liaison des Âmes du Ciel Sombre, cette mystérieuse énergie dans son dantian avait réagi. Voilà pourquoi il l’avait acceptée au lieu de l’éviter.
Lorsqu’il avait rencontré Hwa Moogi dans la pièce, un peu plus tôt, son corps s’était mis de lui-même à faire circuler l’énergie en suivant la récitation qu’il avait apprise de la Maîtresse du Palais des Prêtresses, comme pour confirmer qu’il avait fait le bon choix.
Les énergies des six origines, fusionnées en une seule et imprégnées dans son énergie interne, se mirent alors à circuler dans tous ses méridiens.
Mais ce n’était pas tout. L’énergie qui renfermait ce pouvoir mystérieux se répandit au-dehors.
Sssaaaaaaa—
En jaillissant dans le monde, cette énergie atteignit un degré de mystère extrême. Elle brillait de mille feux, telle une lumière accordée à ceux qui avaient été choisis.
Incroyablement, personne parmi les personnes présentes ne pouvait voir ni sentir cette énergie. Même Hwa Moogi, maître de cet espace, ne remarqua pas le phénomène.
Seul Geommugeuk voyait et sentait cette énergie.
La lumière qui émanait de Geommugeuk s’étendit jusqu’aux quatre personnes qui l’avaient accompagné. Elles ne se rendirent pas compte que l’énergie des six origines les enveloppait.
À cette vue, Geommugeuk comprit.
Ah ! Cette technique mentale est la méthode pour briser le lien.
Il comprit que l’énergie des six origines surpassait de loin l’Art de Liaison des Âmes du Ciel Sombre.
Et il le sentit instinctivement : cette énergie sacrée les libérerait de cet endroit.
Il comprit aussi pourquoi on avait dit qu’il était possible de maîtriser Hwa Moogi grâce à l’énergie des six origines.
Une fois libérés de cet endroit, ils récupéreraient probablement leur qi inné, leur énergie interne et même leurs arts martiaux, qui étaient passés à Hwa Moogi. Autrement dit, tout cela deviendrait sa puissance.
— Si tu parviens à fusionner ces six énergies en une seule, tu posséderas un pouvoir sans égal à travers les âges.
À présent, il comprenait parfaitement pourquoi la Boîte secrète avait dit cela.
Hyeok Do-cheon lui demanda avec empressement :
« Comment allez-vous briser le lien ? »
Il ne parvenait pas à dissimuler son excitation. Alors qu’il était sur le point de renoncer à quitter cet endroit, un nouveau tournant venait de se produire.
« La technique mentale que je viens d’apprendre s’est mise à circuler d’elle-même. Je crois que c’est elle qui vous fera tous sortir d’ici. »
« De quelle technique mentale s’agit-il ? »
« Je l’ai apprise de la Maîtresse du Palais des Prêtresses. »
Ces mots rappelèrent à l’Aîné du Palais de la Volonté Céleste la prêtresse qui avait tenté de l’arrêter jusqu’au bout. C’était une technique mentale transmise par la descendante de cette prêtresse. Avait-elle même prévu cet instant ?
« Que se passera-t-il si nous faisons circuler cette technique mentale ? »
À la question de Hyeok Do-cheon, Geommugeuk répondit :
« Comme je vous l’ai déjà dit, je l’ignore moi aussi. Vos âmes s’éteindront-elles et sombreront-elles dans un sommeil éternel ? Renaîtrez-vous sous la forme du bébé de quelqu’un ? Retournerez-vous dans le passé, irez-vous au paradis ou descendrez-vous en enfer ? Ou peut-être entrerez-vous dans le corps d’une autre personne. Le ciel décidera de votre sort. »
Geommugeuk n’oublia pas d’ajouter une plaisanterie.
« Si jamais vous vous retrouvez plus tard dans le corps de quelqu’un d’autre, venez me trouver et faites-moi un petit signe. Ce serait bien suffisant pour qu’on puisse au moins partager un verre, non ? »
Il en parlait avec tant de naturel qu’on aurait cru la chose tout à fait possible.
Geommugeuk adressa ensuite une demande inattendue à Hyeok Do-cheon.
« Appelez aussi l’Esprit du Démon Céleste, s’il vous plaît. »
Hyeok Do-cheon fut surpris par cette requête inattendue.
« Vous êtes sérieux ? »
« Oui. »
Comme s’ils étaient liés par l’âme, l’Esprit du Démon Céleste apparut aussitôt.
« Vous avez partagé cette époque, vous aussi. Vous devriez donc avoir le choix. »
L’Esprit du Démon Céleste parut quelque peu surpris, comme s’il n’avait jamais imaginé qu’on l’inclurait lui aussi.
« Pourtant, j’ai essayé de vous tuer. »
Geommugeuk l’avait appelé pour une autre raison.
« C’est par respect pour l’Esprit du Démon Céleste. Vous autres, Esprits du Démon Céleste, n’êtes pas des êtres qu’on devrait jeter ainsi, n’est-ce pas ? »
Les yeux de l’Esprit du Démon Céleste tremblèrent légèrement. Quand l’Esprit du Démon Céleste de Geom Woojin avait pardonné à celui de Hwa Moogi, il avait de nouveau compris quel genre d’être il était. Et à présent, il ressentait la même émotion par l’intermédiaire de son fils.
Comme il l’avait dit aux autres âmes, Geommugeuk lui adressa les mêmes paroles.
« J’ignore ce qu’il adviendra de vous. »
Geommugeuk leva les yeux vers le ciel par la fenêtre. Les montagnes y flottaient à l’envers, tandis que le soleil et la lune se levaient ensemble.
« Mais je crois une chose : le ciel où vous irez ne sera pas aussi étrange que celui-ci. Je vous le demanderai en dernier, alors prenez le temps d’y réfléchir. »
Geommugeuk se tourna vers Hyeok Do-cheon.
« Vous avez le tempérament le plus déterminé. Je vais donc vous demander en premier, chef du Culte du Démon Céleste : ferez-vous confiance à ma méthode ? »
Ce que Hyeok Do-cheon craignait par-dessus tout, c’était toujours la même chose.
« Êtes-vous certain que je n’irai pas en enfer ? »
Un peu plus tôt, Geommugeuk avait dit que, puisqu’ils avaient été enfermés pendant trois cents ans — une durée comparable à l’enfer —, ils n’iraient pas en enfer.
Mais cette fois, il répondit franchement :
« Pour être honnête, je n’en sais rien non plus. Comment pourrais-je le savoir ? »
Cette réponse renforça plutôt la détermination de Hyeok Do-cheon.
« C’est vrai, comment pourrais-tu le savoir ? »
Il avait toujours vécu comme bon lui semblait. Et il ne voulait plus rester ici.
« J’y vais ! Dépêche-toi d’appliquer ta méthode avant qu’il ne soit trop tard ! »
« Je dois aussi demander aux autres. »
Hyeok Do-cheon se tourna vers les autres et cria :
« Cessez d’hésiter et décidez-vous vite ! Si vous ne voulez pas partir, alors fichez le camp ! »
L’Épée divine de l’Empereur martial n’hésita pas. Ce n’était pas à cause des exhortations de Hyeok Do-cheon : il avait déjà pris sa décision.
« Très bien, partons. Il est temps d’en finir. »
Il n’aspirait pas au paradis. Qu’il aille en enfer ou qu’il sombre ainsi dans un sommeil éternel, il était temps de mettre un terme à cette vie.
« Merci. »
L’Épée divine de l’Empereur martial joignit poliment les poings pour lui témoigner sa gratitude. Grâce à Geommugeuk, l’angoisse et les tourments qui l’avaient rongé si longtemps avaient disparu.
« Si c’est vous qui m’envoyez quelque part, j’irai volontiers où que ce soit. »
Geommugeuk lui rendit son salut, les poings joints avec respect.
« J’espère vraiment vous revoir et pouvoir vous offrir un bon repas. »
Vint ensuite le tour de Joo Ga-shin. Il trouvait étrange que Hyeok Do-cheon et l’Épée divine de l’Empereur martial aient pris la même décision.
« En tout ce temps, c’est la première fois que ces deux-là sont du même avis. »
Joo Ga-shin leur confia un sentiment qu’il ne leur avait jamais révélé.
« Vous m’avez toujours pris pour un homme sinistre, impossible à déchiffrer. En vérité, je ne vous aimais pas et vous me tapiez sur les nerfs. À tel point que je ne voulais même pas échanger un mot avec vous. »
L’Épée divine de l’Empereur martial fut surpris d’entendre de tels mots de sa bouche.
« Tu aurais au moins pu nous le montrer, cette irritation. »
Hyeok Do-cheon ajouta :
« C’est bien pour ça que tu es sinistre : tu sors ça à un moment pareil. »
Joo Ga-shin accueillit cette dernière remarque.
« Sales types ! »
Enfin, Joo Ga-shin formula une demande à Geommugeuk.
« Transmettez un message au Chef de l’Alliance des voies démoniaques. Dites-lui de réaliser ce qu’il désire. Il comprendra si vous le formulez ainsi. »
Geommugeuk devina ce que cela signifiait.
« Ce souhait risque de nous menacer, nous et le monde martial, mais je le lui transmettrai tout de même. »
Ce que Joo Ga-shin souhaitait revoir une dernière fois n’était pas une personne, mais le Loup Rouge qu’il avait gardé auprès de lui.
S’il devait renaître en bête, il espérait devenir un loup comme ce Loup Rouge.
Cette fois, Geommugeuk regarda l’Aîné du Palais de la Volonté Céleste. Bien qu’il se fût moqué de lui un peu plus tôt, il le regardait comme les autres, sans la moindre différence.
« Puisque tous les autres partent, vous devriez partir aussi, Maître du Palais. »
À l’attitude de Geommugeuk, l’Aîné du Palais de la Volonté Céleste comprit que ce n’était pas une comédie.
Depuis le début, il était d’une tout autre trempe.
Pourquoi cet homme était-il ainsi ?
Il eut l’impression que se poser une telle question revenait à un petit oiseau qui, observant un grand roc fendre le ciel, se demandait pourquoi il volait si haut en faisant tant d’efforts.
« Peut-être que la Volonté Céleste d’il y a trois cents ans réside en vous. »
Même à la fin, il restait prisonnier de la Volonté Céleste.
« Pour être honnête, la Volonté Céleste ne m’intéresse pas. J’ai déjà bien du mal à suivre une seule volonté qui m’appartienne. Comment pourrais-je me préoccuper de celle du ciel ? »
Geommugeuk parla sans détour.
« Bien sûr, il m’arrive de m’en remettre au destin. De vouloir me dire : “Tout cela doit être le destin.” Avec le recul, c’était toujours dans les moments où je peinais, où j’étais si épuisé que je voulais m’enfuir, ne serait-ce que de cette façon. »
Le visage de l’Aîné du Palais de la Volonté Céleste se crispa. On aurait dit qu’on lui disait que sa Volonté Céleste n’était peut-être qu’une forme de fuite.
Cherchait-il à se moquer de lui ? Pourtant, le regard de Geommugeuk était bien trop limpide et profond pour cela.
« Vous accordez une grande importance à la Volonté Céleste, Maître du Palais. Mais eux, partageaient-ils vraiment votre point de vue ? »
« De qui parlez-vous ? »
« Du Maître du Palais Gardien, qui a tenté de vous protéger, et de tous ceux qui sont morts dans cette guerre. Croyez-vous qu’ils ont donné leur vie pour la Volonté Céleste ? »
« ! »
« Non. Ils croyaient simplement en vous et vous suivaient. Pas en une prophétie tombée du ciel, mais en la décision du Maître du Palais qui avait pris soin d’eux toute leur vie. »
Geommugeuk le fixa dans les yeux et lui demanda :
« Vous souvenez-vous de ce que vous ressentiez avant de parler de la Volonté Céleste à ceux qui vous entouraient ? »
L’Aîné du Palais de la Volonté Céleste ne put répondre.
À la place, il demanda d’une voix assourdie :
« Si je quitte cet endroit, pourrai-je les revoir ? »
Geommugeuk le regarda en silence, puis prit la parole.
« Il n’y a plus de prophéties à présent, alors ne me posez pas la question. À vous de décider ce que vous ferez désormais. »
Sans attendre sa réponse, Geommugeuk se tourna vers l’Esprit du Démon Céleste.
« Venez-vous avec nous ? »
À la surprise générale, l’Esprit du Démon Céleste secoua la tête.
Il avait pris cette décision en se rappelant la grandeur de sa véritable nature.
Il n’avait pas vécu honorablement durant les trois cents dernières années, mais au moins, pour finir…
« Mon esprit est trop corrompu pour renaître. »
Au moins à la fin, il ne serait pas un Esprit du Démon Céleste vil, mais un être digne.
Le dernier regard de l’Esprit du Démon Céleste se posa sur Hyeok Do-cheon. Il ne prononça pas un mot. Après l’avoir contemplé un instant en silence, il disparut sans bruit.
C’était regrettable, mais ce n’était pas le moment de s’attarder sur sa disparition.
« Il ne nous reste plus beaucoup de temps. »
Geommugeuk tendit les deux mains et dit :
« Formez un cercle et prenez la main de la personne à côté de vous. »
Hyeok Do-cheon fronça les sourcils et s’écria :
« Encore se tenir par la main ? »
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Hwa Moogi repensait aux paroles de Geommugeuk.
— Je t’écouterai.
Plus il y pensait, plus il se mettait en colère.
Espèce d’arrogant, à me prendre en pitié !
Mais Hwa Moogi le savait. Quand Geommugeuk avait prononcé ces mots, il était sincère. Il avait réellement voulu entendre son histoire.
Rien que d’y penser, la colère le reprenait ; il tenta par tous les moyens de l’oublier.
Mais il n’y parvenait pas. Plus il essayait, plus ces paroles s’imprimaient profondément dans son esprit.
Qu’est-ce qu’il pourrait bien avoir à dire ?
Hwa Moogi serra le poing.
À cet instant, la voix du Roi Démon du Poing retentit.
« Il ne reste plus qu’une heure. »
La tension monta dans l’assemblée. Une heure s’était déjà écoulée, et il ne restait plus qu’un gak.
Geom Woojin, les mains derrière le dos, contemplait le ciel.
Le Roi Démon du Poing connaissait le chef du Culte mieux que quiconque, mais même lui n’osait imaginer ce qu’il pouvait penser à cet instant.
Le chef du Culte du Vent Céleste s’approcha alors de Geom Woojin et lui demanda à voix basse :
« Vous n’avez pas vraiment l’intention de le tuer, n’est-ce pas ? »
Geom Woojin ne répondit pas.
Le chef du Culte du Vent Céleste fut légèrement inquiet. Même sans réponse, Geom Woojin aurait au moins dû lui lancer un regard qui disait : « Comment pourrais-je le tuer ? » Pourtant, derrière ses lèvres serrées, on sentait une détermination inébranlable.
Le chef du Culte du Vent Céleste parla comme si de rien n’était.
« Même s’il se retrouve coincé dans ce corps, il y aura bien un moyen de le faire sortir. Vous savez quel genre d’homme est votre fils, non ? Il se réveillera en disant : “Désolé pour le retard, il y avait trop de monde à qui parler là-dedans.” »
Geom Woojin tourna la tête vers lui.
À l’instant où leurs regards se croisèrent, le chef du Culte du Vent Céleste comprit : il avait bel et bien l’intention de le tuer.
« Vous êtes fou ? »
C’était la première fois que le chef du Culte du Vent Céleste s’adressait aussi grossièrement à Geom Woojin.
Pourtant, ni Geom Woojin, ni le Roi Démon du Poing à ses côtés, ni aucun des autres ne dirent quoi que ce soit.
« D’accord pour être froid et tenir parole, mais qu’est-ce que vous cherchez à faire, au juste ? »
Le chef du Culte du Vent Céleste cria à Geom Woojin — et à tous les autres :
« N’y pensez même pas. »
Il avança à grands pas et se plaça devant Hwa Moogi, libérant son aura.
« Si vous voulez le tuer, il faudra d’abord me tuer. »
Tous le regardèrent en silence.
Le chef du Culte du Vent Céleste demanda l’aide du Roi de l’Épée, avec qui il s’était quelque peu lié d’amitié.
« Vous allez m’aider, pas vrai ? »
Le Roi de l’Épée ne répondit pas tout de suite. Si Geom Woojin avait décidé de tuer son fils, ce n’était certainement pas à la légère. Il devait y avoir un plan ou une raison qu’il ignorait.
Bien sûr, si Geom Woojin tentait vraiment de tuer Hwa Moogi, il ne resterait pas les bras croisés et interviendrait.
« Vous n’étiez pas amis ? Il vous a même offert une épée et des chaussures ! Si vous agissez comme ça, je ne donnerai pas votre nom à votre taverne ! »
Pour l’instant, il ne s’avança pas, par égard pour le chef du Culte du Vent Céleste.
Le Chef de l’Alliance martiale Jin Paecheon partageait son avis. Il était convaincu que Geom Woojin ne tuerait pas Hwa Moogi.
À cet instant, Baek Jagang, le Chef de l’Alliance des voies démoniaques, qui était resté silencieux, fit un pas en avant.
« Nous ne devons pas le protéger. »
Tous les regards se tournèrent vers lui. Il sentait clairement ce que l’Étoile meurtrière céleste avait en tête.
« Il a préparé un plan pour tous nous tuer. Vous le savez mieux que quiconque, n’est-ce pas ? »
Le chef du Culte du Vent Céleste était celui qui connaissait le mieux les arts démoniaques des Ténèbres.
Le chef du Culte du Vent Céleste se tourna vers Hwa Moogi, derrière lui.
« Bien sûr qu’il mijote quelque chose. Un plan grandiose et élaboré. Sinon, pourquoi en serait-il là ? Il commencerait par me tuer, moi qui le protège. »
« Alors, pourquoi faites-vous ça ? »
Le chef du Culte du Vent Céleste s’adressa à tous :
« Même ainsi, nous ne pouvons pas tuer le Jeune chef du Culte du Démon Céleste. »
Tous le regardèrent en silence. Une telle réaction aurait été normale de la part du Démon au Sourire Maléfique, mais elle surprenait quelque peu venant du chef du Culte du Vent Céleste.
Tous comprirent une fois de plus que, tout autant qu’il maudissait et critiquait Geommugeuk quand celui-ci n’était pas là, il le protégeait aussi avec la même ardeur en son absence.
À cet instant, la voix de Hwa Moogi retentit derrière lui.
« Qu’est-ce que le Jeune chef du Culte représente exactement pour vous, pour que vous alliez aussi loin ? »
Le chef du Culte du Vent Céleste se tourna vers lui.
« Vous aussi, vous avez cru à ses belles paroles ? À ces mots qu’il emploie juste pour vous faire plaisir ? »
Le chef du Culte du Vent Céleste lui demanda :
« Avez-vous déjà prononcé ne serait-ce qu’une seule de ces paroles réconfortantes pour quelqu’un d’autre ? »
Hwa Moogi ne sut que répondre.
C’était une relation qu’il ne parvenait vraiment pas à comprendre. Non… il commençait à la comprendre, et cela l’irritait.
Maudit Jeune chef du Culte !
Hwa Moogi tourna son regard vers son propre cœur. En écoutant leur conversation, il avait momentanément cessé de prêter attention à Geommugeuk.
En se tournant vers l’intérieur, il fut pris de stupeur. Ils formaient un cercle et se tenaient par la main.
Un mauvais pressentiment l’envahit ; les mots lui échappèrent avant même qu’il s’en rende compte.
« Non. »
Sa voix était basse, mais le chef du Culte du Vent Céleste, juste devant lui, l’entendit.
« Si ! »
Le chef du Culte du Vent Céleste se retourna et lui cria :
« C’est bien ça, le Jeune chef du Culte, non ? Il passe enfin à l’action, pas vrai ? Jeune chef du Culte, dépêchez-vous de sortir, que je puisse vous voir ! »
Le chef du Culte du Vent Céleste fixa Hwa Moogi dans les yeux et cria encore plus fort :
« Je suis le seul à vous protéger ! »