Chapitre 770
Avait-elle déjà été aussi troublée de toute sa vie ?
Cha Iran pouvait l’affirmer sans hésiter.
C’était la première fois qu’elle sentait son visage s’embraser et son cœur s’emballer à ce point, au point d’en ressentir elle-même la chaleur.
Tandis que ses joues viraient au rouge, le Roi de l’Épée eut un pincement de culpabilité. Il savait que Geommugeuk ne manquerait pas de la taquiner sans pitié, mais il s’était tout de même prêté à ses facéties.
— Tu dois rester ici sans bouger. Et ne sors surtout pas en cours de route.
— Quelle manigance prépares-tu encore, cette fois ?
Il avait beau faire mine de rechigner, il était secrètement curieux. Elle l’aimait vraiment ? À voir Geommugeuk se répéter plusieurs fois et en faire tout un plat, ce n’était pas une plaisanterie lancée en l’air.
Mais à présent, à son expression, il comprit : elle l’aimait vraiment. Cette découverte le surprit. Ils n’avaient échangé que quelques salutations et banalités au détour de leurs rencontres. Elle l’aimait depuis tout ce temps ?
« Ça faisait longtemps. »
Aux paroles du Roi de l’Épée, Cha Iran s’efforça de calmer les battements de son cœur.
« Ça faisait longtemps. »
Sa voix tremblait, et elle ne pouvait le cacher. Tandis qu’elle parlait, une seule pensée l’obsédait.
« Combien a-t-il entendu tout à l’heure ? Il n’a quand même pas tout entendu, si ? »
Elle avait crié beaucoup trop fort qu’elle trouverait l’amour de sa vie. Par pitié, dites-moi qu’il ne l’a pas entendu ! Tout ça, c’était le coup du Jeune chef du Culte du Démon Céleste. Si le Roi de l’Épée n’avait pas été là, elle aurait attrapé le Jeune chef du Culte du Démon Céleste par le col et l’aurait secoué jusqu’à lui faire claquer les dents.
« Je ne m’attendais pas à te voir ici. »
« Moi non plus. »
« Qu’est-ce qui t’amène ? »
À la question de Cha Iran, le Roi de l’Épée resta sans réponse. Comment expliquer en quelques mots ce qui l’avait conduit jusqu’au quartier général du Culte du Démon Céleste ?
Geommugeuk répondit à sa place.
« Il est venu parce que tu as dit que tu voulais le voir. »
Ce n’était pas pour Ak Gunhak qu’il parlait, mais pour la taquiner une fois de plus.
« Arrête de te moquer de moi, maintenant ! »
Après avoir fait venir Ak Gunhak, il avait prétendu n’y être pour rien. Et voilà qu’il recommençait à plaisanter ?
Mais ce n’était peut-être pas qu’une plaisanterie. Le Roi de l’Épée intervint calmement.
« Te voir était aussi l’une des raisons de ma venue au Culte. »
À ces mots, son cœur, qui venait à peine de se calmer, se remit à battre à tout rompre. Ces palpitations lui révélaient ce qu’elle s’obstinait à nier : elle l’aimait vraiment.
Bien sûr, le Roi de l’Épée ne laissa paraître aucune émotion personnelle.
« Puisque nous sommes les seuls à avoir survécu, je me suis dit que nous devions nous revoir au moins une fois. »
Alors, Cha Iran comprit que, parmi les douze subordonnés de la Maîtresse du Palais des Ténèbres, seuls Ak Gunhak et elle avaient survécu.
« Alors, ils sont tous morts, en fin de compte. »
Son regard se posa de nouveau sur Geommugeuk. À l’époque où ils accomplissaient toutes sortes de missions au Palais des Ténèbres, elle ne l’avait jamais pris au sérieux, pas même une seconde.
Mais peu à peu, il était devenu le centre de tout et, au bout du compte, tous avaient été emportés par lui, à l’exception d’elle et du Roi de l’Épée. Elle n’aurait jamais imaginé qu’ils tomberaient tous sous les coups du Jeune chef du Culte, pas même sous ceux du chef du Culte.
« Vraiment, rien ne t’est impossible. »
Et, de surcroît, il avait tenu sa promesse : sauver l’homme qu’elle aimait. Il avait arraché le Roi de l’Épée aux griffes de cette terrifiante Maîtresse du Palais des Ténèbres et l’avait amené devant elle.
« Tu n’es pas blessé ? »
Le Roi de l’Épée secoua la tête.
« Je vais bien. Et toi ? »
« Oui. Je vais parfaitement bien. »
À mesure qu’elle parlait avec le Roi de l’Épée, les battements de son cœur s’apaisaient.
Elle lui demanda avec précaution :
« Tu n’aurais pas entendu ce que j’ai dit tout à l’heure, par hasard ? »
Le Roi de l’Épée acquiesça. À présent, inutile de rougir sans fin et de rester embarrassée.
« C’était juste une plaisanterie que je partage souvent avec le Jeune chef du Culte. Alors, n’y prête pas attention. »
Geommugeuk intervint alors.
« Tu ne le regretteras pas plus tard ? »
Geommugeuk le savait. Si cet instant doux et exaltant prenait fin comme ça, il serait difficile de recréer une telle atmosphère. Peut-être que leurs visages ne rougiraient plus jamais ainsi.
« Tu sais, tu pourrais le regretter plus tard. Tu te diras : “J’aurais dû lui dire ce que je ressentais. De toute façon, ça allait se terminer, alors pourquoi ai-je caché mes sentiments ?” Ce n’est qu’un instant de gêne. En vérité, il est plus honteux de ne pas avouer ce qu’on ressent. »
Cha Iran ne pouvait pas le nier. Elle se disait qu’elle le regretterait probablement, comme il venait de le dire.
« Pourquoi t’acharnes-tu à vouloir nous caser ensemble ? »
« Parce que vous êtes tous les deux de bonnes personnes. »
Le Roi de l’Épée prit la parole à son tour.
« Mensonge. Tu aimes simplement nous voir embarrassés. Tu fais ça pour continuer à nous taquiner. »
« Frère Ak ! Tu te méprends. »
« Méprends-toi, mon œil ! »
Cha Iran se tourna vers Geommugeuk.
« Tu as dit que j’étais quelqu’un de bien, pas vrai ? Alors, cite trois de mes qualités. »
« … »
« Je le savais. »
Debout à côté du Roi de l’Épée, Cha Iran fit front commun avec lui.
« On dirait qu’on a tous les deux été traînés ici pour amuser le Jeune chef du Culte le temps d’un instant. »
« Si on ne reste pas sur nos gardes, on va encore tomber dans ses pièges. »
Geommugeuk prit un air exaspéré.
« J’essayais de vous rapprocher, mais pas comme ça. »
Tous trois sourirent en même temps. Après avoir ri ensemble, ils se détendirent, et l’atmosphère embarrassante et tendue qui régnait dans la pièce finit par se dissiper.
Cha Iran reporta son regard sur le Roi de l’Épée.
« En vérité, si j’ai survécu, c’est grâce à toi. Tu m’as sauvé la vie. »
Surpris, le Roi de l’Épée demanda :
« Qu’est-ce que tu veux dire ? »
Elle jeta un coup d’œil à Geommugeuk.
« Le Jeune chef du Culte savait que je t’aimais… et c’est la seule raison pour laquelle il ne m’a pas tuée. »
« ! »
Le Roi de l’Épée regarda Geommugeuk, stupéfait.
« C’est vrai ? »
« Eh bien, Frère Ak a peut-être des sentiments pour elle, non ? Même si elle était notre ennemie, comment aurais-je pu tuer quelqu’un qui compte pour Frère Ak ? »
À ces mots, le Roi de l’Épée secoua la tête, impuissant. Elle avait dû se trouver dans une situation où sa vie ne tenait qu’à un fil.
Elle soupira. « Même au cœur de ce chaos, le Jeune chef du Culte tenait absolument à te laisser partir. Franchement, je ne comprenais pas. Si tu l’aimais à ce point, Jeune chef du Culte, tu aurais dû le garder près de toi. Alors pourquoi voulais-tu le laisser partir ? Pour être honnête, je ne comprends toujours pas. »
Geommugeuk lui répondit :
« Mais maintenant, tu peux comprendre. Le plan a changé. À l’époque, il s’agissait d’aider cet homme à trouver sa liberté. Maintenant, il s’agit de le garder fermement à nos côtés. »
À ces mots, le cœur de Cha Iran s’emballa légèrement. S’il restait à ses côtés, elle ne pouvait rien souhaiter de plus.
« Tu tiens vraiment une réunion stratégique alors qu’il est juste là, à t’écouter ? »
« Tu crois vraiment qu’on pourrait berner cet homme, même en essayant ? À partir de maintenant, notre opération consiste à lui couper les ailes et à l’attraper par le pantalon. Je lui prends la jambe gauche, toi, tu t’occupes de la droite. Donne tout ce que tu as en amitié et en affection. Et si ça ne suffit toujours pas, on demandera à l’Épéiste Démoniaque du Ciel de Sang et au Suprême de l’Épée de tirer sur sa queue-de-cheval quand ils reviendront. »
Dire de telles inepties juste devant le Roi de l’Épée ? Et lui suggérer d’attraper un homme par la jambe ? Pourtant, ça ne lui déplaisait pas du tout. Même le Roi de l’Épée souriait. Dans tout le monde martial, seul Geommugeuk pouvait réussir un coup pareil.
« Heureusement, Frère Ak va rester au Culte quelque temps. Alors, quand j’ai dit tout à l’heure qu’il t’enseignerait les arts martiaux, ce n’était pas une plaisanterie. »
Il ne lui enseignerait peut-être aucune technique secrète, mais apprendre auprès de lui ne serait-ce que les bases de l’escrime vaudrait bien plus que l’étude de n’importe quel manuel d’arts martiaux.
« Vous allez vraiment enseigner l’escrime à mes subordonnés et à moi ? »
À la question prudente de Cha Iran, Ak Gunhak répondit avec un sourire :
« À condition que vous n’ayez rien contre le fait d’apprendre auprès d’un instructeur de la salle d’arts martiaux. »
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Lee Ahn s’entraînait seule aux arts martiaux.
Son épée glissait avec la fluidité d’une vague, puis jaillissait avec la violence de la lave en fusion. Quoi qu’il arrive, son regard ne quittait jamais la pointe de sa lame.
En ce moment, elle affrontait un adversaire imaginaire. Depuis qu’elle avait maîtrisé l’Art de l’Épée Ascendante, elle suivait un entraînement complet de visualisation, livrant bataille à des ennemis imaginaires dans son esprit.
À mesure qu’elle gagnait en puissance, ses adversaires imaginaires devenaient plus redoutables. Elle poussait son imagination jusqu’à ses limites.
Grâce à cela, ce combat était plus grisant que jamais.
Elle esquivait les attaques de son adversaire, roulait au sol et évitait les coups d’une manière qui aurait paru ridicule à quiconque l’aurait observée.
Mais Lee Ahn était sérieuse. Elle ne se contentait jamais d’une imagination approximative.
Elle savait qu’un entraînement de visualisation négligé pouvait faire plus de mal que de bien.
Si son corps s’habituait à bloquer des attaques trop faciles, elle risquait de ne pas parvenir à arrêter le coup d’un véritable ennemi lors d’un vrai combat.
Après avoir parcouru tout le terrain d’entraînement au cours d’une séance intense, elle inspira profondément et leva sa lame à la verticale devant elle. Son adversaire imaginaire se tenait toujours debout et lui faisait face, sans avoir plié.
Une voix familière et agréable l’interpella alors derrière elle.
« C’est pas un peu injuste ? »
À ces mots, son visage s’illumina aussitôt.
« Tu es déjà belle, et en plus tu t’entraînes aussi dur ? C’est trop parfait. »
« Jeune Maître ! »
Lorsqu’elle se retourna, Geommugeuk se tenait là. Elle le contempla un instant en silence, puis lui adressa un sourire radieux.
« Jeune Maître ! Félicitations pour votre renaissance ! »
Geommugeuk eut l’air surpris.
« Qui te l’a dit ? Tu as vu mon père ? »
« Non, je l’ai compris au premier regard. »
Lee Ahn avait immédiatement remarqué le changement en lui. Depuis son enfance, elle était son garde du corps et percevait les changements de son corps avec encore plus de précision que lui-même.
« Comment aurais-je pu ne pas le remarquer, alors que tu as tant changé ? »
À ses yeux, du moins, la transformation était si spectaculaire que n’importe qui aurait deviné qu’il venait de renaître entièrement.
« Tu n’as pas l’air très surprise. »
« C’est vrai. Pourquoi est-ce que je ne suis pas surprise ? »
Lee Ahn ouvrit de grands yeux et pencha la tête.
« Je crois que j’ai simplement trouvé ça normal, venant de toi, Jeune Maître. Tu es le genre de personne qui pourrait sortir un instant et revenir en disant : “Je viens de sauver le monde martial de la destruction.” »
Alors qu’elle gloussait, Geommugeuk la prit soudain dans ses bras. Autrefois, il la portait sur son dos ou la laissait se jeter dans ses bras, mais ces derniers temps, ces moments se faisaient rares.
« Tu m’as manqué, Lee Ahn. »
Il la serra plus fort que d’habitude, et Lee Ahn l’enlaça tout aussi fermement. « Tu as dû beaucoup souffrir, Jeune Maître. »
« Ah, cette étreinte m’est si inhabituelle. Tu as les épaules plus larges et tu as grandi. J’ai l’impression de tricher. »
Sa taquinerie fit rire Geommugeuk. Oui, Lee Ahn était la seule à pouvoir lui apporter à la fois une telle chaleur et un tel frisson.
« On dit que je sens bon, maintenant, tu sais ? »
« Cette odeur est merveilleuse aussi, mais, pour être honnête, je crois que je préférais ton ancienne odeur. »
« Tu es probablement la seule à trouver que mon odeur d’avant était meilleure que celle que j’ai depuis ma Transformation corporelle complète. »
« Pourtant, c’est vrai. »
Puis, alarmée, Lee Ahn se dégagea rapidement de ses bras.
« Oh ! Je… euh, je sens la sueur. »
Elle avait momentanément oublié qu’elle venait de terminer son entraînement martial.
« Puisqu’on en parle, laisse-moi te demander : tu passes tout ton temps à t’entraîner aux arts martiaux, à ce que je vois ? Chaque fois que je viens, tu t’entraînes. Tu devrais mettre à profit les compétences que tu as acquises à la dure pour tabasser un vaurien qui ne te revient pas, te saouler et faire des histoires, ou simplement partir en voyage. Je te l’ai dit : vis selon tes désirs ! »
« Mon plus grand désir, c’est de devenir plus forte que tout le monde. »
« Et ton deuxième désir ? Le troisième ? »
« Je ne pourrai réaliser mes autres désirs qu’une fois le premier accompli. »
« Et quels sont-ils, exactement ? »
Mais Lee Ahn ne le lui dit pas. Elle sourit plutôt et changea de sujet.
« Enfin bref, maintenant que le Jeune chef du Culte est de retour, je vais convoquer le Corps des Fantômes Ténébreux. »
Geommugeuk acquiesça.
« Bien. Il y a aussi quelqu’un que j’aimerais te présenter. »
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La Dix-septième Beauté portait la robe de palais bleue de Cha Iran.
Cha Iran avait vu juste : cette couleur était celle qui lui allait le mieux. Elle était bien plus belle ainsi que dans son uniforme martial.
Après avoir pris une profonde inspiration, la Dix-septième Beauté pénétra dans la Vallée des Méchants.
Elle s’était déjà approchée de cet endroit, mais c’était la première fois qu’elle y entrait.
Il n’y avait aucun garde à l’entrée, et pourtant, elle sentait plusieurs regards posés sur elle. Perchés sur les branches, de chaque côté de l’entrée, se tenaient des Épéistes sans visage. Certains étaient accroupis, d’autres assis nonchalamment.
Après avoir franchi leur ligne de surveillance silencieuse, elle poursuivit son chemin. Étrangement, elle était plus nerveuse que lorsqu’elle partait en mission d’assassinat.
Elle espérait à moitié croiser l’Épéiste sans visage du Croissant de Lune en chemin, mais ce n’était bien sûr qu’un vœu pieux.
Les Épéistes sans visage qui circulaient étaient bien plus nombreux que lors de leur dernière opération commune. À l’époque, seuls les meilleurs s’étaient rassemblés ; cette fois, le corps tout entier semblait être présent. Il y avait tant de silhouettes masquées qu’elle avait du mal à se concentrer.
Elle finit par renoncer à le chercher et s’adressa à l’un des Épéistes sans visage qui passaient près d’elle.
« Puis-je vous demander un service ? »
L’Épéiste sans visage la dévisagea un instant, puis acquiesça.
« Je cherche quelqu’un, dont le masque porte un croissant de lune. J’aimerais le voir. »
L’Épéiste sans visage répondit :
« Attendez ici. »
Sur ces mots, il bondit dans les airs. Ils avaient parfois quelque chose d’inquiétant, mais dans des moments pareils, ils paraissaient presque ordinaires.
Peu après, un autre Épéiste sans visage apparut : l’Épéiste sans visage du Croissant de Lune en personne.
Ses yeux, visibles à travers le masque, étaient pleins de surprise, comme s’il ne s’était pas attendu à ce qu’elle vienne jusqu’ici.
La Dix-septième Beauté tremblait, mais puisqu’elle avait trouvé le courage de venir jusque-là, elle prit son élan.
« Je sais que c’est impoli de venir comme ça sans prévenir… mais je voulais vous voir. Puisque vous ne veniez pas à moi, j’ai décidé de venir à vous. »
De nombreux regards les observaient encore, mais elle n’en éprouvait aucune gêne.
L’Épéiste sans visage du Croissant de Lune prononça alors des mots auxquels elle ne s’attendait pas.
« Je suis retourné te voir aujourd’hui aussi. »
À ces mots, les yeux de la Dix-septième Beauté s’écarquillèrent de stupeur. Elle comprit alors : il faisait partie des spectateurs, un peu plus tôt. Il était vraiment venu la voir sans son masque.
Son cœur se gonfla d’émotion. Les mots « aujourd’hui aussi » signifiaient qu’il était déjà venu la voir auparavant. Cette joie lui donna un nouveau courage.
« Montre-moi où tu habites. »
L’Épéiste sans visage du Croissant de Lune acquiesça.
Tous deux s’enfoncèrent dans la Vallée des Méchants.
Au même moment, l’un des Épéistes sans visage qui les observaient fila à une vitesse incroyable et se précipita à l’intérieur grâce à sa technique de déplacement léger. Il venait de recevoir un message transmis par la voix de l’Épéiste sans visage du Croissant de Lune.
— Vite, va nettoyer la maison !