Chapitre 765
Geommugeuk s’inclina profondément devant les ossements de Joo Ga-shin, chef de l’Alliance des voies démoniaques trois cents ans plus tôt.
« Trois cents ans se sont écoulés depuis votre époque, chef de l’Alliance. J’ignore ce qui s’est passé alors, mais je crois que vous avez décidé de séparer ces orbes et de les mettre à l’abri pour préserver la paix du monde martial. »
Bien sûr, peut-être que ces orbes n’avaient pas été séparés dans l’intérêt de la paix. Ils avaient sans doute été dispersés au gré des complots et des manœuvres destinées à tenir les rivaux en respect.
« Je veillerai à protéger la paix que vous et tant d’Aînés avant moi avez tenté de préserver grâce à ces orbes. »
Geommugeuk ramassa délicatement l’orbe violet posé sur la main squelettique. Dès qu’il le prit, la Boîte secrète qui vibrait sous ses robes se mit à trembler avec encore plus de violence.
Il s’inclina une nouvelle fois devant les restes.
« Merci. »
Comme si elle n’attendait que cela, la porte du cercueil se referma toute seule.
Clac…
Le cercueil regagna alors son emplacement d’origine, et la porte secrète se scella. Il ne resta aucune trace d’un passage entre les statues gardiennes.
Geommugeuk sortit la Boîte secrète de ses robes. Il était plus tendu que lors de toutes les absorptions d’énergie des orbes précédentes.
La Boîte secrète souriait, comme toujours. Il avait l’impression que c’était hier encore qu’il lui avait dessiné ce visage souriant.
« Boîte secrète, c’est la petite dernière ! »
Wuuuuuuung…
Il posa l’orbe violet sur la Boîte secrète tremblante.
Srrrrrk…
L’orbe se fondit en elle aussi aisément qu’un liquide absorbé.
Wuuung !
La Boîte secrète vibra de nouveau avec force et s’éleva dans les airs. D’habitude, elle tournoyait en flottant, mais cette fois, il en alla autrement.
Fwoooosh !
Une lumière violette jaillit de la Boîte secrète.
Au même instant, les cinq énergies éveillées dans son corps se mirent à rayonner chacune de leur couleur. Elles le traversèrent et jaillirent de lui en éclats lumineux.
Six couleurs tourbillonnèrent dans les airs.
On aurait dit que six dragons s’enroulaient autour de lui.
Quiconque aurait assisté à cette scène aurait cru rêver. C’était un spectacle proprement inimaginable.
Les six énergies tournoyèrent autour de Geommugeuk, puis convergèrent vers la Boîte secrète.
Fwoosh !
La boîte, qui avait absorbé les six énergies, continua de flotter dans les airs.
Fwoooosh…
Puis la Boîte secrète projeta vers Geommugeuk les filaments entremêlés de ces six énergies colorées.
À la manière d’une énergie d’épée déchaînée, les rayons jaillirent en ligne droite.
Et lorsqu’il eut absorbé toute cette énergie, Geommugeuk la vit…
Ssssss…
La Boîte secrète, sa mission accomplie, se dissipa dans les airs comme une fumée.
Non, Boîte secrète !
Jusqu’au dernier instant, la Boîte secrète lui sourit. Les souvenirs des conversations qu’ils avaient eues ensemble affluèrent en lui, et sa poitrine se serra. Il détestait devoir lui dire adieu, mais si tel était le destin qui les unissait…
Boîte secrète, merci pour tout.
La Boîte secrète disparut dans un sourire radieux. C’était l’adieu d’une amie qui l’avait accompagné tout ce temps.
La Boîte secrète avait disparu, mais les six énergies qu’elle avait libérées continuaient de se déchaîner dans le corps de Geommugeuk.
Kwa-kwa-kwa-kwa-kwa-kwa-kwa-kwa !
Enfin, les six énergies ne firent plus qu’une.
Geommugeuk sentit instinctivement l’immense potentiel de cette puissance. Elle n’avait rien à voir avec les élixirs ou les remèdes qu’il avait connus jusqu’alors. Non, il ne fallait même pas l’appeler un élixir.
Il se mit à pratiquer la méthode de cultivation mentale que lui avait enseignée la Grande Boîte secrète, celle-là même qu’il avait obtenue en retournant trois cents ans dans le passé.
— Pour faire circuler l’énergie véritable, elle doit être libre comme le vent et lourde comme la terre. Elle doit déferler avec la fureur du feu, mais savoir s’immobiliser comme la glace. Elle doit être aussi profonde que les ténèbres et aussi puissante que la foudre. Si tu parviens à unir ces six énergies, tu atteindras la plus grande puissance de tous les temps.
Les six énergies, entrées en lui sous la forme d’un seul flux entrelacé, se dispersèrent dans les différents méridiens de son corps.
L’énergie véritable emprunta des voies qu’il n’aurait jamais imaginées. Parfois, elle circulait à rebours ; parfois, elle suivait des chemins qui auraient normalement provoqué des blessures internes. Cette méthode de cultivation pulvérisait toutes les règles de la théorie martiale.
Les six mystérieuses énergies parcoururent chacun de ses méridiens, traçant de nouvelles voies, jusqu’à converger enfin dans son dantian, au tout dernier instant.
Au moment où la cultivation mentale prit fin et où les six énergies fusionnèrent en une seule…
Flash !
Une lumière jaillit de tout le corps de Geommugeuk. Elle était si éclatante que même la Nouvelle Technique de l’Œil ne parvenait pas à la percer.
À cet instant, Geommugeuk sentit une énergie vivifiante, différente de tout ce qu’il avait connu dans sa vie.
S’il devait résumer cette sensation en un seul mot, ce serait…
Mystique.
L’énergie fusionnée ne se dissipa pas ; elle encercla son dantian et pulsa doucement.
Peut-être à cause de cela, l’énergie interne qui émanait désormais de son dantian était empreinte d’une qualité mystérieuse.
Mon énergie interne a complètement changé.
Dire qu’elle était simplement « plus raffinée » ne suffirait pas à décrire cette transformation.
Alors, cela arriva.
Il eut soudain l’impression que tout son corps s’élevait dans les airs, et le vertige l’envahit. Cela devait venir de la nouvelle énergie qui résidait dans son dantian.
Geommugeuk s’assit en tailleur sur place.
Il essaya d’apaiser son esprit et de stabiliser son corps, mais le brouillard persistait.
Comment décrire cette sensation ?
C’était comme s’il se tenait immobile face à un immense raz-de-marée qui déferlait au loin. Il savait qu’il devait fuir, mais restait pétrifié, à le contempler sans réagir. Son corps ne lui obéissait plus, alors qu’il brûlait d’agir.
Il sentit son cœur ralentir peu à peu, mais son corps demeurait immobile. La Technique de Protection Corporelle du Démon Céleste ne s’activait pas ; même son instinct du danger restait muet.
Qu’est-ce qui va m’arriver ?
Il n’avait jamais connu un tel état de son corps. Était-ce du poison, ou l’effet de l’Art de l’Arrachement de l’Âme ? Non… c’était clairement un effet secondaire de l’énergie qu’il avait absorbée.
Au moment où l’immense raz-de-marée qui grondait dans son esprit s’abattit sur lui…
Crac !
« Argh ! »
Un cri jaillit des lèvres de Geommugeuk. Lui qui ne broncherait pas pour une douleur ordinaire affichait à présent un visage tordu par l’agonie.
Crackk !
Le bruit d’os qui se brisaient résonna dans son corps.
« Aaargh ! »
Il hurla. Les os de tout son corps se mirent à se tordre et à craquer les uns après les autres. Il se passait quelque chose d’impossible.
Il tenta de mobiliser son énergie interne pour arrêter le phénomène, mais celle-ci refusait de circuler. Il avait l’impression que son propre corps ne lui appartenait plus.
L’énergie qui encerclait son dantian… !
Et si cette énergie était en réalité un piège ?
Un piège destiné à le détruire ?
Non, c’était impossible. Il ne pouvait pas avoir été pris au piège par un stratagème dissimulé avec une telle finesse, sans rien remarquer.
Alors pourquoi cela arrivait-il ?
Crac…
« Aaaaargh ! »
Les os de son corps bougeaient d’eux-mêmes.
Crac ! Crac !
Ses muscles et ses tendons s’étirèrent, puis se contractèrent violemment autour de ses os.
« Uwaaaaah ! »
La douleur dépassait tout ce qu’un être humain pouvait endurer.
* * *
Geommugeuk rêvait.
Le sol était trempé de sang. En regardant autour de lui, il se vit devant le Pavillon du Démon Céleste.
Les gardes du pavillon gisaient dans des flaques de sang.
Hui se trouvait parmi eux. Assis sans vie contre le mur qui défendait la porte, il était mort, les yeux encore ouverts.
Oncle.
Geommugeuk comprit instinctivement.
C’est donc ce jour-là.
Pourtant, avant sa régression, il n’était jamais allé aussi loin. Hwa Moogi l’avait tué avant qu’il n’arrive ici.
Cette scène devait donc être une vision créée par son subconscient.
Après avoir doucement fermé les yeux de Hui, Geommugeuk ouvrit les portes du Pavillon du Démon Céleste et entra.
Splash.
Le sol était couvert de sang ; le chemin de sang s’était changé en une véritable rivière écarlate.
Au loin se dressait le Trône du Zénith Céleste. Un autre homme y siégeait, pas son père. Ce dernier était assis par terre devant lui, face à lui. Geommugeuk sut instinctivement que son père était déjà mort.
Père !
Il savait qu’il rêvait, que tout cela était une création de son esprit, mais sa poitrine n’en était pas moins déchirée.
Hwa Moogi, assis sur le Trône du Zénith Céleste, le fixait droit dans les yeux.
L’arrogance et l’orgueil qui se lisaient dans son regard étaient exactement les mêmes que ceux qu’il avait posés sur lui le jour de sa mort.
Geommugeuk s’agenouilla devant son père.
Il ignorait quel combat avait eu lieu ce jour-là, mais…
« Cette fois, les choses seront différentes, père. »
À cet instant, Hwa Moogi tendit la main.
Fwoooosh…
La prise de sa main projeta Geommugeuk dans les airs, impuissant. C’était une démonstration écrasante de la Télékinésie du Vide.
Hwa Moogi le regarda froidement et lui demanda :
« Qu’est-ce qui est censé être différent ? »
Geommugeuk soutint son regard et répondit calmement :
« Tu le sauras plus tard. »
Un léger rictus apparut sur les lèvres de Hwa Moogi…
… et, sans la moindre hésitation, il brisa la nuque de Geommugeuk.
Crac.
« Aaaaargh ! »
Geommugeuk poussa un cri et ouvrit brusquement les yeux.
Crac ! Craquements !
Dans le tombeau, étendu sur le sol froid, il sentait toujours les os de son corps se déplacer à la recherche de leur nouvelle place.
* * *
Combien de temps s’était écoulé ?
Quand Geommugeuk rouvrit les yeux, une chaleur déferlait violemment dans tout son corps. Il n’avait jamais connu une douleur pareille.
Mais la transformation qui s’opérait en lui se poursuivait.
Ses os venaient d’être entièrement remodelés ; à présent, c’était au tour de sa chair.
Tcheoook…
Ses muscles se déchirèrent, puis de nouveaux se régénérèrent à leur place.
Tcheok ! Chuk !
Geommugeuk subissait déjà l’agonie de ses os qui se remodelaient, mais la douleur de ses muscles qui se déchiraient était d’un tout autre ordre. Aucun être humain n’aurait pu la supporter facilement. Pourtant, il serra les dents et tint bon.
Il sombrait puis revenait à lui, perdant conscience, la retrouvant, puis la perdant à nouveau.
Pendant ce temps, son ancien corps s’effondrait tandis qu’un nouveau se reconstruisait.
Kwa-kwa-kwa-kwa-kwa !
L’énergie véritable qui jaillit de son dantian parcourut tous ses méridiens. Chaque voie obstruée s’ouvrit d’un coup. Les méridiens traversés par l’énergie s’élargirent et se renforcèrent. Cette transformation n’avait rien à voir avec la Technique de Renforcement des Méridiens Célestes.
Lorsque sa chair et ses méridiens furent entièrement remodelés, un autre changement commença.
Tous les pores de sa peau s’ouvrirent, libérant les énergies troubles et les impuretés accumulées dans son corps.
Une puanteur insoutenable envahit l’air. Il était difficile de croire qu’elle provenait de son propre corps.
Et ce n’était pas tout.
Tous les poils de son corps tombèrent, puis se mirent à repousser. Sa peau pela, laissant place à une peau neuve. Il muait pour de bon.
Geommugeuk ne savait plus s’il rêvait ou s’il était éveillé. En réalité, il continuait même alors de rêver.
Splash.
Il entra de nouveau dans le Pavillon du Démon Céleste.
Comme auparavant, le sol était couvert de sang.
Quand son regard se posa sur le Trône du Zénith Céleste, Geommugeuk se figea de stupeur.
Ce n’était pas Hwa Moogi qui y siégeait, mais son père.
Et Hwa Moogi était assis en contrebas.
Comme son père lors du rêve précédent, Hwa Moogi gisait désormais mort à cette même place.
Quand Geommugeuk leva vers lui un visage rayonnant de joie, son père, assis sur le Trône du Zénith Céleste du père, prit la parole.
« Il ne reste plus qu’à unifier le monde martial. »
À peine ces mots lui parvinrent-ils qu’il se réveilla en sursaut.
Il était toujours étendu sur le sol du tombeau.
Alors il l’entendit : le sang qui circulait dans ses veines. La sensation était vraiment étrange. Il entendait son cœur battre, sentait l’air effleurer sa peau, et les odeurs du tombeau, qu’il n’avait jamais remarquées, lui piquaient le nez.
Au milieu de ce flot étourdissant de sensations, Geommugeuk perdit de nouveau connaissance.
Combien de temps s’était-il écoulé cette fois-ci ?
Quand il rouvrit les yeux, il se tenait au milieu d’innombrables étoiles. Dans les profondeurs du vide obscur, il vit une illusion d’étoiles scintillantes défiler devant lui.
La plus grande d’entre elles fonça droit sur lui.
À l’instant où elle le percuta, Geommugeuk ouvrit brusquement les yeux.
Il sut qu’il était désormais tout à fait réveillé. Combien de jours s’étaient écoulés ?
Geommugeuk se releva lentement. La douleur insensée qui avait ravagé son corps avait disparu, comme si elle n’avait été qu’un mensonge. Ses sens, qui avaient sombré dans le chaos, s’étaient apaisés et étaient désormais d’une parfaite clarté.
J’ai l’impression de pouvoir m’envoler.
Son corps lui semblait vraiment léger, si léger qu’il comprenait enfin ce que signifiait l’expression « léger comme une plume ».
Mais une odeur fétide qui émanait de lui le fit grimacer.
Tout son corps était couvert d’une crasse répugnante.
Clac.
Geommugeuk activa aussitôt la Technique de transfert spatial.
En un instant, il apparut dans la plaine enneigée, près de la source chaude.
Il ôta ses vêtements et plongea dans l’eau fumante.
Splash !
Immergé dans la chaleur, Geommugeuk se frotta pour se nettoyer.
Une seule fois ne suffit pas ; il fit donc apparaître une autre source chaude et se baigna de nouveau.
Après s’être soigneusement lavé, il sortit de l’eau et claqua une nouvelle fois des doigts.
Un grand miroir de bronze apparut devant lui, assez haut pour refléter son corps tout entier.
Quand Geommugeuk contempla son reflet, la stupeur se peignit sur son visage.
Son corps avait changé.
La différence n’était pas flagrante, mais sa structure osseuse s’était clairement transformée. La largeur, l’épaisseur et la longueur de ses épaules, de ses bras et de ses jambes avaient toutes changé.
Sa peau était sans défaut, et toutes ses anciennes blessures avaient disparu.
Au toucher, elle était lisse comme le jade et douce comme celle d’un nouveau-né.
Mais Geommugeuk le sentait : les muscles sous cette peau étaient bien plus puissants qu’auparavant. Même sa peau n’était plus une chair ordinaire.
Et ce n’était pas tout. Sa vue, déjà perçante, était devenue encore plus précise ; son ouïe, son odorat et son toucher s’étaient également affinés de manière stupéfiante. En se concentrant, il pouvait même entendre au loin le léger bruissement d’une fourmi qui rampait.
À cet instant, Geommugeuk en fut certain.
J’ai vraiment connu une renaissance : mes os ont changé et ma chair a été renouvelée !
Lorsque ses os s’étaient tordus, il avait soupçonné qu’une telle chose était possible.
Mais c’était là la plus grande des fortunes martiales : une renaissance complète du corps et de l’essence.
Il avait douté qu’un tel miracle puisse arriver à qui que ce soit. Pourtant, c’était bien ce qu’il venait de vivre : la mort de son ancien corps et la naissance d’un nouveau. La douleur était le prix de la perfection.
Les mains tremblantes, Geommugeuk ramassa l’Épée du Démon Noir qui gisait au sol.
Shiiik, shiiik !
Dans l’espace de la Technique de transfert spatial, Geommugeuk brandit son épée.
La sensation de manier la lame était désormais tout autre. Jusqu’alors, il avait cru que son corps était déjà parfaitement adapté aux arts martiaux. Ce n’était qu’une erreur, une marque d’arrogance.
C’est encore mieux !
Son corps était devenu idéal pour exécuter des techniques martiales.
Un large sourire illumina le visage de Geommugeuk, et bientôt son rire résonna dans tout le monde de la Technique de transfert spatial.
Sa joie ne venait pas seulement du fait qu’il pourrait désormais affronter Hwa Moogi avec davantage de force.
Il avait atteint un corps plus proche de la perfection, aiguisé ses sens et clarifié son esprit.
Après tout, il était un artiste martial, un véritable guerrier né avec le Corps Martial Céleste.
Tuer Hwa Moogi n’était pas le seul but de sa vie. Même s’il atteignait le sommet d’une montagne que peu pouvaient gravir, cela ne signifiait pas qu’il y resterait pour toujours.
L’énergie laissée par la Boîte secrète lui avait apporté bien plus qu’une renaissance. L’énergie fusionnée de la boîte encerclait toujours son dantian, et son énergie interne pulsait d’une force étrange et mystique.
Swaaash…
Geommugeuk déchaîna l’Art démoniaque des Neuf Calamités. Peut-être était-ce dû à l’énergie mystérieuse insufflée dans sa puissance interne…
… ses techniques se révélèrent bien plus puissantes, tout en lui demandant beaucoup moins d’énergie qu’auparavant.
Lorsqu’il fit circuler son qi pour la régénérer, sa nouvelle énergie interne continua de se former avec cette même force mystérieuse.
C’était comme s’il avait acquis un tout nouveau dantian.
Il ne savait pas encore si cette puissance rendait simplement son énergie plus efficace et plus intense, ou si elle avait un effet plus profond. Mais il pensait qu’elle l’aiderait dans le combat à venir contre Hwa Moogi.
Après avoir lavé ses vêtements et les avoir séchés grâce à l’Énergie Yang de Chaleur, Geommugeuk sortit de la Technique de transfert spatial. Un léger parfum flottait sur son corps.
Après avoir enduré tout ça, je mérite au moins de sentir bon.
Geommugeuk se tint de nouveau devant le mur, à l’endroit où le cercueil de Joo Ga-shin avait disparu, et s’inclina respectueusement.
« Le jour où nous nous reverrons, je vous saluerai comme il se doit. »
Puis, en se dirigeant vers l’entrée du tombeau, frontière entre la vie et la mort, Geommugeuk éleva la voix à l’intention des générations passées de chefs de l’Alliance des voies démoniaques.
« Je vivrai dans ce parfum agréable, et non dans l’odeur du sang. Je le jure : c’est ainsi que je vivrai ! »